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Intrigue: Dans un lointain futur, suite à une terrible guerre atomique, l'humanité est revenue à un mode de vie quasi-médiéval. Dans ce monde en ruines où règnent l'insécurité et la violence, les Vampires, qui étaient restés terrés depuis des millénaires, ressurgissent et tentent d'imposer leur loi à la population affaiblie. Se faisant appeler les "Nobles", accompagnés de mutants et de loup-garous, ils attaquent les villes et les villages les plus reculés. Afin de se défendre, les humains ont créé une nouvelle caste, celle des Chasseurs, dont le rang le plus prestigieux est celui de Chasseur de Vampire. Parmi ces derniers, les plus éminents sont sans conteste les Dampils, métis mi-hommes mi-vampires: ils allient la puissance et les pouvoirs du vampire à la résistance à la lumière de l'être humain. Mais ces derniers sont des êtres torturés, déchirés entre leur appartenance à deux races dont ni l'une ni l'autre ne les accepte; rejetés par tous, la plupart finissent par se suicider. D., chasseur de Vampires doué d'une force et d'une beauté incomparables, est l'un de ces Dampils. Monté sur son cheval cyborg, avec pour seule compagnie l'esprit familier jûché dans sa main gauche, il parcourt ce monde dévasté, allant où son destin le conduit. Aidant les villageois à se débarrasser des fléaux qui les menacent, s'attirant aussi bien reconnaissance que haine et jalousie, il repart ensuite vers d'autres combats, toujours plus éprouvants.
Avis: L'auteur nous décrit un monde sombre et glauque où paraissent ressurgir tous les travers de l'humanité, ces travers qui pendant longtemps avaient semblés étouffés par la civilisation. Le retour des Vampires se fait alors le miroir des peurs et des convoitises humaines. D. est un héros à la Clint Eastwood, l'Etranger qui arrive au crépuscule et repart à l'aube. A la fin de chaque volume, il laisse derrière lui des hommes ou des femmes qui ont grandi. Les illustrations atypiques de Yoshitaka Amano contribuent grandement à renforcer l'atmosphère particulière de cette oeuvre.
Ouvrages ayant trait au monde de Vampire Hunter D :
De Hideyuki Kikuchi, allez voir aussi :
Le manga Taimashin par Misaki Saitoh
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Intrigue: Souvent, Kô Ôtori fait un rêve étrange: une bête inconnue le dévore vivant de l'intérieur; loin de l'accabler de douleur, cette sensation lui procure un plaisir troublant. Le jour de la cérémonie de rentrée des classes, Kô, qui vient d'arriver dans un nouveau lycée, se fait aborder par deux élèves plus âgés qu'il a surpris le matin en train de voler des magazines. De peur qu'il les dénoncent, ces derniers l'entraînent dans une ruelle et le passent à tabac, mais Kô est sauvé de justesse par Tsukumo, un bon géant d'1m93, expert en arts martiaux. Ce dernier propose à Kô d'étudier la technique du Enkûkobushi sous la houlette de Maître Makabe Unsaï, et le jeune garçon, las d'être persécuté par les autres, accepte afin de devenir plus fort. Kô Ôtori aurait pu traverser enfin une vie de lycéen heureuse entouré de ses nouveaux amis Tsukumo et Miyuki, une élève de sa classe. Mais suite à ces événements, il va rencontrer Reiichi Kûki, un jeune homme froid et autoritaire qui, en plus de diriger le club d'Art Floral, fait peser sa domination écrasante sur tous les autres clubs du lycée. Kô et Kûki sont liés par le même destin: ces deux garçons à la beauté rare et étrange cachent en eux la bête légendaire Chimère. Mais si Kô est encore effrayé par les premiers signes du réveil de la bête, la transformation de Kûki a atteint un degré avancé....
Avis: Un roman sorti à la même époque que Vampire Hunter D. , dans la lignée des romans fantastiques japonais du début des années 80. L'auteur, comme H. Kikuchi, est d'ailleurs membre du Club des Auteurs de S.F. Japonais. Dans Kimaïla , on retrouve le thème du cannibalisme et du réveil des pulsions sauvages chez l'Homme, symbolisé en Europe par le mythe du loup-garou.

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Après près de 20 ans de fidélité à Asahi Sonorama et autant de publication dans les différents magazines qui se sont succédés au fil des années, le long périple de Kimaïla perdure malgré tout et il était justifié pour cet anniversaire de lui rendre hommage en lui accordant une toute nouvelle édition de luxe. Sonorama n'a pas lésiné sur les moyens financiers pour offrir un nouveau visage à cette série de livres de poche (bunko) qui compte à ce jour 16 volumes, ce sont désormais d'épais ouvrages à couverture rigide, reliure cousue et marque page en tissu qui se chargent de contenir chacun deux tomes de l'édition originale, dans un format proche d'un A5. Pour l'instant, cette superbe collection comprend huit volumes, le roman étant toujours prépublié dans le magazine Nemuki.
Il est évident que réunir une telle série de livres devient vite relativement onéreux, néanmoins les moins fortunés n'ont pas à s'en faire (hormis les collectionneurs qui risquent d'être malheureux) puisque l'intrigue demeure totalement identique à l'édition précédente, y compris les postfaces. Seul un nouveau mot de l'auteur a été ajouté à la fin de chaque ouvrage, occasion pour lui de regarder en arrière et de nous livrer, avec le recul, ses sentiments sur ces vingt ans d'écriture d'une aventure qui lui a permis, avant tout, de nous confier de manière détournée ses souvenirs emplis de légendes de ses nombreux voyages dans la Chine profonde et au fin fond de l'Himalaya. Kimaïla peut en effet être considérée à ce jour comme l'oeuvre qui a su harmonieusement réunir tous les ingrédients qui ont fait le succès de ses autres livres, et ceci toujours dans une parfaite unité. Les fans de la série qui la suivent maintenant depuis bientôt 20 ans ont bien évidemment grandi et mûri, pour cette raison le style de Yumémakura et le ton de l'histoire n'ont cessé de s'y adapter, visant un public adulte et plutôt féminin (Nemuki étant un magazine de Shôjo manga). Baku peut désormais laisser libre cours à ses manies scénaristiques les plus sordides, et ce qui ne devait être au départ qu'une histoire fantastique pour lycéens comme Sonorama lui avait demandé, et ce avec toute la censure que celà pouvait entraîner (chose à laquelle l'écrivain n'était absolument pas habitué), arrive à présent à la cheville de ses oeuvres les plus récentes et les plus émérites, dans une ambiance parfois très proche de celle du Japon féodale. Les derniers tomes de Kimaïla sont d'ailleurs là pour confirmer cette tendance, avec un très long saut dans le temps à la 45ème année de l'Ere Meiji, dans le but d'expliquer l'origine des Hommes-Chimères. Une carte de Chine et de ses principales montagnes a d'ailleurs été rajoutée spécialement à la fin du Deluxe VII afin de suivre le long périple de Shinren le Kimaïla et de la caravane côtoyée par le maître du prétendu père de Kûki Reiichi. Devenant vite indispensable pour la bonne compréhension du récit, cette carte est aussi très utile pour la plupart des oeuvres de Yumémakura en général. Sonorama aurait tout de même pu y penser plus tôt, sa présence dans les bunkos avant le volume 16 n'aurait vraiment pas été un mal !
D'un point de vue formel, l'édition de luxe sobre mais très esthétique bénéficie de toutes nouvelles couvertures, en noir et blanc ornées d'un cadre coloré et stylisé dans la plus pure tradition chinoise. Yoshitaka Amano se charge toujours des illustrations intérieures, et chacun des livres s'ouvre sur un dessin à l'origine en noir et blanc imprimé pour l'occasion en bichromie. Les images des bunkos ont été supprimées au profit de reproductions inédites, pour la plupart seulement présentes dans les prépublications de Kimaïla en magazines ou, parfois, dans les différents artbooks de Yoshitaka Amano (Maten, Hiten, Biten, Kiten). Une très bonne idée pour le collectionneur qui cherche la perle rare et trop jeune pour avoir pu suivre les magazines de l'époque, la série n'ayant jamais fait l'objet de recueil propre à son univers.
Cette luxueuse collection exposée sur une étagère est vraiment du plus bel effet, et question manipulation, bien plus solide que les petits livres de poche japonais. Néanmoins elle est réservée, du fait de son prix relativement élevé (environ 28 Euros), aux fans assidus de Kimaïla et avides d'enrichir leur bibliothèque, les lecteurs désirant découvrir cette épopée opteront sans doute pour leur version bunko. Toutefois, il est probable qu'avec le commencement de Kimaïla 17: Seiryûhen en prépublication dans Némuki , ces gros pavés forts coûteux seront amenés un jour à remplacer définitivement l'édition originale de poche; mais sachant qu'un petit bunko met en moyenne deux ans pour sortir sur le marché et qu'un Deluxe en contient deux, il n'est pas trop tard pour commencer à économiser...
Allez voir aussi :
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Intrigue: Tsukumo Ranzô, montagne de muscles de plus de deux mètres, est un expert en arts martiaux dont la spécialité est le Hatsukeshô, technique de karaté inhabituelle qui tire ses origines d'une école chinoise de combat ayant donné son nom à sa principale doctrine. Disciple à l'origine de Maître Macabe Unsaï qui s'occupe désormais de former son petit frère Sanzô à la corpulence déjà prometteuse, à 30 ans Ranzô vole depuis longtemps de ses propres ailes et a développé ses capacités physiques ainsi que sa sensibilité aux esprits à travers un apprentissage très strict et éprouvant des pratiques ascétiques en vivant en ermite en plein coeur d'une montagne proche de Taïwan. Ayant choisi de mettre ses dons au service de ceux qui en ont besoin plutôt que de devenir un bonze passif et isolé du monde, notre bon géant qui cache sous ses airs presque sévères un coeur à la générosité débordante et un sourire qui fait oublier l'aspect critique de certaines situations, parcourt à présent la Chine et le Japon au volant de sa grosse diesel afin de mettre en oeuvre ses talents acquis durant son exile, entre autres, en tant qu'exorciste et spécialiste du paranormal. Surnommé le "Béni des Dieux", il est secondé dans cette rude tâche par Shamon le Nekomata, étrange créature arborant l'apparence d'un superbe chat noir aux yeux dorés mais redoutable chasseur de démons dont il se repaît au cours des missions de son maître. Toujours perché sur les épaules de Ranzô auquel il troue systématiquement les T-shirts, ce "chat protecteur" a la faculté de séparer sa queue en deux lorsqu'il détecte des entités maléfiques et part chasser sa proie, révélant sa véritable apparence sous les yeux ébahis des humains qui le prennent pour un simple animal de compagnie. Il constitue donc un allié précieux dans la croisade contre le Mal de Tsukumo qui s'est peu à peu forgé une renommée par simple bouche-à-oreille, appelé lorsque la situation est désespérée et que toute explication rationnelle semble inutile. Néanmoins il n'est pas rare que, loin de toute histoire à caractère paranormal, Ranzô doive avant tout mener une véritable enquête de détective afin de trouver la cause de tels phénomènes ou l'origine de la souffrance d'âmes tourmentant ceux dont elles veulent se venger, et pouvoir ainsi apaiser les esprits autant que les mortels.
Une nouvelle affaire va le mener cette fois sur une route escarpée de montagne, vers un hameau de villas de luxe isolé et difficile d'accès, où de riches propriétaires et hommes d'affaire désireux de trouver un peu de tranquilité viennent se reposer pour quelques temps. Parti depuis trois heures de Tôkyô, alors qu'il suit de nuit les recommandations téléphoniques de son nouvel employeur pour ne pas se perdre dans la montagne, Ranzô s'étonne de n'avoir croisé aucune autre voiture depuis qu'il s'est engagé dans un chemin délabré lorsque tout à coup, la lumière aveuglante des phares s'accroche à une grande forme sombre se dressant au milieu de la route qui l'oblige à freiner à mort. Sensiblement apeurée, une jeune femme se rue sur la voiture et supplie Tsukumo de s'arrêter et celui-ci, sans demander d'explications, lui dit de monter. Mais la raison d'une telle agitation ne se fait pas attendre car débouchant de la nuit profonde, trois hommes semblant poursuivre la jeune femme rejoignent à leur tour le véhicule et attrapent leur proie par la vitre restée ouverte. Hurlant de la lâcher, elle se tourne alors vers le bon génie qui a daigné s'arrêter pour la secourir avec des yeux suppliant et un air de jeune fille sans défense afin qu'il la sauve de ses torsionnaires. Plutôt par principe qu'en homme charmé, Ranzô sur lequel ce genre de technique typiquement féminine ne prend absolument pas décide néanmoins d'intervenir et sort de sa voiture. Vite épouvantés devant la carrure de golem du bodybuilder, les trois hommes essaient tout d'abord de parlementer et sont presque soulagés de ne pas avoir à subir les foudres d'un amoureux transi lorsque Tsukumo déclare ne pas être le petit ami de la jeune femme. Mais ils déchantent vite car le géant, fatigué de voir un des hommes tourmenter sa capture en lui tordant le bras, commence à s'énerver. Un combat à trois contre un s'engage alors, qui n'est pour Ranzô que formalité et prétexte à exercer tant ses talents en arts martiaux que sa force brute. Suppliant bientôt d'arrêter de frapper, un des hommes persiste pourtant à maintenir la jeune femme prisonnière et affirme qu'il s'agit d'une voleuse qu'ils ont surprise à s'introduire dans une des résidences de luxe. Celle-ci proteste vigoureusement en se débattant et dit qu'ils mentent et essaient de gagner du temps en attendant l'arrivée des renforts armés. L'homme la malmène alors de plus bel pour la faire taire, ce qui a pour effet de mettre Tsukumo définitivement en colère et, ne cherchant pas à savoir si elle a raison ou tort, il reprend le combat. Comme l'avait prédit la captive, ils sont interrompus par le grondement sourd de voitures s'avançant sur la route d'ordinaire déserte: il est temps de penser à fuir. Mais tandis qu'il fait monter sa protégée dans le véhicule, Ranzô éprouve une étrange sensation qui lui court le long de l'échine, comme une présence maléfique et glaciale...Cet événement serait-il lié à la nouvelle affaire pour laquelle il a été appelé dans cet endroit isolé...?
Décidé à en savoir plus sur cette histoire, il n'a pas d'autre choix que d'aider cette étrange fugitive à s'échapper et avant tout, de semer les voitures qui les ont pris en chasse. Etant donné la topographie de la région, la chose n'est pas aisée et si finalement leurs poursuivants semblent avoir renoncé à leur proie, c'est en partie à causes des nombreux dangers que comporte la voie dans laquelle ils se sont engagés. Près de son maître, Shamon ne semble guère apprécier la présence de la passagère et, nerveux, s'agite comme un petit fauve. Ranzô ressentant ce malaise essaie d'engager la conversation avec cette mystérieuse jeune femme qui se borne à se terrer dans un mutisme le plus total. Elle se décide pourtant à remercier son sauveur qui, guettant la moindre réaction perceptible sur son visage, lui explique que si le hasard l'a fait empreinter ce chemin, c'était uniquement pour rejoindre son nouveau commanditaire, le vieux Tanha, et maintenant il est terriblement en retard. Mais si la jeune femme s'excuse, elle ne révèle aucune variation dans son expression au nom du vieil homme, ce qui n'arrange pas les affaires de Tsukumo qui voudrait s'assurer que les deux intrigues sont bien liées. C'est alors que, secouée par les nombreux cahots de la route qui malmène tant la machine que ses passagers, la grosse diesel finit par déclarer forfait et s'arrêter brutalement. Tsukumo confie le volant à la jeune femme et sort afin de réparer un essieu à l'avant de la voiture quand brusquement celle-ci se met à avancer devant lui, prête à l'écraser. Il n'a juste le temps que de sauter sur la carrosserie avant que le bolide ne s'élance à pleine vitesse sur la route. Aggrippé tant bien que mal à la vitre ouverte, Ranzô hurle de s'arrêter à la conductrice visiblement disposée à le tuer plutôt que d'être à nouveau capturée, mais il est bientôt contraint de sauter dans un fourré s'il ne veut pas finir écrasé contre un arbre. Sa chute aurait bien pu être mortelle et prise de remord elle accepte de lui rendre le véhicule. Cette fois-ci il n'y a quasiment plus de doute sur le lien des deux affaires d'autant plus que, chose peu commune, Ranzô en ayant profité pour lui voler son mouchoir tombé de sa poche y a découvert deux cheveux humains soigneusement glissés dans les plis du tissu...Ils sont alors rejoints par les trois hommes du début qui ont fini par les retrouver. Ranzô va-t-il enfin avoir des explications?
Conduit en fin de compte à la luxueuse villa du vieux Tanha, tandis qu'on le fait poiroter dans une salle confortablement enfoncé dans un splendide sofa, Tsukumo depuis son arrivée est pris d'une sensation étrange que l'ensemble de la demeure est entouré d'une sorte de champ magnétique, comme si l'atmosphère était chargée d'électricité. Même Shamon perché sur l'épaule de son maître ne pousse pas un miaulement, nerveux, tous ses sens en alerte. Bizarrement cette impression émanait déjà des trois hommes qui les avaient guidés, ainsi que de tous les habitants de la résidence en général. L'exorciste suit lentement du regard les esprits qui flottent dans l'air, et ses yeux sont particulièrement attirés par quelque chose de très intéressant à ses pieds, ce qui le fait penser que cette fois ce qui l'amène ici est bien de l'ordre de ses compétences. Il est soudainement interrompu par l'entrée du maître des lieux affublé de gardes du corps, le célèbre Tanha Zenshijo, à présent vieillard affaibli et malade immobilisé dans une chaise roulante mais d'une rigueur des plus austaires. Richissime PDG du Groupe Tanha, une lourde industrie manufacturière, son poids dans le monde politique est considérable, mais suite à un terrible incendie survenu dans un hôtel lors d'une représentation officielle qui avait fait 32 victimes, il avait décidé de ne plus se montrer en public. Depuis, il vit isolé dans cette villa, mais sa santé se dégrade de jour en jour. L'accueil est des plus froid car le vieil homme a été mis au courant par ses hommes de l'aide apportée à la jeune femme qu'il faisait poursuivre. C'est en effet principalement à cause d'elle qu'il s'est senti obligé de faire appel aux services d'un spécialiste du paranormal, car cette étrange créature a été surprise dans la chambre de sa fille, qui souffre d'un mal mystérieux. Tsukumo y voit déjà bien plus clair dans cette histoire qui prend tout son sens. Cette maison elle-même présente déjà les symptômes maintes fois rencontrés dans des affaires portant sur l'exorcisme, et en premier lieu une forte odeur de pourriture qui rend l'air pestilentiel. Dès lors, le verdicte de Ranzô est sans appel: il y a dans cette demeure quelqu'un de possédé par une entité maléfique, et très certainement la fille même du riche industriel. Si cette annonce sonne comme une offense aux oreilles de Tanha et surtout de ses bodyguards qui jugent le caractère des membres de cette famille assez puissants pour résister à de tels phénomènes, ils sont pourtant obligés de se soumettre aux services de Tsukumo lorsque qu'il leur présente les preuves irréfutables de son jugement. En effet, l'atmosphère de la villa est déjà infestée de Môki, sortes d'esprits arborant l'apparence de petits lézards mais regardés de plus près, ils révèlent un horrible visage humain. Il n'est pas rare d'en rencontrer à proximité de personnes possédées par un démon, grouillant sur les murs et le plafond, s'infiltrant dans la chair même de la victime. Shamon aime à se repaître de ces créatures et, révélant son véritable aspect de chasseur de démons, part traquer ces petites proies pour les dévorer avec délice devant leurs hôtes effrayés. Convaincu par cette démonstration, Tanha dévoilant son coté vulnérable lorsqu'il s'agit de son enfant, devenu plus humain presque désespéré, supplie le bon géant de sauver sa fille et de se mettre à l'oeuvre dès le lendemain.
Outre Ranzô, le vieil homme avait d'abord fait appel à trois prieurs, qui avaient lamentablement échoués et avaient même dû être hospitalisés car ils commençaient à se décomposer vivant. La pourriture progresse maintenant lentement dans la maison, en venant même à ronger les jambes du vieillard qui ne peut plus se déplacer qu'en fauteuil roulant. Si Ranzô n'agit pas rapidement, ce cas de possession qui est probablement la véritable cause de la maladie de Tanha, tuera toute la famille. Il rejoint bientôt la chambre de la jeune fille souffrante où attend déjà Genkaku, un insolent apprenti dans le domaine de l'exorcisme à qui le vieil homme avait déjà parlé du mal mystérieux dont souffre sa fille. Ranzô et lui vont devoir collaborer. Si cette idée ne les enchante guère, ils sont bien obligés d'admettre qu'ils ne seront pas trop de trois (avec Shamon !) pour venir à bout des nombreux Môki qui infestent l'atmosphère devenu pestilentiel. La jeune fille de 28 ans nommée Ryôko étendu sur le lit que les prieurs précédemment cités avaient entourés de gris-gris aussi authentiques qu'inutiles pour éloigner les esprits, est secouée de spasmes et de son corps émane une forte odeur de pourriture identique à celle de son père. En effet ses jambes elles aussi sont déjà dans un état de décomposition avancée, et sous les draps les Môki grouillent sur sa peau et se sont glissé sous la chair, secouant son corps comme pour le contrôler de l'intérieur tel un pantin. Gémissant, Ryôko recrache ces hideuses bestioles qui lui sortent des orifices naturels, tourmente son corps. Le spectacle est insoutenable et Ranzô se met en quête de soigner la jeune fille, ce qui n'est pas bien difficile puisqu'il ne s'agit que de faibles créatures: il lui suffit pour celà de concentrer son énergie dans le corps malade d'un simple touché de la main. Ryôko étant apaisée et les Môki dissipés dans l'atmosphère (et l'estomac de Shamon), reste maintenant à établir les causes d'une telle manifestation métaphysique. Si Tsukumo pense qu'il s'agit d'une sorte de malédiction, une possible vengeance probablement liée à l'incendie qui l'a tellement marqué, l'étrange jeune femme qu'il a secourue la veille n'est sans doute pas non plus pour rien dans cette affaire, peut-être même est-elle la clé du mystère. Et ces cheveux humains qu'il a trouvés dans son mouchoir pourraient aussi bien être ceux de Tanha et de sa fille. Pourquoi cette femme les gardait-elle, dans quel but avait-elle eu cette idée ? D'autre part, lorsque Ranzô avait montré ces cheveux au vieil homme, celui-ci n'avait demandé aucune explication et ne semblait nullement étonné, ce qui porte à croire que Tanha lui cache lui également bien plus de choses qu'il n'en a révélées. Décidément le problème devient beaucoup plus compliqué qu'il ne le paraissait au départ. D'autant plus que, à travers la fenêtre de la chambre, un démon bien plus imposant les observe...
Avis: Destiné à un public adulte et plutôt masculin, Yamigarishi est composé de nouvelles abordant les grands thèmes de la mythologie fantastique chinoise et exhibe à loisir son bestiaire maléfique, soulignant l'attrait très prononcé de Yumémakura pour ce pays et particulièrement décelable dans son oeuvre. Ranzô toujours attiré par la poisse pourrait être considéré comme l'ancêtre de Mulder en version asiatique, avec une goutte de Sabrina pour le chat et une autre de David Douillet pour les muscles ! Après de longues années de silence, Tokuma Shoten s'est enfin décidé à rééditer les aventure du "Béni des Dieux", et Kodansha en a profité pour combler les fans avec l'adaptation en manga de nouvelles inédites sous le trait puissant et maîtrisé de S. Kimura. On attend maintenant sans grand espoir la ressortie des deux hors-séries Aojûki et Koulon no Ô, souvent oubliés par l'éditeur malgré un scénario bien plus étoffé. Sensiblement plus glauque que Kimaïla, Yamigarishi est fortement conseillé aux lecteurs de cette série qui y fait souvent référence, car permettant d'éclaircir certaines zones d'ombre notamment sur des personnages secondaires, maîtres et autres créatures. Ranzô étant le grand frère de Sanzô, il ne serait pas improbable de le voir débarquer un jour dans Kimaïla. Patience...
Yamigarishi c'est aussi :
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Intrigue: Voilà déjà cinq jours que Mikado a repris conscience, et il ne se souvient toujours de rien. Cloué au lit dans une chambre qu'il ne reconnaît pas, il ne se rappelle même pas de son nom dont il a connaissance uniquement parce qu'on le lui a appris et n'a aucun souvenir des causes de sa présence en ces lieux. Alors depuis son réveil, il réfléchit... Il réfléchit et pourtant les gestes les plus anodins accomplis durant la journée lui échappent progressivement de la mémoire, et s'il pense avoir mangé c'est uniquement par la sensation d'avoir le ventre plein. Son amnésie est constante et l'intérieur de son crâne lui démange en permanence, ce qui fait qu'il est incapable de juger si les hallucinations auxquelles il est sujet sont réelles ou non. Dans son délire, Mikado voit souvent un parapluie flotter dans la pièce, ou tel un épileptique, son propre reflet comme une projection de son cerveau. Un chien poursuit un serpent et lui attrape la tête, puis le reptile devient femme et le cou du chien celui d'un homme. Les journées passent et les visions se répètent incessamment, le malade essaie en vain de déceler une quelconque signification à ces successions d'images. Puis une nuit, un fait nouveau et particulièrement marquant s'est produit dans cette pièce, sans que personne n'ait remarqué quoi que ce soit: alors même qu'il était toujours au lit, une meute de chiens sauvages s'est réunie dans sa chambre en assemblée extraordinaire pour tenir un conseil. Ignoraient-ils sa présence ou voulaient-ils justement qu'il soit témoin de leurs projets? Le fait est qu'ils disaient vouloir anéantir la race humaine et ainsi dominer le monde. Au point où il en est, il n'y a plus grand chose qui puisse réellement étonner le malade, pourtant à son réveil le lendemain Mikado n'a pas l'impression d'avoir rêvé ni même divagué. Plus important aux yeux de certains que ses crises de délirium, il lui faut à présent et comme tous les jours s'adonner à ses exercices du matin, qui consistent à répéter calmement son nom ainsi que celui de la jeune femme pleine d'attention qui s'occupe de lui, et qui plus est qu'il s'agit de sa propre épouse ! Mikado a beau se torturer l'esprit, il n'a aucun souvenir de cette personne, encore moins de son mariage et rien n'y fait, sa mémoire se borne à refuser de retenir l'identité de la belle brune nommée Keiko, comme s'il ne l'avait jamais connue. Aussi insiste-elle particulièrement sur ce dernier détail, "je suis ton épouse", et avec un zèle qui frôle l'obsession, lui fait débiter son pedigree à chacune de ses apparitions avec patience, comme à un enfant qui récite sa leçon sans même se demander si ce qu'on lui inculque est la vérité. C'est elle également qui lui avait appris à son réveil qu'il avait été victime d'un terrible accident de la route et que sa tête avait été violemment percutée, d'où la blessure qu'il porte maintenant au crâne. La jeune femme prétend toujours ne rien voir des animaux et objets qui circulent dans la pièce, ni même des fourmis grimpant sur le journal de Mikado pour former des caractères qu'il se tue à déchiffrer en une quelconque signification, et se voulant rassurante, lui dit qu'après un tel traumatisme crânien il est tout à fait normal qu'il soit victime d'hallucinations. Mais contrairement à ce qu'elle peut penser, il doute constamment, décline en permanence leurs identités à tous deux dans sa tête avec automatisme, et à chaque fois qu'il essaie de penser, tous ces mots sonnent faux, aussi bien cette raison sociale qu'on lui attribue que les motifs qui l'ont conduit dans cet endroit inconnu, d'où visiblement on ne semble pas disposé à vouloir le faire sortir... Peut-être cette réalité à laquelle on veut le soumettre n'est-elle qu'apparences trompeuses, pour mieux dissimuler sous des airs de divagations d'aliéné mental une vérité des plus bestiales...
Avis: Le début de Sad Roar est avant tout fondé sur la désorientation du héros et le doute qui plane sur chacun des personnages. Il est donc difficile d'en faire un résumé très avancé sans briser le suspense d'actions très lentes, au rythme de la vie d'un amnésique seulement meublée de questions sans réponses, et il serait inapproprié de dévoiler la tournure des événements sous peine de gâcher une partie de l'intérêt du récit. Livre à part dans l'oeuvre de Yumemakura de part son scénario proche de la science-fiction, il reste pourtant fidèle au thème sensiblement cher à l'auteur et récurrent dans la plupart de ses ouvrages, à savoir celui des Bêtes opposées à l'espèce humaine, et tout particulièrement du chien.(à croire qu'il s'est fait mordre quand il était petit !) De ce côté-là, il reste toujours égal à lui-même... Sad Roar vient actuellement d'être réédité dans une édition deluxe comprenant les cinq volumes originels de la série.
Note: Alors que les oeuvres de Baku Yumemakura n'en finissent pas d'être déclinées en films, bande-dessinées et CD Dramas, c'est aujourd'hui au tour de Kôya ni Kemono Dôkokusu, à l'image de Yamigarishi par S. Kimura il y a quelques années, d'être en ce moment-même adapté en manga dans Magazine Z chez Kodansha. Signée Sei Itoh, elle semble a priori de très bonne facture. Affaire à suivre prochainement dans la rubrique Manga Fantastique et Horreur, dès que le premier volume sera sorti.
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Intrigue: Bien que contrôlée par un ordinateur ultra-perfectionné, la ville de Michelangelo City s'avance inexorablement vers la ruine et la corruption. Dans l'un des hôpitaux de cette grande cité, un jeune garçon s'éveille. Il a complètement perdu la mémoire et ne se rappelle que de son prénom, Rion. Allongé pieds et poings liés sur une table d'opération, dans le cadre d'expériences sur le corps humain, on s'apprète à lui injecter des substances chimiques. Afin de se libérer, Rion va soudain déployer un pouvoir que lui-même n'aurait jamais pensé posséder. Grâce aux molécules d'amplification des pouvoirs psychiques (PPEC) qui lui ont été transmises, le voici doté d'une puissance considérable. Fuyant l'hôpital de Michelangelo et en dépit des forces redoutables qui semblent s'être liguées contre lui, Rion va se mettre en quête de son passé, tandis que dans sa tête résonne la voix de Lilia, une jeune fille qui communique avec lui par télépathie. Cette dernière est pourchassée par les Galérians, des jeunes gens dotés de pouvoirs psychiques exceptionnels que Dorothy, l'ordinateur central de Michelangelo City, a programmés pour qu'ils obéissent sans réserve à tous ses ordres.
Avis: Le roman est tiré du jeu vidéo du même nom. Bien entendu, l'histoire est ici considérablement plus développée. Nul doute que tous ceux qui ont appréciés ce jeu inclassable (genre: Survival Psychologic Horror ? ) vont se régaler à la lecture de ce roman. Dès les toutes premières pages, on se trouve propulsé dans la peau d'un Rion totalement désorienté. Le début n'est pas sans rappeler celui du premier volume des Princes d'Ambre de Roger Zelazny (Editions Denoël), où le héros se réveille lui aussi amnésique et drogué de force ligoté sur un lit d'hôpital.
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Si vous aimez Galerians, allez voir également :
Le Manga MPD-PSYCHO de Sho_u Tajima
Le roman MPD-PSYCHO de Eiji Otsuka
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Intrigue: Cet ouvrage luxueux est composé de quatre nouvelles suivies d'une bande-dessinée. Dans la première histoire, "Les portraits de la nostalgie" , Miyu, toujours à la chasse des âmes égarées des Shinma, se retrouve à Kyôtô dans un lycée où de nombreux étudiants de la section Beaux-Arts sont décédés d'une mort aussi subite qu'inexpliquée. Elle va faire la connaissance d'une jeune fille, Asuka Mishima, qui tout en se révélant être le Shinma que Miyu recherche, va la supplier d'attendre avant de la renvoyer dans les ténêbres. Car avant de disparaître, Asuka a quelque chose à faire. Intriguée par cette requête autant que par Mr. Komiya le vieux professeur de dessin, Miyu va se laisser convaincre. Dans la deuxième nouvelle, "L'angle mort de la pleine lune" , Miyu est confrontée à un Shinma qui attaque les jeunes filles sous l'apparence d'un chien errant. Elle va alors rencontrer deux lycéens, Yôsuke et Eisuke, dont le premier ressemble comme deux gouttes d'eau à l'ami d'enfance de Miyu, Kaoru. Dans la troisième histoire, "Le voyageur de l'escorte funéraire" , Miyu va faire la connaissance de Tsuyuka, une collégienne venue en voyage scolaire à Kyôtô, ville qu'elle adore. Mais Tsuyuka cache un passé répugnant.... Dans la quatrième nouvelle, "L'image vide du vampire" , Miyu vit en internat à l'école Seishûbi et partage sa chambre avec Fumié, une jeune fille avec laquelle elle s'entend très bien. Mais une nuit, ce lien va être rompu. Lors d'une fête costumée organisée par l'école, un vampire qui a exactement l'apparence de Miyu attaque Fumié ! La cinquième histoire, "Le pays natal des enfants" , est une bande-dessinée. Sous la forme d'un rêve, Miyu se replonge dans son passé, au temps où elle était encore une petite fille et surtout un être humain.
Avis: Après les mangas, les quatre O.V.A. et la série télé, on retrouve avec plaisir les aventures de la chasseuse de démons sous une autre forme. Les histoires comme dans la B.D. sont simples et bien traitées, toujours empreintes de tristesse et de mélancolie. Elles se suivent et se ressemblent, transposant le cycle d'éternel recommencement dans lequel est emprisonnée l'héroïne.

Livres sur Kyûketsuki Miyu :
Le artbook de Narumi Kakinouchi
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Intrigue: Toshiaki Nagashima, un scientifique, vient de perdre sa jeune épouse Kiyomi dans un accident de voiture. Son cerveau s'est définitivement éteint, seul son corps continue de survivre grâce à la respiration artificielle, et les médecins pressent Nagashima afin qu'il les laisse prélever les reins de la jeune femme. Ce dernier accepte, car c'était la volonté de Kiyomi de donner ses organes pour la survie d'autres gens. Seulement, il demande en contrepartie le foie de son épouse, sur lequel il voudrait faire un prélèvement de cellules. Pensant qu'il s'agit là d'une requête à but scientifique, les médecins acceptent.
En fait, Nagashima refuse d'admettre que Kiyomi est réellement morte; pour lui, elle continue de vivre à travers ces cellules soigneusement conservées dans leur incubateur, à travers les reins qui ont été greffés à deux patients. Chaque nuit, Nagashima se rend en cachette dans le laboratoire de l'hôpital universitaire afin de contempler au microscope ces cellules tant chéries qu'il a baptisées "Eve". C'est alors qu'il remarque que ces dernières se développent à une vitesse incroyable, ce qui s'avère biologiquement impossible: seules des cellules cancéreuses possèdent ce pouvoir de prolifération; il s'agit ici de celles d'un foie sain, elles sont censées périr à court terme. Aidé de son assistante Sachiko Asakura, avec une ardeur fiévreuse, Nagashima entreprend d'étudier ce phénomène. C'est alors qu'il découvre que dans les cellules de Kiyomi, la mitochondrie, ces corpuscules en forme de grains présents dans le cytoplasme cellulaire et servant à produire de l'énergie, déploie une activité extraordinaire.
Au même moment, la jeune Mariko Anzaï, âgée de 14 ans, qui vient de recevoir l'un des reins de la défunte, est poursuivie par un rêve étrange: tandis qu'elle est allongée sur son lit d'hôpital, un bruit de pas lent et sonore se rapproche irrésistiblement de sa chambre, quelqu'un tourne la poignée de la porte, tandis que dans son ventre, le rein fraîchement greffé palpite comme s'il voulait sortir ! Est-ce la morte venue récupérer son bien ? Mais tout laisse à penser que Kiyomi, Mariko et même Nagashima ne sont que les instruments d'une volonté invisible, un organisme doué de raison caché au plus profond de nos entrailles et qui souhaite enfin apparaître au grand jour....
Avis: Ce livre raconte la genèse de l'organisme nommé "Eve". L'histoire se déroule avant les événements de Manhattan décrits dans les jeux vidéo Parasite Eve I et II. Si vous avez joué à ces jeux, vous vous souvenez que le jeune scientifique Maeda, lorsqu'il rencontre Aya pour la première fois, évoque une affaire d'auto-combustion qui s'était déroulée des années auparavant au Japon, mettant en cause un grand scientifique. Ce volume développe en détails ce qui n'apparaissait dans les jeux que par flash-backs. Les opérations et diverses interventions médicales y sont décrites avec minutie, ce qui donne à l'histoire un grand réalisme; ce n'est que petit à petit que le récit, qui commence comme un drame classique, va subtilement basculer dans le fantastique. L'auteur connaît bien son sujet: il est Docteur en Pharmacologie, mais a en plus utilisé une foule de documentation pour écrire son roman (un dossier comprenant un glossaire des termes médicaux utilisés et une bibliographie est inclue à la fin de l'ouvrage). Parasite Eve est un roman fantastique à faire des cauchemards, excellent en tous points, qui a valu à Hidéaki Séna le Premier Prix du Roman d'Horreur Japonais en 1995.
Romans du même genre que Parasite Eve :
Double Hélice de Koji Suzuki, version française
Voir aussi :
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--Essentiellement basé sur le thème du shôjo manga fantastique, Nemuki présente plusieurs façons d'aborder ce sujet à travers les différentes B.D qu'il prépublie. Ainsi on retrouve inévitablement des reprises de légendes japonaises et chinoises chères au public Nippon, parfois mises en scène dans un Japon médiéval (Seimei, Majimun no Yama, Maru ni Kuji no Jungle Jizô plus axé comédie qu'horreur, Uryûdôyumebanashi où des histoires d'exorcismes poussent plutôt vers l'horreur psychologique et les traumatismes enfantins), mais aussi des mangas proches de l'Heroïc-fantasy (l'excellent Kurayami no Chizu, Hold me Tight où l'on passe coup sur coup du drame à l'humour, voir Rasen no Alulukan tendant vers le cyber). Certains auteurs se distinguent néanmoins en innovant dans le style européen et se lancent dans l'enquête policière genre Maigret (en plus beau ! Kurotokagé ) ou dans la sorcellerie médiévale (Majokara no Dengon, très mignon quoique très loin de l'esthétique peu ragoûtante de cette époque !). Enfin, on retrouve tout de même des mangas se déroulant de nos jours, avec entre autres HyatsukiyaKôshô prépublié à chaque numéro de Nemuki, ce qui n'est pas le cas pour bon nombre de titres à publication aléatoire ou finissant à chaque chapitre. Beaucoup d'autres mangas y sont présentés, à bien vite oublier tant leur pauvreté graphique est navrante, servant plutôt de "bouche-trou" ou de faire valoir. Nemuki fait donc partie de ces nombreux magazines où le très bon côtoie le très mauvais, mais contrairement à d'autres recueils, l'effort a été poussé sur la présentation du magazine avec de superbes illustrations couleurs intégrées en début de certains chapitres, et un nouveau manga Pandora est publié entièrement en polychromie (du moins pour la première partie). Nemuki est avant tout destiné à un public adulte puisque l'âge moyen des lecteurs varie entre 25 et 41 ans ! Le style graphique est assez vieillot et fait parfois référence à d'anciens maîtres du manga, contrastant largement avec les parutions actuelles de Jump Comics où même beaucoup de titres traduits en France. La majorité des mangas tendent plus vers le fantastique modéré que vers l'horreur, ce qui tranche considérablement avec la prépublication du roman Kimaïla à la fin de chaque numéro, raison d'ailleurs pour laquelle Nemuki est présenté sur cette page romans d'horreur alors qu'il s'agit d'un magazine de mangas. Kimaïla n'a donc vraiment pas sa place dans cet ouvrage, mais l'on est bien content de délecter quelques pages de la suite de l'histoire tous les deux mois lorsque l'on connait la lenteur du titre à sortir en relié. Comme pour les bunko, on retrouve Yoshitaka Amano en tant qu'illustrateur du roman (deux pleines pages noir et blanc à chaque numéro), dessins qui ne seront probablement pas gardés pour la version finale du livre, ultime raison pour les collectionneurs de se procurer Nemuki !-Finalement, qu'on le suive pour les mangas ou pour Kimaïla, Nemuki est un magazine qui vous change des sempiternelles histoires d'écolières en sailor et autres Buffy japonaises chassant le démon. A conseiller à ceux lassés des productions actuelles nipponnes.
Dessinateurs en rapport avec Asahi Sonorama :
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Intrigue: Il y a 2000 ans, un prince démoniaque naquit de l'Abîme pour s'octroyer bientôt le trône du Royaume Infernal. Mais le Monde du Dessous ne lui suffisait pas, son ambition fut telle qu'il envahit sans tarder celui des Humains de hordes de démons afin d'y régner en seigneur et maître et devenir ainsi le souverain absolu des deux royaumes.
Pourtant, un chevalier démon nommé Sparda eut pitié des faibles créatures mortelles asservies par son peuple et s'insurgea contre la cruauté des siens. Prenant la tête de forces rebelles, il mit bientôt en déroute les armées démoniaques et parvint à sceller l'âme de leur tyrannique empereur. Une paix précaire s'installa alors peu à peu sur le monde et Sparda, tout en veillant sur ses éphémères habitants, s'intalla dans le Royaume des Humains pour l'amour d'une femme de leur condition. Brisant les interdits, un enfant naquit bientôt de leur union mais Sparda périt avant de connaître son héritier, mi-humain, mi-démon. Son nom devint ainsi une légende, qui dans le coeur des Hommes resta à jamais comme celui de leur rédempteur et non d'une créature surgie des ténèbres.
De nos jours, alors que cette paix utopique s'est considérablement dégradée, le jeune Tony habite au deuxième étage d'une boutique d'armes de gros calibre tenue d'une main de fer par sa très déterminée mère d'adoption, n'ayant pour tout souvenir de ses véritables parents qu'une précieuse amulette en demi-sphère, laissée par sa mère légitime et qu'il porte constamment sur sa poitrine. Doté d'un sang-froid et d'une ténacité bien éloignés du commun des mortels, le jeune homme ne semble perturbé que par le fait qu'une étrange voix sourde hante ses rêves nocturnes, ressassant le mystérieux nom de Dante, appels inlassables et monotones comme lui étant destinés.
Et en effet, Tony ne tardera pas à voir son quotidien considérablement bouleversé après l'apparition d'un redoutable escrimeur répondant au nom de Gilver, dont les bandages recouvrant la totalité de sa tête et dissimulant constamment ses traits ne le rendent que plus mystérieux et insondable. Ce sombre individu à la noble stature va peu à peu mener Dante bien malgré lui en quête de sa véritable identité, traqué par des créatures maléfiques et autres morts-vivants tirant leurs origines du plus profond des Ténèbres et surgies de la nuit lors d'événements, à ses yeux, inexplicables. Séparé des êtres qui lui sont chers et de ses compagnons de lutte, Tony sera entraîné dans un tourbillon de vide et de désespoir, sans savoir pourquoi ces démons l'ont pris comme proie attitrée ni même la véritable identité de Gilver et le secret dissimulé par ses bandages qui, tel un fil de vie, les lie irrémédiablement et les mènera tous deux vers un même et terrible destin...
Avis: L'histoire contée dans ces quelques trois cents pages relate les événements antérieurs au scénario de Devil May Cry sur Playstation 2, du temps où Dante, fils légitime de Sparda dont on dit qu'il peut faire pleurer les diables de frayeur, était encore couramment appelé Tony en tant que simple mortel non initié à ses dons occultes, et ce avant même la fondation de son agence "Devil May Cry" de chasseur de démons et sa rencontre avec Trish. Le jeu vidéo fait donc directement suite à la fin du roman, les deux se complétant l'un l'autre, même si l'on note quelques différences dans les événements passés. On espère à présent qu'une version romancée du premier soft verra le jour pour la sortie de Devil May Cry 2, peut-être un brin privée de son côté un peu bourrin, mais qui n'enlèverait rien à la qualité exceptionnelle du scénario...
Devil May Cry c'est aussi :
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Kobayashi Yôsuké no Saigo no Jiken (La Dernière Affaire de Yôsuké Kobayashi) : Yôsuké Kobayashi, jeune inspecteur de police spécialisé dans le profiling, est condamné à purger une peine de X années de prison pour le meurtre dans l'exercice de ses fonctions de l'assassin de sa petite amie. Pour sa seule défense, le jeune homme ne peut que déclarer aux juges qu'ils se trompent de coupable et, sans que l'on prête la moindre attention à ses dires, affirme qu'il n'est pas Yôsuké Kobayashi mais Kazuiko Amamiya. Il ne sera pris au sérieux que par Machi Isono, jeune femme psychiatre ayant assisté au procès et chargée du suivi médical du condamné durant sa détention, tout en essayant d'y déceler un signe de défaillance mentale. En vain, car le profiler, remarquablement intelligent et parfaitement lucide, continue d'exercer son métier à même sa cellule par l'intermédiaire du docteur Isono qui lui transmet les dossiers de son patron, perdu sans ses précieuses compétences.
C'est finalement grâce à l'intervention inopinée d'un journaliste de la Camera Police TV présent lors du drame que la médecin parviendra à résoudre le mystère Kazuiko et comprendre en visionnant l'enregistrement de la scène resté secret que Yôsuké Kobayashi n'était effectivement nullement responsable de ses actes lorsqu'il a tiré. Comme victime d'un dédoublement de personnalité, l'inspecteur aurait agit sous l'emprise d'un autre lui-même à l'esprit torve et malsain se faisant appeler Shinji Nishizono et qui l'aurait de ce fait poussé au crime. Recouvrant peu à peu sa lucidité, surpris l'arme à la main face au cadavre par les autres policiers arrivés trop tard, il aurait alors murmuré que Yôsuké Kobayashi était définitivement mort et qu'il serait désormais Kazuiko Amamiya. L'esprit du profiler abriterait donc deux autres personnalités bien distinctes: Kazuiko Amamiya le prisonnier taciturne qu'il est devenu et sous le nom duquel il évolue à présent, et Shinji Nishizono assassin psychopathe et incontrôlable, véritable coupable de cette affaire et responsable de sa disgrâce bien qu'il ne puisse finalement lui en vouloir d'avoir pris possession de son corps pour venger sa compagne. Machi Isono en a maintenant les preuves irréfutables, c'est bien la troisième face du profiler qui ce jour-là a froidement abattu sa victime.
Sa peine arrivée à terme, Kazuiko Amamiya va maintenant devoir malgré tout se forger un avenir sous sa nouvelle identité. Réintégrant son poste dans la police et sous la surveillance discrète de sa psychiatre qui a demandé à rentrer dans le même service que lui, le sombre jeune homme n'est pourtant pas au bout de ses peines, car à l'image des terroristes qui multiplient les meurtres et les exactions dans la région, le globe de son oeil gauche sous sa paupière est marqué d'un mystérieux code-barres qu'il peine à dissimuler derrière ses lunettes... Doutant de plus en plus de lui-même, il semblerait que ces années de réclusion ne soient pas parvenues à calmer son malaise réveillé par les récents événements, car Kazuiko fait fréquemment l'objet de longs trous de mémoire tandis que l'ombre de Shinji qui ne compte pas rester inactif plane désormais constamment sur son esprit...
Avis: Une excellente version romancée et bien plus complète du manga de Shô Tajima adapté par son propre scénariste (se référer à l'article sur le manga pour un résumé détaillé). Ce premier volume, hanté par le chant de Lucy Monostone qui pousse les terroristes et Shinji au meurtre, pose les bases du monde de MPD-PSYCHO et marque la disparition de Yôsuké Kobayashi tout en ayant très bien pu s'intituler "La Première Affaire de Kazuiko Amamiya". Le basculement de personnalité et le trouble du personnage principal sont particulièrement bien décrits, ce qui le rend, du fait de sa finesse d'esprit et son caractère parfaitement maîtrisé et dur à émouvoir, profondément humain, fragile sous ses apparences réfrigérantes et victime d'une partie de lui-même qu'il s'efforce de contenir. Tel Jekyll et Hide, son esprit est passé coup sur coup du policier modèle et sans histoire au psychopathe en proie à toutes les turpitudes, véritable personnification des travers de la société. Kazuiko torturé fait office de balance apparemment stable mais semble toujours sur le point de basculer du mauvais côté pour des raisons qu'il se mettra en quête de découvrir, ce qui ne le rend que plus redoutable... "J'ai pété les plombs, c'est ma psy qui va être contente !"
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Egalement sur MPD-PSYCHO ou de Sho_u Tajima :
Le Manga MPD-PSYCHO, de Sho_u Tajima
Le artbook Gorilla Kick, de Sho_u Tajima
Le artbook Galerians A Head, de Sho_u Tajima
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Intrigue: Comme il est souvent d'usage pour les ouvrages regroupant les textes de Rampo Edogawa, ce livre est composé de deux nouvelles: Nanimono, court récit d'une centaine de pages qui a prêté son nom au recueil, suivit de Ankokusei, bien plus fourni. Dans les deux cas, l'auteur nous conte de bien mystérieuses affaires...
Nanimono: Alors que par une belle nuit d'été, une fête entre amis bat son plein sur la terrasse de la résidence de bord de mer de Mr. Yûki, haut gradé de l'armée de terre, une lugubre détonation provenant du cabinet de travail du maître des lieux vient soudain troubler les réjouissances des convives. Sur les lieux du drame, le fils du militaire est retrouvé gisant sur le sol dans une mare de sang, la cheville brisée par une balle de revolver, tandis que le bureau du commandant s'est vu dépouillé de tous les objets en or qu'elle contenait, depuis la pendule jusqu'à un stylo à la valeur marchande plus que dérisoire. L'auteur de cet acte est parvenu in extremis à s'échapper par la fenêtre, et les seuls indices qu'il ait semés derrière lui sont de douteuses traces de pas se prolongeant curieusement vers un vieux puits... L'affaire qui secoue cette famille, qui à première vue présente toutes les particularités d'un cambriolage ayant mal tourné, va peu à peu conduire l'enquête de la fiancée du jeune homme aux invités mêmes de la réception, tandis qu'une réelle agitation teintée d'anxiété commence à monter parmi les suspects.
Mais les jours passent, et vu les maigres indices laissés par le criminel, l'enquête piétine. La police a beau avoir mis son meilleur enquêteur sur le coup, cela ne semble pas satisfaire la victime, Hirokazu, le fils du commandant: sa cheville mutilée le laissera infirme toute sa vie durant, l'obligeant du même coup à renoncer à sa future carrière dans l'armée, qu'il devait intégrer après ces vacances d'été passées chez son père en compagnie de ses amis. Furieux, le jeune homme, qui est un lecteur passionné de récits de détectives - qu'ils soient réels ou fictifs - (et méprise ouvertement Akéchi Kogorô), décide de mener lui-même sa propre enquête aidé de son camarade Matsumura, le narrateur de cette histoire. Car selon Hirokazu, ce cambriolage n'est qu'un leurre, une mise en scène destinée à cacher le véritable but du criminel: son propre meurtre ! Mais qui aurait intérêt à vouloir l'éliminer ? Bien qu'on ait aperçu son chat quitter précipitamment la scène du drame et que les traces de pas menant au vieux puits soient incurvées vers l'intérieur comme celles d'une femme, on ne peut pourtant soupçonner raisonnablement Shimako, cousine de Hirokazu, la belle orpheline qui joue du violon. Si celle-ci est fiancée depuis longtemps à Hirokazu, Kôda le meilleur ami du jeune homme est aussi amoureux d'elle, bien que Shimako elle-même ne semble pas faire grand cas ni de l'un ni de l'autre, ce qui ne fait qu'exaspérer la rivalité entre ses deux prétendants.
"Cherchez la femme" fredonne en français Hirokazu sur son lit d'hôpital, indice qui doit aider son ami Matsumura a dénouer le fil embrouillé de cette enquête. A condition de ne pas se laisser abuser par les apparences, au-delà desquelles une vérité insoupçonnable se trouve bien cachée.... Mais étrangement, dans chacune de ses investigations Matsumura se fait toujours devancer par Akaï, un mystérieux jeune homme d'environ 28 ans au comportement des plus curieux. Ami du commandant Yûki, ce dernier semble en savoir long sur toute cette affaire, mais comme il a la manie de parler à demi-mots et pratique l'allusion au point d'en devenir irritant, difficile d'en tirer quoi que ce soit ! Comme le mystère plane sur son identité et qu'il le rencontre toujours dans les circonstances les plus inattendues, Matsumura en vient même à se demander si Akaï ne serait pas en fait le criminel qu'il recherche. Néanmoins la réalité n'est pas si simple, et la véritable identité de cet étrange jeune homme aux cheveux ondulés, fan de récits de détective comme Hirokazu, pourrait bien en surprendre plus d'un....
Ankokusei: Dans une grande cité de Tôkyô réduite à l'état de ruines par les ravages de la guerre, subsiste le quartier K que son isolement certain a su préserver tant de la destruction que des premiers échos du modernisme. C'est sous ce ciel morne de l'ère Meiji que trône une étrange demeure en briques rouges, dont les allures de château d'un autre âge bâti sous un modèle occidental ne manquent pas d'exciter la curiosité et de susciter les commérages intarissables de tous ceux amenés à la contempler, voisins ou simples passants. Presque tout autant que son architecture peu commune, les mystérieux personnages tapis dans cette antre reculée qui se dresse telle une manifestation d'un autre monde, les cinq membres de la fortunée famille des Ishida et leurs domestiques, sont également sujets aux rumeurs les plus abracadabrantes...
Car si dans la journée, tout semble paisible autour de cette maison particulière, la nuit en revanche, de grandes ombres se profilent aux fenêtres du premier étage, tandis que des visages humains sinistres et semblables à des spectres se reflètent parfois dans une lumière brillant dans l'obscurité la plus totale pour régulièrement s'évanouir dans les ténèbres. Dès lors, comment dans de telles circonstances pourrait-on ne pas devenir superstitieux face à ces apparitions qui commencent à franchement effrayer le voisinage, et s'imaginer un seul instant que les enfants de cette riche famille, Ichirô et Ayako, se plaisent à organiser des séances diapositives au beau milieu de la nuit, au risque de terroriser la population alentour par le reflet, blême et fantomatique, du visage du fils aîné ?
Et pourtant, il y aurait de tout autres raisons, cette fois bien crédibles, de s'inquiéter, car ce même jeune homme, beauté ténébreuse mais de constitution fragile, est la victime de lugubres menaces et intimidations, au point de ne plus y tenir et de faire appel aux services du détective privé Kogorô Akechi, qui aidé du jeune Kobayashi va tenter de résoudre non sans une irritation palpable cet étrange mystère. S'incrustant dans la vie de cette curieuse famille dans cette non moins curieuse maison, il va alors se heurter à son tour aux railleries téléphoniques du corbeau, jusqu'au jour où celui-ci passe véritablement à l'acte en blessant sa jeune victime. L'énigme va en s'épaississant de plus belle lorsque que, tel un fantôme tout de blanc vêtu, une jeune femme qui pourrait bien être la soeur ainée Ayako déambule sans raison apparente en pleine nuit dans une des tours de la résidence... Pourtant l'agresseur ne semble pas disposé à accorder de répit au détective afin d'ordonner ses idées, et resserre lentement son étau sur sa proie en allant jusqu'à assassiner la belle-mère et la soeur cadette de Ichirô ! Et si, au risque de donner une réelle consistance aux superstitions du voisinage, il s'agissait effectivement de l'oeuvre vengeresse d'un être plus diabolique qu'humain...?! Ne craquez pas, Akechi, votre réputation est en jeu !
De Rampo Edogawa, allez voir également :
Le roman "Mirage" en version française
Le roman "Le Lézard Noir" en version française
"Kuro Tokage - Le Lézard Noir" adapté en manga par JET
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Alors que Hayakawa Shobô vient de fêter en 2003 les 25 ans de sa collection Fantasy simultanément aux 50 ans de sa série consacrée au Mystère, force est de constater que ces deux genres particulièrement appréciés des lecteurs ont subi à travers les décennies de véritables mutations successives dans le traitement de leur contenu, pas toujours hélas dans le bon sens du terme, les maisons d'édition japonaises favorisant de plus en plus la compétitivité et une production en perpétuelle croissance au détrimant de la qualité scénaristique.
SF et Mystery Magazine tendent heureusement à échapper à ce phénomène maintenant généralisé à tous les domaines culturels, car destinés à un public plus adulte que celui fidélisé à la majorité des revues japonaises ayant trait à la science-fiction, avec une moyenne d'âge qui flirte avec les 40 ans. Aussi s'adressent-ils davantage aux lecteurs old-school ayant vécu la vague d'engouement des années 70 - 80 pour ce type de littérature à présent banalisé, mais à l'époque novateur et gratifié du talent de célèbres écrivains alors à leurs débuts tels que Hidéyuki Kikuchi (Vampire Hunter D) ou Kaoru Kurimoto. C'est d'ailleurs SF Magazine qui vit naître en 1979 les premiers chapitres de Guin Saga, série culte qui perdure avec plus d'une centaine de volumes en cours, malgré la prolifération de titres du même genre qui ne parviennent à en égaler la richesse et la sensibilité (se référer à l'article ci-après).
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Si SF et Mystery Magazine ont toujours su s'imposer face à une rude concurrence en matière de presse spécialisée (les revues de Kadokawa Shoten, notamment) après une longévité respective de 45 et 49 ans, c'est en restant avant tout fidèles à leur public et leurs idées, en présentant de ce fait une sélection mensuelle des meilleures sorties littéraires et vidéo illustrant leur thème, afin d'aider le lecteur perdu dans une production massive à faire le bon choix, ceci toute maison d'édition et origines confondues. Car il est bon de le signaler, Hayakawa Shobô se spécialise également dans la traduction japonaise d'oeuvres étrangères les plus abouties en matière d'Heroïc-Fantasy, de polar et de Fantastique, ajoutant ainsi à son palmarès de grands noms de la littérature américaine, anglaise, russe, française et j'en passe, même s'il fait souvent la part belle aux romans anglo-saxons (avec entre autres l'adaptation des ouvrages de Robert Jordan et une collection entièrement consacrée aux enquêtes d'Agatha Christie, Christie Bunko).
Cette synthèse des nouveautés japonaises et des traductions d'oeuvres étrangères est toujours enrichie de dossiers à thème, d'interviews d'auteurs et d'extraits de romans représentatifs de divers sujets, qui selon les nombreux aspects composant les vastes mondes de la SF et du Mystery, peut varier coup sur coup de la Nano Science-Fiction à l'Heroïc-Fantasy pure, tout comme du Space Opera à Hercule Poirot en passant par James Bond, dans un savoureux mélange des genres et des cultures. Je tiens néanmoins à souligner que ces magazines consacrent la majeure partie de leurs pages à des auteurs autres que japonais, aussi ne sont-ils pas purement représentatifs de la presse spécialisée et de la culture de ce pays et peuvent-ils en rebuter plus d'un, d'autant plus que certaines oeuvres anglo-saxonnes évoquées commencent à dater ou n'ont, pour quelques-unes, fait guère l'objet d'un grand succès en France, même si elles restent des valeurs sûres dans leur domaine.
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D'un point de vue formel, SF et Mystery Magazine n'ont rien de simples revues. Imprimés sur papier bible à l'instar des livres de poche japonais, agrémentés de nombreuses pages couleurs et pourvus d'une solide reliure, ils ne s'apparentent en aucun cas aux volumineuses publications telles que Shônen Jump sur papier recyclé dont les pages s'effeuillent dès la première lecture pour finir, dans le pire des cas, à la poubelle. Les mensuels de Hayakawa Shobô font partie de ces rares magazines qui se conservent à vie; peu épais malgré leur important nombre de pages, ils trouveront aisément leur place dans votre bibliothèque à l'image de livre à part entière sans pour autant l'encombrer de trop, cela même après des années de parution. Une qualité rare, qui pardonne donc leur prix assez élevé.
Bien qu'ils peuvent paraître parfois un peu décalés dans leur contenu, SF et Mystery Magazine séduisent par leur nombreux atouts et l'originalité des thèmes abordés face aux productions actuelles, dans une atmosphère qui sent bon la nostalgie. A consulter avant d'acheter la première fois et à réserver aux japonisants, ils sont cela dit un excellent moyen de bousculer les idées reçues en vous faisant découvrir à la fois le meilleur de la littérature japonaise et anglo-saxonne, qui se complètent à merveille. Pour ceux qui étudieraient la langue japonaise, ces magazines peuvent en outre remplir un rôle éducatif en offrant l'occasion de se mettre au courant des (quelques) ouvrages français et anglo-saxons traduits en japonais afin de comparer les textes originaux avec leur équivalent nippon et ainsi progresser plus rapidement dans cette langue qui demande énormément de pratique. Sachant que la lecture de romans en VO représente une des meilleures méthodes d'apprentissage, c'est à présent à vous de juger !
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Intrigue: Le fier Royaume de Parros, autrefois glorieux et prospère, n'est à ce jour plus que ruines et désolation depuis son invasion soudaine par les troupes Mongaulies, peuple d'une contrée adverse en plein développement. Le pire a néanmoins pu être évité puisque les jumeaux sacrés de la Famille Royale Linda et Remus, héritiers légitimes du trône, sont parvenus à s'échapper à l'aide d'une machine antique placée sous le secret de la Couronne, et tentent actuellement de rallier le Royaume d'Argos faisant l'objet d'un pacte d'alliance avec leur terre natale. Hélas, le destin ou la fatalité ne les mènera qu'en territoire Mongauli et poursuivis par les soldats ennemis, ils se perdent bientôt dans la forêt de Lûd où, dit-on, résident de maléfiques créatures...
C'est ainsi qu'alors même que les deux enfants sont sur le point d'être capturés par les troupes Mongaulies, un guerrier à la physionomie peu commune fait son apparition afin de leur venir en aide. Etrange créature à corps humain mais arborant les traits d'une superbe panthère et se faisant appeler Guin, totalement amnésique il n'aurait comme seul souvenir qu'un mystérieux mot, "Aula". Rapidement écrasés sous le nombre de leurs assaillants, Guin, Linda et Remus après un rude combat contre les forces Mongaulies et d'autres esprits maléfiques, sont finalement faits prisonniers et conduits au sein de la forteresse de Staforos afin d'y être engeôlés. Là-bas, les trois détenus trouveront pourtant un compagnon fidèle (moyennant rémunération...) doublé d'un puissant allié en la personne d'Istvan, jeune homme à la langue bien pendue portant les surnoms révélateurs de Mercenaire Pourpre et de Guerrier du Diable. Profitant du chaos général engendré par l'assaut soudain des australopithèques de la tribu de Sem, la petite troupe de valeureux irréductibles ainsi formée parviendra tant bien que mal à s'évader.
C'est sans compter sur la superbe générale Mongaulie Amnéris qui, bien loin d'avoir dit son dernier mot, lance ses troupes à la poursuite de la compagnie du guerrier félin tandis qu'elle tente tente de migrer sur les terres de Nospherus en franchissant le fleuve Kes. Malgré le soutien des partisans Sems qui ont accepté de se rallier à sa cause, Guin et ses hommes peinent à tenir tête aux soldats Mongaulis largement supérieurs en nombre, et, voyant la défaite s'annoncer, l'homme panthère n'a d'autres choix que d'abandonner pour l'instant ses amis afin de chercher des renforts de l'Est et quérir l'aide des barbares géants de la tribu Ragon. Après avoir essuyé la tourmente des tornades et les assauts des loups des sables, Guin arrive en fin de compte à bon port. Mais pour convaincre ce puissant peuple de lui prêter main forte, il doit encore passer une épreuve et démontrer sa valeur au combat en affrontant Dordor le Brave. C'est alors qu'au plus fort du duel, le guerrier félin s'empare inconsciemment d'une pierre blanche ramassée lors de son périple dans une vallée et montée sur un bien étrange bâton ce qui, ô stupeur, fait formellement de lui aux yeux des barbares le messager de Akura, Grand Guide du peuple Ragon.
Non content d'avoir trouvé de solides alliés prêts à le suivre où qu'il aille, Guin rejoint in extremis le champ de bataille où face aux Mongaulis, Istvan et les quelques Sems encore debouts ont épuisé leurs dernières forces. Grâce à l'écrasante puissance des barbares, il finit par mettre l'ennemi en déroute, apportant la victoire à ceux qui ont su lui faire confiance, et ce malgré leur différence raciale et sa bien étrange qualité de semi-humain. Ce n'est pourtant que le début d'une longue aventure parsemée d'embûches et de rencontres hasardeuses, où au fil du temps se forgeront haines et amitiés entre de nombreux êtres aux origines et rangs sociaux différents, parfois injustement inégaux face à la fatalité et la cruauté de la guerre, mais tous marchant sur le chemin invisible et souvent impitoyable de leur destin...
Avis: Ceci n'est que le résumé des cinq premiers volumes de cette très longue série qui a conquit, depuis sa première parution en 1978, des générations entières de fans. Il serait donc impossible d'en faire un article global tant le scénario est long et complexe, enrichi d'histoires annexes propres à chaque protagoniste. Guin Saga est devenu un classique absolu dans l'histoire de l'Heroïc-Fantasy comme du Fantastique tant Kaoru Kurimoto sait habilement mêler les genres; et nombreux sont les grands auteurs de romans qui, à l'image de Sei Takekawa (Kaze no Tairiku) et Reiko Ikawa, vouent une grande passion à cette série culte. Il ne serait d'ailleurs pas étonnant de compter dans l'équipe de Squaresoft quelques fervents lecteurs, si l'on en juge par le nombre important d'éléments propres à l'univers de Guin Saga quelques peu détournés dans Chrono Cross, incontestablement l'un des meilleurs RPG sur PSX (et dont le public français a injustement été privé). En effet, si les personnages ont des caractères et des rôles bien différents, on ne peut pourtant qu'être frappé par la ressemblance de Yamaneko (M. Lynx en US) l'homme à tête de félin avec Guin, victime de sa condition de semi-humain, mais aussi d'une certaine façon Serge le jeune marin sorti de son village portuaire paumé avec Istvan et Fargo le capitaine de vaisseau avec Kameron, tous deux aussi tourmentés mais pas pour les mêmes raisons. La liste est encore longue, mais qu'importe, Squaresoft a su (inconsciemment ?) combler en partie le souhait de milliers de fans de voir un jour leur série fétiche adaptée sur console.
Ouvrages relatifs à l'univers de Guin Saga :
Roman Guin Saga Gaiden 3 Yuureisen
Le manga de Kazuaki Yanagisawa
La version américaine des cinqs premiers volumes
Le recueil commémoratif spécial 50ème volume
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Intrigue: (Le Vaisseau Fantôme) Alors qu'il contemple l'étendue bleue de la mer de Lent, Istvan se remémore un épisode de ses seize ans où, entre rêve et réalité, il aurait croisé voguant sur ce même océan une bien étrange embarcation...
Jeune homme peu soucieux des convenances et de la morale au tempérament sauvage semblable à celui d'un loup, Istvan a grandi dans le quartier des maisons closes dans les bas-fonds de la ville portuaire de Valachia, où sa mère travaillait comme fille de taverne avant de s'éteindre dans la misère alors qu'il n'avait que deux ans. N'ayant que peu souvenance de son père perdu en mer il y a bien longtemps et dont il n'a jamais connu le nom, sa peau bistre caractéristique des gueux de Valachia révèle pourtant une finesse et une noblesse de traits qui trahissent son appartenance à de plus hauts lignages, lui conférant une apparence androgyne souvent difficile à porter. Car si cette physionomie avantageuse lui fait remporter un franc succès auprès de la gent féminine de toutes classes sociales, elle pousse également l'individu mâle le plus sexiste ou le plus noble vers une attirance naturelle sans équivoque.
C'est cet attrait qu'il sait germer en la personne du capitaine Kameron dont le navire - l'Olnius - vient d'accoster au port, qui lui fera décliner sa proposition de l'arracher à sa misérable condition et de l'emporter loin des taudis pour parcourir les mers du globe en l'adoptant et en faisant de lui son bras droit, alors même que la tête du jeune homme est mise à prix par Olee Trevan, l'obèse gouverneur de la basse ville et frère de Lotas Trevan, l'éminent Duc de Valachia. Le marin n'est, en outre, pas sans ignorer que le gros administrateur imbibé d'alcool dont Istvan s'est attiré les foudres continue en ce moment même de disperser les soldats de la sécurité publique à sa poursuite de par les rues avec d'autres mercenaires plus redoutables encore. Le fait d'accepter son offre présenterait pour le fugitif le seul moyen plausible de s'en sortir, ce que le va-nu-pieds, revenu malgré tout traîner ses guêtres dans le quartier qui l'a vu naître, se refuse d'admettre, sachant bien qu'il aurait tôt fait de devenir le favori du capitaine et qu'il finirait, suite à cela et dans le meilleur des cas, probablement lynché par le reste de l'équipage. La tournure des événements ne lui laissera pourtant guère le choix, une inéluctable et sanglante chasse à l'homme s'engageant dans la panique générale, Istvan parvient non sans mal à échapper à ses poursuivants et au fouet de son odieux torsionnaire pour rejoindre in extremis le navire de son nouveau protecteur, s'élançant vers l'infini de l'océan, vers la liberté.
Alors qu'au loin s'estompent peu à peu les lumières des bas quartiers de Valachia, à bord de l'Olnius les réactions des protestataires ne tardent pas à se faire entendre, le fait d'aider un fugitif à prendre la fuite à bord de leur navire risquant de les mettre eux aussi dans l'illégalité envers les autorités du port et compromettre leur capitaine affilié aux plus hautes distinctions navales du pays, l'Olnius faisant l'objet d'un jumelage avec le vaisseau du Duc de Valachia. Si Kameron, qui ne prétend pas ignorer les méthodes peu scrupuleuses elles aussi du paresseux gouverneur, n'en a finalement cure, mettre en péril un tel poste de commandement pour sauver un gosse en qui l'équipage hostile et méprisant ne voit qu'un crassin faisant le tapin dans les taudis de leur ville doublé du mignon recherché de Olee Trevan paraît aux yeux des marins totalement démesuré. Un tel jeune homme de par sa frêle physionomie n'a de plus rien à faire sur un bateau et ne peut être qu'un indésirable objet de discorde et de débauche, preuve en est qu'il a déjà tapé dans l'oeil de leur capitaine et lui a ôté tout comportement sensé.
Car si nul n'est aveugle devant la relation plus qu'ambiguë et le jeu de séduction certain qui se nouent entre le capitaine et son protégé, un attachement bien plus profond vient pourtant émerger peu à peu de cette simple attirance, Istvan troublé par ses véritables sentiments teintés d'un désir conflictuel et sourd de trouver en lui un père de substitution, Kameron dévoré par un amour passionné mais de ce fait quasi incestueux qu'il essaie tant bien que mal de contenir en le noyant dans l'alcool. ça n'est finalement qu'en démontrant son habileté au maniement du poignard et ses dons de marin ancrés dans ses racines familiales que le jeune homme parviendra à se faire plus ou moins accepter de l'équipage, même si ce répit s'avérera de bien courte durée. Un bateau pirate maintient en effet le cap sur l'Olnius, navire qui se révèle être en fait un vaisseau fantôme condamné à errer à jamais sur les eaux de la mer de Lent. Tandis que la préparation initiale au combat fait rapidement place à une panique insurmontable, l'équipage terrorisé de l'Olnius voit bientôt tout espoir de s'en sortir vivant réduit à néant lorsque surgit des flots déchaînés le légendaire Kraken, immense créature issue des profondeurs qui hante le nord de l'océan. Dans les cris déchirants des matelots face à la mort, se perdent les appels désespérés de leur capitaine essuyant de plein fouet la volonté de la mer en furie de lui arracher coup sur coup ses seules raisons de vivre, l'Olnius son si précieux bateau et Istvan l'être le plus cher à ses yeux qu'il tente vainement de rattraper avant qu'une lame de fond ne l'emporte définitivement loin de ses bras et que sombre à jamais dans les abysses le somptueux navire...
Repêché par des marins nordiques, Istvan s'éveille bien plus tard à bord du Freya, émergeant peu à peu d'un profond délire et revenant lentement à la vie. Persuadé d'être le seul survivant de ce terrible naufrage, le jeune homme effondré ne peut que se plier à nouveau à la cruauté de la mer qui lui a ravi une seconde fois la famille qu'il s'était enfin trouvé, convaincu que la mort l'a à jamais séparé de l'homme qu'il aime et de ce père qui avait su lui donner son affection sans distinction... Ce ne seront hélas pourtant pas les derniers compagnons que le terrible Kraken et l'océan dans sa toute puissance déroberont au jeune homme, comme étant condamné à subir sans espoir de salut l'injuste châtiment d'un dieu marin pour l'attrait congénital qu'exerce sur lui l'appel des flots, et la vie de ses amis le pesant prix à payer pour sa liberté et l'accomplissement de sa destinée...
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Les aventures d'Istvan se déroulant six mois avant son embarquement sur l'Olnius, et étroitement liées aux événements narrés dans 'Yuureisen' , sont relatées dans le volume 6 des hors-séries de Guin Saga, intitulé 'Valachia no Shônen'.
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