|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
| |||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
| ||||||||||||||||||||||||
|
|
| ||||||||||||||||||||||||||
|
|
| ||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
| ||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
| ||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|
| |||||||||||||||||||||||

-------------------------------------------- * Yellow
--------------------------------------* Tsukiyo no Fushigi
--------------------------------------* S. Friend
--------------------------------------* Shiawasé Cook
--------------------------------------* Kimi ga ichiban Soba ni iru
--------------------------------------* Omoïkkiri suki ni natté !
|
Intrigue: Gô (le brun) et Taki (le blond), 22 ans chacun, sont ce qu'on appelle des "intercepteurs". Leur travail consiste à s'emparer de marchandise (de la drogue le plus souvent) appartenant à des groupes mafieux, et ce avant l'intervention de la police, pour le compte d'une organisation secrète dont ils ignorent tout (en fait cette organisation fournit des mercenaires et agit la plupart du temps sous contrat avec les services secrets de la police). Mais peu leur importe qui les emploie du moment qu'ils soient bien payés et puissent satisfaire leur passion du risque. Les différentes missions leur sont confiées par l'intermédiaire du patron du café "Roost", qui leur transmet discrètement un papier où se trouve écrit un mot de passe. Grâce à ce dernier, les deux jeunes gens ont accès à un réseau informatique secret où sont indiqués brièvement les renseignements relatifs à leur nouvelle mission. Gô et Taki excellent dans ce dangereux métier d'intercepteurs, formant grâce à leurs talents complémentaires un tandem de choc. Pour les besoins de leur travail, ils partagent le même appartement et passent le plus clair de leur temps ensemble, portant chacun la même boucle d'oreille, si bien que la jeune serveuse du "Roost" - où ils prennent leurs repas au cas où le patron aurait une nouvelle tâche à leur confier - est persuadée que les deux compères sont amants.
Voilà déjà longtemps que Gô et Taki font équipe, mais leur vie commune n'est pas sans poser de sérieux problèmes, surtout pour le malheureux Taki. Car si ce dernier est un hétéro convaincu, il n'en est pas de même pour Gô, gay déluré sans aucun complexe. Lors de leur première rencontre, le beau brun était à la recherche d'un équipier, et prévenu par le patron du "Roost", Taki s'était présenté à lui. Gô l'avait accepté avec joie, expliquant qu'il souhaitait justement un coéquipier du genre de Taki: ayant la mauvaise habitude de se complaire dans les aventures amoureuses, il valait mieux pour lui travailler avec un garçon qui n'était pas son type. Il avait jusqu'alors préféré les adolescents de moins de 18 ans, dociles, graciles et mignons. Mais à force de vivre à ses côtés, Gô a fini par tomber amoureux du superbe Taki, si différent pourtant de son idéal masculin: fort et athlétique, du même âge que lui, malgré son visage fin et délicat à l'expression douce, le jeune homme possède un caractère bien trempé, un regard acéré, et n'est pas du tout disposé à céder aux avances de son partenaire. Gô est bien forcé de le reconnaître, ce qu'il éprouve pour Taki n'a rien de commun avec les sentiments futiles et superficiels qu'il vouait jusqu'alors à ses successifs petits copains. Pourquoi a-t-il fallu que l'amitié profonde qu'il vouait à son coéquipier se change en amour ?
Tout en étant au courant des sentiments de Gô à son égard, Taki ne le méprise pas pour autant et continue de partager l'appartement avec lui, même si ce n'est pas de tout repos: car Gô, peu habitué à ce qu'on lui résiste, a plutôt la main légère, et son désir pour Taki est si fort qu'il a parfois toutes les peines du monde à se contrôler. Cependant son récalcitrant partenaire ne manque pas de ressources, n'hésitant pas à menacer Gô de son révolver soigneusement caché entre les coussins du sofa lorsque ce dernier devient trop "entreprenant".
Au début du volume 1 de Yellow , la nouvelle mission des deux compères consiste à intercepter une cargaison de drogue que fait transiter un chef yakuza sous le couvert d'une entreprise d'importation de margarine fabriquée en Grèce. La police est déjà au courant de ce convoi, donc Gô et Taki ne disposent que de quelques jours avant que n'ait lieu son intervention. Afin d'obtenir des informations sur l'endroit où est entreposée la drogue, chacun de leur côté les deux équipiers vont se charger de "cuisiner" discrètement les personnes avec qui le mafioso entretient une liaison: Taki se charge de ses maîtresses, et Gô, de son petit ami, le jeune et mignon Reï, âgé de 16 ans. Mais hélas, ce dernier va réellement se prendre d'amour pour Gô, et a bien du mal à supporter cette relation étrange que le jeune homme partage avec Taki: pourquoi se dévouer ainsi corps et âme à quelqu'un qui ne vous aimera jamais ? Excédé par l'existence de ce rival qu'il juge indigne de rester auprès de Gô, Reï, qui est loin d'être aussi innocent et naïf qu'il le paraît, finit par tendre un piège à Taki. Prétextant vouloir le faire avouer pourquoi lui et son ami font des recherches sur son protecteur, l'adolescent le fait enlever et tabasser par ses hommes de main.
Mais Taki n'est pas dupe, il a parfaitement compris que Reï agit sous l'emprise d'une violente jalousie. Le garçon finit par acquiescer: il ne peut plus supporter de voir souffrir Gô; en dépit de tout l'amour qu'il éprouve pour Taki, ce dernier refuse de devenir sien. Pour Reï, Taki est un être insensible indigne de Gô, et l'adolescent se ferait un plaisir de prendre sa place. Mais à la surprise de Reï, ses paroles ne font qu'arracher à son prisonnier, irrité du ton catégorique de ce garçon qui s'imagine tout savoir, un aveu qui comblerait son ami de joie s'il pouvait l'entendre: Taki aussi aime Gô, plus que ce dernier ne peut l'imaginer, seulement, il n'a pas spécialement envie de coucher avec lui. Mais pour l'amour de son coéquipier, il serait prêt à sacrifier sa vie sans aucun regret. Dérouté par cette confession, mais plus que jamais certain que Taki représente pour lui un dangereux rival, Reï déclare qu'il n'a pas l'intention de le tuer: Gô ne l'en aimerait que davantage, il lui faut donc trouver un autre moyen pour l'éliminer. Ainsi, rendu cruel par la jalousie qui ronge son coeur, le jeune garçon ordonne à ses hommes de main de violer Taki, de la façon la plus brutale qui soit, au point qu'en le voyant même Gô n'éprouverait plus pour lui que du dégoût. Mais quelque temps plus tôt, de retour à son appartement et surpris de le trouver vide, Gô a aussitôt pressenti qu'il était arrivé quelque chose à son compagnon. Grâce à l'émetteur placé dans la boucle d'oreille dont ils portent chacun un exemplaire, il n'a aucun mal à retrouver la trace de Taki et se dirige sans tarder vers l'entrepôt où le jeune homme est retenu prisonnier, espérant arriver à temps pour lui porter secours.
Avis: La première chose que l'on remarque dans ce manga est le style graphique, absolument superbe. Makoto Taténo, même si Yellow n'est que son deuxième titre paru chez Biblos, est un auteur à la longue carrière qui compte à son actif une bonne cinquantaine de livres, essentiellement publiés dans la collection Hana to Yumé , ou encore chez Asuka Comics. Elle a donc eu largement le temps de peaufiner son style, où l'on sent encore agréablement le trait "shôjô" de ses débuts, surtout pour la finesse et la beauté du visage des personnages. L'intrigue quant à elle rappelle un peu Fake : un jeune homme gay tombe amoureux d'un autre hélas hétéro, mais ce dernier ne le repousse pas avec beaucoup de conviction donc l'espoir subsiste, et chaque histoire pleine d'action où les deux héros cotoient le danger a pour but de les rapprocher l'un de l'autre. Yellow est cependant beaucoup moins soft que Fake : si les deux personnages principaux ne couchent pas ensemble, Gô entretient des relations avec d'autres garçons rencontrés au fil des aventures et qui lui servent pour ainsi dire de substituts, tandis que les scènes où il s'imagine étreignant Taki sont d'un érotisme troublant. Gô ne compose pas non plus un personnage tourmenté tel que Kazuki dans Street Guérilla : il a parfaitement compris que Taki l'aime aussi même s'il s'obstine à le repousser, et optimiste, sa devise pourrait être "les hétéros ça n'existe pas, il n'y a que des bêtes mal draguées !" comme dit Adrien dans le film Pédale Douce .
|
Intrigue: Cette histoire, premier manga de l'auteur, est une comédie. Avril, mois de la rentrée des classes au Japon. Kôsuké Matsuoka, étoile montante du Judô, s'apprète à entrer au lycée Tsukiyono, un établissement de genre sport-études réservé aux garçons où l'on forme de jeunes sportifs prometteurs. Si Kôsuké se faisait d'abord une joie d'entâmer cette nouvelle année scolaire, à peine arrivé, il déchante vite en découvrant que son lycée se trouve situé au fin-fond de la campagne la plus reculée, où il n'y a rien, sinon des champs et des vaches. Rien de bien réjouissant pour un jeune homme de la ville qui aime s'amuser ! Pour ne rien arranger, l'internat réservé aux sportifs de haut niveau, élèves bénéficiant d'un traitement spécial, a l'air d'une ruine avec ses murs lézardés, ses vitres fendues et son hall d'entrée jonché de détritus ! On est là bien loin du complexe sportif high-tech pour athlètes superstars auquel Kôsuké s'attendait ! Un moment, le lycéen croit même s'être trompé d'endroit, mais non, pas de doute, il s'agit bien de l'internat de Tsukiyono réservé aux élèves "favorisés" ! "C'est pas possible, je suis maudit...!" ne peut s'empêcher de soupirer le jeune homme au fur et à mesure de ses sordides découvertes. Il se met néanmoins à la recherche de sa chambre, résigné: si l'on suit le cours logique des choses, aucun doute que son compagnon de chambrée doit être aussi lamentable que les lieux.
En effet, ouvrant la porte du boxe n°6 qui lui est destiné, Kôsuké n'est pas déçu: voilà un exemple typique de chambre de jeune qui sent la chaussette, avec la poussière, le linge sale et les détritus en tous genres qui jonchent le parquet, tandis que l'occupant de la pièce, lui, se vautre dans son lit, un pied seul dépassant des couvertures ! Horrifié, Kôsuké qui est d'un naturel propre et ordonné s'empresse de ranger la chambre et de faire le ménage. De quel genre de mec peut-il donc bien s'agir pour être aussi négligé ?! Furieux, le judôka arrache la couverture dissimulant le fainéant occupé à dormir en plein milieu de la journée, décidé à lui passer un sacré savon pour la malpropreté des lieux alors que ce n'est que le premier jour de la rentrée. Mais en découvrant la surprenante beauté de l'occupant du lit, Kôsuké s'arrête net, rouge et pantois. Quel corps superbe s'étale là devant ses yeux, si mince, mais avec des muscles fermes et bien tendus.... Rien à voir avec les lourdauds du club de judô qu'il a fréquenté jusqu'à présent ! Jamais Kôsuké n'a vu un type aussi beau: non seulement son visage est magnifique, mais son corps représente l'équilibre parfait entre les muscles et les os, l'idéal pour un athlète.

Le dormeur s'éveillant, les deux jeunes gens se présentent l'un à l'autre: le splendide co-locataire se nomme Naoki Ôno, et rien que de lui serrer la main, Kôsuké ne se sent plus de joie de l'avoir seulement touché, au point qu'il se demande tout à coup s'il n'est pas en train de perdre la raison ! Mais la nuit venue, les choses ne font qu'empirer: le judôka ne parvient pas à fermer l'oeil tant son corps le tourmente d'une irrépressible chaleur, au point qu'il soit bientôt obligé d'aller se soulager dans les toilettes. "Zut... Comme ça j'ai tout à fait l'air d'un pervers...." se dit le jeune homme mécontent. Mais il n'y peut rien, il ne parvient pas à ôter de son esprit l'image du beau corps de Ôno....

Les jours suivants, les choses ne s'arrangent guère tandis que son intérêt pour son troublant compagnon de chambrée tourne à l'obsession. Bien que considéré comme le judôka le plus prometteur de son club, l'esprit accaparé par Ôno, Kôsuké se montre incapable de se concentrer sur ses activités sportives, si bien qu'il passe le plus clair de son temps à se faire punir. Ce qui finalement l'arrange fort, car tandis que son entraîneur en colère l'envoie faire dix tours de terrain, il a alors tout le loisir d'admirer à sa guise le beau Ôno - qui appartient au club d'athlétisme et s'exerce dans la cour du stade avec ses camarades - effectuant du coup trente fois son tour de terrain au lieu de dix ! Et le soir, sans plus se préoccuper d'être pervers ou pas, c'est avec joie et ravissement que Kôsuké va faire son petit trafic dans les toilettes en pensant à Ôno, finalement content d'être venu étudier à Tsukiyono: rien que de contempler le jeune homme suffit à le rendre terriblement heureux ! Hélas, tout à ses plaisirs solitaires, le lycéen ignore que ses gémissements résonnent dans tout l'internat aux cloisons fines et aux murs mal insonorisés. Et bientôt, le bruit vient à courir que le bâtiment construit sur un ancien cimetière est hanté !

Un matin, tandis que les deux compagnons de chambre déjeunent à la cantine, à la table d'à-côté leurs camarades discutent encore de ces voix plaintives qui semblent venir d'outre-tombe et ramper sur la terre; et songeur, contemplant fixement Kôsuké, Ôno paraît sur le point de lui dire quelque chose. Cependant il finit par se raviser, et tancé par son entraîneur, voilà le judôka contraint bon gré mal gré de quitter son froid et peu causant compagnon pour se rendre à son club. Un moment plus tard, la séance de judô a à peine commencé qu'apercevant Ôno blessé sur le terrain, Kôsuké pris de panique envoie violemment au tapis son professeur et quitte son dôjo pour se précipiter dans la cour, agrippant au passage le jeune athlète malgré les protestations de ce dernier afin de le porter au plus vite à l'infirmerie. Fort heureusement la blessure de Ôno n'est pas grave, il ne s'agit que d'une légère entorse; mais au visage empli de soulagement qu'arbore Kôsuké au diagnostic du médecin scolaire, Ôno qui se doute bien sûr de quelque chose le regarde soudain avec une expression plus douce qu'à l'ordinaire. C'est à ce moment que surgit dans l'infirmerie l'entraîneur du club de judô: cette fois, Kôsuké a dépassé les bornes, ainsi l'homme furieux est venu lui annoncer son renvoi.
Pour le jeune homme livide et incrédule, se voir exclu du club ne signifie qu'une chose: être renvoyé de l'école, et donc devoir quitter l'internat. Alors, il ne pourra plus rester aux côtés de Ôno ? Si ce doit être ainsi, si cette nuit doit être la dernière passée en ces lieux, alors il n'a plus rien à perdre. Ainsi, le soir venu, au lieu d'aller s'enfermer dans les toilettes comme à son habitude, Kôsuké décide de le faire ici, devant le véritable objet de son désir et non face à l'illusion qui hante son imagination. Se déshabillant, le lycéen grimpe donc sur le lit de son camarade endormi, et tandis que ce dernier s'éveille, surpris au plus haut point de ces mauvaises manières, Kôsuké promet à Ôno qu'il ne le touchera pas, le supplie de le laisser simplement faire devant lui, sur ce lit, ce qu'il a à faire. Mais Ôno, furieux, éjecte ce malappris d'un violent coup de pied ! Kôsuké croyait-il vraiment qu'il n'avait pas remarqué son petit manège ?! Se servir de lui tous les soirs comme objet de ses fantasmes les plus secrets, en répandant dans cet internat miteux ces étranges gémissements semblables à ceux d'un revenant.... Quel idiot d'avoir pensé que son propre compagnon de chambre n'aurait rien remarqué !
A ces mots, Kôsuké ne sait plus où se mettre, assailli par la honte, convaincu à ce moment d'être le mec le plus misérable de la terre ! Mais derrière lui, à sa grande surprise, Ôno enlève ses vêtements. Puisque son camarade lui a promis qu'il ne le toucherait pas, le jeune athlète va de ce pas lui montrer ce que lui faisait pendant que le judôka s'enfermait dans les toilettes. Alors, complètement nu, Ôno s'assoit sur le lit dans une position des plus langoureuse. Kôsuké profondément troublé parviendra-t-il à tenir sa promesse ? Rien n'est moins sûr !....

- Tsukiyo no Fushigi 2 , page 37: L'année scolaire suit son cours au lycée sport-études Tsukiyono. Bien qu'il n'ait finalement pas été renvoyé de son club de jûdô, Kôsuké Matsuoka, malgré son don indéniable pour cet art martial, a toujours autant de mal à se concentrer durant ses entraînements en sachant que dans la cour adjacente au dôjô, s'exerce à la course son bel amant et compagnon de chambre Naoki Ôno du club d'athlétisme. Un après-midi, Ôno est pris à part par son entraîneur qui lui fait remarquer combien son temps à la course a chûté ces temps derniers, hors cela pose un problème: dans une semaine doivent avoir lieu des tests visant à évaluer les athlètes, et si d'ici-là le jeune homme n'améliore pas ses performances, il risque de ne pas être admis au prochain championnat. Ôno n'a aucun mal à comprendre d'où provient sa perte de vitesse: comment ne pas avoir le corps lourd en supportant chaque nuit les étreintes vigoureuses de Matsuoka, qui n'a pas cessé une seule fois ses assauts depuis que tous deux ont couché ensemble pour la première fois, plusieurs mois plus tôt ?
Ainsi, dès le soir-même, l'athlète décide de prendre les mesures qui s'imposent: s'emparant d'un marqueur noir, il trace une ligne sur le sol afin de séparer en deux parties la chambre qu'il partage avec le jûdôka, avertissant ce dernier que si jamais il franchit cette frontière pour venir le rejoindre, lui-même quittera cette chambre sur-le-champ. Durant une semaine à partir de ce jour, plus de câlins le soir, plus question de faire l'amour ! Ôno ne donnant aucune explication à cette décision subite, le malheureux Matsuoka qui n'y comprend rien à rien commence aussitôt à pleurnicher, persuadé qu'il ne va pas survivre à ce sevrage forcé - d'autant plus que l'été touchant à sa fin, les survêtements ont remplacé les shorts et les T-shirts pourtant si commodes pour mater, ainsi il n'a déjà plus l'occasion d'admirer aussi souvent qu'avant le beau corps de Ôno ! A la fin, son compagnon de chambre prend pitié du jûdôka et entreprend de le soulager de sa bouche. Néanmoins cela s'avère une piètre consolation pour un garçon aussi ardent et infatiguable que Matsuoka, tout juste un amuse-gueule, une mise en appétit ! Mais malgré ses appels, Ôno va se coucher en le plantant là, pas du tout disposé à céder davantage.
Dès le lendemain, le résultat de ce sevrage ne se fait pas attendre: déjà en manque, c'est avec l'allure d'un zombie que Matsuoka se présente au club de jûdô, ce qui lui vaut de se faire encore une fois tancer par son professeur. Le jûdôka se plaignant cependant de n'avoir plus de force, subitement inquiet, le prof lui demande s'il ne serait pas malade; mais quand Matsuoka lui répond en pleurnichant qu'il souffre d'un manque d'amour, cette fois, c'est la goutte d'eau ! Après avoir dû subir les foudres de son professeur, le jeune homme finit par se retrouver puni dans un coin, un seau d'eau sur la tête et quatre autres dans les bras ! De son côté, Ôno commence déjà à se sentir en meilleure forme après cette bonne nuit de repos, son corps lui paraît plus léger. "Pas de doute, ce n'est pas bon pour l'être humain d'abuser de la luxure", songe-t-il avec conviction, tandis que près des fenêtres du dôjô à une dizaine de mètres de là, un autre garçon qui ne partage pas du tout le même point de vue n'a qu'une seule idée en tête, toucher le corps de Ôno ! Mais alors que le jeune athlète va pour débuter une course sous la surveillance de son entraîneur, Matsuoka l'aperçoit soudain et bondissant par la fenêtre, il se lance aussitôt à la poursuite de l'objet de ses obsessions ! Comme si ça ne suffisait pas, remarquant que son élève a quitté le dôjô et laissé tomber sa punition, le prof de jûdô fou de rage s'élance à son tour à sa suite en brandissant un balai ! S'ensuit alors une course à trois effrénée, chacun essayant d'échapper à l'autre, à l'issue de laquelle l'entraîneur annonce à Ôno qu'il vient de réaliser là son meilleur temps !

Le soir venu, un peu en colère de ce qui s'est passé l'après-midi, Ôno boudeur se décide enfin à mettre son ami au courant de la situation: lui racontant tout au sujet de ses mauvaises performances et des tests qui doivent avoir lieu dans une semaine, il le supplie instamment de ne pas le faire utiliser inutilement son énergie physique d'ici-là. Et contre toute attente, Matsuoka se montre compréhensif, soulagé après avoir cru que c'est parce qu'il ne l'aimait plus que Ôno refusait de coucher avec lui. Promettant donc de patienter durant tout le délai imparti, il s'empresse de rassurer son ami, assurant qu'il tiendra bon. Enfin.... Plus facile à dire qu'à faire.... Malgré ses belles paroles, le jûdôka n'a pas vraiment confiance en lui, car c'est long, une semaine ! Ainsi, pour calmer ses ardeurs, le voilà condamné à aller s'enfermer dans les toilettes, comme quelques mois plus tôt. Hélas, après avoir connu Ôno en chair et en os, même le pouvoir de son imagination, même le petit dessin représentant Ôno qu'il a griffonné sur le mur des toilettes pour s'aider ne suffisent pas à enflammer son corps. Si bien que renonçant, Matsuoka préfère retourner à sa chambre où il réitère à son ami, étonné de le voir revenir si tôt, sa promesse de tenir le coup une semaine durant: après tout, voilà pour lui aussi l'occasion de se donner à fond dans sa propre activité de jûdôka; de cette façon, le temps lui paraîtra certainement plus court.
C'est ainsi que le lendemain, pour la première fois depuis son arrivée dans ce lycée, Matsuoka s'entraîne sérieusement à la stupéfaction de ses camarades et de son professeur. Il n'ose même pas jeter un coup d'oeil par la fenêtre, persuadé que s'il apercevait son ami dans la cour du stade cela risquerait d'affaiblir sa résolution. "En ce moment-même Ôno est en train de faire de gros efforts.... Alors moi aussi, pour lui, je me dois de faire de mon mieux !" se répète le jeune homme comme un leitmotiv. Puis, quand son professeur vient le féliciter pour son sérieux, Matsuoka va jusqu'à demander la permission de dormir dans le dôjô, prétextant qu'il veut se consacrer entièrement au jûdô, s'imprégner de son atmosphère - requête qui provoque une véritable crise de larmes chez son professeur ému, croyant à tort que son élève a enfin compris l'essence de leur noble art martial ! Mais quand Ôno apprend que Matsuoka ne rentrera pas à l'internat durant quelque temps, l'athlète n'est pas sans en recevoir un choc. Le soir, quand il revient à leur chambre où plus personne n'est là pour l'accueillir, saisi par une amère solitude, Ôno ne peut que s'étendre sur le lit de son ami afin de goûter quelque peu son odeur....
Les jours passent, et faisant preuve à l'entraînement d'un zèle peu commun, Matsuoka se retrouve bientôt d'une maigreur cadavérique. Jamais il n'aurait imaginé que d'être privé de Ôno s'avèrerait aussi cruel pour son organisme ! Et plutôt que de les réjouir, son sérieux lors des entraînements effraie même ses camarades du club de jûdô, qui trouvent son comportement lunatique décidément bien étrange.... A la fin, inquiet de voir son élève s'émacier de jours en jours, c'est son professeur lui-même qui enjoint à Matsuoka de ne pas en faire trop, allant jusqu'à lui proposer de faire un break en regardant Ôno par la fenêtre - car bien sûr l'homme a parfaitement remarqué l'inclination de Matsuoka ! Horrifié, ce dernier refuse avec vigueur, mais quand le prof annonce que l'équipe d'athlétisme est en train en ce moment-même de passer les tests de qualifications pour le prochain championnat, cela provoque aussitôt un déclic dans le cerveau du jûdôka: c'est aujourd'hui ! Aujourd'hui que prend fin son sevrage forcé ! Aussitôt le jeune homme entâme une danse folle sur le tatami, et cette fois élèves et professeur sont persuadés que le malheureux a définitivement pêté les plombs ! Quant à Ôno, lorsque son test passé son entraîneur lui annonce qu'il a réalisé un excellent temps durant sa course, c'est avec un soulagement sans nom qu'il rentre à l'internat. Matsuoka n'est pas encore revenu dans leur chambre, alors en attendant, pour réfréner sa propre impatience de voir son ami enfin de retour, le jeune athlète décide d'aller prendre une douche. L'apercevant de loin, Matsuoka le suit discrètement afin de mater par l'entrebaillement de la porte ce corps tant désiré qu'il n'a pas caressé des yeux depuis une semaine entière ! Mais à bout de patience, il ne tarde pas à rejoindre Ôno dans la salle de bain....

- Yûshû ("Mélancolie"), page 69: Ce chapitre avait paru à l'origine dans le Be Boy Zips 26 consacré aux sado-mazos. Yukio et Akio Ihara, lycéens, sont jumeaux et forcément très proches. Du moins en apparence: car si Akio, l'aîné, est considéré comme le petit génie de l'école, Yukio quant à lui se montre moins doué pour les études et craint pour cette raison de voir se creuser peu à peu un fossé entre son frère et lui. Voilà pourquoi un jour, il pénètre en secret dans la salle des professeurs déserte afin d'y voler les sujets du prochain examen, espérant en obtenant de bonnes notes se rapprocher un peu de l'excellence de son jumeau. Hélas, à peine son forfait commis, Yukio tombe nez à nez avec Natsu Mitsuminé, un voyou à l'allure négligée et aux cheveux teints, fils d'un riche industriel, qui passe son temps à sécher les cours et que l'on a donc rarement l'occasion de rencontrer dans l'établissement. Pas de chance pour Yukio ! Qu'arriverait-il si Mitsuminé allait raconter ce qu'il vient de voir ? Nul doute que la honte ne retomberait pas uniquement sur lui, mais même son frère si doué serait soupçonné à tort d'avoir obtenu ses bons résultats grâce à la tricherie. C'est la raison pour laquelle, inquiet de cette menace, le jeune homme accepte finalement de se rendre au rendez-vous que lui donne après les cours le fils de bourgeois.
Quand Yukio se rend à l'endroit indiqué, une salle de classe déserte, Natsu Mitsuminé lui annonce que le professeur à qui les sujets d'examen ont été volés l'a injustement accusé de ce forfait: néanmoins sans réfuter cette accusation, il s'est calmement laissé réprimander. Ainsi, pour le remercier de ne pas l'avoir dénoncé et avoir subi les foudres du prof à sa place, Natsu demande malicieusement à Yukio de le "consoler". Le cadet des jumeaux n'a pas le temps de s'enquérir de quelle façon que ligoté et dévêtu, il se retrouve bientôt complètement à la merci de Mitsuminé. Effrayé, Yukio va pour protester contre ce qui apparaît de toute évidence comme un chantage odieux - son corps pour prix du silence de son camarade ! - lorsque Natsu prononce soudain des paroles qui lui ôtent les mots de la bouche: "Je vais te sauver...." dit l'autre jeune homme d'un ton d'une étrange douceur. Si bien que déconcerté, Yukio finit par se laisser faire.... Ce n'est qu'une fois seul, agenouillé sur le carrelage froid de cette salle de physique, que réalisant enfin le caractère honteux de ce qui vient de se passer et son état pitoyable, le jeune homme se prend le visage entre ses mains. "Comment ai-je pu en arriver là ?" se demande-t-il à travers ses larmes, appelant désespérément son frère....

Les jours passent, et à l'étonnement de tous, Natsu Mitsuminé qui est dans la classe d'Akio commence à se rendre régulièrement aux cours. Ce qui ne s'avère pas très agréable pour ses camarades, car le fils de bourgeois est doté d'un caractère quelque peu instable et fait parfois preuve d'une rare violence pour les motifs les plus anodins, comme une simple bousculade. De ce fait, les autres élèves le voient comme un déséquilibré, ce n'est donc pas étonnant que lorsque Natsu vient annoncer à Akio comme pour le défier que son frère et lui sont devenus amis, ce dernier en conçoive aussitôt une vive inquiétude. Quant à Yukio, il s'est finalement habitué à ces jeux érotiques auxquels Natsu le convie un peu partout dans l'école, et bientôt, aux paroles de son nouvel ami et à la jalousie qu'il semble éprouver à l'égard d'Akio, le jeune homme doit se rendre à l'évidence que sous ses airs d'égoïste manipulateur, Natsu l'aime sincèrement. Le fils de bourgeois souhaiterait cependant que Yukio l'aime davantage que son jumeau, proférant qu'il a l'air bien plus heureux auprès de lui qu'aux côtés de son frère. "Je ferais n'importe quoi pour toi, assure Natsu, et c'est lorsque tu te trouves auprès de moi que visiblement tu te sens le mieux." C'est la première fois qu'on dit à Yukio de telles paroles, et il doit reconnaître que Natsu n'a pas tout à fait tort, il ne déteste pas sa compagnie. Car avec lui au moins il n'est pas obligé de paraître ce qu'il n'est pas, afin de se montrer digne de son statut de frère jumeau du meilleur élève de l'école....
Cependant, cette relation étrange née entre ces deux garçons qu'apparemment tout séparait n'est pas du goût de tout le monde. C'est ainsi que le jour-même où Yukio prend conscience des sentiments de Natsu, son jumeau mécontent vient le trouver à l'intercours afin de lui demander ce qui se passe réellement entre le fils de bourgeois caractériel et lui: craignant tout d'abord que Yukio ne soit victime de menaces ou de racket, Akio lui annonce d'un ton ferme que quoi qu'il en soit, il vaut mieux pour son frère ne pas fréquenter un type pareil, il ne peut en ressortir rien de bon. "Il vaut mieux pour moi ?!" Soudain furieux que son jumeau se mêle ainsi de ses affaires, Yukio prend aussitôt la défense de Natsu, lançant à Akio que Natsu se préoccupe bien davantage de sa personne que lui ! Et à peine a-t-il prononcé ces mots que Yukio reste étonné de ses propres paroles: depuis qu'il est venu au monde, c'est la première fois qu'il ose s'opposer à son frère ! Mais hélas Natsu a tout entendu, et mû par le sentiment d'avoir été poignardé dans le dos par le frère de son ami qui veut tout faire pour les séparer, une fois Yukio parti, il donne à Akio un violent coup de poing dans l'estomac qui lui fait perdre connaissance. "Yuki est vraiment malheureux d'avoir un frère pareil. Et moi, je ferais n'importe quoi pour lui !" prononce Natsu d'un ton résolu en emmenant avec lui l'aîné des jumeaux.
Le soir venu, inquiet de ne pas voir son frère rentrer en dépit de l'heure tardive, Yukio se demande si c'est à cause de leur dispute, quand soudain il reçoit un appel téléphonique de Natsu le sommant de venir chez lui au plus vite. Une fois arrivé à la luxueuse villa, quelle n'est pas son horreur d'y retrouver Akio dénudé et attaché au mur par des chaînes, les yeux bandés et le corps couvert de traces de coups ! Furieux, Yukio va pour libérer son frère quand Natsu l'arrête net. Le jeune bourgeois avoue alors combien il déteste Akio, car tant que ce dernier existera, il ne pourra jamais tenir la première place dans le coeur de Yukio. Pour lui, Akio représente ouvertement un obstacle; mais au fond n'en est-il pas de même pour son ami ? Pendant combien de temps encore ce dernier va-t-il demeurer caché dans l'ombre de son frère ? Et Yukio est-il satisfait de s'être ainsi vu dépossédé depuis sa naissance de toutes sortes de choses dont il aurait pu jouir s'il n'y avait pas eu ce frère si parfait, si excellent dans tous les domaines ? Natsu en est convaincu, si Akio n'existait pas, Yukio serait bien plus heureux, car à l'expression de douleur qu'arbore toujours son ami, il en est venu à la conclusion que l'existence de son jumeau n'est bonne qu'à le faire souffrir. Entendant ces propos, Yukio lui-même a beau protester vigoureusement, criant à Natsu d'arrêter de battre son frère, le jeune bourgeois persiste à dire que l'image que son ami se fait d'Akio n'est qu'une illusion. Il va alors s'efforcer de lui montrer le vrai visage d'Akio, qu'il cache sous son air sévère d'élève modèle: celui d'un être lascif aux tendance nympho-masochistes, qui éprouve en plus des sentiments incestueux pour son frère. En réalité, dès qu'on prend en compte ses faiblesses psychologiques, Akio n'est pas du tout supérieur à son jumeau, et l'ayant depuis longtemps percé à jour, Natsu va démontrer à Yukio qu'il perd son temps à faire tous ces efforts pour se montrer à la hauteur de ce frère que lui-même en cet instant ne reconnaît plus....

- Pride , page 101: Natsu Mitsuminé, à présent qu'il sort avec Yukio Ihara, se rend régulièrement au lycée afin de pouvoir être plus souvent avec son petit ami. Mais à part cela, le jeune homme semble ne venir en cours que pour dormir, ce qui ne manque pas de lui attirer l'anthipathie de ses camarades de classe, protestant à le voir ainsi se la couler douce que ce n'est pas parce que ses parents son riches que Natsu doit se croire tout permis. Un certain Kimoto et sa bande, surtout, ne cessent de le provoquer à tout propos, au risque de se faire copieusement rosser. Heureusement, Yukio intervient chaque fois à temps avant que son ami n'aille trop loin dans ses accès de violence, au point que les autres élèves admiratifs le considèrent à présent comme une sorte de "dompteur de fauves": Yukio est bien le seul à pouvoir contrôler un être aussi sauvage que Natsu ! Un jour qu'à la pause de midi se produit l'une de ces fréquentes altercations, après avoir que Yukio ait arrêté la bagarre, le bourgeois et lui se rendent sur la terrasse de l'école pour y faire l'amour. Tous deux ignorent que Kimoto, furieux d'avoir été encore une fois humilié et devinant à l'influence de Yukio sur Mitsuminé qu'il y a quelque chose entre eux, les a suivis en secret et ne perd rien du spectacle. Puisque son petit ami paraît si précieux aux yeux de Natsu, Kimoto pense tenir là le meilleur moyen d'assouvir sa vengeance. C'est ainsi que dès qu'il trouve Yukio seul, prétextant qu'il a à lui parler au sujet de son bouillant camarade, Kimoto entreprend d'attirer le jeune homme dans un guet-apens.
Un peu plus tard, surpris de n'apercevoir nulle part son ami, Natsu se lance à sa recherche, et apprenant de la bouche d'autres élèves que ce dernier a été aperçu en compagnie de Kimoto, il est aussitôt saisi d'un mauvais pressentiment. En effet, avec deux autres garçons de sa bande, Kimoto a décidé de se venger de tous les coups qu'il a pu recevoir de Mitsuminé en s'en prenant à son petit ami: Yukio est parvenu à apprivoiser Natsu grâce à son beau corps et son joli visage; pourquoi ne pas les en faire profiter eux aussi ? Sur ces mots, après l'avoir entraîné dans une salle de classe déserte, ils se préparent à violer le jeune homme qui se met bien sûr à crier de toutes ses forces. Mais c'est sans compter l'arrivée de Natsu, qui surgit juste à temps dans la pièce après avoir défoncé la porte ! Le jeune bougeois est en proie à une telle fureur que son regard semble lancer des flammes ! Et après avoir violemment tabassé les trois voyous, avisant une paire de ciseaux sur une table, il décide aussitôt de châtrer Kimoto afin que plus jamais ce dernier ne puisse faire de mal à son ami. Au moment où Natsu s'apprète à mettre en pratique cette mesure radicale, Yukio se jette néanmoins sur lui pour l'empêcher de commettre un acte aussi grave, et tandis qu'il retient le bourgeois par la taille, crie à ses agresseurs de s'enfuir au plus vite. Il va sans dire que Kimoto et sa bande ne se font pas prier !
"Pourquoi, Yuki...?" demande Natsu à son ami, étonné de ce geste de mansuétude. "Toi aussi, la première fois, ne m'as-tu pas obtenu par la force ?" réplique aussitôt l'intéressé. Se rappelant tristement ce jour où utilisant le chantage, lui aussi avait en quelque sorte violé Yukio en allant jusqu'à le ligoter sur une table de physique, Natsu reconnaît que son petit a de bonnes raisons de lui en vouloir. Pourtant, quand il lui demande s'il est en colère, après quelques instants d'hésitation Yuki finit par répondre négativement. Ce qui le rend malheureux, lui donne le sentiment d'être pitoyable, c'est surtout de réaliser que chaque fois qu'il s'est fait agressé par un homme, il s'est montré incapable de se défendre. Cette constatation fait tomber au plus bas le moral de Yukio qui, assis par terre, se recroqueville sur lui-même, les bras serrés autour de son corps, les larmes aux yeux. Ne sachant que faire pour le réconforter, Natsu finit par lui tendre sa propre ceinture. "Fais-moi la même chose," lance-t-il à son compagnon étonné. Cela m'est égal, ligote-moi autant que le coeur t'en dit ! Mais je t'en prie, ne me déteste pas...." Cette proposition inattendue laisse Yuki pantois. Natsu n'a-t-il donc aucune fierté ? Non, ce n'est pas cela.... Le jeune bourgeois disait vrai quand il avait prétendu qu'il ferait n'importe quoi pour Yukio.... Voilà pourquoi, radouci, ce dernier passe les bras autour du cou de son bien-aimé, lui assurant que tout va bien à présent. Et tandis que Natsu l'étreint pour lui faire oublier les pénibles moments qu'il vient de passer, Yukio a le sentiment de comprendre enfin pourquoi il se sent si bien chaque fois que son ami le touche: nul doute que c'est parce qu'il l'aime.... "Moi aussi, je t'aime," répond Natsu ému en embrassant son ami, quand celui-ci mort de honte lui fait cet aveu. "Et je te promets de te protéger, quoi qu'il advienne !" Mais tirant l'oreille de Natsu, Yukio refuse cette promesse, jurant que la prochaine fois qu'il se fera attaquer, il se démenera encore plus violemment que son compère ! - "Ah, Yuki, tu as l'intention de devenir plus fort que moi ?" - "Bien sûr !" Car refusant l'idée de passer sa vie à être protégé par son bien-aimé, Yukio a bien l'intention de devenir un jour suffisamment fort pour pouvoir lui aussi veiller sur l'être qui lui est cher....

- Kimi daké no Appoint ("Un rendez-vous pour toi seul"), page 125: Quand il était enfant, Akito Takamiya pesait déjà 80 kilos, et cette obésité lui a vallu de se faire cruellement maltraiter par les autres à l'école primaire: lui reprochant d'être laid et de sentir la sueur, personne ne voulait s'assoir à côté de lui en classe, et encore moins devenir son ami. A la fin, lassé de voir Akito rentrer tous les soirs à la maison en pleurant, son grand frère a décidé de prendre les choses en main: faisant subir à l'enfant un entraînement intensif, il l'a aidé à perdre ses kilos en trop, lui a enseigné une meilleure hygiène de vie et l'a peu à peu complètement relooké. Si bien qu'aujourd'hui, physiquement métamorphosé, Akito est considéré sans conteste comme le plus beau garçon de son lycée. Il est bien fini, le temps où ses camarades le traitaient de "gros lard" ! Populaire aussi bien auprès des garçons que des filles, le jeune homme a désormais plein d'amis et reçoit même régulièrement des déclarations d'amour. Mais voilà, Akito a un problème qui l'empêche de profiter pleinement de cette nouvelle existence dorée: car malgré sa transformation physique, à l'intérieur de lui il est resté le même, un garçon timide et timoré qui craint plus que tout que les autres lui découvrent une faiblesse et recommencent à se moquer de lui comme autrefois. Voilà pourquoi, effrayé à l'idée de se trahir en liant une relation trop intime avec quelqu'un, Akito ne peut se résoudre à sortir avec l'une ou l'autre de ses prétendantes, ce qui ne manque pas d'étonner ses camarades qui se demandent bien pourquoi le plus beau garçon du lycée n'a toujours pas de petite amie....
Un jour, au lycée d'Akito doit avoir lieu un contrôle dentaire. Mais si pour la plupart des élèves il ne s'agit que d'une visite médicale bénigne, pour le jeune homme celle-ci se change en véritable épreuve: en effet, ses amis plaisantent déjà qu'ils imaginent mal un joli garçon comme lui se faire soigner des dents gâtées la bouche grande ouverte, ça ne colle pas du tout avec son image ! Et à ces propos, Akito en vient à se demander avec angoisse ce qui se passerait si le dentiste lui découvrait une carie.... C'est donc extrêmement tendu qu'une fois venu son tour le jeune homme se rend à son contrôle dentaire, prenant mille précautions afin que personne ne puisse assister à la séance, sous le regard perplexe du séduisant jeune dentiste. Mais à peine l'examen a-t-il commencé que le verdict tombe comme un couperet: malgré le soin avec lequel il se brosse toujours les dents, Akito a bel et bien une carie, nouvelle qui lui fait l'effet d'une douche froide ! Se levant du fauteuil, le jeune homme se penche aussitôt sur le dentiste d'un air menaçant, le conjurant de ne pas souffler mot à qui que ce soit de ce qui lui arrive ! Puis, Akito s'en va comme si de rien n'était rejoindre sa clique qui l'attendait dans le couloir, prétendant que son examen s'est bien passé, qu'il n'a absolument rien.
Tandis qu'il regarde s'éloigner ce curieux lycéen, intrigué de son comportement et de ses précautions exagérées pour dissimuler sa "disgrâce", le dentiste a soudain l'impression de comprendre quel est le problème de son patient. C'est ainsi qu'en fin d'après-midi, l'attendant dans la rue, il aborde Akito à la sortie du lycée. "Pas facile pour le plus beau garçon de l'école de conserver son image !" lance le praticien malicieusement. Mais il a beau le taquiner, le dentiste est cependant disposé à aider Akito: expliquant que le vendredi est le jour de fermeture de son cabinet, il l'enjoint donc à venir ce jour-là, il pourra ainsi soigner le jeune homme loin des regards indiscrets. Bien sûr, bien que surpris Akito s'empresse d'accepter cette proposition, et touché de cet égard, songe que ce dentiste a vraiment l'air d'être quelqu'un de bien....

C'est ainsi que le vendredi suivant, rasant les murs par crainte d'être aperçu, Akito se rend au cabinet Aomura, du nom de son propriétaire. A peine installé dans son fauteuil, la première préoccupation du jeune homme est de s'enquérir de la gravité de sa carie, car il ne voudrait pas se retrouver avec l'une de ces horribles dents en plomb. A cette question, Aomura amusé averti son patient que vu que les dents blanches en porcelaine ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, s'il en veut absolument une, il lui faudra débourser 90 000 yens - coût évidemment bien au-delà des moyens de Akito ! En plus, ajoute le dentiste, cela n'a pas vraiment d'importance puisque sa dent gâtée est une molaire: de quelque façon qu'on la soigne, ça ne se verra pas ! Cependant le jeune homme paraît si désolé par cette histoire de dent pourtant relativement banale que Aomura devine que cette obsession pour son apparence physique n'est pas due qu'à une simple volonté de jouer les poseurs. Et tandis qu'il en demande la véritable raison à Akito - tout en le menaçant de lui extraire un nerf à vif s'il ne dit pas la vérité ! - le jeune homme accepte finalement de lui raconter ce qu'il a subi dans son enfance à cause de son obésité. Il explique ensuite comment, à présent que grâce aux bons soins de son frère il est devenu méconnaissable, ses camarades se sont forgés leur propre image de lui; mais même s'il s'agit désormais d'une vision positive, cela ne change rien au fait que le voilà prisonnier de cette image. A cause de son manque de confiance en lui, Akito se préoccupe sans cesse du regard des autres, et cela l'oblige à se montrer parfait en toutes circonstances - bien qu'en réalité, il n'apprécie pas du tout ce nouveau lui-même. "En ce qui me concerne, je serais capable d'aimer n'importe quel Akito..." prononce Aomura quand son patient a terminé son histoire. Car avec son caractère simple et doux, peu importe son apparence physique, ce lycéen lui paraît terriblement mignon.... A ces paroles Akito sent une douce émotion lui réchauffer le coeur, et encore une fois, il se prend à songer que décidément, ce dentiste est vraiment quelqu'un de bien....
Enfin, c'était avant que l'intervention ne commence ! Effrayé par le bruit de la roulette, Akito se met à serrer les dents, terriblement tendu, ce qui ne s'avère pas très commode pour le praticien. Glissant alors une main dans le pantalon de son patient, Aomura lui conseille de se concentrer sur son sexe plutôt que sur sa bouche afin de se décontracter un peu. Et bien que par raison et par pudeur le jeune homme se refuse moralement à faire quelque chose d'aussi honteux, il ignore pourquoi, d'un autre côté ses mains qui enserrent son pénis refusent de s'arrêter. En plus, le bruit désagréable de la fraise et la douleur ne font qu'augmenter son excitation ! Ainsi tourmenté entre sa morale et ses désirs inavouables, Akito ne voit pas le temps passer, si bien que lorsque Aomura lui annonce qu'il a fini de soigner sa dent gâtée, le jeune homme sursaute, ne s'étant aperçu de rien ! Néanmoins la séance ne fait que commencer, car peu disposé à laisser son patient désorienté en une si fâcheuse posture, le dentiste prend bientôt la relève pour consoler son corps. "Je vais t'aider à t'aimer davantage, prononce Aomura avec résolution. Car tu es bien plus beau que tu ne l'imagines toi-même." Et sur ces mots, achevant de déshabiller le jeune homme, le praticien entâme une série d'habiles préliminaires laissant présager des caresses plus brûlantes encore. Mais malgré ses doutes et le fait qu'il se demande bien pourquoi Aomura en soit venu à agir ainsi, Akito ne peut se résoudre à le repousser. Comment aurait-il pu se douter que sous ses airs d'homme bon et cordial se cachait un être aussi érotique ? Néanmoins, loin de lui paraître désagréable, cette découverte rassure au contraire Akito, car elle lui fait comprendre que le dentiste est le même genre de personne que lui: Aomura dissimule sous une apparence positive sa véritable personnalité. Et c'est cela, sans aucun doute, qui fait que le jeune homme ne parvient pas à le repousser et se sent si bien entre ses bras....

- Kyûkyoku ("Final"), page 157: Le volume se clot sur un petit chapitre de 20 pages, dont l'histoire ultra-simple sert surtout à décrire avec force détails une partie de jambes-en-l'air des plus hot ! Parue à l'origine dans Be Boy Zips 22, il s'agit de l'oeuvre publiée sur un support commercial la plus ancienne de cet auteur, d'où le décalage avec ses autres histoires qui comportent en général davantage de scénario. Piyoko n'ayant même pas pris la peine de nommer ses héros, j'ai choisi de leur donner moi-même un nom, car sans cela, ce n'aurait vraiment pas été commode d'écrire le résumé !
Izumi (le brun) et Takashi (le blond aux cheveux hérissés), sont ce qu'on pourrait appeler des "copains de baston": ils sont toujours ensemble au lycée et partagent la même chambre d'internat, mais voilà, leur passe-temps favori est de se taper dessus ! Un jour, suite à l'un de ces affrontements, Izumi se retrouve blessé au bras droit. Désormais incapable de manger ou de se déshabiller seul, voilà son ami contraint de s'occuper de lui, ce qui au fond ne déplaît pas à Takashi. Car parfois, ce dernier se surprend à éprouver une étrange émotion quand il contemple Izumi. Puisque le lycéen semble donc disposé à accomplir toutes ses volontés, Izumi ne tarde pas à abuser du bon vouloir de son camarade, allant jusqu'à lui demander de laver ses vêtements. Mais à peine a-t-il aperçu le beau torse dénudé d'Izumi qui vient d'ôter son T-shirt que ce trouble qui assaille parfois Takashi se fait plus pressant que jamais. Se jetant sur son ami, il le précipite à terre, avant de lui lier les mains au pied du lit. D'accord, Takashi est disposé à prendre soin d'Izumi durant tout le temps que prendra sa guérison; mais en échange, ce dernier devra le payer de son corps !
"ça va pas, espèce de con !!" s'exclame aussitôt le jeune homme dès qu'il entend ces propos. Néanmoins, Takashi est très sérieux: il avoue ainsi que son ami possède un corps si attirant que de plus en plus souvent, quand il se trouve à ses côtés il se sent d'humeur terriblement étrange. "Ce doit être cela, l'amour ?" conclut Takashi en entâmant ses caresses. "Et toi, tu m'aimes ?" - "ESPECE DE BÊTE SAUVAGE !!" répond Izumi fulminant. N'empêche que lorsque son ami commence comme il l'a promis à lui faire subir ces choses si honteuses qu'il n'osera jamais le répéter à personne , le jeune homme lui demande bientôt de lui délier les bras afin qu'il puisse se pendre à son cou....

|
Intrigue: Kurô Inamori, 25 ans, est le PDG d'une importante multinationale. Très intelligent (il est doté d'un Q.I. de 200), c'est un véritable génie du commerce et de la gestion qui a fait ses études en Amérique, dans une école pour surdoués où il a reçu une éducation à l'occidentale. Inamori possède de plus un physique des plus avantageux, s'habille de costumes toujours impeccables, ne montre jamais aucune faiblesse devant ses subordonnés. En somme, tout le monde se plaît à dire que ce jeune PDG est le symbole de l'homme d'affaire parfait, et où qu'il aille, hommes et femmes se retournent sur son passage tandis que pleuvent sur lui les regards admiratifs. Pourtant, tout ceci n'est qu'une façade. Héritier du Groupe Inamori, Kurô a appris dès son plus jeune âge à jouer les business-man d'élite. En réalité, il s'agit d'un être ultra-sensible, frigide et impuissant, dont le passe-temps favori est de s'enfermer dans les toilettes, le seul endroit au monde où il se sente en sécurité !
Si Kurô est devenu si pitoyable, c'est à cause d'un traumatisme subi à l'âge de 17 ans, alors qu'il faisait ses études aux Etats-Unis. Là-bas, il avait fait la connaissance de la belle Kyôko, son tout premier amour. Après une timide déclaration, il avait fini par sortir avec elle, lui qui jusqu'à présent n'était préoccupé que par son travail scolaire. Mais alors que Kurô filait le parfait bonheur, un jour, il avait par hasard entendu Kyôko discuter avec une copine: cette dernière s'extasiant sur la chance de son amie de fréquenter un garçon aussi parfait que Inamori, Kyôko, pour frimer, avait répondu que si en effet il n'y a rien à redire sur Kurô en ce qui concerne la beauté et l'intelligence, en revanche, au lit, il est complètement nul !!!
Choqué à un point qu'on ne saurait dire, prenant ces affirmations au premier degré, depuis tout ce temps le jeune homme ne s'en est toujours pas remis. Rien que le souvenir de cette cuisante humiliation suffit à lui ôter tout désir, c'est comme si son sexe était mort, ce qui ne manque pas d'engendrer complexe et manque de confiance en soi dans sa vie privée, sans compter que le malheureux n'ose plus sortir avec qui que ce soit de peur de ne pas "pouvoir" au moment crucial. Par conséquent, son entourage masculin ne cesse de se poser des questions: avec sa richesse et son physique, leur directeur qui plaît beaucoup pourrait avoir un tas de petites amies !? Pourquoi n'en profite-il pas ? Ainsi, les employés de Inamori ont fini par déduire que ce dernier n'est qu'une bête de travail préoccupé seulement par le taux de croissance du chiffre d'affaire de sa société, se désintéressant totalement de l'amour.
Les toilettes où le jeune homme aime tant venir s'enfermer avec porte-document et ordinateur portable étant - c'est bien connu - le lieu de toutes les conversations, Kurô est parfaitement au courant de ce que les autres disent à son sujet, et celà le déprime chaque fois un peu plus. Mais que peut-il y faire, ce n'est pas de sa faute si son corps ne réagit plus. La seule personne au courant de son handicap est son cousin et bras droit Motoki Fujiwara, le beau dandy au catogan. Si ce dernier ne manque pas de taquiner souvent son malheureux cousin, surtout que c'est lui qui est chargé de tirer Kurô des toilettes avant chaque réunion des cadres de l'entreprise, Motoki fait néanmoins tout son possible pour l'aider, se procurant pour le compte du PDG diverses substances aphrodisiaques. Car Kurô désire absolument guérir, afin de pouvoir faire l'amour avec la personne dont il est épris.
Il s'agit de Nana, un jeune hôte aussi mignon que sexy, toujours souriant, qui travaille au club où Kurô se rend presque chaque soir en compagnie de son cousin. Au début, Inamori pensait que son attirance pour ce garçon s'expliquait par le fait qu'en ne fréquentant que des hommes, il lui serait peut-être plus facile de se détendre. Mais à présent, il ne se rend plus à ce club que pour rencontrer Nana, un être pourtant dont il ignore tout, son âge, son adresse, et jusqu'à son véritable nom ! Mais rien que de se trouver auprès de lui, Kurô sent ressurgir en lui des émotions oubliées, il voudrait tant pouvoir surmonter le passé et étreindre ce jeune homme passionnément. Mais auparavant, il lui faut absolument guérir de son impuissance, sans compter le problème de la déclaration: si en tant qu'héritier d'une importante multinationale depuis son enfance on lui a enseigné tout ce qui concerne le commerce et la gestion d'une grosse entreprise, côté coeur, le PDG est plutôt inexpérimenté, timide et maladroit. Malgré son amour pour Nana, il ignore donc le moyen de lui transmettre ses sentiments, craint de l'embarrasser en lui révélant la passion qu'il lui inspire.

Un soir que Inamori et Motoki se rendent à leur club habituel, le destin va pourtant venir au secours du business-man tourmenté. Ayant avalé par erreur une grande rasade de whisky, lui qui ne boit d'alcool que rarement, Kurô perd connaissance pour se réveiller quelques heures plus tard dans son lit à son appartement, Nana debout à ses côtés. Motoki et le jeune hôte l'ont ramené chez lui et Nana est resté pour le veiller. Sitôt qu'il découvre le visage de l'objet de son amour penché au-dessus de lui, la première réaction de Inamori est de se précipiter dans les toilettes, lieu où il pourra réfléchir calmement à la situation et retrouver son sang-froid. Le voilà seul avec Nana, qui plus est dans sa propre chambre. Quelle chance inespérée ! Mais si jamais son Pi...! ne fonctionnait pas !? A cet instant, Kurô se rappelle le puissant aphrodisiaque remis le matin-même par Motoki, dissimulé dans une bouteille d'eau minérale. Voilà qui pourra l'aider !
Hélas, lorsque Inamori se décide à quitter sa retraite pour aller récupérer le précieux liquide, c'est pour découvrir horrifié que Nana a déjà bu tout le contenu de la bouteille, pensant bien sûr qu'il ne s'agissait que d'eau. La substance ne tarde pas à faire son effet, Nana devient bientôt incapable de contrôler ses actes, dominé par le feu qui brûle en lui. Et tandis que le jeune homme s'abandonne dans les bras de Kurô désorienté, celui-ci remarque avec une joie sans nom que son Pi...! est enfin ressuscité ! Raigaillardi, le PDG se sent revivre. Hélas, lorsqu'après de brûlantes caresses il est sur le point de prendre Nana, l'image de Kyôko remonte soudain à son esprit, et aussitôt son ardeur se change en un froid glacial. A ses pieds pourtant, Nana continue d'implorer son aide, s'étonnant de son hésitation. Alors, puisqu'il ne peut le pénétrer de son sexe, en désespoir de cause Kurô finit par lui introduire le goulot d'une bouteille. Jamais autant que ce jour il ne s'est senti aussi misérable....

Au petit matin quand le business-man se réveille, comme il fallait s'y attendre Nana a disparu de la chambre, et encore une fois le malheureux Kurô ne peut qu'aller broyer du noir en s'enfermant dans les toilettes. Ce jour-là, au bureau, le jeune homme se montre incapable de se concentrer sur sa réunion, lui d'ordinaire si parfait devant ses employés, et celà ne manque pas d'inquiéter son cousin Motoki. Il désire plus que tout rencontrer Nana, s'excuser auprès de lui, mais en se rendant au club, il apprend que le jeune hôte, soi-disant pour avoir pris froid, ne vient plus à son travail. Les jours se succèdent, et comme Inamori ignore l'adresse de son bien-aimé, il ne peut qu'attendre chaque soir assis pitoyablement devant l'entrée réservée au personnel, entre les poubelles et les caisses vides, espérant que Nana réapparaisse un jour.
Fort heureusement, le jeune hôte finit tout de même par repasser un soir près de son ancien lieu de travail, et n'en croit pas ses yeux en découvrant prostré devant l'arrière-boutique le richissime PDG. Tous deux se retrouvent finalement attablés dans un restaurant spécialisé dans les soba (nouilles de sarrasin) suite à une maladresse lingistique de la part de Kurô. Ce dernier essayait en effet de prononcer "Je voudrais que tu restes auprès de moi" , mais comme, troublé, il bafouille sans cesse, la phrase a fini par donner "Tu ne voudrais pas venir avec moi manger des soba ?" - soba en japonais pouvant signifier à la fois "auprès de (qn...)" et "nouilles de sarrasin". N'importe, le résultat est que le voilà à nouveau réuni avec Nana, c'est l'occasion ou jamais de s'excuser et d'avoir une conversation avec lui.

Cependant, avant que Inamori ait le temps de proférer une parole, avisant l'une des bouteilles posées sur la table, Nana aborde lui-même le sujet. L'autre soir, bien qu'il ne se trouvait pas dans son état normal (il ignore toujours qu'il avait bu par mégarde un aphrodisiaque), il avoue avoir reçu un choc de ce que Kurô lui a fait. Pour lui, c'était la toute première fois, alors il aurait préféré que Inamori l'étreigne lui-même au lieu d'utiliser un objet. Encouragé par cet aveu, le business-man prend son courage à deux mains et parvient enfin à demander au jeune homme de venir vivre avec lui, lui avouant à quel point il a besoin de sa présence. Et à sa grande surprise, Nana accepte avec joie, ravi de venir vivre dans un si grand et luxueux appartement. Mais si l'un est décidément malhabile pour s'exprimer, le second a quant à lui l'esprit un peu obtus ! Ayant mal interprété les paroles du business-man, le garçon croit ainsi que ce dernier veut l'embaucher au pair pour s'occuper de la cuisine et du ménage ! Mais bon, peu importe, du moment que Inamori puisse désormais avoir toujours Nana auprès de lui. Et puis, plus tard, le jour viendra peut-être où tous deux pourront s'unir réellement. Dans ce but, Kurô doit continuer ses efforts.
A ce moment, le PDG croit qu'il n'a recueilli qu'un simple jeune hôte insouciant et sans attache qui va de petit boulot en petit boulot. Mais sous le pseudonyme de Nana se cache en fait Takuma Tokiwa, hacker surdoué que son oncle, PDG d'une grande société rivale de celle de Inamori, utilisait pour pirater les informations des entreprises concurrentes. Orphelin à l'âge de 3 ans, cet oncle les avait recueilli lui et sa soeur aînée, mais refusant que son don pour l'informatique soit davantage exploité à des fins déloyales, le garçon a fini par s'enfuir de la maison, une année auparavant. Et la soeur de Nana n'est autre que Kyôko Tokiwa, cette même Kyôko qui était jadis la petite amie de Kurô, responsable de son traumatisme. Cette dernière n'a jamais compris pourquoi le jeune homme avait rompu avec elle il y a 8 ans, ignorant bien sûr qu'il avait entendu les propos qu'elle avait tenu devant son amie. Pourtant, ce jour-là, l'étudiante avait menti en prétendant que Kurô était nul au lit; il était son tout premier homme, comment aurait-elle pu juger ? Kyôko voulait juste jouer celle qui a de l'expérience vis à vis de sa camarade, sans imaginer le mal qu'elle allait involontairement causer à son petit ami.
Mais à présent qu'elle a découvert que son jeune frère, dont elle était sans nouvelles depuis un an, vit avec son ancien amant, Kyôko devenue femme d'affaires, cadre supérieur dans la société de son oncle, décide de refaire son apparition. Blessée par une rupture dont elle continue d'ignorer la raison, et sans doute un tantinet jalouse, elle est bien résolue à se venger. C'est ainsi qu'un soir, profitant de l'absence de Inamori, Kyôko vient trouver Nana qui vit dans le luxueux appartement de son ami, le menaçant de révéler à Kurô sa véritable identité si son cadet refuse de lui livrer des informations secrètes concernant la société Inamori. Voilà le jeune homme confronté à un cruel dilemne: s'il accepte de s'adonner à ce piratage, il pourra rester auprès de celui dont il a fini par tomber amoureux; mais celà équivaudrait également à le trahir....

|
- Shiawasé no Bashô ("Un Lieu où vivre heureux"), page 69: Le jour de la rentrée des classes, tandis qu'il déambule dans les jardins du lycée qu'il va intégrer pour son tout premier poste, Shimamura, un jeune professeur fraîchement diplômé, découvre soudain un chiot abandonné. Comme il a bon coeur, il décide immédiatement de recueillir l'animal; mais alors qu'il se penche pour le prendre dans ses bras, il remarque soudain la présence d'un jeune homme qui l'observe au milieu des arbres. A peine leurs regards se croisent-ils que l'inconnu s'enfuit sans demander son reste, mais Shimamura, lui, demeure cloué sur place, confondu par la beauté de cette apparition. Un mois s'écoule, et le professeur ne parvient toujours pas à oublier la vision de ce jeune homme magnifique au visage androgyne qui paraissait si triste et solitaire. Comme il portait un uniforme, il s'agit sans aucun doute possible d'un élève de ce lycée, et pourtant durant tout ce mois, Shimamura n'a pas eu une seule fois l'occasion de l'apercevoir dans l'établissement. Il aurait pourtant tellement souhaité le rencontrer à nouveau....
Un matin qu'il remplace un collègue qui a du s'absenter, en faisant l'appel, le professeur note l'absence d'un élève, Asami Higuchi, qui ne s'est d'ailleurs pas présenté une seule fois aux cours depuis la rentrée des classes. Et s'il s'agissait de son mystérieux inconnu ? se demande aussitôt Shimamura. Afin d'en avoir le coeur net, à la fin des cours, il aborde deux élèves de la classe d'Asami Higuchi qu'il entreprend d'interroger au sujet de l'absence de leur camarade: il apprend ainsi que depuis le collège déjà, Asami ne vient pratiquement jamais à l'école; et d'ailleurs sur lui on n'entend que des mauvaises rumeurs: on dit qu'il se prostitue, de plus en ne prenant que des clients masculins ! Tandis que les garçons prononcent ces paroles, arrive justement l'intéressé, qui ne manque pas de froncer les sourcils en découvrant quelles rumeurs circulent à son sujet. Cependant Shinamura le reconnaît immédiatement, c'est bien le jeune homme qu'il recherchait. Les autres élèves partis, l'enseignant gêné demande à Asami si ce qu'il vient d'entendre est la vérité, mais le lycéen se contente de répondre évasivement par une autre question: "Et si c'est vrai ? Vous allez me renvoyer de l'école ?" Mais ce n'est bien sûr pas l'intention de Shimamura, et avant d'avoir réalisé le sens de ses paroles, les mots sortent inconsciemment de sa bouche: "Alors, si je te payais, tu accepterais de ....?"
"Quel pauvre type !" s'insurge Shimamura en son for intérieur. Lui, un professeur, essayer de s'acheter un élève ! Asami prend cette proposition avec le sourire, mais Shimamura, lui, se trouble, complètement désemparé par le caractère immoral de ses propres propos. Il n'a cependant pas le temps d'entendre la réponse du lycéen, car à ce moment, un autre professeur tombe sur eux dans le couloir. Voilà déjà longtemps que cet homme cherche à coincer Asami pour ses absences répétées, et l'attrapant par le bras, il veut l'entraîner de force jusqu'au bureau du proviseur. Pas du tout disposé à se laisser faire, le jeune homme se dégage vivement; alors, furieux, le professeur s'apprète à lui faire payer cette impolitesse en lui assenant un vigoureux coup de poing. Shimamura s'interpose heureusement juste à temps et prend le coup à sa place, ce qui donne au lycéen le temps de fuir.
En fin d'après-midi, tandis que le jeune professeur rentre chez lui en ruminant encore l'immoralité de sa conduite, il a la surprise de retrouver Asami appuyé contre un mur. Le jeune homme l'attendait et lui rappelle aussitôt sa proposition de tantôt. Voilà Shimamura plus décontenancé que jamais, mais il se laisse finalement convaincre. Refusant l'idée-même d'aller dans un love-hotel, il finit donc par emmener Asami à sa propre maison où tous deux sont accueillis par une foule d'animaux. Des chiens, des chats.... Le logis du professeur est devenu un véritable zoo avec tous les animaux abandonnés qu'il a recueillis ! "Ils paraissaient si tristes et si seuls, je ne pouvais pas les laisser comme ça...." explique Shimamura à son invité, et la douceur du visage de l'enseignant quand il prononce ces paroles remue douloureusement le coeur de Asami. Mais il se reprend vite, et se détournant pour cacher son trouble, exige qu'ils en viennent immédiatement au but de leur rendez-vous: si Shimamura n'a pas l'intention de lui faire l'amour, alors il aime mieux s'en aller sur-le-champ.
Les deux compères montent donc à l'étage dans la chambre du professeur, et tandis qu'Asami se déshabille devant lui, Shimamura en a le souffle coupé tant le corps du jeune homme est remarquablement beau. Encore une fois, il hésite à toucher Asami, et il faudra que ce dernier insiste désespérément pour que Shimamura consente à se laisser aller. A peine ont-ils échangés quelques caresses enlacés sur le lit que l'enseignant ne tarde cependant pas à s'apercevoir aux réactions d'Asami sous ses doigts que ce dernier est encore vierge. Dans ce cas, si ce qu'on disait sur lui - qu'il se livrait à la prostitution - n'est qu'une fausse rumeur, pourquoi avoir accepté de coucher avec Shimamura ? Alors que le professeur l'étreint, le jeune homme laisse échapper des larmes de douleur, et pourtant, malgré sa souffrance, il supplie Shimamura de l'aimer encore plus fort....
Un peu plus tard, jetant un coup d'oeil à la pendule et constatant l'heure tardive, Shimamura finit par se lever en conseillant à Asami de téléphoner à ses parents, qui doivent peut-être s'inquiéter. Néanmoins le jeune homme répond qu'il n'y a personne chez lui à cette heure: voilà déjà bien longtemps que sa mère s'est sauvée, quant à son père, il doit se trouver chez l'une ou l'autre de ses maîtresses. Ses parents se soucient comme d'une guigne de ses faits et gestes et de ce qui peut bien lui arriver ! Comme si cela ne suffisait pas, Shimamura lui-même a entendu ce qu'on dit sur Asami à l'école, toutes ces rumeurs sans fondement, et même les professeurs refusent de l'écouter. Après avoir lancé ces paroles amères, se levant à son tour, le jeune homme se rhabille en annonçant à Shimamura qu'il ne veut pas d'argent de sa part: pour le protéger le professeur a pris un coup de poing à sa place, et Asami l'en remercie sincèrement. Mais au moment où le lycéen s'apprète à quitter la chambre, Shimamura lui barre brusquement le passage. Comment pourrait-il laisser rentrer son cher jeune amant à cette maison vide où il se morfond dans la détresse et la solitude ? Si Asami veut bien rester ici, à son logis qui sert déjà de refuge à tant de créatures abandonnées, le professeur lui promet que plus jamais le jeune homme ne sera seul. Lorsqu'il profère cette requête, Shimamura est cependant persuadé de son caractère illusoire: il ne peut garder enfermé éternellement Asami chez lui en dépit de tout l'amour qu'il lui porte. Le professeur ignore encore que depuis ce jour de leur première rencontre, lorsqu'il l'avait vu ramasser ce petit chien abandonné tout comme lui, Asami n'avait pas eu de désir plus cher que d'être à son tour recueilli et aimé par Shimamura....

|
Intrigue: Bien qu'il fréquente un établissement exclusivement réservé aux garçons, le bel Ozumi trouve chaque jour dans son casier des liasses de lettres d'amour. "Celui qui veut sortir avec moi n'a qu'à me le dire en face !!" finit par s'exclamer à bout de patience le lycéen irrité, sans même lire ces missives. "Ce n'est pas une chose que l'on peut prononcer si facilement" proteste aussitôt Minato, son voisin et ami d'enfance, d'autant qu'il se doute bien que celui qui oserait faire une déclaration franche et directe à Ozumi, héritier d'un dôjô d'Aïkidô, aurait toutes les chances de se faire éjecter avec pertes et fracas ! Un jour que Ozumi rentre seul du lycée, son ami, l'un des meilleurs élèves de leur classe, étant resté assister à des cours supplémentaires, il se fait aborder par un séduisant homme d'âge mûr. Peu méfiant, le jeune homme se laisse finalement inviter à boire un thé, écoutant avec une attention rêveuse ce directeur d'une petite entreprise lui parler de ses voyages. Ozumi n'ayant jamais mis le pied à l'étranger, il a toujours porté un grand intérêt aux autres pays, et lorsqu'il en fait part au directeur, Mr. Mishima, ce dernier lui propose de venir chez lui un de ces quatre afin qu'il lui montre des photos et des objets rares provenant des endroits qu'il a visités. La conversation de cet homme est si intéressante qu'il fait déjà nuit lorsque Ozumi prend enfin le chemin de sa maison, se disant que Mr. Mishima est vraiment un type bien. Mais alors qu'il se fait cette réflexion, en dépit de l'heure avancée il a la surprise de retrouver Minato appuyé contre le mur de son jardin: son camarade est venu lui apporter ses cours qu'il a classés selon les sujets qui peuvent survenir au contrôle qui doit avoir lieu le lendemain, contrôle que Ozumi avait complètement oublié ! Avant de s'en aller, Minato recommande à son ami de ne pas rentrer trop tard le soir, puis il se dirige vers sa propre maison sans rien ajouter, sous le regard perplexe d'Ozumi. "Il m'a attendu depuis tout ce temps ? se demande le jeune homme en le regardant s'éloigner. Uniquement pour me remettre ces notes ? Non.... Impossible...."
Le lendemain, à la surprise de Minato, Ozumi quitte le lycée sitôt les cours achevés au lieu de rentrer tranquillement avec ses amis comme il en a l'habitude. C'est que ce jour-là il doit se rendre chez Mr. Mishima, qui lui avait promis de lui montrer ses photos de pays étrangers. S'amusant beaucoup auprès de cet adulte qui lui apprend des tas de choses, Ozumi est complètement sous le charme du séduisant businessman. Voilà pourquoi il se laisse convaincre lorsque Mishima se propose de l'emmener dîner en ville. Cependant ce luxueux restaurant où l'homme l'a invité est aussi un hôtel, et les deux convives n'ont même pas commencé leur repas que Mishima annonce au jeune homme qu'il a réservé une chambre pour eux deux. "Accepterais-tu de rester toute la nuit auprès de moi ?" demande le businessman avec franchise, et Ozumi a beau être un peu naïf, il comprend aussitôt ce que sous-entend cette requête. "Que.... Que faire...." s'interroge-t-il paniqué. Néanmoins Mishima paraît si attristé des hésitations de son invité que finalement, Ozumi ne peut se résoudre à refuser. Après tout, se dit-il tandis que le businessman le conduit à leur chambre et lui enjoint de prendre sa douche le premier, Mishima est vraiment un type bien. Nul doute que même si pour Ozumi ce sera la toute première fois, il saura le guider avec la patience et l'expérience d'un adulte. N'empêche que le jeune homme ne peut s'empêcher de se sentir terriblement tendu.... Il s'apprète à faire l'amour avec Mishima, jusqu'au petit matin.... "Ne rentre pas trop tard...." Ozumi sent son coeur faire un bond dans sa poitrine alors que lui reviennent soudain en mémoire les recommandations de Minato. Pourquoi ce dernier apparaît-il ainsi subitement dans son esprit, à un moment où il ne devrait penser qu'à Mishima ?.... Pourtant, s'avoue Ozumi, s'il ne rentre chez lui qu'au petit matin, son ami et voisin va probablement s'inquiéter....
Quittant la salle de bain, Ozumi décide finalement d'expliquer à Mishima qu'il préfère rentrer, mais à sa grande surprise, c'est un tout autre individu qu'il retrouve dans la chambre, et plus aucune trace du businessman, qui a filé pendant qu'il prenait sa douche. L'inconnu, plus jeune et plus séduisant que Mishima avec ses allures de cadre d'élite, explique au jeune homme dérouté qu'en échange d'un délai supplémentaire pour le remboursement de ses dettes, Mishima lui a promis qu'il pourrait faire de son compagnon ce qu'il voudrait. Alors, si Ozumi aime le businessman, l'inconnu lui recommande de se montrer compréhensif et de se plier à toutes ses volontés. Quel choc pour Ozumi ! Lui qui croyait depuis tout ce temps que Mishima était quelqu'un de bien vient d'apprendre que non seulement ce dernier l'a trompé, mais a été jusqu'à le vendre pour le remboursement d'une dette ! "Qu'est-ce que j'ai été con !...." se reproche amèrement le jeune homme. Et pourtant, il a beau se dire que ce n'est pas le moment d'avoir pitié de Mishima, il ne peut s'empêcher de compatir à ses difficultés, qu'il n'avait pas non plus su déceler. Voilà pourquoi, concluant qu'il n'y a rien d'autre à faire, Ozumi accepte finalement de se soumettre à l'homme d'affaires inconnu, l'avertissant cependant que n'ayant aucune expérience, il ne saura pas faire grand chose pour lui. L'homme n'a pas plus tôt entendu que le lycéen est encore puceau que surexcité, il se jette littéralement sur lui....
Plus tard, tandis que l'aube commence à poindre, c'est d'un pas lourd que Ozumi se dirige enfin vers sa maison, les vêtements en désordre, des larmes au coin des yeux. Arrivé devant chez lui, il découvre avec stupeur que la lumière est encore allumée chez ses voisins, à la fenêtre de la chambre de Minato. Se hissant jusqu'à cette ouverture, Ozumi cogne au carreau afin que son ami occupé à étudier vienne lui ouvrir, et il n'a pas plus tôt mis les pieds dans la chambre qu'il s'effondre sur le lit. Inquiet de voir dans quel état se trouve le jeune homme, Minato lui demande aussitôt ce qui lui est arrivé. D'un ton morne et las, Ozumi se met alors en devoir de lui conter tout ce qui s'est passé, comment un homme en qui il avait confiance l'a trompé puis vendu à un inconnu. Cependant il n'a pas le temps d'achever son histoire que Ozumi sursaute à la violente réaction que ses paroles provoquent chez son ami: pris d'une rage folle, Minato le somme de lui dire immédiatemment le nom et l'adresse de ce salaud qui a osé le tromper ! C'est la première fois que Ozumi voit Minato dans une telle fureur, et il a beau lui enjoindre de se calmer, c'est trop lui demander, le jeune homme ne peut pardonner ce qui vient de se passer ! Mais quand, serrant les poings, Minato avoue combien il s'en veut de ne pas avoir été capable de protéger son ami, l'expression de son visage est en cet instant si douloureuse que Ozumi ressent soudain une douce émotion de constater à quel point il se préoccupe de sa personne....
Minato insistant pour connaître les coordonnées de Mishima, Ozumi s'empresse néanmoins de dissiper le malentendu: il n'a pas été violé comme le croit son camarade, personne ne l'a touché; car lorsque le businessman inconnu s'est brutalement jeté sur lui, par un réflexe digne d'un combattant d'Aïkidô, il a violemment précipité son assaillant contre le mur de la pièce, avant de quitter la chambre en y laissant l'homme d'affaires sans connaissance. "T.... Toi alors...." souffle Minato, sentant soudain ses muscles se détendre de soulagement après l'intense tension nerveuse qu'il a éprouvée. Mais d'un doux sourire, Ozumi s'excuse sincèrement de lui avoir causé autant de soucis. En son for intérieur, le jeune homme se demande comment il ne s'en est pas aperçu plus tôt: depuis toujours, son ami d'enfance est celui de ses proches qui s'est le plus préoccupé de son bien-être. Et s'il ne se trompe pas, nul doute que Minato est amoureux de lui. Voilà pourquoi, fort de cette certitude, Ozumi lève vers son ami un visage engageant et serein: "Dis, Minato, prononce-t-il, je ne suis vraiment pas doué pour juger les gens, rien à faire, je me fais tout de suite avoir. Alors.... tu ne voudrais pas me faire tien ?" D'abord stupéfait de cette requête, Minato ne tarde pas à attirer le jeune homme dans ses bras. Bien sûr qu'il est d'accord pour devenir le protecteur attitré d'Ozumi et bien davantage, lui qui l'aime depuis toujours ! Et persuadé que désormais, quoi qu'il advienne, Minato demeurera toujours à ses côtés, promettant de ne plus jamais suivre d'inconnus, Ozumi passe sa première nuit d'amour entre ses bras....
- Kimi ga ichiban Soba ni iru : Bangaïhen ("Tu es le plus près de moi: Chapitre Hors-série"), page 37: Depuis que Ozumi et Minato sortent ensemble, Minato veille plus que jamais sur son petit ami un peu trop crédule, l'empêchant par exemple d'accepter des petits boulots trop bien rémunérés pour être honnêtes: car avec son joli minois, Ozumi représente la proie idéale pour les concepteurs clandestins de vidéos pornos ! Néanmoins, ces derniers temps, Minato est lui aussi très occupé par le job qu'il a déccroché pour les vacances, et n'a donc plus beaucoup de temps à consacrer à son ami. Ozumi qui se réjouissait tellement de passer toutes ces vacances d'hiver aux côtés de Minato s'ennuie à mourir, au point qu'il décide finalement de reprendre son entraînement d'Aïkidô dans le dôjô de son père après l'avoir si longtemps délaissé. Une après-midi que le jeune homme se rend ainsi au dôjô, il a la surprise d'y découvrir un nouveau-venu: Tamotsu Takiéda, étudiant, lui explique son père, a récemment déménagé dans le quartier; non seulement celui-ci possède une force peu commune mais se montre plein d'ardeur à l'entraînement, et le Maître s'empresse d'ajouter à l'adresse de son rejeton qu'il ferait bien de prendre exemple sur lui !
Le soir venu, alors que tout le monde quitte le dôjô, Takiéda vient aborder Ozumi pour se présenter à lui, mais aux quelques paroles pleines de sous-entendus qu'il mêle à ses propos, le fils du Maître perçoit aussitôt que l'étudiant est un garçon un peu "étrange": "J'ai été surpris, souffle Takiéda avec ravissement. Je ne pensais pas qu'il y aurait quelqu'un d'aussi beau que toi dans ce dôjô...." Puis, visiblement sous le charme d'Ozumi, il enchaîne en demandant à ce dernier de se mesurer à lui. Le jeune homme a beau protester que bien que son père lui enseigne l'Aïkidô depuis sa petite enfance, il n'est pas un adversaire à la hauteur de l'étudiant - surtout après avoir si longtemps négligé son entraînement, Takiéda insiste, si bien qu'Ozumi se résoud finalement à se battre avec lui. Et dès les premières prises, il a l'occasion d'expérimenter par lui-même l'extraordinaire force de son adversaire, sa rapidité et l'habileté de sa technique. Mais tandis qu'étendu à terre, Ozumi médusé félicite Takiéda, à peine celui-ci aperçoit-il la poitrine dénudée du jeune homme que laisse entrevoir son kimono en désordre qu'il se jette brutalement sur lui ! Plus de doute, Takiéda est homosexuel, mais du genre impulsif et peu disposé à se contrôler, surtout qu'il ne tarde pas à remarquer que le fils de son maître réagit à ses caresses. Quel choc pour Ozumi ! Parvenant enfin à se libérer des bras de son assaillant, il court se réfugier dans sa chambre. Néanmoins ce n'est pas tant les soudaines avances de Takiéda qui le plongent dans la confusion la plus totale, que la réaction de son propre corps ! "C'est parce que ces derniers temps je ne fais plus l'amour avec Minato...." en déduit bientôt le jeune homme. Ainsi rien que d'être à peine effleuré, son corps s'enflamme tellement il se trouve dans un état de manque....
A la nuit tombée, lorsque Minato rentre enfin de son travail, il a la surprise de retrouver Ozumi dans sa chambre: se hisant par la fenêtre ouverte, son voisin l'a attendu couché dans son propre lit ! Ozumi désirait tant rencontrer son petit ami après ce qui lui est arrivé quelques heures plus tôt, et se blotissant contre lui, il lui fait comprendre timidement que ce soir, il voudrait que tous deux fassent l'amour. Hélas, Ozumi n'a pas plus tôt proféré cette requête qu'il remarque que Minato s'est déjà endormi dans ses bras. Quel toupet ! Alors qu'il était venu spécialement le rejoindre ! Néanmoins le visage endormi de son ami est si paisible qu'attendri, Ozumi ne peut se résoudre à le réveiller, se contentant de se blottir tout contre lui afin de profiter de sa chaleur. Pas de doute, c'est aux côtés de Minato qu'il ressent le plus grand bien-être.... Et puis, à travailler autant, il est normal que le jeune homme soit épuisé.... N'empêche que Ozumi s'interroge sur ce qui peut bien pousser son ami à se tuer à la tâche jusqu'à une heure aussi avancée....
Le lendemain, tandis qu'Ozumi se promène sous le portique du dôjô, il se demande ce qu'il va bien pouvoir faire de sa journée: car après ce qui s'est passé avec Takiéda, hors de question qu'il remette les pieds à l'entraînement ! Cependant le jeune homme ne s'est pas plus tôt résolu à sécher l'Aïkidô qu'il tombe nez à nez avec Takiéda. Jamais il n'aurait pensé rencontrer l'étudiant de si bon matin, mais ce dernier explique qu'il avait tellement hâte de revoir le fils de son maître qu'il s'est rendu en avance au dôjô. Et puisque la veille Ozumi avait réagi à ses caresses, persuadé qu'il lui plaît lui aussi, Takiéda se fait tout de suite très entreprenant ! Ozumi ne sait trop comment se défaire de ce prétendant transi qui est beaucoup plus grand et plus fort que lui quand arrivant juste à cet instant, Minato vient à sa rescousse. Furieux, il s'élance vers l'étudiant qu'il agrippe par le col, le sommant de ne plus toucher à son ami ! Malheureusement Minato a beau être sans conteste un garçon robuste, Takiéda plus âgé et super-entraîné aux arts martiaux n'a aucun mal à se défaire de lui, le précipitant violemment contre le mur du dôjô. Sonné par le choc, le lycéen demeure effondré sur le sol tandis qu'Ozumi se précipite vers lui et l'entoure de ses bras. Mais aux reproches que le jeune homme furibond lance à l'étudiant ainsi qu'au regard plein de hargne et de défi dont le dévisage Minato en serrant son ami, Takiéda comprend aussitôt quelle est la véritable nature de leur relation. Exhalant un profond soupir, il s'excuse, promettant de ne plus porter la main sur Ozumi.
Cette affaire réglée, un autre problème ne tarde cependant pas à se faire jour. Tandis que Ozumi soigne l'entorse au poignet dont son ami a été victime en tentant de le protéger, Minato lui annonce une terrible nouvelle: son père ayant été muté à Ôsaka, sa famille et lui vont bientôt déménager. Bien sûr, Minato ne pouvait se résoudre à quitter Ozumi. Voilà pourquoi, ses parents n'ayant pas les moyens de lui louer un appartement, il s'est tué au travail ces derniers temps en accumulant divers petits boulots, afin de gagner l'argent qui lui permettrait de vivre seul. Mais après ce qui vient de se passer, Minato n'est plus vraiment certain de l'utilité de sa décision: même en demeurant aux côtés d'Ozumi, sera-t-il vraiment capable de le protéger envers et contre tout ? Désormais, il en doute fort.... Mais éperdu, Ozumi ne laisse pas Minato continuer et se jette à son cou. "Imbécile !! Je m'en fiche que tu ne puisses pas me protéger ! Tout ce qui compte c'est que tu restes avec moi ! Ne pars pas !!" Les larmes aux yeux, le jeune homme poursuit ses supplications, hélas elles ont peu d'effet sur Minato tant ce dernier, après son cuisant échec, doute à présent de lui-même. S'excusant d'une voix morne, il demande donc à son ami de le laisser réfléchir quelque temps.
Minato ne peut imaginer le désarroi dans lequel ses paroles ont plongé le malheureux Ozumi. "Que faire....?" s'interroge celui-ci désespéré. Depuis toujours Minato a été à ses côtés, et il n'imagine pas sa vie sans lui, refuse absolument de le perdre. Il lui faut donc trouver un moyen de l'aider à rester dans cette ville où les loyers sont chers, et pour cela Ozumi ne voit qu'une solution: gagner au plus vite un max d'argent ! C'est ainsi que dès le lendemain, il se rend à l'adresse que lui avaient donné les deux hommes qui l'avaient abordé quelques jours plus tôt en lui proposant un job bien rémunéré. Il s'agit d'une maison de production de films, et son directeur qui se souvient parfaitement du jeune homme réitère sa promesse de le payer grassement, de 30000 à 50000 Yens de l'heure (soit environ de 230 à 400 Euros) ! Comment résister à une proposition aussi alléchante, surtout que l'homme lui assure que sa tâche sera des plus simple ? Hélas, à peine le cinéaste explique-t-il à Ozumi en quoi consiste son travail - se caresser devant la caméra en attendant d'être prêt à se livrer avec d'autres acteurs à des jeux plus "osés" - que celui-ci déchante vite, réalisant enfin où il est tombé ! Car BV Productions - BV comme Boys Video - n'est autre qu'un célèbre studio de réalisation de films pour public gay ! Aussitôt, les mises en garde de Minato concernant les jobs trop bien rémunérés refont surface à la mémoire d'Ozumi: encore une fois, se dit-il dépité, son ami avait raison, et le voilà encore victime de sa crédulité.
Néanmoins, même après cette découverte, le jeune homme n'est pas disposé à laisser tomber ce job pour autant: du moment que ce soit pour Minato, il se sent prêt à faire n'importe quoi; et s'il pense à son bien-aimé tout en exécutant ce qu'on lui demande, peut-être que ce ne sera pas trop difficile.... Mais de son côté, Minato a appris de la bouche de la mère de son ami que ce dernier est parti en quête d'un job, dont il pensait en avoir trouvé un aux rémunérations particulièrement juteuses. Connaissant Ozumi mieux que personne, le jeune homme devine aussitôt où celui-ci est allé et s'élance immédiatement à sa recherche. Minato regrette amèrement son accès de faiblesse de la veille, car à cause de ses paroles inconsidérées, il croit son imprudent petit ami parfaitement capable de faire une bêtise !....

- Kindan ("Interdit"), page 76: Comme il arrive parfois dans les histoires courtes de Piyoko Chitosé, ici les héros n'ont pas de nom; pour la commodité du résumé, nous les appelerons donc Takahiro (le blond) et Tôya (le brun). Un après-midi où il pleut à verse, Takahiro et Tôya, deux amis d'enfance, restent enfermés dans la chambre de l'un d'eux. "A chaque fois qu'il pleut, j'ai le corps engourdi...." ronchonne Takahiro mollement assis par terre. - "Si tu allais à la salle de gym ?" lui propose son ami, debout à la fenêtre. - "Elle est fermée aujourd'hui." Tandis qu'il répond en levant les yeux vers Tôya, le jeune homme remarque soudain le visage mélancolique avec lequel celui-ci regarde la pluie tomber au-dehors. Quand il était enfant déjà, Tôya arborait cette expression morne et déprimée chaque fois qu'il contemplait la pluie, et à le voir dans cet état, Takahiro en éprouve un désagréable sentiment de malaise. "Arrête de regarder dehors," ordonne-t-il finalement à son ami tout en l'attirant brusquement dans ses bras. - "Je déteste les jours de pluie...." soupire Tôya en se blotissant contre lui. Car chaque fois que la pluie tombe au-dehors, pour d'obscures raisons, le jeune homme ressent toujours une amère solitude. Voilà pourquoi, lorsqu'il déprime ainsi, il recherche invariablement le réconfort des bras de Takahiro: lorsque son ami se trouve à ses côtés, Tôya devient capable d'oublier cet étrange désespoir. Quant à Takahiro qui commence déjà à lui ôter ses vêtements, il est toujours disposé à empêcher son beau compagnon de ruminer de sombres pensées....

- Chôzetsu ("Extrême"), page 90: Cette fois encore dans ce chapitre surtout basé sur le sexe, les personnages n'ont pas de nom. (Bien qu'ils leur ressemblent, ce ne sont pas les mêmes héros que dans le chapitre précédent, car la parution en magazine de ce chapitre-ci lui est antérieure de 4 mois.) Nous les appelerons donc Sasuké (le blond) et Makoto (le brun).
Sasuké, étudiant, est un fan accro de bonzaïs; mais pas n'importe quels bonzaïs, des petits bibelots en cristal très à la mode et surtout très coûteux censés porter bonheur à ceux qui les possèdent. Un jour qu'exultant il exhibe sa nouvelle trouvaille devant deux de ses amies, un autre étudiant le bouscule malencontreusement. Et voilà le malheureux bonzaï à terre, réduit en miettes ! Horrifié, Sasuké est sur le point de sauter à la gorge du maladroit responsable de la perte de son trésor, heureusement les filles parviennent à le calmer. Par crainte de paraître puéril, le jeune homme finit même par s'éloigner en jouant l'indifférence. Mais en réalité, il ne s'en remet pas, et le soir dans sa chambre du campus universitaire, pleure encore le tragique destin du précieux bonzaï qu'il venait juste d'acheter à prix d'or ! C'est alors que Makoto, le garçon qui l'avait bousculé, vient lui rendre visite. Il lui rapporte le bibelot qu'un de ses amis d'une classe inférieure est parvenu à reconstituer, bien qu'il n'ait pas été possible de lui redonner complètement son état originel, et le pose sur le buffet de la chambre où trônent déjà d'autres exemplaires de la collection de petits arbres en cristal. Néanmoins, malgré cet égard, Sasuké est loin de se montrer satisfait, maugréant que Makoto ne va pas s'en tirer à si bon compte. L'autre jeune homme propose alors de le rembourser, mais Sasuké ne veut pas d'argent, car son bonzaï étant un specimen unique, il n'arriverait pas de toute façon à s'en procurer un autre. Il demande donc à Makoto de le rembourser avec son corps, et apprenant que le minuscule bibelot ne coûtait pas moins de la bagatelle de 100 000 Yens (environ 760 Euros), Makoto ne peut se résoudre à refuser !
Cependant, ce n'est pas la première fois que le jeune homme paye de cette façon une dette envers son camarade de classe: voilà un long moment que tous deux n'ont pas couchés ensemble, et Sasuké ne saurait manquer l'occasion d'essayer les quelques jouets sexuels pour adultes qu'il a réussi à se procurer sur internet. S'ensuit alors une séance de hard-sex brûlante durant laquelle Sasuké déploie son léger penchant pour le sadisme, au point que ne pouvant supporter plus longtemps d'enivrantes tortures, Makoto finit par s'enfuir dans la salle de bain. Mais son camarade ne tarde pas à l'y rejoindre, bien décidé à poursuivre la séance malgré ses larmes et ses supplications.
Un peu plus tard, épuisé, Makoto n'a plus la force que de se blottir au creux des bras de Sasuké tandis que ce dernier commence à le laver sous la douche. Mais soudain, le jeune homme pose à son bourreau dominateur une question plutôt inattendue: "....Dis.... Qu'éprouves-tu.... pour moi ?" Embarrassé au plus haut point, Sasuké écarlate se met à begayer, incapable de cacher son trouble ! "Qu qu qu qu qu'est-ce que tu entends par là ?!" Makoto explique alors que pour Sasuké, peu importe sans doute que ce soit lui ou non son partenaire au lit; si tel est le cas, il souhaiterait qu'ils mettent fin dès maintenant à cette relation. Sasuké a beau protester qu'il n'est pas disposé à coucher avec n'importe qui comme son camarade semble le croire, se demandant bien d'ailleurs pourquoi ce dernier en est venu à penser une telle chose, Makoto n'en démord pas: aujourd'hui encore, si Sasuké l'a étreint, n'est-ce pas pour le motif du remboursement d'une dette de 100 000 Yens ? Il ne veut plus de cette relation simplement basée sur des questions matérielles, avoue-t-il d'un ton désespéré.... jusqu'à ce que Sasuké le fasse taire d'un baiser. "Il n'y a.... Il n'y a qu'avec toi que je veux faire ça ! avoue le jeune homme gêné. Simplement, je pensais que sans raison particulière, tu n'accepterais jamais...." Apparemment satisfait de cette réponse, sans même prendre la peine de se rhabiller, Makoto quitte la salle de bain d'un pas résolu; et parvenu devant le buffet où Sasuké expose sa collection de bonzaïs en cristal, il les précipite tous à terre d'un violent revers de bras ! "AAAHHH !!!! QUEST-CE QUE TU FAIS !!!!" hurle leur propriétaire avec horreur. "Maintenant, nous avons une raison de continuer," annonce Makoto le sourire aux lèvres. - "Mpff.... Tous mes trésors en miettes.... Tu ne vas pas t'en tirer comme ça," profère Sasuké sentencieusement, avant d'ajouter en enlaçant passionnément le jeune homme: "Tu vas me rembourser cette dette, toute ta vie durant...."

- Itsunomani Rivalry ("Soudaine Rivalité"), page 113: Depuis son plus jeune âge, Kasumi Iwataké passe son temps confiné dans ses études. Il a toujours été le meilleur de sa classe et bien qu'il soit issu de la campagne, ses bonnes notes lui ont permis d'intégrer un prestigieux lycée, où il compte bien continuer de se maintenir au top. La rentrée des classes vient juste d'avoir lieu, et à peine a-t-il emménagé à l'internat que l'adolescent entâme déjà ses révisions en vue du prochain examen, se disant avec satisfaction que maintenant que le voilà devenu pensionnaire, il pourra enfin étudier tout son saoûl. Hélas, c'est sans compter son compagnon de chambre, le cool et déluré Nobuhidé Mochizuki. Jamais on ne voit ce séduisant jeune homme travailler, et entre sa musique de sauvage et les hurlements qu'il pousse quand il perd aux jeux vidéos, vivre à ses côtés n'est pas une sinécure ! A cause de ce colocataire bruyant, impossible pour le pauvre Kasumi de se concentrer sur ses révisions, mais écoutant ses plaintes d'une oreille distraite, Mochizuki refuse catégoriquement d'aller s'amuser ailleurs. Car après tout, c'est aussi sa chambre ! Un jour qu'excédé Kasumi réitère sa demande en insistant, puisque le garçon paraît tellement vouloir se débarrasser de lui, Mochizuki lui propose de s'affronter dans un match: si Kasumi obtient la première place lors du prochain examen, il déménagera définitivement dans une autre chambre; mais si Mochizuki gagne, alors son colocataire devra jouer avec lui à l'un de ses jeux . Intrigué, Kasumi accepte, bien qu'il trouve complètement absurde de vouloir se mesurer à quelqu'un comme lui qui est toujours en tête de tous les classements.
Jamais le lycéen n'aurait imaginé que son éprouvant compagnon de chambre qui n'étudie jamais pouvait se révéler un adversaire à sa mesure. Quelle grossière erreur ! Sitôt affichés quelques semaines plus tard les résultat du dernier contrôle, Kasumi découvre avec horreur qu'il vient d'être détrôné de la première place ! "Je t'assure que je n'ai pas triché ?" proteste Mochizuki tandis que Kasumi lui lance un regard suspicieux. Mais une promesse est une promesse, et tandis que les deux jeunes gens s'en retournent à leur chambre afin de commencer ce jeu que Mochizuki a hâte d'enseigner à son camarade, celui-ci lui avoue avec inquiétude qu'il n'a jamais touché à un jeu vidéo de sa vie. Quand Mochizuki qui se veut rassurant lui demande d'ôter son uniforme, Kasumi toujours perplexe s'exécute tout en se disant qu'ils vont sans doute s'adonner à une sorte de sport comme la lutte. Mais à peine se retrouve-t-il simplement revêtu de son slip que son camarade le précipite violemment sur le lit avant de lui lier les mains aux barreaux du montant. Car Mochizuki se propose de lui enseigner un jeu auquel un obsédé du travail scolaire comme Kasumi n'a certainement encore jamais joué ! Et en effet, à peine entâme-t-il ses caresses que Mochizuki réalise que l'adolescent est totalement vierge, ses réactions prouvent avec éloquence qu'il ne s'est même jamais adonné à des plaisirs solitaires. Et bien que d'abord complètement dérouté par les actes de son colocataire, goûtant cette expérience nouvelle, Kasumi ne tarde pas à s'abandonner entre ses bras....
Lorsque Mochizuki après plusieurs étreintes brûlantes consent enfin à libérer un Kasumi complètement exténué, c'est avec émotion que l'adolescent réalise qu'il vient de faire l'amour pour la première fois. Ainsi, Mochizuki serait amoureux de lui ? Mais quand il va pour entourer le jeune homme de ses bras, celui-ci se relève d'un bond: cette petite partie de jambes-en-l'air achevée, Mochizuki n'a désormais qu'une hâte, aller bouffer ! Quel manque d'égards pour celui à qui il vient juste de voler sa vertu.... Pas étonnant que de la douce émotion, Kasumi passe à l'irritation la plus vive ! Et quand, lorsqu'il demande à Mochizuki quels sont ses sentiments à son égard - lui avoir fait subir une telle chose puis agir comme si de rien n'était ! - ce dernier se contente de répondre mollement qu'il ne s'agissait que d'un jeu, n'en croyant pas ses oreilles, Kasumi explose ! Ne pouvant supporter de s'être ainsi fait avoir, pas du genre à pleurnicher, il exige aussitôt sa revanche: lors du prochain examen, s'il récupère la première place, Kasumi aura alors la satisfaction de pouvoir chasser ce pauvre type de Mochizuki de cette chambre !
-----
Conscient d'avoir manqué de prudence la première fois en sous-estimant son adversaire, cette fois-ci Kasumi est bien décidé à ne rien laisser au hasard: se confectionnant un programme de révisions draconien, doublant les heures qu'il consacre à ses études aux dépens de son temps de sommeil, il est résolu à ne pas lésiner sur les efforts s'il veut sortir vainqueur de ce match. D'ailleurs, l'adolescent n'a pas le choix, car s'il perd, il lui faudra comme l'autre jour se soumettre aux ardeurs de son ennemi. Rien que de se remémorer cette scène, Kasumi en a le coeur qui palpite tandis qu'un frisson vient parcourir son corps.... Ah ! Difficile de se concentrer en laissant son esprit dévier vers des pensées érotiques ! Jetant un coup d'oeil vers Mochizuki occupé à lire sur le lit d'à-côté, Kasumi remarque que celui-ci n'a absolument rien changé à ses habitudes, il paraît aussi nonchalant qu'à l'ordinaire. Cela ne le préoccupe donc pas, d'avoir couché avec Kasumi ? "Ce n'était qu'un jeu...." Rien que de se rappeler ces terribles paroles donne un regain de courage à l'adolescent au coeur blessé, qui se replonge avec opiniâtreté dans ses révisions, ignorant que son colocataire l'observe lui aussi à la dérobée. Et quand un peu plus tard Kasumi s'éveille après s'être endormi d'épuisement sur ses cahiers scolaires, il a la surprise de découvrir la couverture de Mochizuki délicatement posée sur ses épaules....
Le jour de l'examen, celui-ci achevé, l'un des camarades de classe de Kasumi ne manque pas de s'étonner de sa mauvaise mine mais devine aussitôt que cela a un rapport avec sa défaite de l'autre fois, que l'adolescent tente de récupérer sa première place au classement des élèves. L'autre lycéen explique néanmoins qu'il est bien normal que Kasumi ait été battu par Mochizuki, contre qui il est inutile de se mesurer: car ce jeune homme est doté d'un QI exceptionnel, au point qu'il ait été admis dans cette école pourtant réservée à l'élite sans même avoir eu besoin d'en passer les examens d'entrée. En un mot, c'est un génie ! Un génie...? Voilà qui explique pourquoi Kasumi ne voyait jamais Mochizuki travailler: il n'en a pas besoin. Après cette découverte, l'adolescent a la nette impression qu'il va perdre le match encore une fois.... Mais quand un peu plus tard Kasumi revient à sa chambre, il a la surprise de trouver son colocataire occupé à faire ses bagages. Mochizuki a demandé au professeur responsable de l'internat de lui faire changer de chambre, ce que Kasumi ne comprend pas, car les résultats de l'examen n'ont même pas encore été affichés ! Pourtant, Mochizuki assure que cette fois il va perdre, pour la simple raison qu'il ne s'est pas présenté à l'examen: depuis sa plus tendre enfance, il a toujours réussi dans tous les domaines, sans avoir à fournir le moindre effort, voilà pourquoi il a immédiatement éprouvé une vive admiration pour Kasumi en découvrant quelle ardeur ce dernier mettait dans son travail. Au point d'être finalement tombé amoureux de lui ! Mochizuki était vraiment heureux d'avoir pu coucher avec l'adolescent grâce au prétexte de leur match de l'autre jour, mais trop gêné pour laisser transparaître ses sentiments, il s'était contenté d'affirmer maladroitement que pour lui cette étreinte n'avait été qu'un jeu. Mais à présent, il regrette sincèrement d'avoir fait du mal à Kasumi, et s'excusant auprès de lui, Mochizuki lui promet de sortir de cette chambre et par là-même de sa vie sur-le-champ.
Il va de soi qu'après avoir entendu cette déclaration, Kasumi n'est plus du tout d'accord ! Mochizuki a pris son corps, puis a fait exprès de perdre leur match par amour pour lui, et maintenant, il se propose de l'abandonner !!? Bien qu'étonné de son propre trouble, lui qui soi-disant désirait tant se débarrasser de cet énervant colocataire, Kasumi se jette bientôt sur Mochizuki et l'entoure de ses bras, refusant absolument de le laisser partir. Après tout, n'a-t-il pas gagné le match ? Il a donc le droit de choisir le gage, et plutôt que le déménagement de son camarade, Kasumi souhaiterait que s'il est réellement épris de lui, Mochizuki lui fasse l'amour. Mais pas en disparaissant sitôt leurs ébats finis comme lors de leur première étreinte.... En prenant le temps de le serrer dans ses bras....
- Last Chance , page 145: Sekiya, lycéen de seconde, est fou amoureux de son camarade de classe Shidô. La première fois qu'il a rencontré ce dernier, c'était il y a presque un an, le jour de la rentrée scolaire: en découvrant ce magnifique jeune homme à la délicate beauté androgyne debout au milieu des pétales de cerisier en fleurs brassées par le vent, pétrifié d'admiration, Sekiya avait immédiatement été frappé d'un coup de foudre. Malgré sa gêne, sans perdre une seconde il s'était empressé d'aborder ce bel inconnu afin de lui demander s'il ne voudrait pas sortir avec lui, mais stupéfait de cette requête à laquelle il ne s'attendait certes pas, Shidô avait refusé, répondant qu'il n'avait aucun goût pour les garçons. En dépit de sa grande beauté, Shidô est un jeune homme plutôt solitaire doté d'un caractère taciturne et peu amical. S'il ne voulait pas sortir avec lui, Sekiya a bien essayé de s'en faire au moins un ami, hélas Shidô refuse pratiquement toutes ses tentatives de rapprochement, depuis les invitations à l'accompagner au cinéma après les cours jusqu'aux petites réunions que Sekiya organise parfois chez lui afin d'étudier en groupe avec d'autres amis de leur classe. Ainsi, près d'un an s'est écoulé depuis la rencontre des deux jeunes gens, sans que leur relation ait évolué d'un poil ! Mais loin de se décourager par son amour à sens unique, optimiste et persévérant, Sekiya ne désespère pas pourtant de voir un jour ce réfrigérant Shidô accepter ses sentiments. Après tout, ils ont encore deux années à passer ensemble au lycée, et ensuite, s'ils n'ont pas "conclu" d'ici là, Sekiya pourra toujours s'inscrire dans la même fac que son camarade !
Un jour qu'après avoir essuyé un nouveau refus le lycéen se fait ces réflexions, l'un de ses amis qu'il croise par hasard dans le couloir lui annonce une terrible nouvelle: d'après une conversation entendue subrepticement dans la salle des professeurs, Shidô va bientôt partir vivre avec ses parents en Angleterre, alors il va sans doute quitter leur établissement avant les vacances d'été. Quel choc pour Sekiya ! Plus question désormais de prendre son temps pour courtiser l'objet de ses désirs, il lui fait absolument faire quelque chose avant qu'il ne disparaisse de sa vie ! Seulement, le jeune homme ignore absolument comment agir, si ce n'est qu'il lui est nécessaire de pouvoir rencontrer Shidô en dehors de l'école.... Heureusement, le lendemain, les deux meilleurs amis de Sekiya lui offrent inconsciemment l'occasion qu'il attendait, en invitant Shidô à les accompagner à une auberge de sources d'eau chaude appartenant à la mère de l'un d'eux. Se doutant que Sekiya fera certainement lui aussi partie de ce voyage, Shidô est sur le point de refuser; néanmoins Sekiya se fait si suppliant, l'implorant de venir ne serait-ce qu'une seule fois s'amuser entre amis sans se préoccuper de sa personne, qu'étonné de constater comme sa présence lui tient à coeur, Shidô finit par se laisser convaincre, bien que de mauvaise grâce. Et à la façon dont Sekiya exulte à son accord, le jeune homme en est encore plus stupéfait et désemparé. Quant à Sekiya qui flotte sur son petit nuage, il ne tarde pas à retomber les pieds sur terre: d'accord, Shidô a accepté de venir avec lui en voyage, et ce pour la première fois; mais probablement faut-il voir ceci comme une faveur faite à ses camarades avant de les quitter pour aller vivre à l'étranger. Sekiya réalise ainsi sombrement que ce sera sans doute sa toute dernière chance de pouvoir exaucer l'amour pour lequel il brûle depuis près d'un an.
Quelques jours plus tard, les quatre jeunes gens arrivent donc à l'auberge. Le fils de la propriétaire des lieux propose immédiatement d'aller se baigner tous ensemble dans la source, néanmoins Sekiya répond qu'il préfère prendre son bain plus tard: s'il se retrouve soudain dans le même bassin que Shidô, nus tous les deux, il n'ose imaginer la réaction de son corps ! Mais puisque Sekiya ne va pas encore se baigner, Shidô décide contre toute attente de ne pas y aller non plus, si bien que les deux garçons finissent par se retrouver seuls dans la chambre au grand effroi de Sekiya. Celui-ci est si tendu qu'il se montre d'une maladresse navrante, renversant le pot en voulant faire du thé. Et quand Shidô se penche pour l'aider à réparer ses bêtises, il ne peut dissimuler son trouble d'avoir son camarade si près de lui au point de pouvoir respirer le parfum de ses cheveux. Se redressant, Shidô demande d'un air bourru la raison pour laquelle son compère le dévisage avec tant d'insistance. Alors, ému, Sekiya avoue simplement comme en cet instant il se sent heureux. Stupéfait, Shidô est sur le point de lui demander si par hasard il serait encore amoureux de lui, quand hélas leurs deux amis rentrent du bassin juste à ce moment-là. Les nouveaux-venus ont découvert une table de ping-pong et proposent à leurs deux compères de disputer quelques parties....
La nuit venue, en revenant des douches, Shidô a la surprise de ne retrouver que Sekiya dans leur chambre, leurs deux amis décidément infatiguables étant partis s'amuser au karaoké du coin. Tandis que Shidô épuisé après cette journée préfère se coucher, Sekiya demeure assis sur son propre futon à le regarder dormir. Ce matin, il a remarqué que son camarade était sur le point de lui demander quelque chose, il est vraiment dommage que l'atmosphère propice à la confidence qui régnait alors ait été subitement brisée. Le jeune homme commence à craindre que leur voyage ne s'achève sans que rien n'ait changé entre Shidô et lui. En réalité, rien que de contempler simplement le visage endormi de son camarade suffit à rendre Sekiya heureux. Néanmoins, Shidô va bientôt disparaître de sa vie définitivement. Alors plutôt que de laisser leur relation prendre fin sans qu'il y ait jamais rien eu entre eux, il préfère encore tenter le tout pour le tout. C'est ainsi que se jetant en criant son nom sur l'autre jeune homme déjà presque endormi, Sekiya l'enserre furieusement de ses bras. Avouant à Shidô combien il l'aime, il l'embrasse sur la bouche, avant de commencer à lui ôter brutalement ses vêtements, en dépit de toutes les protestations de l'intéressé. Mais lorsque, la main de son assaillant se faisant de plus en plus hardie, Shidô crie avec force le nom de Sekiya, celui-ci reprend enfin ses esprits, et découvrant à ses pieds le corps dénudé de son camarade qui tremble de frayeur, réalise avec horreur ce qu'il était sur le point de faire. "Quel pauvre type.... se reproche amèrement Sekiya. Ce n'est pas le genre de chose que l'on fait à la personne que l'on aime le plus au monde.... Cette fois.... c'est vraiment la fin...."
Pétris de honte et de remord, le jeune homme s'excuse sincèrement auprès de Shidô et promettant de ne plus le toucher, lui enjoint de se rendormir. Si cela lui est impossible en sa présence, alors il se propose même d'aller rejoindre les autres au karaoké. Mais tandis que Sekiya penaud s'apprète à quitter la chambre, Shidô le rappelle soudain: il lui assure que tout va bien, qu'il a juste été surpris par son comportement subit, et lui demande de rester. Néanmoins malgré cet égard Sekiya répond qu'il préfère quand même s'en aller, conscient que s'il demeure plus longtemps aux côtés de Shidô, il deviendra véritablement incapable de renoncer à lui. Seulement, Sekiya dans sa décision n'a pas pris en compte l'avis de l'intéressé ! Mécontent, Shidô se lève et l'attrape par le bras, le sommant de venir prendre un bain avec lui ! Si Sekiya tient tant que ça à admirer sa nudité, le jeune homme affirme qu'il va se faire un plaisir de la lui montrer autant qu'il le voudra ! Et sur ces mots, Shidô entraîne de force son camarade, qui n'y comprend rien à rien, jusqu'au vaste bassin en plein air.
Quelques instants plus tard, tandis que les deux jeunes gens se retrouvent plongés dans l'eau chaude de la source à la lueur des étoiles, Sekiya écarlate a peine à dissimuler son trouble: tournant le dos à son compagnon, il ne parvient même pas à le regarder, et songe tristement que Shidô en colère cherche à le mettre au supplice afin de se venger de ce qu'il lui a fait subir tout à l'heure. Mais bientôt, de son air toujours un peu méfiant et bourru, Shidô lui pose la question qu'il avait déjà tenté de lui poser ce matin avant d'être interrompu: "Dis, qu'est-ce que tu aimes en moi ?" Gêné, Sekiya a beaucoup de mal à trouver ses mots, mais parvient néanmoins à articuler qu'il ne saurait dire ce qui lui plaît le plus chez son camarade, pour la simple raison qu'il l'aime probablement tout entier. En effet ne se sent-il pas merveilleusement heureux lorsque Shidô se trouve simplement auprès de lui ? Et rien que d'effleurer sa peau, il en éprouve un tel ravissement que son coeur se met à battre la chamade ! Ce sentiment si violent, il ne l'a jamais éprouvé que pour Shidô.... Cependant ce dernier ne le laisse pas continuer. Se levant et traversant le bassin, Shidô vient se blottir contre le corps de Sekiya, qui continuait honteux de lui tourner le dos. Pour la première fois, une émotion se peint sur le visage de ce jeune homme à la mine éternellement boudeuse, tandis qu'il avoue à son soupirant qu'il n'y aura pobablement que lui qui l'aimera jamais à ce point-là. "C'est étrange.... avoue ensuite Shidô. Moi aussi.... j'ai le coeur qui bat très fort...." Cette fois, il ne repousse pas Sekiya quand ce dernier l'attire à lui pour l'embrasser, et tandis que le lycéen déjà chauffé à blanc l'avertit qu'il ne s'arrêtera pas en cours de route comme tout à l'heure, Shidô accepte les joues en feu de se donner à lui....
|
Intrigue: A la rentrée des classes, Kizaki, lycéen de seconde, vient d'intégrer le club de basket; mais hélas, comme toutes les nouvelles recrues, sa tâche consiste surtout à accomplir un tas de menus travaux, comme nettoyer les ballons ou passer le balai dans les locaux du club. Un soir que l'adolescent est resté tard après la fin des activités sportives afin d'accomplir consciencieusement ses corvées, il a la surprise de voir pénétrer dans l'entrepôt de la salle de gym son sempaï Takashi Nishina: bien que seulement en première, ce beau brun de haute taille est le numéro un de leur équipe de basket, et en vérité, c'est par admiration pour lui que Kizaki est entré dans ce club. Voilà l'occasion ou jamais de lui adresser la parole, alors vite, l'adolescent va pour se lever du coin où il essuie les ballons afin de saluer son sempaï, lorsqu'il remarque soudain que ce dernier n'est pas seul: un garçon au joli minois l'accompagne, en qui Kizaki reconnaît aussitôt le vice-capitaine du club. Cependant l'arrivée de ces nouveaux-venus dans l'entrepôt n'aurait rien d'extraordinaire en soi, si tous deux ne se livraient pas tout d'un coup à de tendres caresses des plus inattendues: se pendant au cou de Takashi, le vice-capitaine l'embrasse sur la bouche langoureusement, avant de le supplier de le prendre ! Dissimulé derrière le matériel sportif, Kizaki désemparé ne perd pas une miette de la scène brûlante qui s'ensuit; néanmoins l'adolescent n'est pas tant stupéfait de voir deux personnes du même sexe s'adonner à un tel acte, que de remarquer que rien que d'entendre les ébats de cet étrange couple suffit à faire réagir son propre corps !
Une fois le vice-capitaine parti, en se rhabillant Takashi s'aperçoit enfin de la présence de l'intrus, mais loin de se montrer gêné ou en colère, il s'amuse au contraire de constater que Kizaki a joui en même temps que son partenaire et lui. Honteux, ne sachant que répondre, l'adolescent finit par s'enfuir en courant. De retour à l'internat du lycée, seul dans sa chambre, Kizaki n'en revient toujours pas de la scène à laquelle il vient d'assister. Mais d'un autre côté, il ne peut s'empêcher de se demander quelle sensation cela lui procurerait d'être étreint par son sempaï, comme le vice-capitaine tout à l'heure. C'est ainsi qu'à partir de cette nuit, s'entraînant à l'aide de divers objets, le jeune lycéen en pleine puberté fait de Takashi l'objet de ses fantasmes. Parallèlement, au club de basket, il ne cesse de le dévorer des yeux, jusqu'à en ressentir parfois un émoi physique quelque peu embarrassant ! Et le temps passe, sans que Kizaki parvienne à comprendre encore ce qui lui arrive. L'adolescent n'est certain que d'une chose: depuis ce fameux soir où il l'a surpris en une si gênante situation, il ne parvient plus à s'ôter de l'esprit la personne de Takashi Nishina.
Cette situation figée aurait pu se poursuivre longtemps, le basketteur ignorant tout des sentiments qu'il inspire à son cadet. Cependant, un soir que Kizaki se console comme il peut en criant langoureusement le nom de Takashi, ce dernier débarque soudain dans sa chambre pour un motif anodin et n'est pas sans éprouver une vive surprise de trouver son cadet dans une posture aussi impudique. Mais encore une fois, plutôt que de la gêne, le basketteur affiche surtout un amusement intéressé. Ainsi, pour se faire pardonner d'avoir "dérangé" Kizaki dans ses ébats, il l'invite à venir à l'instant-même dans sa propre chambre, où il se propose de lui prêter quelque chose susceptible de lui plaire. Intrigué, l'adolescent accepte et suit son sempaï. Une fois tous deux agenouillés dans sa chambre, Takashi étale sous le nez de Kizaki toute une collection de pénis en cahoutchouc de divers modèles: expliquant avoir reçu ces objets en cadeau par ses partenaires, le basketteur ne les a jamais utilisé, et s'empresse d'ajouter que rien ne le ravirait davantage que de contempler Kizaki en faire usage devant lui ! Après tout, lance malicieusement Takashi à son cadet écarlate et pris de panique, Kizaki ne l'a-t-il pas regardé lui aussi quand il faisait l'amour ? Et bien que n'en pouvant plus de honte, l'adolescent finit par acquiescer à ce que lui demande Takashi. Son corps ainsi exposé aux regards de ce sempaï tant désiré qui ne tarde pas à se dénuder lui aussi, Kizaki en oublie bientôt toute pudeur....

- Kimi ga kagayakéru Hoshi ("You're my only shinin' Star"), page 37: Le rêve du jeune et beau Motoyuki Aoba est de devenir top model, et pour ce faire, depuis déjà deux ans il enchaîne sans se décourager castings et auditions. Néanmoins peu d'entre elles aboutissent, et vivant chichement dans son petit appartement miteux, il arrive souvent que sur le point de mourir d'innanition Aoba ne doive son salut qu'à l'arrivée secourable de son jeune frère Yûto, qui lui apporte parfois de la nourriture. Voilà pourquoi lorsqu'il reçoit un jour la nouvelle que le célèbre créateur de bijoux Sôji Tatéyama désire l'engager comme mannequin pour présenter sa nouvelle collection, le jeune homme accepte avec un grand enthousiasme, persuadé qu'il s'agit là de la chance de sa vie. Il se rend donc à la résidence du joailler, et quand il découvre le superbe jeune homme brun qui vient l'accueillir, Aoba est bien forcé de reconnaître qu'avec ses allures de dandy du 19ème siècle, Sôji Tatéyama pourrait rivaliser avec les plus beaux mannequins ! Tandis qu'il s'en va préparer celles de ses nouvelles créations qu'il souhaite faire porter à Aoba, le joailler laisser ce dernier seul dans le salon après lui avoir servi un verre de vin. Cependant le temps passe, et Tatéyama ne revient pas. Bien que trouvant cela étrange, Aoba se force à rester patient, mais bientôt, sous l'effet du somnifère que contenait à son insu la boisson, il finit par s'endormir profondément sur le canapé.
Combien de temps est-il resté inconscient ? Le jeune homme ne saurait le dire, mais quand il reprend enfin connaissance, c'est pour se retrouver dans une posture aussi étrange qu'il en vient même à douter être bien éveillé: ligoté sur une table par des sangles de cuir, on lui a ôté tous ses vêtements, et seuls toute une variété de bijoux recouvrent désormais son corps, en ornant les parties les plus inattendues ! "Je les ai tous fabriqués spécialement pour toi," explique Tatéyama debout à ses côtés. Vois comme ils se marient parfaitement à la couleur de ta peau." Mais cette remarque aussi élogieuse soit-elle est loin de répondre aux interrogations du mannequin désemparé, qui se demande bien pourquoi le joailler en est venu à le traiter de la sorte. Et voilà que pour parachever son oeuvre, Tatéyama introduit entre les jambres d'Aoba un pénis en cristal, faisant du corps du mannequin une véritable oeuvre d'art érotique ! "Aah.... J'en étais sûr.... s'extasie le joailler. Comme ça tu es terriblement beau...." Néanmoins se moquant bien des compliments enfiévrés de son hôte, Aoba furieux n'est pas disposé à endurer cette mascarade plus longtemps: parvenant à déchirer ses liens, le jeune homme se libère et arrache violemment tous ses bijoux avant de quitter Tatéyama en le traitant de pervers, ajoutant que plus jamais il ne remettra les pieds chez lui.

Une semaine s'écoule, sans que Aoba n'ait plus aucune nouvelle de Tatéyama ni même de son agence de mannequin. A nouveau, le voilà contraint d'économiser ses maigres ressources pour subsister d'ici qu'il trouve un autre travail, et lui qui croyait avoir enfin déccroché le contrat de sa vie doit s'avouer avec amertume qu'il retombe de haut ! Le jeune homme ne parvient toujours pas à comprendre ce que le joailler attendait de lui, ayant le douloureux sentiment que ce dernier ne cherchait qu'à le tourner en dérision. Aoba a beau avoir fui Tatéyama et son étrange conception de l'art, un problème subsiste cependant: car en dépit de tous ses efforts, il n'a pas réussi à ôter l'épais anneau d'or surmonté de pierreries dont le joailler a entouré son pénis tant le métal l'enserre fermement. Et que dire de cet énorme diamant qui décore l'anneau ? Aoba ignore de quel type de pierre il s'agit, mais jamais encore il n'en a vu d'aussi belle, que ce soit par son rose délicat de la couleur des fleurs de cerisier que par son formidable éclat. Et lorsqu'en regardant une interview de Sôji Tatéyama à la télévision, le jeune homme apprend par hasard que ce fameux diamant rose - clou de la collection du joailler - vaut à lui seul pas moins de deux cent millions de Yens, pour Aoba, c'est le comble ! Mais qu'avait donc Tatéyama dans la tête pour lui sertir une pierre d'un tel prix sur une telle partie du corps ?!?
Finalement, ne pouvant supporter l'idée de promener ainsi 200 millions de Yens dans son caleçon, en dépit de son appréhension Aoba se résout à se rendre à la résidence de Tatéyama. Surpris autant que ravi de cette visite qu'il n'osait plus espérer, le joailler refuse tout d'abord d'accéder à la requête du mannequin: cette pierre appartient désormais à Aoba, il la lui a offerte et n'a pas l'intention de la reprendre. Néanmoins, devant l'insistance du jeune homme, Tatéyama finit par accepter de lui ôter le bijou, et comme pour cela il a besoin de son matériel, l'invite donc à le suivre jusqu'à son atelier, promettant à son visiteur légèrement inquiet qu'il ne répétera pas son comportement de l'autre jour. Tout en traversant les différentes pièces de la résidence, le mannequin ne peut s'empêcher d'admirer à voix haute le luxe qui émane de toute l'habitation, et à cette réflexion, Tatéyama lui fait un aveu qui n'est pas sans plonger le jeune homme dans la plus grande confusion: d'après le joailler, c'est grâce à Aoba qu'il peut mener un tel train de vie à présent, grâce à lui encore qu'il a si bien réussi dans sa carrière. Car depuis que deux années plus tôt Tatéyama a découvert dans une revue de mode une photo d'Aoba, chaque fois qu'il poli un diamant, c'est en songeant à ce jeune homme inconnu. Et à force de mettre ainsi tous ses sentiments dans son travail, les pierres taillées par lui en sont venues à briller d'un éclat qu'aucun joailler n'était encore parvenu à obtenir auparavant. Si Aoba n'avait pas existé, Tatéyama est convaincu que jamais il n'aurait pu atteindre une telle perfection dans son travail, voilà pourquoi il affirme lui devoir sa réussite.
Gêné, le mannequin réplique qu'il n'a rien de spécial, néanmoins le joailler refuse d'en démordre: à ses yeux Aoba est plus beau que n'importe quel diamant, simplement il ignore encore la manière de briller. C'est bien la première fois qu'Aoba entend prononcer de telles paroles à son égard: ces deux années écoulées depuis sa décision de devenir mannequin n'ont été qu'une longue succession d'échecs, de refus, d'auditions manquées.... Pourtant, le jeune homme aime tellement ce métier qu'il refuse malgré sa pauvreté à abandonner son rêve de devenir top model, voilà pourquoi il voudrait tant que comme l'assure Tatéyama, il parvienne à briller un jour. "Tout ira bien. Tu peux me croire, j'ai l'oeil sûr pour évaluer les belles choses. Voilà pourquoi je dis que tu réussiras, je te le garantis !" Réconforté par ces paroles, tandis que le joailler entreprend de lui ôter l'anneau, Aoba ressent soudain une chaude émotion de songer que la seule vision de cette modeste photo de lui a suffit à remuer le coeur de Tatéyama au point que depuis ces deux longues années, celui-ci n'ait cessé de penser à sa personne. Le joailler est le seul à lui avoir attribué de la valeur jusqu'à ce jour, allant jusqu'à lui offrir ce sublime diamant rose coûtant un prix fou.... Emu, Aoba en vient à penser que si de quelque façon que ce soit il peut être utile à Tatéyama dans son travail, il se doit de faire jusqu'au bout ce pour quoi il l'avait engagé. Alors, ôtant ses vêtements, le jeune homme demande au joailler de poursuivre la séance de pose entâmée une semaine plus tôt, car il ne désire rien de plus à présent que de porter ces joyaux que Tatéyama a confectionnés spécialement pour lui. Le simple contact de ces pierres sur sa peau suffit à procurer à Aoba un plaisir intense, et tandis qu'il admire la silhouette allanguie du mannequin, le joailler qui s'était promis de ne le toucher que des yeux ne se sent bientôt plus capable de tenir sa résolution....

- Himitsu no Relations ("Relations Secrètes"), page 69: Après l'histoire de Motoyuki Aoba, voici celle de son jeune frère Yûto. Avec ses lunettes et son air sérieux un peu bougon, Yûto Aoba est le type-même du bon élève. Faisant passer ses études avant les amusements qu'apprécient d'ordinaire les jeunes gens de son âge, ce n'est pas étonnant qu'il n'ait aucun ami. Le seul à se préoccuper de lui est Takao Hirosé, un garçon de sa classe: grand et bien fait de sa personne, doté d'une personnalité enjouée et amicale, Hirosé est pour ainsi dire l'exact contraire de Yûto. Et pourtant chaque fois qu'il aborde cet intellectuel réfrigérant, il s'adresse à lui comme à un élève normal et non comme au premier de la classe que généralement ses camarades détestent. Pas étonnant donc que dès leur première rencontre, Yûto ait éprouvé de l'attirance pour son camarade de classe, attirance qui s'est peu à peu changée en un sentiment plus tendre, au point que le garçon ne puisse plus empêcher le feu de lui monter aux joues chaque fois que Hirosé approche son visage du sien. Néanmoins, persuadé que quelqu'un comme Hirosé n'acceptera jamais son amour, Yûto préfère le tenir secret, refusant même les invitations de son camarade lorsque ce dernier lui propose d'aller s'amuser en ville avec d'autres élèves de leur classe.
Un jour que les cours se sont terminés plus tôt, trouvant dommage de rentrer déjà à la maison, l'adolescent s'apprète à se rendre chez son frère, lorsque soudain Hirosé le rattrape en chemin: lui non plus n'a pas envie de rentrer alors que la journée est si belle, il propose donc à son camarade d'aller faire un tour à la nouvelle crêperie qui vient d'ouvrir devant la gare. Et sans attendre la réponse de Yûto, Hirosé le prend par la main pour l'entraîner avec lui. Ecarlate, l'adolescent timide n'arrive pas à y croire: le voilà enfin seul avec Hirosé, et tous deux vont ensemble manger des crêpes. N'est-ce pas tout à fait comme s'ils avaient un rendez-vous galant ? Mais alors que les deux lycéens cheminent, Yûto avise bientôt les regards de toutes ces jeunes filles qui se retournent sur leur passage: Hirosé plaît réellement beaucoup; alors puisque s'il le souhaitait, il n'aurait que l'embarras du choix en partenaires féminines pour sortir, pourquoi inviter ainsi un garçon ? Tandis que l'adolescent prononce cette réflexion à voix haute, ces propos provoquent chez Hirosé une réaction amusée: "C'est toi que ces filles regardent, répond-il, car tu as vraiment un très beau visage. Mais bon, disons que sur cinq filles, il y en a bien une qui me regarde moi ?"
"Moi.... Je suis beau....?" Cette remarque d'Hirosé n'est pas sans laisser Yûto sans voix, lui qui n'a jamais eu grande confiance en sa propre beauté. Tout en devisant, les deux garçons arrivent finalement à la crêperie, devant laquelle une foule de gens font déjà la queue. C'est à ce moment que le mal de ventre que Yûto ressent depuis ce matin se fait soudain si douloureux que l'adolescent ne se sent plus capable de l'endurer plus longtemps. Quel dommage.... Juste au moment où il allait enfin pouvoir partager quelques bons moments avec celui qu'il aime.... Mais découvrant la souffrance de son camarade et son visage blême, Hirosé prend immédiatement la situation en main: coupant net toutes protestations, il décide d'emmener au plus vite Yûto à l'hôpital en le portant sur son dos. Ainsi transporté, la joue appuyée contre les épaules larges de son ami, les bras passés autour de son cou, Yûto sent un étrange bien-être l'envahir: pourquoi, alors qu'il a si mal, éprouve-t-il un tel sentiment de bonheur en cet instant ?

Hirosé emmène finalement son ami à la clinique dirigée par son père, où Aoba, mort d'inquiétude à la nouvelle de l'hospitalisation de son petit frère, ne tarde pas à venir les rejoindre. Yûto souffre d'une crise d'appendicite bénigne guérissable par médicaments sans le recours d'une opération, néanmoins le mannequin insiste pour que son cadet reste à l'hôpital: leurs parents sont absents en ce moment et lui-même ne peut lâcher son travail, mais il n'est pas question pour autant de laisser le malade seul à la maison. Pris de panique à l'idée de passer pour la première fois de sa vie la nuit à l'hôpital, Yûto a beau protester vigoureusement, Aoba fait la sourde oreille et quitte précipitemment la chambre pour s'en retourner à son boulot. Resté seul avec l'adolescent consterné, Hirosé s'efforce de le rassurer de son mieux: tout se passera bien, prononce-t-il avec douceur, Yûto n'a aucune raison de s'inquiéter. Réconforté par ces paroles, Yûto va pour le remercier mais Hirosé commençant à louer la beauté de son frère, les mots lui restent soudain en travers de la gorge: le top model est encore plus beau en chair et en os que sur les photos des magazines, s'extasie Hirosé, ajoutant combien il était tendu en la présence d'Aoba. Comment s'étonner que face à tant d'enthousiasme pour son aîné, quand Hirosé promet de venir voir Yûto le lendemain après les cours, ce dernier refuse avec mauvaise humeur ? Son camarade insistant, il finit même par lui lancer d'un ton brutal: "Pas la peine que tu viennes ! Car de toute façon ce n'est pas moi mais mon frère qui t'intéresse." Et sur ces mots, tournant le dos à Hirosé en proférant qu'il a sommeil, Yûto ne lui adresse plus la parole.
La nuit venue, seul dans sa chambre, l'adolescent médite tristement son comportement impulsif et injustifié: quelle pitié d'avoir ainsi pris la mouche rien que d'avoir entendu quelques compliments sur son frère.... Il ignorait avoir l'esprit aussi étroit. Mais tandis que Yûto se morfond ainsi sans parvenir à trouver le sommeil, il entend soudain la porte s'ouvrir: préoccupé par la colère de son ami qu'il ne s'explique pas, Hirosé n'a pu s'empêcher de revenir à l'hôpital, afin de demander avec inquiétude à Yûto ce qu'il a bien pu faire qui l'ait tant blessé. Emu de voir son camarade si désolé par sa faute, le coeur battant, Yûto réalise qu'il n'est plus capable de cacher ses sentiments plus longtemps; alors, encouragé par l'insistance d'hirosé, d'une voix hésitante il se décide à lui avouer la vérité: "J'étais en colère.... parce que tu complimentais mon frère.... alors que je....t'aime.... Oui.... Je t'aime...." Les joues en feu, Yûto baisse les yeux, n'en disant pas davantage. Même sans le regarder en face, il imagine sans peine l'expression embarrassée de son ami, qui avoue en balbutiant ne savoir que répondre. Puis l'arrivée de l'infirmière de nuit met fin à cette situation gênante, pressant l'intrus de quitter la chambre. Hirosé est donc contraint de prendre congé de Yûto, le laissant seul avec ses tourments. "Pourquoi est-ce que je lui ai dit, se lamente le garçon dans le noir. Pas étonnant qu'il ait eu l'air si embarrassé. Recevoir ainsi une déclaration d'amour d'un mec...." Percevant le silence d'Hirosé comme un refus de ses sentiments, des larmes amères viennent bientôt mouiller le visage de Yûto....
Les jours passent, sans que plus une seule fois Hirosé ne se montre à l'hôpital. "Cette fois, il me déteste pour de bon...." se dit l'adolescent quand une semaine plus tard, il reprend enfin le chemin des cours. Mais même au lycée, Hirosé ne vient pas l'aborder comme il en avait l'habitude, si bien qu'une seule conclusion s'impose tristement à l'esprit de Yûto: son ami l'évite. Cependant, tout en cheminant vers la maison il ne s'est pas plus tôt fait cette réflexion en soupirant que soudain, une main l'attrape par l'épaule: Hirosé malgré toutes les démonstrations de mauvaise humeur de son camarade n'est pas décidé à le lâcher si facilement et réussi à le convaincre de l'accompagner à l'hôpital, où yûto doit encore se rendre pour des consultations. A peine sont-ils arrivés dans l'établissement qu'entraînant l'adolescent dans une chambre vide, Hirosé l'enlace, avouant à Yûto incrédule que lui aussi l'aime d'amour. Quand Yûto lui avait fait sa déclaration, s'il était resté sans voix, c'est parce qu'il n'osait y croire ! Car en fait, Hirosé aime son camarade depuis leur toute première rencontre, mais il avait beau lui adresser la parole, l'adolescent paraissait ne montrer aucun intérêt pour sa personne, alors il avait fini par croire son amour désespéré. Après cette nuit où son ami lui avait avoué contre toute attente ses sentiments, Hirosé aurait bien voulu rencontrer immédiatement Yûto, néanmoins il s'est efforcé de patienter jusqu'à ce que le garçon soit guéri de sa maladie. Car une fois au courant de l'amour de Yûto, Hirosé savait qu'il ne parviendrait pas à se contrôler s'ils se retrouvaient seuls à seuls. Mais à présent, dans cette chambre d'hôpital déserte, pourquoi réfréner ses ardeurs ?....

- Taboo dé ikô ! ("Tabou, OK !"), page 101: Tatsuhiro et Mitsuhiro Ayatani sont deux frères vivant dans la région d'Ôsaka. Alors qu'ils étaient âgés respectivement de 6 et 8 ans, Mitsuhiro, le cadet, qui a le chic pour accumuler les bêtises et se fourrer dans des situations délicates, s'était un jour retrouvé coincé dans la montagne, la cheville tordue. Personne ne sachant où était parti le garçonnet, on ne l'aurait sans doute retrouvé que plusieurs jours plus tard, mort de faim et de froid si Tatsuhiro, percevant étrangement dans sa tête les appels à l'aide de son cadet, ne s'était précipité à son secours. Et depuis ce drame, Tatsuhiro a pris conscience d'une chose: s'il entend ainsi la voix de Mitsuhiro quand ce dernier est en danger, c'est probablement parce que personne ne lui est plus cher en ce monde que son petit frère....
Dix ans ont passé depuis. Tatsuhiro devenu étudiant et Mitsuhiro lycéen ont quitté leur région natale pour emmenager ensemble dans un grand appartement de la capitale, ce qui s'avère plus commode pour leurs études. Malgré les années, l'attachement que Tatsuhiro éprouve pour son frère ne l'a pas quitté et s'est graduellement métamorphosé en quelque chose de plus intense que le simple amour fraternel, au point que le jeune homme en soit venu à se montrer jaloux même lorsque Mitsuhiro reçoit des appels téléphoniques de ses copines de classe. L'étudiant sait bien pourtant qu'un jour, l'inévitable se produira: d'ici peu de temps Mitsuhiro va se trouver une petite amie et tous deux seront séparés, son frère le quittant pour vivre sa vie de son côté. Néanmoins il est encore trop tôt pour cela. Alors en attendant, Tatsuhiro fait tout ce qu'il peut pour le bien-être de son cadet, se chargeant à l'appartement de toutes les tâches ménagères, le seul moyen dont il dispose pour lui montrer son amour.
Un soir que Tatsuhiro a rendez-vous avec des membres de son club d'étudiants qui ont organisé une petite fête, se rappellant soudain qu'il a oublié de préparer le dîner de Mitsuhiro avant de partir, il tente de prendre congé afin de rentrer à l'appartement au plus vite. Mais c'est sans compter sur deux filles de sa classe, pas du tout décidées à le lâcher: il est de notoriété publique que le jeune homme appartient à l'une des plus riches familles d'Ôsaka - ce qui explique qu'il puisse s'offrir un si vaste appartement à Tôkyô - et représente donc un parti en or pour qui réussira à lui mettre le grappin dessus ! Alors que les deux étudiantes s'accrochent au malheureux Tatsuhiro en essayant de le traîner jusqu'à un autre bistrot alors qu'il n'a qu'une seule idée en tête, rentrer chez lui ! - tous trois tombent soudain nez à nez avec Mitsuhiro. Faisant fi de tous les avertissements de son aîné qui lui avait pourtant bien recommandé de s'enfermer à clé dans leur logis, le lycéen est parti faire des courses au supermarché, et ne cache pas son mécontentement de rencontrer ainsi son grand-frère en galante compagnie. A ses yeux, Tatsuhiro a un sacré culot: lui crier qu'il est trop jeune pour fréquenter des filles, alors que lui-même ne se prive pas ! Et sur ces mots, Mitsuhiro plante là l'étudiant, qui a tout l'air en cet instant d'un mari infidèle que son épouse vient de prendre en flagrant déli d'adultère !

Un peu plus tard, de retour à l'appartement, Tatsuhiro tente de se réconcilier avec son jeune frère en lui offrant son dessert préféré, mais rien n'y fait: à peine a-t-il saisi le sachet que sans prononcer un mot, Mitsuhiro lui ferme la porte de sa chambre au nez. "Qu'est-ce que c'est que ces manières ! s'exclame à la fin le jeune homme irrité. Alors que si je n'étais pas là, tu serais incapable de faire quoi que ce soit !" - "QUOI !!?" Pour Mitsuhiro, c'est la goutte d'eau ! Surgissant de la chambre, il commence à lancer à son aîné ses quatre vérités: n'est-ce pas plutôt Tatsuhiro qui s'obstine à le traiter comme un enfant ? Mitsuhiro a déjà 16 ans, et il se sent parfaitement capable quoi qu'en dise son frère de se débrouiller par lui-même ! Mais Tatsuhiro refusant d'en démordre, le lycéen en larmes finit par lui claquer violemment la porte au nez - en le traitant d'abruti ! Tatsuhiro n'en revient pas ! Depuis leur longue existence commune, c'est la toute première fois que son frère et lui se disputent ainsi.
Le lendemain à la fac, l'étudiant ne s'est toujours pas remis de cette querelle, affichant une expression d'une rare mauvaise humeur. Tandis qu'il conte ses malheurs à ses deux amies de la veille, celles-ci lui expliquent en plaisantant qu'il est probable que son petit frère soit simplement jaloux. Cela arrive parfois, en psychologie on appelle ça le "complexe du frère", bien qu'en général cette forme d'attachement touche plutôt un frère et une soeur que deux personnes du même sexe. N'empêche qu'à cette explication, le moral de Tatsuhiro remonte d'un coup: Mitsuhiro serait jaloux ? Voilà qui expliquerait en effet son subit changement de comportement, car nul doute que lui aussi doit craindre qu'un jour son frère aîné ne se désintéresse de lui après avoir découvert un autre être à aimer. Ravi à un point qu'il ne saurait dire, sans se soucier de paraître bien louche aux yeux de ses camarades avec ses ricanements satisfaits, Tatsuhiro décide de se r"éconcilier dès ce soir avec son frère en lui préparant de bons petits plats....
De son côté cependant, alors qu'il se trouve en ville à la librairie, Mitsuhiro se fait soudain aborder par un homme d'âge mûr portant des lunettes aux verres fumés. Demandant au lycéen s'il ne serait pas par hasard à la recherche d'un job, cet inconnu d'aspect louche annonce qu'il a justement un travail bien rémunéré à lui proposer, qui conviendrait parfaitement à un garçon comme Mitsuhiro. En dépit du caractère douteux de cette proposition, comment ne pas comprendre qu'après la scène de la veille et toutes les insinuations déplaisantes de son frère, Mitsuhiro ne soit pas tenté de suivre cet inconnu, rien que pour prouver en déccrochant un petit boulot qu'il est capable de faire quelque chose par lui-même ? Hélas, à peine est-il arrivé dans le bâtiment désert où l'a conduit l'homme à lunettes noires que le lycéen prend conscience de son erreur: il s'agissait évidemment d'un traquenard, le voilà tombé aux mains d'un réseau clandestin de vidéos pornos, bien décidé à tirer un maximum d'argent de la vente de cassettes montrant un garçon aussi beau que Mitsuhiro en "situation délicate". Tandis que l'un des bandits lui arrache ses vêtements, dévoilant sa nudité, le lycéen en larmes ne peut que crier de toutes ses forces à son grand frère de lui venir en aide ! Et comme cela s'était produit dix ans plus tôt, alors qu'il est tranquillement occupé à faire la cuisine, Tatsuhiro entend dans sa tête ces appels au secours. Comprenant aussitôt qu'il est en train d'arriver quelque chose de grave à son cadet, le jeune homme enfourche sa moto et commence à parcourir à une vitesse folle les rues de la capitale. Mais la ville est si vaste.... Comment savoir exactement d'où proviennent les appels à l'aide ? Néanmoins, guidé par son coeur, Tatsuhiro reste persuadé qu'il parviendra cette fois encore à secourir Mitsuhiro à temps !....

- Uréshii Dékigoto ("Evénement Joyeux"), page 133: Watasé, lycéen à la personnalité gaie et amicale, semble ne venir en classe que pour dormir. En fait, il n'est bon qu'en sport, et ce n'est que durant cette matière qu'il déploie toute son énergie ! Ses exploits ainsi que son caractère sympathique finissent par attirer l'attention de Miyako Tsujidô, un garçon d'une autre classe plutôt frêle mais d'une grande beauté qui, surmontant sa timidité, ose un jour aborder Watasé à l'intercours. S'excusant de cette requête soudaine, il demande à Watasé de sortir avec lui ! C'est la première fois que le sportif reçoit une déclaration d'amour, et pris de panique, il ne sait d'abord que répondre. Et puis, son camarade et lui sont tous deux des garçons; n'étant pas homosexuel, Watasé n'est pas sans trouver cette requête un peu étrange. Cependant Miyako est si mignon avec ses paupières baissées et ses joues écarlates que sentant son coeur remuer malgré lui, Watasé ne peut finalement se résoudre à refuser. Il commence donc à sortir avec Tsujidô, et doit s'avouer que c'est au fond très agréable: tous deux rentrent ensemble après les cours, se font des petites bouffes au snack du coin, bref, s'amusent beaucoup comme deux bons camarades. A la seule différence que Miyako est bien plus beau que n'importe lequel de tous les potes masculins de Watasé, qui sent parfois monter en lui une étrange émotion quand il contemple son petit ami....
Grâce à Tsujidô qui lui prête ses notes prises en cours, Watasé parvient même à obtenir de bons résultats à ses examens ! Un jour qu'il discute avec deux camarades après un contrôle d'anglais qu'il a réussi haut la main, l'un des deux garçons raconte que voilà une semaine qu'il sort avec une fille d'un autre lycée, et aujourd'hui il aimerait avancer les choses, c'est à dire aller jusqu'au baiser. Au baiser !? A ces mots Watasé se rend compte que cet acte ne lui était même pas venu à l'esprit, et pourtant quand deux personnes sortent ensemble, on en vient tôt ou tard immanquablement au baiser. Mais Miyako et lui sont tous deux des garçons, réfléchit Watasé en rentrant chez lui après les cours, tout en ne cessant de dévisager son petit copain qui marche à ses côtés; normalement, entre hommes, ça ne se fait pas.... Mais le fait est que maintenant que cette idée lui est venue en tête, Watasé meurt d'envie d'embrasser Miyako ! Voilà pourquoi, expliquant que sa mère rentrera tard de son travail, il invite ce dernier à l'accompagner chez lui. A peine a-t-il prononcé ces paroles que le jeune homme se rend compte du caractère sans doute louche de son invitation: Tsujidô doit probablement trouver bien crue cette proposition, et en effet, à la manière dont s'empourpre le visage de Miyako, nul doute qu'il a parfaitement saisi les sous-entendus ! Néanmoins, le jeune homme accepte de venir, et au joues enflammées de son ami ainsi qu'au regard en coin qu'il lui lance, un petit sourire aux lèvres, Watasé devine sans peine qu'en fait de baiser, ils pourront peut-être même aller un peu plus loin !

En effet, à peine les deux garçons sont-ils parvenus dans la chambre de Watasé qu'enlaçant Tsujidô, ce dernier lui fait part avec fougue de son désir de l'embrasser. Mais superposer ses lèvres à celles de son ami ne lui suffit bientôt plus: se sentant peu à peu d'humeur lascive, le voilà pris du désir de contempler le corps nu de Miyako. Malgré sa honte, le jeune homme se laisse sagement déshabiller, n'émettant que de faibles protestations. Et ce qui devait arriver finit par se produire, échauffé par la vue du beau corps de Tsujidô, Watasé réalise qu'il ne peut plus se contrôler davantage et tente de l'étreindre. Hélas tous deux sont des néophytes en la matière, n'ayant jamais eu d'expérience homosexuelle, si bien que ne sachant comment procéder, leurs ébats tournent vite à la séance de torture pour le malheureux Tsujidô. Miyako a si mal qu'il ne parvient pas à s'ouvrir à Watasé, Watasé si excité qu'il finit par éjaculer avant même d'avoir pu pénétrer en lui ! Quelle pitié ! Le sportif est convaincu de se manger la honte de sa vie ! Néanmoins les lycéens se sentent aussi piteux l'un que l'autre, Watasé pour s'être montré dans son ignorance si maladroit, et Miyako de n'avoir pas pu supporter la douleur. Si bien que jugeant qu'il vaut mieux en rester là pour ce soir, les deux garçons finissent par repartir chacun de leur côté.
Le lendemain, au lycée, Watasé ne s'est toujours pas remis de ce rendez-vous manqué: est-ce donc impossible de faire l'amour entre hommes ? Curieux de le voir si déprimé, l'un des ses camarades de classe tente de lui remonter le moral en lui prêtant un livre érotique. Watasé va pour repousser le magazine, répondant qu'il n'a pas du tout la tête à cela, lorsqu'il aperçoit soudain une pub sur l'une des pages: "Notre sélection d'objets pour adultes. Une boutique sûre, même pour les débutants" dit l'annonce. Voilà qui est intéressant: pas de doute, c'est dans un magasin comme celà que le jeune homme trouvera matière à s'instruire, des gens en mesure de le conseiller ! Watasé décide donc de se rendre à ce sex-shop le soir-même après les cours, s'excusant auprès de Tsujidô de ne pas pouvoir rentrer avec lui comme il le fait d'habitude. Mais si Miyako se contente d'acquiescer en souriant, la pire des craintes lui serre douloureusement le coeur: celle que Watasé, parce qu'il n'a pas été capable de le satisfaire, en soit venu à le détester et à ne plus vouloir sortir avec lui. Voilà pourquoi, de son côté, il décide d'employer tous les moyens possibles pour rendre son corps apte à accueillir son ami tant il craint que ce dernier ne l'abandonne. Mais le lendemain, fort de tout ce qu'on lui a enseigné dans le sex-shop, et surtout la précieuse Love Lotion en poche, Watasé attrape son ami à la pause déjeuner pour l'entraîner dans une salle déserte, bien décidé cette fois à s'unir avec Miyako !

- Motto suki ni natté ("Aime-moi encore plus fort"), page 167: Dans ce petit chapitre de 11 pages, on revient à Kizaki et Takashi de la première histoire qui a donné son titre au volume. Plus d'un an s'est écoulé depuis que le jeune Kizaki, à présent en Première, a intégré le club de basket de son lycée, et grâce aux leçons que lui a prodigué son sempaï et petit ami Takashi Nishina, l'adolescent a fait de gros progrès dans ce sport, au point qu'il soit à présent en mesure de participer aux matchs. Quand lors de son entrée en Terminale Takashi a quitté l'internat pour vivre dans son propre appartement, Kizaki pensait tout d'abord qu'il se sentirait bien seul sans son ami, si ce dernier n'avait pris la manie de venir squatter dans sa chambre ! Ayant déménagé, normalement Takashi n'a plus le droit d'entrer dans l'internat de son établissement; mais évoquant le prétexte que son appartement situé près de sa future université se trouve en revanche loin du lycée, bien qu'en réalité il désire simplement rester aux côtés de Kizaki, il demande souvent à ce dernier de le laisser dormir chez lui. Un soir où après un match l'adolescent retrouve dans sa chambre le squatteur, il repousse les avances de Takashi, refusant que celui-ci le touche alors que son corps est encore couvert de sueur. Kizaki enjoint donc son sempaï d'attendre qu'il ait pris une douche, cependant le basketteur décide aussitôt de s'inviter dans la salle de bain, lançant qu'il va se faire un plaisir de laver son petit ami de la tête aux pieds ! Et comme il faut s'y attendre avec quelqu'un d'aussi ardent que Takashi, cette baignade se change rapidement en quelque chose de bien plus osé !
Tandis que son sempaï le torture langoureusement de ses caresses brûlantes, Kizaki n'en revient pas qu'il éprouve toujours autant de plaisir entre ses mains alors que tous deux font l'amour presque tous les jours depuis plus d'une année. Au contraire ! Loin de se lasser du contact de la peau de Takashi, il voudrait jouir de lui encore davantage, pouvoir rester sans arrêt à ses côtés.... Hélas, le basketteur est en Terminale, et dès la prochaine rentrée des classes, les deux amants seront irrémédiablement séparés tandis que l'un rentrera à l'université. Voilà pourquoi, Takashi a beau répéter combien il l'aime, Kizaki ne peut s'empêcher d'être inquiet. Cette angoisse d'être abandonné ne quitte pas l'adolescent même quand ils font l'amour, si bien qu'une fois sortis des douches, il demande hésitant à son sempaï si son corps lui a donné du plaisir. En voilà une question !? Takashi déconcerté se demande bien ce qui prend à son ami tout à coup ! L'adolescent avoue alors ce qui le tourmente, ses craintes de voir finalement son sempaï se lasser de lui. "Imbécile ! proteste aussitôt Takashi. Au contraire, je n'en ai jamais assez ! Plus je suis avec toi, comment dire.... plus je t'aime. Et même si nous unissons nos corps tous les jours, ça ne me suffit pas !" Alors, après avoir rassuré son jeune amant, le basketteur profite qu'ils en soient venu à aborder le sujet de leur relation pour lui soumettre une proposition qu'il désire lui faire depuis longtemps. "Dis, Kizaki, quand j'aurais fini le lycée.... tu ne voudrais pas venir vivre avec moi ? En fait, dans mon appartement, j'ai déjà préparé une chambre pour toi...." Et bien que surpris de cette requête aussi soudaine qu'inespérée, l'adolescent ému voit là son souhait le plus cher se réaliser. Rester auprès de Takashi, toujours....

- Romans d'Horreur -
- Manga Fantastique et Horreur -
- Artbooks Fantastique et Horreur -
- Romans Yaoï -
- Mangas Yaoï -
- Artbooks Yaoï -
- Be Boy Zips -
- Be Boy LUV -
- Cartes Postales -
- Service VPC -
- News et Potins -