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--------------------------------- * Fujimi Orchestra : Kanreï Zensen Conductor
--------------------------------------------- * Furachina Cherry Boys
--------------------------------------------- * Hizamazuké ! Bishin
--------------------------------------------- * Himitsu no Hanazono
--------------------------------------------- * Daï-Ikkyûjun'aïzaï
--------------------------------------------- * Munasawagi no Hôkago
--------------------------------------------- * Sweet Emotion
--------------------------------------------- * Hand Made Lovers
--------------------------------------------- * Kimi saé Inakéréba
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Intrigue: Yûki
Morimura, 23 ans, travaille comme professeur remplaçant dans
un lycée. Jeune homme réservé et introverti, il
n'a qu'une seule passion: la musique, le violon dont il joue depuis
son plus jeune âge. Voilà cinq ans que durant ses heures
libres et les week-ends, il officie en tant que maître de
concert dans l'orchestre Fujimi, le petit orchestre amateur de sa
ville. Yûki mène donc une vie bien tranquille,
réglée comme du papier à musique. Jusqu'à
ce qu'un jour, un étrange nouveau-venu fasse son apparition
dans la salle de
musique
où il répète avec ses camarades: un jeune homme
dont la beauté sombre n'a d'égale que la taille
impressionnante, bien loin des standards de la morphologie japonaise.
Mr. Ishida, petit homme rondouillard et jovial portant le surnom de
Niko-chan ("Mr. Sourire") qui cumule les fonctions de directeur et de
manager de l'orchestre, présente le nouveau-venu comme
étant Keï Tônoïn, qui sera désormais le
chef d'orchestre attitré de Fujimi. Diplômé du
réputé Conservatoire de Musique de Tôkyô en
dépit de son jeune âge, ce surdoué a passé
ces dernières années à peaufiner sa technique
à l'étranger, en Europe, en Australie...., avant de
rentrer enfin au Japon. En entendant les références
éminentes du chef d'orchestre, une seule question brûle
les lèvres de Yûki: pourquoi Tônoïn a-t-il
choisi d'intégrer Fujimi ? Avec un tel CV, il aurait pu
aisément postuler dans un orchestre professionnel !
Le jour-même de son entrée en
fonction, Keï Tônoïn impose immédiatement sa
loi: il exige que tout en jouant les musiciens ne quittent pas sa
baguette des yeux, n'hésitant pas à interrompre le
morceau en cours par des "STOP !!" tonitruants chaque fois que
quelqu'un contrevient à cette règle. Ceux qui ne
connaissent pas encore leur partition par coeur n'auront qu'à
cesser de jouer quand arrive un mouvement qu'ils ne connaissent pas,
mais ne doivent surtout pas baisser les yeux vers leur lutrin. Cette
manière de faire impérieuse lui attire
immédiatement l'anthipathie de Yûki: Fujimi
réunit essentiellement des musiciens amateurs qui viennent ici
jouer pour le plaisir et dont certains ne maîtrisent même
pas
complètement le
solfège ! Par ses exigences, nul doute que ce
détestable bellâtre va briser l'ambiance
décontractée et familiale qui régnait
jusqu'alors dans l'orchestre, au point que ses membres finiront par
le déserter les uns après les autres. Si après
cette première répétition Tônoïn
aborde Yûki pour le féliciter de sa prestation, le
violoniste étant en effet le seul à être parvenu
à suivre jusqu'au bout et avec brio les indications de sa
baguette, cela ne radoucit pas l'opinion de ce dernier à son
égard pour autant: d'accord, Keï Tônoïn est un
chef d'orchestre brillant, mais le niveau qu'il exige de ses
musiciens est beaucoup trop élevé pour Fujimi, il n'a
visiblement rien compris à l'esprit de ce petit orchestre
où les gens ne viennent que pour se divertir.
A la fin de la semaine, en se rendant à
la troisième répétition après la prise de
fonction de Tônoïn, Yûki est donc persuadé
qu'il sera le seul présent ce jour-là, les autres
membres, bénévoles, ayant probablement
déjà tous démissionnés. Alors quelle
n'est pas sa surprise quand il découvre la salle de musique
encore plus bondée que de coutume ! Même les membres qui
ne viennent jamais le week-end sont présents, et tous
évoquent avec chaleur les progrès qu'ils ont fait
grâce à la méthode de Tônoïn,
méthode qui les a obligés à étudier
soigneusement leur partition avant chaque répétition
puisqu'ils n'ont pas le droit en jouant de quitter sa
baguette des yeux. En moins d'une
semaine, la virtuosité de chacun s'est donc
considérablement améliorée, et cela leur donne
le sentiment excitant d'appartenir désormais à un
véritable orchestre professionnel. En entendant les propos
tenus par ses camarades, Yûki réalise avec amertume
qu'il s'est bien trompé: il pensait jusqu'alors que
c'était Tônoïn qui avec sa suffisance arrogante de
génie de la musique, s'obstinait à ne pas vouloir voir
le niveau médiocre de ses musiciens; mais n'est-ce pas
plutôt lui-même, Yûki, qui sous-estimait les
capacités des membres de Fujimi ? A force de se complaire dans
sa fonction de maître de concert d'un petit orchestre amateur,
fonction qui lui donnait les pleins pouvoirs, il avait inconsciemment
fini par ne plus faire l'effort de chercher à augmenter le
niveau de ses membres.
Le complexe d'infériorité que
Yûki avait commencé à éprouver dès
l'apparition du chef d'orchestre atteint suite à cette
découverte des proportions exacerbées: il ne fait pas
le poids face à un être aussi charismatique que Keï
Tônoïn, que ce soit du point de vue de la musique, de
l'apparence physique ou de la personnalité. Le violoniste en a
la confirmation cuisante en voyant un soir la jolie Natsuko
Kawashima, flûtiste à la grâce de libellule pour
laquelle il soupire en secret depuis plus de trois ans, quitter la
salle de musique en compagnie du chef d'orchestre. Comment en effet
ne pas préférer à un petit prof timide comme lui
un génie doté d'une telle beauté, riche fils de
bonne famille de surcroît ? Keï Tônoïn lui a
tout volé,
a
irrémédiablement brisé l'harmonie de sa vie
paisible et sans histoire. Tandis qu'une haine et une jalousie qu'il
ne se sentait pas capable d'éprouver font rage dans le coeur
de Yûki, son état d'esprit perturbé ne tarde pas
à rejaillir dans sa musique; si bien qu'alors que les autres
membres de l'orchestre sont pratiquement parvenus à
interpréter à la perfection le morceau de Mozart sur
lequel ils s'entraînent depuis deux semaines, lui seul voit le
niveau de sa prestation chûter lamentablement.
Un soir où le son de son violon atteint
des proportions particulièrement navrantes, Tônoïn,
qui jusqu'à présent ne lui avait fait aucune remarque,
vient l'aborder à la fin de la répétition afin
de lui demander la raison de ce changement radical survenu dans sa
musique. "JE VOUS HAIS !" voudrait tant lui crier Yûki. "Je
suis médiocre et vous êtes un génie ! Je ne
supporte pas la supériorité de votre sens artistique ni
votre compétence à
mener l'orchestre ! Sans compter que vous avez séduit Mlle
Kawashima !" Mais tout ceci n'est que pure jalousie, Yûki est
bien conscient qu'il ne peut avouer ainsi à Tônoïn
les véritables raisons de son animosité. Voilà
pourquoi, se contentant de lui répondre avec un calme et un
détachement forcés que leur tempéraments
musicaux sont visiblement incompatibles, Yûki annonce au chef
d'orchestre qu'il démissionne de Fujimi en le gratifiant de
son sourire le plus rayonnant.
Quelle n'est pas la stupeur qui se peint sur
le visage de Keï à cette nouvelle ! Son air abasourdi le
fait paraître tellement idiot que rien que pour voir le
bellâtre afficher pareille tête, Yûki se dit que
ça valait le coup de lui faire cette déclaration. Mais
une fois revenu de sa surprise, Tônoïn n'est pas
décidé à laisser le violoniste
démissionner si facilement: il a besoin de lui, en tant que
maître de concert, en tant que premier violon. Pourtant
Yûki refuse obstinément d'écouter ses arguments,
persuadé que le chef d'orchestre se trouvera facilement
quelqu'un de bien meilleur que lui, si bien que Tônoïn
finit par se mettre en colère. Arrachant sa malette à
violon des mains du musicien têtu, il l'oblige à le
suivre jusqu'à son propre appartement. Là, Yûki a
à peine le temps de noter avec mauvaise humeur comme Keï
doit être riche pour posséder tant de rayonnages de
disques et de CD que le jeune homme entre directement dans le vif du
sujet: assis en tailleur sur le parquet de sa chambre, levant vers
Yûki un visage calme et grave, il lui demande de revenir sur sa
décision. "Fujimi et moi avons besoin de vous," achève
Tônoïn. Mais il a beau rester mesuré dans ses
propos, s'efforçant de se montrer persuasif, cette
requête sonne comme un ordre
aux oreilles du violoniste. "Si c'est tout ce que vous avez à
me dire, rendez-moi mon violon, répond-il sèchement.
Après cinq ans à jouer les maîtres de concert,
j'ai fini par me lasser. De Fujimi, et aussi du violon." - "Ce n'est
pas vrai, vous mentez, rétorque Keï. Quelle est la
véritable raison ?" - "Cela ne vous regarde pas, que je sache
! explose alors Yûki. Je suis libre de penser ce que je veux,
ça ne vous concerne en rien ! Aussi je vous saurais gré
de me foutre la paix !!"
Si Yûki se sent d'abord satisfait
d'avoir osé se rebiffer contre l'autorité de
l'impérieux chef d'orchestre, l'instant d'après il
blémit en découvrant l'expression menaçante que
vient de prendre
le visage de ce
dernier. "Que venez-vous de dire ?! Que ça ne me
regardait pas ? C'est sûrement moi qui ait mal entendu,
n'est-ce pas !?" En dépit de sa peur, le violoniste prend son
courage à deux mains pour répondre qu'au contraire le
chef d'orchestre a parfaitement compris ses paroles. A ces mots
Tônoïn tend la main vers lui, les yeux sortant
pratiquement de sa tête tant sa fureur est grande. Il va le
frapper, Yûki en est convaincu ! Cependant Keï se contente
de prendre son visage entre ses deux mains tandis que son expression
féroce se change en un sourire étrangement mielleux.
C'est encore comme cela qu'il est le plus effrayant, le coeur de
Yûki se met à battre à cent à l'heure !
Pourquoi Tônoïn rit-il soudain ? Serait-il devenu fou ? Le
violoniste avait jadis entendu dire que les génies avaient
souvent une personnalité un peu instable, mais visiblement
c'est la vérité !
"Autant te le dire, mais j'avais l'intention
de faire en sorte que tout ce qui te touche me concerne en liant une
relation avec toi, profère bientôt Keï, passant
d'un coup au tutoiement. Je t'ai rencontré, et à
l'instant où j'ai entendu ton violon, j'ai
décidé qu'un jour tu serais à moi." Sur ces
mots, Keï s'empare des lèvres de Yûki, qui comprend
de moins en moins la situation. "Tu es le violoniste dont je suis
amoureux, poursuit le chef d'orchestre. Je ne te laisserais pas
disparaître de ma vie si facilement. Voilà pourquoi,
afin que tu ne me dises plus jamais que ce qui te concerne ne me
regarde pas, je vais entâmer une liaison avec toi. Ici, et
maintenant."
Et Keï
embrasse une seconde fois Yûki, qui ne songe même pas
à le repousser tant cette déclaration d'amour
inattendue le laisse pantois. Prenant son manque de réaction
pour un consentement, Tônoïn fait jouer sur sa
chaîne hi-fi un opéra de Wagner avant d'attirer le
violoniste vers son lit. Et c'est là, sous un déluge de
musique, qu'il lui fait l'amour pour la première fois, lui
murmurant des paroles que Yûki ne parvient pas à
entendre tant est poussé le volume de la chaîne hi-fi.
Rapidement vaincu par la détermination de son soupirant, le
violoniste n'en revient pas de ce qui lui arrive: lui, se faire
violer par un homme ! Mais tandis que Keï se
démène en lui au son de la musique, il a bientôt
le sentiment étrange de ne plus faire qu'un avec les
instruments. Les mouvements de son partenaire se fondent avec celui
de l'opéra, amenant Yûki malgré lui au paroxysme
du plaisir....

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Intrigue: Sôhei Séta, un jeune comédien de doublage de 22 ans, se réveille un matin dans la pire situation qui soit: il se trouve dans une chambre inconnue, couché dans un lit entièrement nu, et pour couronner le tout, entouré de deux hommes ! S'il ne peut voir le visage de celui qui lui tourne le dos, il reconnaît immédiatement l'autre garçon, qui n'est autre que Kenzô Ômori surnommé Moriken, un doubleur à succès avec qui il s'entend comme chien et chat. Sôhei a beau se triturer la mémoire, il n'arrive pas à comprendre ce qui a pu le conduire là. Il se souvient seulement que la veille au soir, déprimé par une carrière qui ne décolle pas, il était parti boire seul et s'était sans doute saoûlé. De toute manière, peu importe, ce qui compte avant tout pour l'instant est de quitter cet endroit le plus vite possible avant le réveil des deux dormeurs. Un peu plus tard, Sôhei se rend à une audition pour un rôle de doubleur dans un jeu vidéo. Il y rencontre Mitsu, une jeune collègue de travail, qui ne tarde pas à lui faire remarquer la trace de baiser que le jeune homme porte dans le cou. Sôhei, rougissant, lui raconte alors l'état dans lequel il s'est réveillé le matin. Mitsu le console en lui conseillant de ne pas se préoccuper d'une telle broutille, mais plutôt de se concentrer sur l'audition: le scénario du jeu vidéo est vraiment remarquable, et la jeune fille serait contente de travailler avec Sôhei, dont elle aime beaucoup la voix et apprécie les efforts; et pour "l'encourager", elle ajoute encore: "Même si tu joues comme un pied et devient homosexuel, je serai toujours ton amie !" A ces mots, le moral du pauvre Sôhei tombe encore d'un cran. Il ne cesse de se demander s'il s'est réellement passé quelque chose durant cette nuit à trois, et aussi, qui pouvait bien être l'autre homme dans le lit.
Tandis qu'il parcourt les couloirs du studio, il rencontre soudain Kenzô Ômori, qui se présente quant à lui pour obtenir le rôle du héros. Au grand soulagement de Sôhei, ce dernier se comporte comme si de rien n'était, c'est à dire qu'il se montre aussi moqueur et sûr de lui que d'ordinaire. Les deux jeunes gens ont fait leurs débuts ensemble, deux ans auparavant, mais si Moriken est à présent un doubleur à succès travaillant même pour la radio, Sôhei est demeuré un doubleur occasionnel qui est obligé de travailler dans un bar pour pouvoir vivre. Car si tous deux possèdent chacun une très bonne voix, ce qui a provoqué une telle différence entre eux est sans conteste leur façon de jouer: comme le disait Mitsu, malgré ses efforts, Sôhei joue vraiment "comme un pied"! Le jour précédent, le patron du bar où le jeune homme travaille - serveur très populaire dont le physique attire les clients - lui avait proposé de l'embaucher à plein temps. Proposition alléchante, mais qui signifie pour Sôhei d'abandonner définitivement son rêve de devenir un jour un bon comédien de doublage. Ne pouvant se décider à rien, voilà la raison pour laquelle il s'était saoûlé la veille au soir.
Mais pour le moment, mieux vaut éviter de songer à des choses désagréables. Dans la salle d'attente du studio, assis près d'Ômori, Sôhei commence enfin à lire le scénario du jeu et réalise qu'en effet, l'histoire est véritablement excellente. Tandis que tous les autres candidats sont eux aussi captivés par la lecture, un silence surprenant règne dans la salle d'attente, et plus que jamais Sôhei désire continuer le métier de doubleur et obtenir le rôle pour lequel il concoure aujourd'hui. Alors qu'il se rend au distributeur de boissons, Sôhei y rencontre par hasard un homme très grand et très beau, avec qui il ne tarde pas à sympathiser. Et quelques minutes plus tard, tandis que commence l'audition, le jeune comédien a la surprise de découvrir que ce n'est autre que Enji Shindô lui-même, le célèbre et talentueux scénariste qui travaille aussi bien pour le cinéma que pour la télé, le dessin animé et les jeux vidéos. Sitôt l'audition achevée, Shindô et Sôhei vont prendre un café ensemble, mais lorsque le jeune homme est sur le point de rentrer chez lui, Shindô le rattrappe soudain et l'embrassant sur la bouche, il lui fait une brûlante déclaration. Pétrifié, Sôhei n'arrive pas à croire ce qui est en train de lui arriver, lui qui n'est pas homosexuel du tout ! Mais le pire est encore à venir: Shindô tire soudain de sa poche une bague tissée en laine que le jeune homme avait oublié... dans son lit ! Ainsi, le séduisant scénariste n'est autre que le 2ème homme avec qui Sôhei avait passé la nuit, et bien qu'il avoue ne pas l'avoir touché, Shindô est bien décidé à ce que les choses n'en restent pas là ! A ce moment, le jeune comédien ignore encore que Shindô est le frère aîné de Ômori, et que ce dernier, bien qu'il ne l'ait jamais laissé paraître, est lui aussi amoureux de lui !
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Intrigue: Seiju Asano, 24 ans, jeune professeur de mathématiques timide et candide, a passé une première année d'enseignement épouvantable dans un lycée de jeunes filles: soucieuses de la mode et de l'aspect physique, les lycéennes passaient leur temps à tourmenter ce jeune homme maladroit aux cheveux et à l'apparence négligés. Seiju, qui souhaitait devenir prof depuis sa plus tendre enfance, faisait pourtant de son mieux pour rendre ses cours intéressants et faciles à comprendre ainsi que pour instaurer un dialogue avec ses élèves, mais jusqu'au bout ces dernières avaient refusé de l'écouter. Ainsi, ne voulant pas répéter cette lamentable expérience dans le lycée technique où il vient d'être affecté, Seiju demande à son frère aîné Ryôkurei, qui travaille dans une boutique de stylisme, de l'aider à se relooker. Bien coiffé, bien habillé et affichant - en apparence du moins - une personnalité plus résolue et plus adulte, le jeune homme peut enfin se consacrer à l'enseignement sans craindre les moqueries de ses élèves. Mais hélas, à présent sa merveilleuse beauté mise en valeur, il se trouve bientôt confronté au problème inverse: non seulement le timide Seiju se fait souvent aborder par des étudiantes qui tentent de le séduire, mais le comble se produit trois semaines après la rentrée des classes, lorsque l'un de ses élèves - un garçon ! - lui fait soudain sa déclaration.
Ce n'est autre que le superbe Takéru Igarashi, élève de Première en section Design, un jeune homme cool et très populaire dans le lycée qui plaît bien sûr beaucoup aux filles. Bien que ce garçon de très grande taille et à la forte personnalité, doué dans tous les sports et surtout le tennis, lui fasse d'abord un peu peur, Seiju ne tarde pas à comprendre que Takéru est quelqu'un de bien et voudrait devenir simplement son ami. Cherchant donc un moyen de repousser Igarashi sans trop le blesser, conseillé par son frère, Seiju rencontre le jeune homme en portant un bijou de femme autour du cou. S'efforçant de paraître ferme et sûr de lui, le professeur annonce à son élève qu'il lui est impossible de sortir avec lui, et remarquant le collier, Takéru en déduit que Seiju a déjà une petite amie. Le plan a marché ! Soulagé, le jeune prof de maths se croit enfin mis à l'abri des avances de cet impétueux lycéen. Mais Igarashi n'est pas homme à lâcher prise si facilement ! Stimulé par son refus, il lance au malheureux Seiju qu'il est devenu encore plus amoureux de lui. Ainsi, quelques jours plus tard, en faisant croire au naïf professeur qu'il a besoin de lui pour une sortie pédagogique utile à ses études de designer , Takéru parvient à entraîner Seiju avec lui à une exposition photo. Ce n'est qu'à la fin de la journée que le jeune homme avoue qu'il a menti pour obtenir un rendez-vous, et tente alors d'offrir à l'objet de son amour une bague qu'il se résoudra par la force des événements à jeter dans la fontaine du square.
Pendant la nuit, le jeune professeur, tourmenté par un sentiment de culpabilité, se rend au parc afin de récupérer l'objet. Il parvient à retrouver la bague, mais prend froid et finit par tomber malade. Tiraillé entre cette personnalité dure et fière qu'il s'est composée pour se faire respecter de ses élèves et son véritable caractère pur et innocent, Seiju ne sait bientôt plus comment réagir face au sentiment violent qu'il inspire au lycéen. D'autant plus que lui-même commence à se sentir très attiré par Takéru. Mais ce dernier, qui n'arrive plus à cerner cet être qui semble posséder deux personnalités complètement opposées, s'imagine à la fin que son professeur ne songe qu'à s'amuser à ses dépens. Ainsi, lorsque le lendemain Seiju l'aborde à la fin des cours pour lui dire qu'il a retrouvé la bague, Igarashi s'emporte violemment et lui crie tout ce qu'il a sur le coeur. Désespéré que son élève se méprenne ainsi à son sujet en le prenant pour un être ignoble et cruel, une fois seul Seiju s'effondre sur le sol de la salle de classe, en larmes. Tous ses efforts pour paraître ce qu'il n'est pas n'ont servis qu'à lui apporter des ennuis et le faire détester de celui qu'il commence malgré lui à aimer. A ce moment, il est soudain découvert par Mr. Sonoda, le séduisant professeur de sciences naturelles. Croyant le jeune homme tourmenté par l'un de ses élèves, ce dernier se propose de l'aider, et entraînant Seiju dans sa classe déserte, Sonoda lui offre un café. Dans lequel il a préalablement dissout un comprimé aux effets paralysants....
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Intrigue: Naoki Himura, jeune médecin scolaire de 26 ans, coule des jours paisibles mais monotones en tant que responsable d'infirmerie dans un lycée réservé aux garçons. Cet établissement étant spécialisé dans les activités sportives, il a néanmoins fort à faire avec les nombreux blessés qui lui arrivent sans arrêt. Mais ce qui ennuie le plus Naoki, c'est bien la convoitise dont il est l'objet, autant de la part des élèves que de ses collègues enseignants. Dans ce lycée où il n'y a pas de filles et où les femmes professeurs sont très peu nombreuses, en raison de sa grande beauté et de son visage aux traits féminins, le voilà devenu pour ainsi dire la "fleur" de la cour d'école, l'idole que tout le monde voudrait posséder. D'un naturel plutôt froid et orgueilleux, le jeune homme n'est cependant pas peu fier de ce succès et des 38 lettres d'amour qu'il trouve en moyenne par jour dans son casier. Car cela flatte son égo encore davantage de constater qu'il peut ainsi rendre fou des personnes du même sexe aussi bien que la gent féminine. Néanmoins, Naoki n'a jamais eu d'expérience homosexuelle, et pour qu'il accepte de se laisser étreindre par un homme, il faudrait que ce dernier soit encore plus beau que lui ! Pour cette raison, il a fixé des critères afin de déterminer celui qui serait selon sa conception "l'homme idéal": 1- des cheveux noirs; 2- un beau visage; 3- une poitrine large et robuste; 4- du bon sens; 5- habile au lit ! Le jeune médecin demeure cependant convaincu que cet être "parfait" n'existe certainement pas.
Un jour pourtant, en revenant à l'infirmerie, Naoki est surpris d'y trouver un lycéen qu'il n'a jamais rencontré auparavant, Shinichi Hirosé du club de rugby. Ce visage ! Jamais le médecin n'aurait imaginé qu'il y avait parmi les élèves de cet établissement un être qui corresponde à son image de l'homme idéal ! Le garçon, blessé au genou, mesure 1 mètre 75, et en tant que rugbyman, possède une impressionnante carrure. Tout en lui faisant son pansement, Naoki remarque avec un sourire charmeur que Hirosé doit certainement avoir beaucoup de succès, ce qui plonge le lycéen soudain écarlate dans la plus grande confusion. Au point que le médecin étonné de ce trouble commence à se douter que cet élève n'est peut-être pas aussi âgé que le laisse supposer sa constitution. Et en effet, Hirosé avoue bientôt n'avoir que 15 ans, il n'est encore qu'en seconde ! Le contraste est si grand entre son corps adulte et sa personnalité pure et enfantine.... De plus, il rougit si spontanément lorsque Naoki approche son visage tout près du sien, que le médecin commence à se demander si par hasard le jeune rugbyman ne serait pas lui aussi épris de lui.
Finalement, dérouté par le comportement et les réactions de ce garçon qui correspond tellement à son idéal, Naoki ne peut s'empêcher d'avoir envie de le taquiner. Si bien qu'après une initiation au baiser, tous deux finissent par se retrouver couchés sur le lit de l'infirmerie. Au début le médecin voulait juste s'amuser un peu en découvrant que bien sûr le lycéen est encore puceau; mais le regard de Hirosé est si émouvant lorsqu'il lui avoue qu'il voudrait tant le toucher que Naoki, incapable de comprendre ce qui lui arrive, finit par donner son consentement. Il s'agit pourtant d'un garçon, d'un élève.... Mais en cet instant tout celà paraît avoir si peu d'importance.... Le jeune homme s'abandonne donc aux caresses maladroites de Hirosé, et comme ce dernier, dont c'est la première fois, ne parvient pas à contrôler sa force, Naoki se réveille quelques heures plus tard incapable de bouger, le corps complètement endolori. Il a beau rassurer son jeune amant en lui certifiant qu'il va très bien, en son for intérieur il se dit que s'il avait su que faire l'amour entre hommes était aussi douloureux, jamais il n'aurait accepté de se laisser étreindre, et il se jure bien de ne jamais recommencer ! Bien sûr, c'est sans compter les résolutions de Hirosé ! Comme le médecin l'avait deviné, le lycéen est depuis le premier jour de la rentrée des classes amoureux de lui, et croyant avec sa naïveté juvénile que parce que Naoki a accepté de se donner à lui, ce sentiment est réciproque, il jure de prendre soin du jeune homme toute sa vie durant !
Voilà donc Hirosé auto-proclamé petit ami de Naoki Himura, et pour le médecin scolaire, le comportement démonstratif de cet adolescent "collant" n'est pas sans lui causer quelque inquiétude. Mais il a beau tenter de raisonner son jeune soupirant, lui assurant qu'entre hommes, ce genre de relation ne peut mener à rien, qu'Hirosé va faire de la peine à ses parents, ce dernier qui flotte sur un petit nuage n'est plus en mesure d'entendre quoi que ce soit ! Cependant, tandis que le temps passe et que le lycéen, dont la croissance est vraiment rapide, se rapproche de plus en plus de son idéal, Naoki en vient parfois à se demander s'il ne serait pas agréable de "former" Hirosé, de tout lui enseigner - manière de se vêtir, techniques au lit - selon ses goûts. Seulement, enveloppé de l'amour sincère de l'adolescent, le médecin voit bientôt sa fierté l'abandonner; loin de pouvoir le contrôler, c'est lui qui marche à présent au pas du lycéen. Jamais il n'a éprouvé une telle chaleur et un tel bien-être.... Et en y repensant, ce jour où tous deux avaient fait l'amour pour la première fois, il n'avait pas ressenti que de la douleur. Le jeune homme s'était alors juré de ne plus jamais se laisser étreindre par un homme, décision qui ne tarde pas à s'envoler face au désir empressé de son jeune amant.
Hélas, un mois plus tard, tandis que Hirosé continue de flotter sur son petit nuage rose, complètement absorbé par la passion qu'il voue à Naoki, ce dernier remarque que les notes du lycéen pourtant bon en classe ont radicalement chûté. Hors, c'est justement la période des examens. De plus, sans cesse dans la lune, même en sport il ne cesse d'accumuler des blessures plus ou moins graves. A la fin, inquiet pour son jeune amant, Naoki lui propose qu'ils évitent de se voir jusqu'à la fin du trimestre, dans deux semaines. Si Hirosé échoue à ses contrôles, le médecin assure qu'il songera sérieusement à une définitive séparation: Hirosé est encore si jeune, alors Naoki ne veut surtout pas que ce dernier gâche sa vie à cause de leur relation. Bien que cette décision soit pénible pour le garçon, fort de la constance de ses sentiments, celui-ci accepte cette sage résolution. Mais jamais Naoki n'aurait imaginé que ce serait pour lui-même que cette séparation temporaire s'avérerait la plus douloureuse. A présent que le lycéen ne vient plus du tout lui rendre visite à l'infirmerie, le faisant tourner en bourrique par son comportement démonstratif, il a enfin tout le loisir de réfléchir à leur situation à tous deux. Et réalisant combien l'absence d'Hirosé lui pèse, il comprend ainsi que sans même s'en apercevoir, et combien que celà lui paraisse absurde, lui aussi est tombé amoureux du séduisant rugbyman....
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Intrigue: "Yukihito Nanashima en a une toute petite !" C'est par cette phrase prononcée par l'une des petites amies de Hikaru Hayama que tout a commencé. Jeune et beau, Hikaru travaille comme agent commercial dans une société fabriquant des cosmétiques et des accessoires pour salons de beauté. Si au bureau son rôle consiste à gérer les commandes qui lui parviennent, comme tout commercial qui se respecte, une grande partie de sa fonction consiste à distribuer des catalogues et démarcher de futurs nouveaux clients. Mais voilà, un brin paresseux, au lieu d'accomplir sa tâche avec zèle et dévouement comme tout bon salary-man nippon, Hikaru profite de ses tournées à l'extérieur pour passer le plus clair de son temps dans des love-hotels avec l'une ou l'autre de ses nombreuses sex-friends . Ce qui lui vaut, en raison de ses mauvais résultats, de figurer sur le tableau des ventes par employé comme le plus médiocre agent de la boîte, et du coup de se faire souvent disputer par le directeur. Il est si désagréable pour le jeune homme de se voir sans cesse comparé à Nanashima, pourtant rentré dans l'entreprise en même temps que lui ! Non seulement cet agent commercial d'élite est sérieux et habile au travail - pas du tout le genre à "sécher" comme Hikaru, mais il possède en plus un corps d'athlète, un beau visage et une personnalité des plus sympathique. Non, décidément Hikaru a horreur de ce genre de type trop parfait, et ce sourire lumineux qu'arbore toujours Nanashima comme un acteur de pub lui tape franchement sur les nerfs !
Mais à présent que le jeune homme connaît le petit secret de son rival, celà change tout. Désormais, Nanashima revêt même à ses yeux un petit côté sympathique. C'est donc avec un brin de condescendance, ayant peine à étouffer un rire rien que d'imaginer ce grand corps si robuste muni d'un minuscule appendice, qu'un après-midi Hikaru propose à son rival d'aller faire le tour des salons de beauté en sa compagnie. Ravi, Nanashima accepte avec une vive joie, gratifiant son collègue d'un sourire si jovial que le jeune homme en reste un instant dérouté. Les deux compères vont donc ensemble démarcher les salons de coiffure et autres centres esthétiques, et durant ces quelques heures passées à ses côtés, Hikaru va pouvoir constater de ses propres yeux combien Nanashima est vraiment un excellent vendeur: afin de se renseigner sur la spécialité de chaque salon et donc proposer les produits adaptés, il va jusqu'à se plonger dans des magazines de mode pour jeunes filles ! Nanashima lui aussi ne manque pas de louer les talents de Hikaru: tandis que lui ne peut que décrire sommairement l'utilisation des produits qu'ils proposent d'après ce qu'il a lu dans le manuel, le jeune homme quant à lui connaît parfaitement les points forts de chaque accessoire ou produit de beauté. Hikaru s'en explique par le fait que toute sa famille travaille dans le milieu de l'esthétisme: ses parents qui tiennent un salon aussi bien que ses trois soeurs aînées ! Avec leurs capacités complémentaires - l'un habile au démarchage, l'autre pour fournir des explications - les deux compères forment pour ainsi dire le tandem idéal, et malgré lui, devisant avec Nanashima, Hikaru passe une après-midi très agréable.
Hélas, sa jalousie vis à vis de l'employé d'élite reprend vite le dessus: tout en se disant détester Nanashima, Hikaru reconnaît sa valeur et songe que finalement ce ne serait pas si mal de continuer à faire équipe avec lui afin de lui voler sa technique. De plus, bientôt peut-être ce dernier apprendra enfin les bruits qui courent sur son compte, et le jeune homme aura alors l'occasion de voir son rival en état de faiblesse, détrôné de son piédestal. Cependant les jours passent tandis que les deux agents commerciaux continuent de travailler ensemble, et Nanashima, qu'il ignore ou non la rumeur qui court dans son dos, ne montre aucun signe d'avoir reçu des dommages quelconques. Il est toujours aussi excellent vendeur, toujours aussi gai et jovial. Quel ennui ! peste Hikaru. Mais d'un autre côté il est bien forcé de reconnaître combien il se sent joyeux dès qu'il se trouve auprès de Nanashima. Et lorsque un jour, de son sourire lumineux, le commercial à la carrure d'athlète lui avoue "Hayama, tu sais vraiment beaucoup de choses. Je ne me lasse pas d'être auprès de toi", saisi de stupeur et de gêne à cette déclaration si spontanée Hikaru ne peut que baisser la tête pour dissimuler son trouble, écarlate. Heureusement pour lui, son portable se met soudain à sonner, lui permettant de faire diversion.

Découvrant le nom inscrit sous le numéro appelant, "Ne pas sortir avec", Hikaru ignore volontairement la communication, ce qui ne manque pas d'étonner son compère: si le jeune homme n'a pas l'intention de sortir avec la fille dont il inscrit le numéro sous cette appellation, pourquoi ne pas le lui avouer franchement en face ? Ce à quoi Hikaru lui explique qu'on ne peut faire une chose pareille: plutôt que la vérité, une feinte pleine de diplomatie risque moins d'humilier la jeune fille. Ces paroles plongent bizarrement Nanashima dans un vif embarras, comme s'il venait soudain de réaliser quelque chose. Sa perplexité redouble lorsque Mr. Amano, leur chef de bureau, l'aborde tout à coup pour lui demander s'il sort avec Aïko Takézawa, l'une des employées de la boîte, celle-là même qui est à l'origine du bruit qui court sur l'agent commercial. Nanashima répondant que non, Amano lui demande ensuite s'il est au courant de la rumeur circulant sur son compte, ce à quoi, à la grande surprise de Hikaru, Nanashima acquiesce (bien qu'en fait la suite nous montrera qu'il ignore le contenu de ces bruits). Le chef de bureau comprend très bien qu'avec son look et son charisme, l'employé plaise beaucoup aux femmes, cependant il l'enjoint lorsqu'il repousse leurs avances de le faire avec un peu plus de gentillesse afin d'éviter les drames. Tristement, Nanashima s'excuse.
Mr. Amano parti, le commercial demande à son compagnon s'il était au courant que des bruits couraient à son sujet, et bien qu'embarrassé, Hikaru répond que oui. Nanashima entreprend donc de lui conter comment un soir, par hasard, il avait rencontré Aïko dans une librairie; bien que travaillant dans la même société, c'était la première fois qu'ils se parlaient. La jeune fille l'ayant invité à boire un verre, elle avait finit par devenir complètement ivre et Nanashima s'était donc mis en devoir de la raccompagner jusqu'à son appartement. Et là, elle avait tenté de l'entraîner dans son lit ! Mais Nanashima n'avait pas réagi aux caresses de cette inconnue qui non seulement ne lui avait jamais fait de déclaration d'amour, mais en plus dont le comportement était croit-il dicté par l'ivresse (ce dont Hikaru n'est pas dupe: nul doute que Aïko faisait semblant !); il l'avait donc repoussée honnêtement en lui disant de faire cela avec l'homme qu'elle aime, puis s'en était allé. Le récit achevé, Hikaru ne peut s'empêcher de penser combien Nanashima est quelqu'un de ridiculement droit; ainsi, il lui assure que Aïko Takézawa étant une très belle femme, il aurait tout aussi bien pu coucher avec elle. Mais la réponse de son compagnon plonge le jeune homme dans la stupéfaction la plus totale: "Mais moi, la toute première fois, je préférerais quand même le faire avec une personne dont je suis amoureux..." prononce Nanashima rêveusement.
Cette fois, c'est le comble ! Le commercial a pourtant 23 ans ! Conscient que cela puisse paraître étrange bien que Hikaru s'efforce de ne pas trop laisser paraître sa consternation, Nanashima lui explique cette abstinence par le fait que n'ayant que des frères, il ignore complètement la psychologie féminine. A l'université il se trouvait dans un internat de garçons - où il était bien sûr interdit d'amener des petites amies - et passait son temps à pratiquer différents sports, s'amusant davantage au campus en compagnie de ses potes que lorsqu'il allait chez l'une où l'autre des filles avec lesquelles il sortait. C'est ainsi qu'il n'a jamais pu avoir de liaison sérieuse, se faisant plaquer avant d'avoir compris ce qui lui arrivait et parvenant du même coup à cet âge nubile sans avoir eu d'expérience sexuelle. Nanashima se montre vraiment honteux de sa maladresse et s'en veut réellement d'avoir blessé l'amour-propre de Aïko Takézawa. Néanmoins tous ces bons sentiments ne font que remplir Hikaru de satisfaction. "Quel naïf !" pense-t-il de son sentimental collègue. Certes, il ne pourra jamais surpasser Nanashima en tant qu'employé, et ce dernier ayant repoussé Aïko, nul doute que le bruit qui court sur le commercial est faux, la jeune fille ayant probablement inventé cette histoire pour se venger; néanmoins, en tant qu'homme, Hikaru remporte la victoire, ayant goûté sa première expérience à l'âge de 13 ans avec la copine d'une de ses grandes soeurs. Depuis, il n'a jamais manqué de femmes, et possède davantage de sex-friends que de doigts aux deux mains, bien qu'il n'ait encore jamais été réellement amoureux.
Hélas, si au départ savoir que Nanashima est encore puceau rempli Hikaru d'auto-satisfaction, malgré lui, le commercial ne tarde pas à occuper la totalité de son esprit. Tandis que lui apparaît le visage de son séduisant collègue, Hikaru commence à s'adonner à des plaisirs solitaires, refusant les invitations de ses nombreuses petites amies. Honteux d'avoir fait de lui l'objet de ses fantasmes, le voilà qui se met à rougir à chaque fois qu'il rencontre Nanashima, ne parvenant même plus à le regarder en face. Le jeune homme n'y comprend rien. Pour lui son collègue était censé représenter un objet de moqueries, pourquoi est-ce que Nanashima le trouble à ce point-là ? Pourquoi rien que d'imaginer le corps robuste du commercial suffit à l'embraser ? Un soir que Hikaru perplexe se fait ces réflexions, quelqu'un sonne soudain à la porte de son appartement. Ce n'est autre que Nanashima, trempé comme une soupe pour avoir marché longtemps sous la pluie, et vu l'expression de son visage, le jeune homme comprend immédiatement qu'il s'est passé quelque chose. Après que Hikaru lui ait fait prendre une douche afin de le réchauffer, le commercial lui conte comment il vient de se faire sermonner par le directeur furieux: peu importe le bruit qui court sur son compte, un bon employé se doit d'éviter d'avoir un comportement invitant ce genre d'embarras. Désespéré à l'idée d'avoir perdu la confiance de son supérieur, alors que Nanashima se demandait que faire, seul le visage de Hikaru lui est venu à l'esprit, et c'est tout naturellement qu'il a dirigé ses pas vers l'appartement de son collègue de travail.
Entourant Nanashima de ses bras, Hikaru sent son coeur se gonfler de joie: blessé, c'est auprès de lui et de nul autre que le commercial est venu chercher le réconfort. Avant d'avoir lui-même réalisé ce qu'il est en train de faire, et à la grande surprise de son camarade, les lèvres du jeune homme se superposent à celles de Nanashima. Cependant ce dernier ne le repousse pas, même quand ces lèvres se font plus audacieuses et commencent à parcourir le splendide corps athlétique. Et tandis que la serviette de bain qui entoure les hanches du commercial glisse à terre, Hikaru a l'occasion de constater que le bruit qui court sur Nanashima est complètement faux, il n'en a pas une toute petite , bien au contraire ! Si jamais son camarade venait à entâmer une liaison sérieuse avec une femme, sans doute ne viendrait-il plus comme ce soir lui rendre visite, ce à quoi en son for intérieur Hikaru s'oppose fermement. Alors, tandis que Nanashima un peu inquiet lui demande ce qui lui arrive, les joues en feu, le jeune homme s'agenouille à ses pieds et commence à le faire jouir de sa bouche. Non, il ne veut céder cet homme à personne, serait prêt à tout pour se l'approprier....

Après ces quelques instants de plaisir, grave et mécontent, Nanashima demande à Hikaru s'il éprouve à ce point de la pitié pour lui: pitié parce qu'on dit du mal de lui en secret, par qu'il est puceau, parce qu'il a perdu la confiance de son supérieur ? Hikaru protestant avec vivacité - ce ne sont pas des raisons suffisantes pour attirer la compassion - le commercial lui demande alors pourquoi il vient de faire une telle chose: visiblement, Hikaru aime beaucoup les femmes, il l'a souvent vu en compagnie d'employées de leur société; alors, pourquoi ce comportement ? Ce à quoi, irrité, le jeune homme est bien forcé d'admettre que lui-même n'y comprend rien: c'est vrai qu'il n'est pas homosexuel, lance-t-il avec emportement, seul Nanashima est spécial à ses yeux. Et pour quelles raisons ? Hikaru l'ignore totalement, tellement dérouté que les larmes finissent par lui monter aux yeux. Ainsi, cachant honteusement son visage entre ses mains, en pleurs, le jeune homme demande au commercial d'oublier ce qui vient de se passer. Néanmoins, frappé par le désarroi du jeune homme, Nanashima refuse: depuis que tous deux travaillent dans la même boîte, il avait toujours pensé que Hikaru le détestait; et pourtant, il désirait plus que tout devenir son ami. Alors, quand tous deux ont finalement commencé à faire équipe ensemble, le commercial en avait éprouvé une vive joie. Nanashima ne peut cependant ignorer ce qui vient de se passer entre eux: il lui est impossible d'oublier et de se comporter comme auparavant. Mais d'un autre côté, il refuse de perdre Hikaru.
Voilà pourquoi Nanashima demande au jeune homme de lui accorder du temps. Du temps pour s'habituer à ce trouble qu'il inspire à son nouvel ami, pour réfléchir s'il va ou non accepter cet amour qu'il ne peut faire semblant d'ignorer. Et contemplé par ce regard droit et franc, Hikaru acquiesçant à sa demande comprend enfin la véritable nature des sentiments que lui inspirent son équipier: il prenait tout d'abord Nanashima pour un naïf, mais n'est-ce pas cette honnêteté, cette bonté d'âme que lui-même ne possède pas qui l'a toujours attiré chez ce dernier ?

-Munasawagi no Hôkago (Le Trouble de la Fin des Cours)
-----© Karin Misugi -------------Auteur: Karin Misugi -------Références: Be Boy Comics
----------------------------------Nombre de volumes: 1
Intrigue: Kengo Yahiro, beau brun un peu maladroit et tête-en-l'air, ses amis Mikami, Kadowaki et le séduisant chef de classe Shibuya, forment un quatuor célèbre au lycée pour leurs frasques nocturnes et leur manie des paris et autres jeux d'argent. Un jour que Kengo a réalisé un travail en classe avec Kazuaki Saéki, un élève discret et studieux, ce dernier demande son nom au jeune homme afin de l'inscrire auprès du sien sur le devoir. Kengo n'en croit pas ses oreilles, il ne s'en remet pas ! Saéki n'a pas retenu son nom alors qu'ils se trouvent au 3ème trimestre, c'est à croire qu'il n'a aucune présence existencielle ! Afin de se distraire de sa mauvaise humeur, il se rend après les cours au dortoir de l'internat avec ses trois compères, dans la chambre de Mikami qui est pensionnaire et leur sert souvent de lieu de réunion. Les quatre lycéens se livrent alors à leur jeux d'argent favori, auquel Kengo, surnommé "l'Empereur des Dettes", finit par perdre une somme exorbitante qui ne fait qu'aggrandir le total de l'argent qu'il doit déjà à ses amis. Décidément, ce n'est pas son jour ! Mais tandis que Kengo rentre chez lui la nuit venue en compagnie du beau Shibuya, son ami d'enfance, ne sachant comment faire pour rembourser un jour tout celà, son compagnon, qui malgré ses airs de chef de classe modèle à toute la personnalité et la malice d'un démon, lui soumet alors une idée: si Kengo réussi à se faire aimer de Saéki, ce garçon antipathique qui ne regarde personne et ne se rappelle même pas le nom de ses camarades de classe, au point de le convaincre de participer avec lui à la compétition de cross annuelle, il lui fera grâce de sa dette envers lui.
Dès le lendemain, voilà donc Kengo obligé bon gré mal gré d'aborder ce détestable Saéki. D'abord content que le lycéen se souvienne enfin de son nom, il déchante vite en constatant que Saéki préfére s'absorber dans ses révisions plutôt que faire la conversation. Mais lorsque Kengo lui lance en tâchant de masquer son irritation "Quel sérieux ! Tu es vraiment un élève modèle !", Saéki répond tristement qu'il n'a pas le choix: dispensé de l'examen d'entrée en classe supérieure, s'il ne veut pas redoubler il doit conserver de bonnes notes. En fait, il doit déménager bientôt, probablement avant le printemps prochain. Entendant ces paroles que Saéki prononce avec un visage si las, Kengo ne peut s'empêcher de ressentir un pincement de regrêt, mais l'intérêt reprend vite le dessus et il profite de ce moment pour inviter Saéki à participer avec lui à la compétition de cross. Celà lui fera des souvenirs ! Shibuya vient ajouter son grain de sel, affirmant que les élèves participant à cette épreuve éprouvante, pour laquelle manquent toujours les volontaires, sont en récompense mieux notés par les professeurs. Finalement, Saéki accepte bien qu'il ne soit pas doué pour le sport, et soulagé, Kengo se rend compte que le garçon est plutôt quelqu'un de bien malgré les apparences.
Chaque matin, avant d'aller en cours, Kengo et Saéki commencent donc à s'entraîner ensemble. Tandis qu'ils courent, tous deux font plus ample connaissance. Saéki explique alors qu'à cause du travail de ses parents, depuis son plus jeune âge il a sans cesse été obligé de déménager dans un grand nombre d'endroits. En raison de celà, il n'a aucun ami, car personne ne se souvient jamais de lui après l'avoir fréquenté pendant seulement quelques mois. Afin de ne plus souffrir, Saéki s'est donc acharné à ne plus retenir les noms des gens, à faire comme s'ils n'existaient pas. Emu, Kengo l'embrasse soudain sur la bouche, ce qui lui vaut un bon coup de poing dans la figure. Mais en découvrant le visage en larmes de son sensible camarade, la colère de Saéki s'évanouit aussitôt. Kengo le serre dans ses bras, lui promettant que quoi qu'il arrive il se souviendra de lui, il peut lui faire confiance et le considérer comme son ami intime.
Ainsi, un peu plus tard en classe, Kengo va trouver ses trois compères afin de mettre fin à ce pari stupide dans lequel il s'est engagé. Il veut bien participer à la compétition comme prévu, mais refuse d'entraîner davantage Saéki dans l'affaire, qu'il commence à aimer sincèrement et a l'impression de tromper. Mais afin de récolter de l'argent, les trois lycéens ont déjà rendu le pari publique, et s'ils ne veulent pas avoir à rembourser les participants, il est trop tard pour tout arrêter....
------------Hand Made Lovers
-----© Karin Misugi -------------Auteur: Karin Misugi -------Références: Be Boy Comics
----------------------------------Nombre de volumes: 1
Intrigue: Tomotsugu Mashiba, étudiant, a quitté sa campagne natale où ses parents cultivent des légumes afin de s'installer à Tôkyô. Son rêve étant de devenir peintre, il s'inscrit donc à l'Ecole des Beaux-Arts, bien que les frais de scolarité y soient très élevés en plus du matériel qu'il faut sans cesse acheter. Sans compter que dans cette grande ville, les loyers se font très chers. Pour pouvoir faire face à toutes ces dépenses, Tomo décide donc de chercher un travail à temps partiel en plus de ses cours. Alors qu'il postule à une place d'agent d'entretien dans un immeuble où se trouvent les studios d'une célèbre agence de mannequins, suite à un malentendu il se fait auditionner et engager comme modèle pour une marque de vêtements. Pour Tomo qui ne se trouve pas du tout photogénique et se voit obligé de se teindre les cheveux et porter des tas de tenues excentriques, ce travail est des plus ennuyeux, néanmoins il s'oblige à faire preuve de patience, car la paye est fort élevée. Mais si quelque chose irrite particulièrement l'étudiant, c'est bien de devoir rencontrer chaque jour Hiroaki Fujio, surnommé Yûshô, un splendide top-model qui est la star de la société. Ce dernier est considéré comme une véritable idole, sollicité aussi bien pour des magazines que pour la télévision, et l'on ne peut sortir dans la rue sans voir son effigie placardée sur les murs ou en panneaux géants sur les immeubles. Mais surtout, Hiroaki est un véritable Don Juan connu pour ses nombreuses aventures féminines. Tomo ne peut supporter son air sûr de lui et son comportement éhonté. Rien que pour ne plus avoir ce poseur en face de lui, il serait prêt à laisser tomber ce travail. Pourtant, Hiroaki semble quant à lui beaucoup apprécier le jeune homme, qui avoue carrément qu'il ne peut pas le voir alors que tout le monde lui lèche les bottes. La façon dont Tomo prend la mouche dès que le top-model lui adresse la parole l'amuse beaucoup, et il ne peut s'empêcher de le taquiner.
Un soir, le directeur de l'agence Mr. Nabé invite Hiroaki et Tomo à dîner et tous trois se rendent au lieu du rendez-vous, un bar à hôtesses plutôt destiné aux hommes d'âges mûrs qu'à des mannequins. Alors que Mr. Nabé commence à être ivre, il se lance avec la patronne dans un nouveau jeu de hasard dont le perdant devra payer toutes les consommations, entraînant malgré eux les deux jeunes gens. Et ce perdant n'est autre que le malheureux Tomo, qui était déjà sans le sou avant et comptait sur cette invitation pour pouvoir enfin se remplir la panse. Heureusement, Hiroaki vient à son aide et règle la note faramineuse, donnant pour raison à l'étudiant gêné que c'est lui qui lui a proposé de venir à cette soirée. Voilà Tomo bien embarrassé d'avoir contracté une pareille dette envers une personne qu'il n'aime pas, mais il ne tarde pas à avoir l'occasion de la rembourser. Un soir, Hiroaki sonne à son appartement, muni de tous ses bagages. Il vient de rompre avec sa dernière petite amie qui l'a mis à la porte, et comme le séduisant mannequin a pour habitude de squatter chez ses copines, il ne possède pas son propre appartement et se retrouve donc à la rue. C'est ainsi que Hiroaki demande à Tomo de l'héberger jusqu'à ce qu'il se trouve une autre petite amie chez qui emménager. Tomo n'est pas du tout ravi d'être obligé de cohabiter avec ce jeune homme qu'il ne supporte pas dans son minuscule appartement d'étudiant sans le sou. Mais dès le lendemain, il va s'apercevoir que Hiroaki n'est pas le poseur prétentieux dont il se donne l'image au travail: il cuisine avec talent, fait le ménage, et se montre aux petits soins pour Tomo. Finalement, lui qui se sentait seul et déprimé depuis sa venue à Tôkyô doit s'avouer qu'il est heureux que Hiroaki reste auprès de lui. Cependant le temps passe, et le top-model ne semble pas décidé à trouver une nouvelle petite amie, malgré le fait qu'il n'ait que l'embarras du choix. Au contraire, il se montre de plus en plus tendre envers Tomo, qui commence lui aussi à éprouver des sentiments plus forts que la simple amitié, bien qu'il refuse encore de l'admettre. En s'attachant trop à un séducteur comme Hiroaki, l'étudiant craint que ce dernier, une fois lassé de lui, finisse par l'abandonner; et ça, Tomo ne pourrait le supporter....
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--------------Kimi saé
Inakéréba
-------------------------------------------- ("Si seulement tu n'existais pas")
--© Hana Umézawa ---------Auteur: Hana Umézawa -----Références: Be Boy Comics
----------------------------Nombre de volumes: 1
Intrigue: Yûji Fujisawa, 17 ans, vient de déménager dans un village de la campagne profonde à cause du travail de ses parents. Né à Tôkyô où il a passé jusqu'à présent toute sa vie, dès son arrivée dans son nouveau quartier, le jeune homme ne manque pas d'attirer l'attention des villageois avec sa chemise à fleurs et ses lunettes noires. Mais Yûji se moque bien des regards curieux qu'il suscite sur son passage, car son actuelle préoccupation est la recherche d'une nouvelle petite amie: complètement lassé des filles frivoles et tapes-à-l'oeil de la capitale, il aspire désormais à une aventure avec une lycéenne simple et discrète de la campagne. Ainsi, dès son premier jour de classe, tandis qu'il se présente debout près du tableau à ses nouveaux camarades, Yûji en profite pour jeter un coup d'oeil sur ces derniers afin de dénicher celle qui pourrait devenir sa future petite amie. Hélas, si les filles du village sont effectivement modestes, elles le sont également trop à son goût et il ne trouve finalement personne susceptible de lui plaire. Jusqu'à ce qu'il croise par hasard dans un couloir le beau Hikaru Toriumi. Si Yûji a les cheveux teints en blond, ce qui est déjà assez mal vu, Hikaru a coloré les siens en rouge. Lui aussi se trouve en classe de Terminale, mais il a redoublé trois fois et est âgé de 20 ans, bien qu'il paraisse beaucoup plus jeune. Scandalisé, le délégué de classe qui fait visiter le lycée à Yûji se demande à voix haute pourquoi Hikaru n'a pas encore été renvoyé, malgré toutes les mauvaises rumeurs qui circulent à son sujet: il paraît qu'il est homosexuel et couche avec n'importe qui, mais uniquement si c'est dans l'enceinte de l'école; on dit même que le jeune homme aurait une liaison avec le directeur, raison pour laquelle il serait gardé au lycée en dépit de ses redoublements.
A peine a-t-il entendu ces propos que Yûji rattrape en courant Hikaru afin de lui demander si ce qu'on dit sur lui est vrai: serait-il prêt à devenir son amant sur-le-champ ? Après avoir observé l'inconnu puis réfléchi un instant, Hikaru acquiesce, à la grande surprise de Yûji. Pourquoi donc le lycéen fait-il des choses pareilles ?! A cette question, Hikaru se met en colère: ordonnant à Yûji de ne pas lui adresser la parole s'il n'a pas l'intention de coucher avec lui, il s'en va sans demander son reste. Mais Yûji repart aussitôt à la charge. Riant, il lance à son camarade que ce dernier a un sacré caractère, et s'excuse de s'être mêlé de sa vie privée alors qu'ils se voient pour la première fois. Néanmoins, Yûji décide de tenter l'expérience et accompagne Hikaru dans un débarras. Le jeune homme de la ville n'en revient pas de ce qu'il est en train de faire: dès son premier jour de classe dans ce lycée miteux, se laisser caresser par un garçon qui, de plus, est plus âgé que lui ! Jamais auparavant il n'a eu de rapports avec une personne du même sexe, mais bien que ce corps osseux soit loin d'avoir la souplesse et la douceur de celui d'une femme, comme envoûté par Hikaru, Yûji ne peut s'empêcher de le désirer ardemment.
Après une longue et brûlante étreinte, tandis que Hikaru s'apprète à quitter le débarras, Yûji se présente à lui et lui propose qu'ils rentrent ensemble de l'école. Demandant à son camarade où ce dernier habite, il est sur le point de lui enseigner sa propre adresse, lorsque Hikaru lui coupe la parole: catégorique, il répond qu'il s'en fiche complètement, puis s'en va. Surpris et amusé, Yûji comprend aussitôt que apprivoiser Hikaru va se révéler une tâche ardue, il ne pourra pas procéder comme il le faisait à Tôkyô avec les filles. Cependant, une fois de retour chez lui, le jeune homme s'interroge sur les étranges caprices du destin: pourquoi a-t-il donc fallu que la première personne pour laquelle il éprouve de l'intérêt depuis son déménagement soit un garçon !
Mais dès le lendemain, après s'être renseigné sur son lieu de résidence auprès des villageois, Yûji se rend devant chez Hikaru afin de l'attendre. Sitôt que le jeune homme sort de chez lui pour se rendre au lycée, il l'empoigne joyeusement à bout de bras et l'entraîne avec lui dans la campagne. Il tenait absolument à parler seul à seul avec son nouvel amant, surtout au sujet des redoublements répétitifs de ce dernier: Hikaru a des notes tout à fait correctes, vient à l'école tous les jours, cependant n'assiste pas régulièrement aux cours; on dirait qu'il fait exprès de provoquer son redoublement, et finalement Yûji se demandait si celà n'avait pas un rapport avec l'incapacité de son camarade de coucher avec un homme en dehors du lycée. Ecarlate, Hikaru répond avec gêne que tout ça ne le regarde pas, mais découvrant une écorchure sanguinolante sur le bras de Yûji, il s'évanouit, victime d'une anémie chronique provoquée par la vue du sang. Yûji étend le jeune homme contre lui, lui calant soigneusement la tête contre son épaule. Alors que tous deux se reposent assis sur l'herbe, paisiblement appuyés contre le tronc d'un arbre, Yûji prononce à voix haute que ce doit être celà, le bonheur. Puis, le soir du même jour, caché parmi les arbres du chemin, il tend encore une fois une embuscade à Hikaru qui rentre du lycée, lui proposant de venir avec lui lancer des feux d'artifices. Après une soirée joyeuse et animée, Yûji enlace Hikaru, heureux de le voir enfin sourire, et lui avoue qu'il l'aime, sans demander davantage qu'un baiser.
Néanmoins, même après cette déclaration, le jeune homme continue de se comporter comme si de rien n'était, refusant toute étreinte en-dehors des locaux du lycée. Et Yûji a également remarqué l'expression blessée qu'affichait Hikaru après leurs ébats. Un jour pourtant, le lycéen montre un visage encore plus triste qu'à l'ordinaire. Repoussant violemment son amant qui s'inquiète, Hikaru lance pitoyablement qu'il en a assez: il ne veut plus coucher avec Yûji et ferait mieux de quitter cette école ! Et sur ces mots, il s'enfuit en courant. N'y comprenant plus rien, Yûji décide de cuisiner encore une fois le délégué de classe, qui a l'air de savoir beaucoup de choses sur Hikaru; il apprend alors que trois années auparavant, un professeur s'est suicidé en se jetant du toit de l'internat, poussé à bout après que l'on ait découvert qu'il avait une liaison avec l'un de ses élèves. Cet élève n'était autre bien entendu que Hikaru, et c'est depuis ce temps que le jeune homme ne cesse de redoubler. Il est probable que ce dernier aime encore le professeur, voilà pourquoi il refuse de quitter le lieu qui a abrité leurs amours. D'ailleurs, n'est-ce pas ce mot, "Professeur", que Hikaru prononce en un murmure à peine audible à chaque fois que Yûji l'étreint ? Furieux que son camarade se soit servi de lui, le jeune homme l'aborde le lendemain matin sur le chemin de l'école, proférant que lui non plus n'était pas sérieux lorsqu'il lui avait dit qu'il l'aimait. Fou de jalousie, Yûji veut assener à Hikaru une blessure plus vive et plus profonde que celle laissée par le défunt professeur. Mais malgré tous ses efforts pour tenter d'oublier le jeune homme, qui a fini par ne plus venir au lycée, il se rend bientôt compte qu'il ne parvient pas à extraire Hikaru de son coeur et de ses pensées....

- Analogue Shônen , page 67: Un matin, semblable à tous les autres. Comme chaque jour avant de partir au lycée, Yazu réveille son frère cadet Satoshi en braillant. Yazu a beau le lui répéter, Satoshi a encore utilisé un de ses sous-vêtements, un caleçon tout neuf, offert par l'une de ses admiratrices ! Mais le dormeur n'a que faire de ces plaintes, et pour clore le bec du râleur, il l'attire avec lui sur le lit et tente de lui administrer un baiser. Rapide bataille qui s'achève par un bon coup de pied dans l'entrejambe ! "Quelle cruauté !" clame Satoshi. Si Yazu n'était pas son frère aîné, il avoue carrément qu'il y a déjà bien longtemps qu'il l'aurait renversé sur le lit et lui aurait fait subir un tas de choses agréables.... Yazu écarlate a beau protester - leur fraternité seule n'est pas en cause, entre garçons on ne doit absolument pas avoir ce genre de relation, selon lui l'homosexualité est une chose dégoûtante - Satoshi mécontent ne parvient pas à comprendre les arguments de son aîné et refuse d'en démordre. Quel pervers ! grogne Yazu en son for intérieur. Mais lui aussi, probablement, en est un.... Il en est plus que jamais conscient lorsque plaisantant que le lycéen pense trop, Satoshi lui susurre à l'oreille qu'il l'aime: le coeur de Yazu bat si douloureusement la chamade à cette troublante déclaration....
"Si seulement Satoshi n'était pas mon frère...." En fait, Yazu sait parfaitement que c'est lui-même qui s'est imposé ces limites à ne pas franchir. Alors qu'en réalité il désire plus que tout dépasser les obstacles que constituent leur lien de parenté et le fait que tous deux soient des hommes, afin de pouvoir rester aux côtés de Satoshi. Lorsqu'ils sont seuls, il voudrait tellement baiser ses lèvres comme si cela était tout naturel, et puis ensuite... Et puis.... Splash !! Pour se refroidir la tête, voilà Yazu contraint de se l'asperger d'eau froide. "Quel pervers ! se reproche-t-il à lui-même. Je ne suis pourtant pas une fille ! D'où a pu me venir un tel sentiment !?"

Un peu plus tard, au lycée, Yazu doit faire face à nouveau au troupeau de ses admiratrices, dont certaines vont même jusqu'à le prendre en photo afin de revendre les clichés ! Il faut dire qu'il est si mignon avec son visage de petit garçon, bien qu'il soit en classe de Terminale. Yazu est de plus très intelligent, voilà pourquoi il est considéré comme une perle précieuse comme on en rencontre rarement. De son côté, Satoshi également plaît beaucoup aux filles; mais si Yazu se voit qualifié de "mignon", lui, avec sa grande taille et son visage plus adulte, est qualifié de "beau". Quelle serait leur stupeur à toutes ces lycéennes si elles venaient à apprendre que leur beau Satoshi est en fait amoureux de son frère aîné !
Mais quelques instants après son arrivée, dans la salle de classe, l'attention de Yazu est soudain attirée par les cris de deux de ses camarades. Quand il les rejoint à la fenêtre, quelle n'est pas son horreur de découvrir son jeune frère avec au bras une ravissante lycéenne aux cheveux longs ! Il s'agit de Ryôko Aoki, une élève issue d'une école privée pour jeunes filles de bonne famille récemment admise ici. Satoshi et Ryôko se fréquentent ? On dit que cette dernière a changé de lycée spécialement pour être auprès de Satoshi. De toute façon, remarquent les camarades de Yazu, à chaque fois qu'ils rencontrent son cadet, celui-ci est toujours accompagné d'une fille différente - et rien que des canons !
Yazu n'en croit pas ses oreilles ! Bien sûr, il ignorait tout. Mais si Satoshi fréquente normalement des filles comme n'importe quel hétéro, dans ce cas pourquoi le poursuit-il de ses assiduités ?! Afin d'en avoir le coeur net, Yazu quitte en courant sa classe pour se précipiter dans celle de son cadet. Tombant immédiatement sur Satoshi, ce dernier présente effectivement Ryôko comme sa petite amie. Tandis que son sang se glace, une violente douleur étreint le coeur de Yazu. Que dit son frère ? Ca ne peut pas être vrai, il doit y avoir une erreur.... La personne qu'aime Satoshi, n'est-ce pas lui, Yazu ? N'en pouvant supporter davantage, le malheureux lycéen se précipite à l'infirmerie; et là, enfouit sous les couvertures du lit médical, il donne libre cours à ses larmes. Nul doute que depuis le départ, toutes les paroles de son cadet n'étaient que mensonges. Lorsqu'il lui affirmait qu'il l'aimait, qu'il était le premier dans son coeur, Satoshi entendait probablement par là un amour fraternel, nullement la passion amoureuse. Il ne s'agissait que d'une plaisanterie, et prenant tout cela au premier degré, en fait c'était Yazu lui-même qui était vraiment sérieux et amoureux pour de bon.
Le soir venu, tandis que le soleil commence à se coucher, Satoshi rentre à la maison. Les camarades de Yazu l'ayant averti que malade, son aîné est rentré plus tôt, en chemin le lycéen a pris soin d'acheter des médicaments contre le rhume. Un message est épinglé sur le frigo: leurs parents sont partis se requinquer aux sources d'eau chaude, jusqu'au lendemain les deux garçons se retrouvent donc seuls à la maison. Pénétrant dans la chambre de son frère, Satoshi découvre ce dernier recroquevillé sur le sol, emmitouflé dans des couvertures. Tandis qu'il le soulève afin de le porter jusqu'à son lit, Yazu entoure soudain son cou de ses bras, demandant à son frère s'il est rentré du lycée en compagnie de sa jolie petite amie. Satoshi répond que malgré sa beauté éthérée, Ryôko possède un sacré caractère: elle n'a cessé de le poursuivre, allant jusqu'à changer d'école pour être avec lui; alors, bien qu'il soit loin de l'aimer autant qu'elle, il s'est senti obliger de sortir avec la jeune fille.
Yazu en est consterné ! Rien n'obligeait son frère à faire une chose pareille ! Cependant, la mine sombre, Satoshi se décide enfin à lui parler sérieusement, avouant combien il avait peur: Yazu ne clame-t-il pas sans arrêt que s'ils avaient une liaison alors qu'ils sont frères et tous deux des garçons, et que cela vienne à se savoir, ils auraient chacun de très gros ennuis ? Néanmoins, si son aîné est un garçon "normal", il n'en n'est pas de même pour Satoshi, et c'est irréversible. Il ne pense pas qu'apparaisse un jour quelqu'un qu'il aimerait plus que Yazu; et pourtant, par peur d'être abandonné par ce dernier qui semble si indifférent à l'égard de ses sentiments, il n'a cessé de fuir, sortant avec des tas de filles afin de trouver une échappatoire à son amour.
Dérouté d'apprendre à quel point Satoshi est profondément et sincèrement épris de lui, Yazu attire brusquement son cadet à lui afin de l'embrasser sur les lèvres, pour la première fois. Puis, tandis que Satoshi qui ne s'attendait vraiment pas à une telle réaction commence à paniquer, il lui avoue à son tour cet amour qu'il dissimulait depuis si longtemps. Le seul regret de Yazu est de ne pas l'avoir fait plus tôt, cela leur aurait évité à tous deux bien des tourments. Et Satoshi, qui commence à sentir sa raison l'abandonner, proférant qu'il lui est impossible de transmettre l'intensité de ses sentiments par de simples paroles, bien qu'inquiet et rougissant de pudeur, Yazu ôte lui-même ses vêtements. Si son cadet a réellement l'intention de franchir la frontière de l'interdit, alors, il l'invite à le toucher. Mais... juste un petit peu.... s'empresse d'ajouter Yazu d'une voix mal assurée. C'est sans compter les ardeurs passionnées de Satoshi !


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