|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
| |||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
| ||||||||||||||||||||||||
|
|
| ||||||||||||||||||||||||||
|
|
| ||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
| ||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
| ||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|
| |||||||||||||||||||||||

|
|
|
|
|
Kohitsuji Hokaku Keikaku 2 Tonari no Heya no Paranoïa |
- Kiken na Hoken'i Counselor - Kimi dé oboréta ato wa
|
|
Intrigue: Yûki et Kaédé, deux collégiens de troisième au physique très mignon, sont à la fois amis et amants. Ils partagent la même chambre depuis leur entrée au pensionnat trois ans plus tôt, mais voilà, les vacances de printemps approchent, et avec elles l'obligation de quitter définitivement leur nid d'amour: à la rentrée prochaine en avril (au Japon la rentrée des classes a lieu au printemps), les deux garçons déménageront dans celui des internats de leur établissement réservé aux élèves du lycée, situé juste en face du leur. Les vacances vont durer trois semaines, et comme Yûki et Kaédé habitent chacun dans des lieux très éloignés, ils ne pourront plus se rencontrer d'ici la rentrée prochaine. C'est ainsi que pour leur dernière nuit dans cette chambre qui a si longtemps abrité leurs amours, les adolescents décident de s'aimer avec encore plus d'ardeur que d'ordinaire, comme pour combler d'avance tout ce temps où ils seront séparés. Tous deux ne se doutent pas que depuis l'une des fenêtres du bâtiment d'en face, deux autres garçons observent leurs ébats avec grand intérêt. Voilà six mois que Katsutaka Kuji, chef d'internat, et son ami et bras droit Kazuomi Sakisaka, sous-chef, s'amusent ainsi à espionner leurs ardents voisins d'en face, et ils n'ont qu'une hâte, que ceux-ci déménagent dans le pensionnat du lycée afin de pouvoir enfin faire leur connaissance. Car les deux séduisants sempaïs - Katsutaka surtout - ont décidé de tout faire pour s'approprier leurs cadets: Kazuomi le beau brun taciturne a choisi Kaédé le rebelle, tandis que Katsutaka le rusé playboy à la langue bien pendue est bien déterminé à s'octroyer l'adorable Yûki. Bien sûr ils n'ignorent pas que les deux intéressés sortent déjà ensemble, mais pour les lycéens, il ne s'agit que d'une amourette entre deux gamins de 15 ans: grâce à leur charme plus adulte, Katsutaka et Kazuomi sont persuadés de parvenir à séduire les deux adolescents.
Trois semaines plus tard, ignorant tout des manigances qui se trament dans leur dos, Kaédé et Yûki font donc leur entrée en seconde et par la même occasion à l'internat réservé aux lycéens. Dès le premier soir, Katsutaka passe à l'offensive: se parant du masque du chef d'internat modèle, il vient rendre visite au jeune couple dans la nouvelle chambre qu'ils ont encore une fois la chance de partager, toujours accompagné du peu loquace Kazuomi, dans le but de proposer aux deux garçons de devenir leurs assistants: comme le pensionnat du lycée est bien plus vaste que celui du collège où c'étaient les professeurs qui se chargeaient de la surveillance à tour de rôle, ici on a pour usage de désigner deux élèves de chaque groupe de classes pour remplir en quelque sorte la fonction de délégués d'internat. Comme Yûki et Kaédé fréquentent cet établissement depuis le collège, il est normal que ce soit eux qui soient nommés chef et sous-chef d'internat des secondes, et Katsutaka assurant aux deux nouveaux-venus qu'il ne s'agit pas d'une tâche bien contraignante, ces derniers finissent par se laisser convaincre. Une fois rentré dans sa propre chambre, Katsutaka exulte, au point d'en consterner son ami Kazuomi: bien sûr, cet "enrôlement" constitue en fait la première partie de son plan et doit leur fournir l'occasion d'aborder souvent Kaédé et Yûki !

Deux semaines s'écoulent. Au départ le fier Kaédé se sentait un peu mécontent de ce changement d'internat: au collège en troisième, il faisait enfin partie des plus grands, mais au lycée, le voilà à nouveau relégué au rang des plus jeunes ! Néanmoins puisque cette fonction de chef de groupe des secondes lui permet ainsi de fréquenter des sempaïs de terminale, finalement il s'accomode plutôt bien de sa nouvelle situation. L'adolescent s'est vite pris d'admiration pour Kazuomi, capitaine de l'équipe de football, dont il assiste le plus souvent possible aux entraînements, tirant derrière lui avec sa vivacité coutumière le frêle Yûki. Ce dernier envie beaucoup l'enthousiasme débordant et la vitalité de son camarade: Kaédé a le don de se faire des amis si facilement, attirant naturellement la sympathie et se sentant à l'aise avec n'importe qui, même lorsqu'il s'agit de garçons plus âgés. Avec une pointe d'amertume, Yûki prend conscience que si son petit copain ne restait pas ainsi tout le temps auprès de lui, timide et réservé, jamais il n'oserait fréquenter des sempaïs de terminale comme Katsutaka et Kazuomi. Kazuomi surtout, qui ne parle presque pas, provoque chez Yûki un trac fou le privant de tous ses moyens: malgré son physique très séduisant, le sous-chef d'internat arbore un visage quasiment inexpressif qui ne manque pas de mettre l'adolescent mal à l'aise; alors qu'avec Katsutaka même Yûki arrive à discuter normalement, il ne sait que raconter au stoïque Kazuomi lorsque par hasard tous deux se retrouvent seuls, et se dit amèrement que son sempaï doit le considérer comme quelqu'un de bien ennuyeux. Voilà pourquoi, depuis sa première rencontre avec Kaédé, Yûki a toujours éprouvé de l'admiration pour ce dernier doté de cette personnalité fraîche et joviale et de tant de qualités qui lui font défaut. Que ses sentiments pour son ami soient davantage motivés par une forme d'admiration que par un véritable amour, peu importe, ils ne sont pas près de l'abandonner !
Le temps passe, et le plan de Katsutaka se met doucement en place: Yûki et Kaédé déjeunent désormais avec Kazuomi et lui à la cantine, puis le soir viennent s'amuser dans la chambre de leurs sempaïs, même si c'est pour prendre finalement congé pour partager une tendre intimité loin des regards indiscrets. Car à présent que les deux adolescents vivent dans le même dortoir qu'eux, au grand regret de Katsukaka, son ami et lui n'ont plus le loisir de pouvoir les espionner ! N'empêche que maintenant qu'ils ont enfin fait la connaissance de Yûki et Kaédé, les deux compères sont bien forcés de s'avouer que ces derniers sont assez différents de ce à quoi ils s'attendaient: depuis le temps qu'ils les observaient au travers de leurs jumelles, chacun s'était fabriqué une image bien précise de l'objet de leurs désirs; image qu'ils se sont mis à aimer, mais ne correspond pas vraiment à la réalité. Ainsi Kazuomi se rend compte que malgré ses airs sexy de jeune chat, Kaédé a un caractère beaucoup moins adulte qu'il ne le pensait: se comportant avec lui avec la même familiarité que si son sempaï était l'un de ses camarades de classe, ce n'est encore qu'un gamin turbulent débordant de vitalité, un brin effronté et qui n'a pas froid aux yeux. Quand à Yûki, il apparaissait à Katsutaka comme un être délicat et pur qui émoustillait son côté sado-mazo, et il imaginait déjà avec délices tout ce qu'il pourrait lui faire; mais le chef d'internat s'aperçoit à présent qu'il émane du garçon une atmosphère ouvertement sensuelle prouvant qu'il est probablement prêt à recevoir sans complexe le plaisir qu'on lui offre sous n'importe quelle forme que ce soit. Mais qu'importe si les partenaires qu'ils s'étaient choisis ne correspondent pas exactement à leurs attentes, finit par conclure Katsutaka; la réalité n'est-elle pas plus précieuse que l'illusion ? En ce qui concerne le rusé et ardent chef d'internat, ses sentiments n'ont absolument pas changés, il a vraiment hâte que Kazuomi et lui puissent conclure avec l'un ou l'autre des adolescents - donnant au passage force détails qui ne manquent pas de scandaliser son réfrigérant camarade consterné par des propos aussi grivois. "Ce sont simplement les sentiments francs et directs d'un jeune homme en pleine force de l'âge ?" réplique Katsutaka en faisant la moue, vexé que Kazuomi ait l'air de le prendre pour un pervers - ce qu'il est un peu sans aucun doute !

Un matin, tandis que les deux amants dorment dans le même lit après avoir partagé une nuit d'amour, Kaédé est réveillé en sursaut par ses propres éternuements: accidentellement le garçon s'est endormi quasiment nu sans le couvert des draps, et le résultat est bien sûr qu'il a pris froid ! De peur d'inquiéter Yûki, il prétend néanmoins qu'il va parfaitement bien et se rend en cours comme si de rien n'était toute la journée durant. Il aurait pourtant mieux fait de rester coucher, mais sa fierté et sa manie de vouloir "poser" devant son ami le pousse toujours à jouer les irréductibles. Et c'est ainsi que le soir, inévitablement, l'état de Kaédé a empiré au point qu'il ne parvient plus à dissimuler sa maladie. En dépit de sa forte fièvre, il s'obstine encore à refuser l'aide de Yûki qui lui propose d'aller chercher des médicaments auprès de Katsutaka préposé à l'infirmerie, et assurant à son ami qu'il ira beaucoup mieux dès qu'il aura dormi, Kaédé réussit finalement à convaincre ce dernier de le laisser pour aller prendre son bain. Une fois seul, l'adolescent s'effondre sur son lit: il ne va vraiment pas bien du tout, mais voit la maladie comme un état de faiblesse et de laideur, craignant par dessus tout d'altérer l'image que Yûki a de lui. S'il savait pourtant combien ce dernier aurait voulu rester à ses côtés.... Kaédé s'est toujours occupé de lui avec grand soin chaque fois que Yûki a été malade, et celui-ci à son tour voudrait bien lui rendre la pareille. Mais bizarrement, chaque fois que Kaédé se blesse ou qu'il ne se sent pas bien et que Yûki veut l'aider, le garçon le repousse avec mauvaise humeur pour une raison que son ami ne s'explique pas, et ceci ne fait qu'augmenter son inquiétude....
Triste et maussade, Yûki finit par arriver aux douches d'un pas traînant. C'est la première fois qu'on le voit déambuler ainsi tout seul, et alors qu'il pénètre revêtu d'une simple serviette nouée autour de la taille dans la salle de bain enfumée de vapeur, l'attention se porte naturellement vers lui. Avec son visage délicat et son physique enfantin, le timide Yûki paraît à ce moment une proie bien facile. Nombreux sont ceux qui s'intéressent à lui depuis un moment déjà mais n'osaient l'aborder à cause de la présence protectrice du bouillant Kaédé. Par malchance aucun des camarades de classe des deux amants ne se trouvent dans les douches à cette heure-ci, et lorsqu'une bande d'élèves de première particulièrement vulgaires vient s'en prendre à l'adolescent, les autres lycéens de seconde sont bien trop effrayés pour songer à lui venir en aide. Fort heureusement, Kazuomi arrive à son tour dans la salle de bain juste à point nommé, et claquant brutalement la porte, il ordonne d'un ton menaçant aux trois voyous de lâcher Yûki. Chacun dans ce lycée sait bien qu'il vaut mieux ne pas contrarier le sous-chef d'internat lorsqu'il est de mauvaise humeur et en cet instant, furieux qu'on ait osé toucher à l'une de ses idoles, il arbore une mine si effrayante que même ceux qui n'ont rien à se reprocher finissent par quitter la salle de bain à toute vitesse. Resté seul avec Yûki qui a eu plus de peur que de mal, Kazuomi essuie ses larmes en s'excusant de ne pas être arrivé plus tôt; il promet néanmoins au garçon de faire en sorte que plus jamais cette bande d'élèves de première n'ose l'approcher. Puis, enjoignant à Yûki de prendre son temps pour se laver, le footballeur à la carrure d'athlète va jusqu'à se poster devant la porte des douches tel un cerbère afin que plus personne n'ose y entrer d'ici que son cadet ait terminé ses ablutions. Sain et sauf grâce à son sempaï, Yûki se rend compte a présent combien il s'est mépris à son sujet: Kazuomi parlant peu, l'adolescent avait fini par le juger comme quelqu'un de froid et difficile à aborder; alors qu'en réalité, le jeune homme est quelqu'un de si doux et de si gentil. Comme quoi il ne faut vraiment jamais se fier aux apparences, et une fois sorti de son bain, Yûki remercie sincèrement son sempaï en le gratifiant de son plus beau sourire. Sourire qui ne manque pas de remuer le coeur du sentimental Kazuomi qui sent un trouble irrésistible le gagner, d'autant plus qu'en cet instant Yûki se tient devant lui complètement nu !

Pendant ce temps, de son côté, Kaédé se sent si mal qu'il décide finalement d'aller demander des médicaments afin de faire baisser sa fièvre. Yûki ne va plus tarder à revenir des douches, et le garçon ne veut surtout pas qu'il le trouve dans ce pitoyable état. Lorsque Katsutaka préposé à l'infirmerie découvre le malheureux garçon affalé par terre devant sa porte et brûlant d'une fièvre telle qu'il peut à peine marcher, il ne manque pas de lui passer un savon: pour se trouver dans un état pareil, nul doute que Kaédé devait déjà être malade depuis le matin; pourquoi n'est-il pas venu immédiatement le voir pour prendre des médicaments au lieu de jouer ainsi les fiers-à-bras ? Faisant assoir son cadet sur son lit afin de lui administrer un remède, Katsutaka s'étonne que Yûki ne soit pas comme toujours à ses côtés, surtout en un moment pareil. Et apprenant que Kaédé n'a pas voulu dire à son ami qu'il était malade par refus de se montrer à lui dans un état de faiblesse, le chef d'internat exhale un soupir consterné. "Quel gamin ...!" souffle-t-il dans un murmure inaudible. N'empêche qu'avec cette volonté de paraître à tout prix à son avantage devant Yûki même s'il doit pour cela jouer les bravaches au mépris de sa santé, Kaédé lui apparaît terriblement mignon. Ainsi, la prochaine fois que l'adolescent tombera malade, Katsutaka l'engage à venir directement le trouver s'il ne veut décidément pas se faire veiller par Yûki, et son sempaï s'occupera de lui. Tandis que le chef d'internat le ramène dans sa chambre en le portant dans ses bras, Kaédé blotti contre sa poitrine remarque combien le jeune homme possède un corps vigoureux sous ses allures smart de dandy. "Comme ce doit être bien d'avoir un corps viril...." soupire Kaédé complexé par son physique enfantin. Lui aussi un jour voudrait bien pouvoir porter Yûki comme cela....
Lorsque Katsutaka dépose Kaédé sur son lit, le médicament faisant son effet, ce dernier commence à sombrer dans un sommeil réparateur. Avant de lui passer son pyjama, le chef d'internat entreprend d'essuyer son corps couvert de sueur - ce qui s'avère vite une tentation difficilement supportable pour quelqu'un d'aussi ardent que Katsutaka ! Son côté "sempaï modèle" ne tarde pas à s'envoler, et tout en lavant Kaédé il ne résiste pas à l'envie de le tripoter un peu. Cependant ces caresses ne déplaisent pas à l'adolescent, qui finit par se blottir à nouveau contre le jeune homme. Lui d'ordinaire si débordant de vitalité, Kaédé paraît à présent si mignon et sans défense.... L'observant, Katsutaka commence à réaliser qu'il est finalement davantage attiré par ce garçon fragile sous ses dehors bravaches que par le voluptueux Yûki. Et en amour, dans le rôle passif, Kaédé est encore vierge ? Quel plaisir ce serait de l'initier, se dit le brûlant chef d'internat....
Tandis que Katsutaka achève de coucher Kaédé, Kazuomi et Yûki reviennent enfin de la salle de bain. Alors, laissant l'adolescent malade aux bons soins de son ami - non sans que Katsutaka ait omis d'expliquer à Yûki pourquoi Kaédé ne voulait pas qu'il s'occupe de lui, les deux élèves de terminale finissent par réintégrer leur chambre. Tout deux ont des excuses à se faire pour avoir chacun éprouvé de tendres sentiments envers l'élu de son camarade, néanmoins, ils doivent bien s'avouer qu'après avoir fait la connaissance des deux adolescents en chair et en os, leur amour a naturellement changé de voie: le puéril Kaédé éveille délicieusement les tendances SM de Katsutaka, tandis que le frêle et timide Yûki éveille l'instinct protecteur de Kazuomi. Ainsi, d'un accord tacite, tous deux décident d'échanger leurs cibles.

|
Intrigue: Ryô Shiomi, lycéen, vit depuis le décès de ses parents dans l'aile des domestiques de la luxueuse résidence de la riche famille Takatô. Seize années plus tôt, son frère aîné Masaya et lui ont été recueillis par Mr. Takatô, parent éloigné, afin de servir en quelque sorte de garçons de compagnie à son fils unique et héritier Akihito. Si autrefois Ryô et Akihito étaient les meilleurs amis du monde - comme des frères même, à présent la situation a changé. Car Ryô est devenu l'esclave sexuel de Akihito, qui l'oblige à coucher avec lui à chaque fois que cela lui chante. Pourtant, à leur première rencontre à l'âge de six ans, Akihito avait immédiatement charmé Ryô avec ses airs de petit prince et sa gentillesse. Les sentiments qu'il éprouvait à son égard n'avaient cessé de grandir au fil des ans, et quelle n'avait pas été sa joie lorsque un jour son ami lui avait avoué qu'il l'aimait lui aussi. A cette époque où les adolescents avaient échangé leur tout premier baiser maladroit, rien ne semblait devoir gâcher leur bonheur. Au point qu'aujourd'hui, Ryô se demande comment ils ont pu en arriver là. Leur relation actuelle est si misérable.... Chaque fois que Akihito le soumet à ses ardeurs, Ryô a l'impression que son coeur et son corps sont en train de devenir deux entités séparées. Car à chaque fois que Akihito réchauffe son corps de ses étreintes, son coeur, lui, devient de plus en plus froid....

La vie paisible de Ryô a basculé un soir où alors qu'Akihito et lui étaient occupés à étudier, ils en étaient venus à évoquer leur avenir. Akihito pensait jusqu'à ce moment que son ami s'inscrirait dans la même université que lui, mais ce dernier lui avait soudain avoué son désir de trouver un travail une fois ses études secondaires achevées. Car Ryô ne peut supporter plus longtemps l'idée de laisser son frère aîné Masaya, âgé de 23 ans, continuer d'assumer seul leur subsistance, Masaya qui travaille d'arrache-pied pour le père de Akihito depuis que ce dernier les a tous deux recueillis. Et puis, il n'y a pas non plus de raison pour que son frère et lui demeurent éternellement dans ce logement que leur a octroyé Mr. Takatô dans le bâtiment des domestiques. Ainsi, une fois qu'il aura un travail régulier, Ryô se propose de louer un appartement où Masaya et lui pourront enfin se sentir véritablement chez eux. Car plus que le sien propre, c'est le bonheur de son aîné qui importe pour Ryô. Hélas, l'adolescent n'a pas plus tôt fait part de ses projets à son ami que d'un air étrangement sérieux, Akihito lui demande d'y renoncer. Si Ryô désire tellement travailler, alors il n'aura qu'à prendre un poste dans la société Takatô, comme son frère. Et pourquoi pas comme secrétaire particulier de Akihito ? s'empresse de proposer ce dernier. Car un jour, c'est lui-même qui deviendra PDG de la société familiale. Quoi qu'il en soit, selon Akihito, Ryô ne doit surtout pas songer à quitter le domaine des Takatô, car son père ne laisserait jamais partir Masaya.
Malgré la surprise de son ami, Akihito ne s'était pas expliqué davantage, mais cette conversation énigmatique devait tourner dans la tête de Ryô plusieurs jours durant. En réalité, il n'y a pas que pour son frère que l'adolescent désirait quitter la protection de la famille Takatô, mais d'une part pour pouvoir fréquenter son ami sur un pied d'égalité, et de l'autre pour se libérer d'une impression qui ne l'a pas quitté depuis son arrivée jadis à cette résidence: celle d'être retenu prisonnier par des chaînes invisibles. Mais une nuit, Ryô devait finir par découvrir le véritable sens des paroles prononcées par son ami: tandis qu'il attendait avec impatience que son grand frère rentre enfin du bureau, il avait eu la surprise de le découvrir en compagnie de Mr Takatô, lui qui ne vient pourtant que rarement dans cette aile de la résidence réservée aux employés, utilisant en plus l'entrée de service. Encore davantage étonné de voir ce couple inattendu se diriger discrètement vers un bâtiment de style traditionnel rarement utilisé, l'adolescent n'avait pas pu s'empêcher de quitter sa chambre pour les suivre, mû par une sourde inquiétude. Et là, dans l'intimité secrète de cette pièce plongée dans la pénombre, Ryô avait assisté à un spectacle qui l'avait cloué sur place: son cher frère qui lui est plus précieux que tout, en train de coucher avec un homme d'âge mûr tel que Kyôichirô Takatô ! Et d'après les propos salaces du PDG, cette situation durait depuis longtemps, elle avait commencé alors même que Masaya n'était encore qu'un enfant ! Jamais Ryô n'aurait osé soupçonner que son aîné recevait un tel traitement de la part de celui qui les avait recueilli, et trop jeune pour accepter une réalité aussi terrible, l'adolescent était demeuré là, figé et tremblant dans l'encadrement de la porte entrebaillée. Jusqu'à ce que son regard finisse par rencontrer celui de Masaya. Il n'avait pu alors supporter la surprise et l'horreur qui s'étaient peintes sur le visage de son frère et s'était enfui en courant.

Eploré, Ryô était naturellement parti se réfugier auprès d'Akihito, racontant à son ami tout ce qu'il avait vu avant de laisser exploser sa colère. Jusqu'à présent il n'avait cessé de témoigner de la gratitude envers la famille Takatô, et voilà qu'il découvre qu'en réalité, cette résidence n'est qu'un lieu où l'on recueille des enfants afin d'assouvir des désirs coupables ? Cependant, si la douleur de Ryô semblait affliger Akihito, ce dernier ne parut nullement surpris par les révélations que celui-ci venait de lui faire, ce qui montrait qu'il était déjà au courant. Si Akihito finit par avouer que lorsqu'il avait appris le traitement infligé par son père à Masaya, cela ne lui avait pas plus du tout, il dut également reconnaître qu'il ne pouvait rien y faire, car en cette maison l'autorité de Mr. Takatô est absolue: Masaya appartient à son père, et personne n'y pourra rien changer. Ces propos ne firent qu'ajouter au chagrin de Ryô. Son ami et amant en qui il croyait lui conseillait tout bonnement de renoncer et d'abandonner son frère à son sort ? Mais il est vrai que Akihito est depuis le départ du côté des Takatô dont il est l'héritier, alors nul doute qu'il appartient lui aussi à cette catégorie de gens habitués à écraser les faibles et pense de la même façon que son père. Et dire que depuis si longtemps, Ryô aimait de tout son coeur un être pareil ! Akihito eut beau l'enjoindre de se calmer, persuadé que son frère ne pourrait jamais être heureux tant qu'il se trouveraient dans cette maison, Ryô décida de l'emmener hors d'ici sur-le-champ. Peu importait que deux orphelins comme Masaya et lui n'aient nulle part où aller, pour protéger son frère, Ryô se sentait capable de tout ! Ainsi, quand Akihito osa lui déclarer qu'il ferait mieux de demeurer auprès de lui, l'adolescent le gifla violemment, proférant que s'il avait su plus tôt de quelle manière était traité son frère, jamais il ne serait tombé amoureux d'Akihito, membre de cette odieuse famille Takatô.
Inutile de dire que cet aveu prononcé sur le coup d'une colère dévorante causa un sacré choc à Akihito. Blessé, puisqu'ils en étaient aux confidences, lui aussi décida d'apprendre à Ryô une terrible vérité: jadis son frère et lui n'avaient pas été recueillis par bonté d'âme, ils avaient été choisis puis achetés afin de servir les moindres desseins des maîtres de la famiille Takatô. Si Ryô avait pu vivre contrairement à son frère dans une bienheureuse ignorance de tout ceci jusqu'à présent, c'est parce qu'il était sous la protection d'Akihito qui avait tout fait pour l'épargner. Mais depuis l'instant où tous deux se sont rencontrés à l'âge de six ans, le père d'Akihito lui avait déjà signifié tout bas que le garçonnet qu'il était en train de lui présenter était désormais sa propriété. Voilà pourquoi il n'y a aucune raison pour que Ryô puisse quitter cette maison sans son autorisation.
Les paroles d'Akihito, telles une lame de glace, percèrent profondément le coeur de Ryô. C'est tout juste s'il parvenait encore à respirer. Lors des événements de cette nuit terrible, tous ces jours que l'adolescent croyaient heureux venaient de voler en éclats.... Ryô eut le sentiment douloureux d'avoir tout perdu, persuadé que son amant n'avait jamais été épris de lui, que leur amour réciproque n'était qu'une illusion provoquée par son propre coeur aimant. Nul doute que pour les Takatô, depuis le départ son frère et lui n'étaient pas des êtres humains mais de simples objets, et cette évidence cruelle ne cessait de tourner dans la tête de l'adolescent. Ne sachant que faire pour l'apaiser, Akihito finit par lui avouer que s'il ne lui avait rien dit au sujet de son père et Masaya, c'était parce qu'il se doutait bien que son ami chercherait à partir, et il ne pouvait se résoudre à le laisser le quitter. Mais loin de réjouir Ryô, cet aveu ne fit qu'empirer sa rancoeur: à cause du désir de possession absolue d'Akihito, son frère souffrait seul en silence depuis de nombreuses années. Selon Ryô, Akihito aurait mieux fait de lui dire depuis le départ qu'il avait été acheté, cela lui aurait évité ce cuisant sentiment de perte et ce désespoir sans fond, puisque finalement avoir dissimulé la vérité n'y a rien changé. Désemparé, Akihito fut bien tenté d'avouer à son amant que c'était parce qu'il désirait tout petit déjà nouer avec lui une relation plus forte et sincère que celle de maître à esclave, mais il ne dit mot. Les paroles cruelles de Ryô lui lançant qu'il ne l'aurait jamais aimé s'il avait su la vérité résonnaient encore douloureusement dans sa tête. Voilà pourquoi il se contenta d'annoncer froidement à son ami qu'il ne le laisserait plus sortir de sa chambre d'ici quelque temps....

Mais si grand que fut le désespoir de Ryô, il n'était rien en comparaison de la détresse éprouvée par Masaya. Voilà seize ans que le jeune homme s'efforçait de conserver son pénible secret, car dans cette résidence où tout le monde était au courant de ses rapports avec Mr. Takatô, son cher petit frère était la seule personne qu'il souhaitait maintenir dans l'ignorance de sa disgrâce. Masaya se sentait tellement misérable et souillé.... Qu'avait dû penser Ryô en le découvrant cette nuit en pareille situation, le corps échauffé par la drogue que le PDG lui avait fait ingérer ? Du dégoût et du mépris, sans nul doute.... Effondré, le jeune homme s'était approché du lit de son frère pour serrer contre lui son pyjama, appelant le nom de Ryô de toute son âme, persuadé d'avoir perdu le seul être qui lui restait au monde. Et c'est dans ce triste état de prostration, complètement frigorifié, que le lendemain matin le découvrit Saïga, le jeune secrétaire de MR. Takatô. Après que, la mort dans l'âme, Masaya lui eut conté les événements de la nuit, bien que navré que Ryô ait malencontreusement finit par découvrir le secret de son frère, Saïga fit de son mieux pour lui redonner courage: jamais Ryô n'en viendrait à le mépriser, Masaya pouvait en être certain; seulement, suite au choc, il était normal que l'adolescent n'ait pas osé revenir à sa chambre de toute la nuit. Assurant fermement à Masaya qui ne cessait de culpabiliser que rien de ce qui était arrivé n'était de sa faute, Saïga lui promit de chercher Ryô afin de lui parler, enjoignant le jeune homme à prendre une douche pour se réchauffer et à se reposer en attendant qu'il lui ramène son petit frère.
Après avoir quitté Masaya, Saïga ne perdit pas son temps à chercher l'adolescent dans toute la résidence, car selon lui il n'y avait qu'un seul endroit où Ryô aurait eu l'idée d'aller se réfugier après ce qu'il avait vu: auprès de son ami Akihito. Il s'en fut donc trouver le fils de son maître, mais si Akihito avoua qu'en effet Ryô était venu le voir durant la nuit et se trouvait à présent dans sa chambre, il déclara à Saïga stupéfait qu'il l'avait attaché au lit afin qu'il ne puisse plus quitter la pièce. Ryô n'avait-il pas déclaré qu'il avait l'intention de fuir la résidence Takatô, de s'en aller loin d'Akihito ? Voilà pourquoi ce dernier avait décidé de garder le garçon prisonnier dans sa chambre durant quelque temps, lui interdisant même de se rendre à l'école. Saïga eut beau protester qu'en agissant ainsi Akihito risquait de briser ce lien très fort qu'il avait tissé avec Ryô durant toutes ces années passées ensemble, le jeune homme était de toute façon convaincu qu'après les événements de cette nuit, il était désormais impossible de revenir en arrière. Obéissant aux ordres de Akihito, Saïga dût donc se résoudre à entrer dans la chambre de son jeune maître afin de prendre soin de Ryô, et en découvrant l'état pitoyable dans lequel se trouvait l'adolescent, ligoté sans connaissance sur le lit, le jeune secrétaire ne put que déporer la triste condition des deux frères. Son patron Mr. Takatô avait beau avoir fermement recommandé à Saïga de ne jamais se laisser influencer dans sa fonction par ses sentiments personnels, il ne pouvait rester insensible au sort de Ryô et Masaya, d'autant qu'il semblait éprouver davantage que de l'affection pour l'aîné des deux orphelins....
Tandis que le secrétaire demeurait auprès de Ryô, Masaya recevait quant à lui un coup de téléphone de Mr. Takatô, étonné de ne pas le voir arriver au bureau ce matin-là. Après avoir expliqué qu'il ne se sentait pas bien, le jeune homme reçut la permission de rester se reposer à la résidence, le businessman ayant lui-même remarqué que Masaya était soudain devenu bizarre la nuit passée tandis qu'il l'étreignait, sans pour autant avoir détecté la cause de ce changement, la présence de Ryô qui les observait. Avant de raccrocher, Mr. Takatô ne put néanmoins s'empêcher de s'extasier sur la beauté lascive qu'avait montré son amant la veille, avec son kimono dénoué qui laissait voir son corps brûlant et offert dans un total abandon, ainsi que sur les effets de l'aphrodisiaque qu'il lui avait fait ingérer. Le businessman annonça alors que désormais il utiliserait cette substance en encore plus grande quantité sur Masaya, déplorant de ne pouvoir le faire dès la nuit prochaine puisque le jeune homme ne se sentait pas bien, mais se proposant de rattraper le temps perdu dès le jour suivant. Après avoir donc ordonné à Masaya de venir le rejoindre sans faute le lendemain dans son bureau, l'homme coupa la communication. Habitué aux caprices de son employeur, ce ne furent pas tant les exigences perverses de ce dernier qui plongèrent Masaya dans la plus grande confusion que le rappel avec force détails de l'état dans lequel il se trouvait la veille: complètement dominé par les effets du puissant aphrodisiaque, il n'était plus lui-même, et c'est dans cet état d'excitation incontrôlable que Ryô l'avait vu se donner au businessman. L'adolescent n'avait pas fait qu'apprendre la vérité, il avait ASSISTÉ de ses propres yeux à la scène, et Masaya avait parfaitement remarqué l'expression douloureuse du visage de son petit frère alors qu'il semblait sur le point d'éclater en sanglots. Nul doute qu'à partir de ce jour, chaque fois que Ryô allait poser les yeux sur Masaya, il ne manquerait pas de se rappeler cette scène honteuse, et cela, le jeune homme ne pouvait en supporter l'idée. En larmes, il prit donc une terrible et irrévocable décision. "....Pardonne-moi, Ryô. Je ne me sens plus capable d'en endurer davantage. J'ai été vraiment heureux de t'avoir comme petit frère. Merci."
C'est ainsi qu'un peu plus tard dans la journée, Saïga vint annoncer à Ryô qui avait enfin repris connaissance la tentative de suicide du malheureux Masaya. Lorsque le secrétaire l'avait découvert, il se trouvait déjà dans le coma après avoir absorbé une grande quantité de somnifères. Envoyé d'urgence à l'hôpital, les médecins avaient fait leur possible pour sauver le jeune homme, néanmoins il demeurait dans un état grave, plongé dans l'inconscience. Saïga s'en voulait tellement de n'avoir pas davantage parlé avec Masaya afin de l'aider à supporter sa souffrance, qui avait fini par venir à bout de sa grande force de volonté. Mais si le secrétaire était bouleversé, que dire du choc que cette nouvelle causa à Ryô ! Pourquoi le sort s'acharnait-il ainsi sur son frère ?! Eperdu, l'adolescent supplia Saïga de l'emmener immédiatement auprès de Masaya, cependant celui-ci se vit dans l'obligation de refuser, plongeant Ryô dans l'incompréhension la plus totale. Arrivant à son tour, Akihito se mit néanmoins en devoir d'expliquer à son ami les raisons de ce refus: il s'agissait d'un ordre de son père, qui ne voulait plus que Ryô approche son frère après l'avoir conduit par ses actes inconsidérés à une telle extrémité. Pour Mr. Takatô, il ne faisait aucun doute que le suicide de Masaya avait été involontairement provoqué par Ryô, ainsi le businessman qui était à sa manière très attaché à son amant se trouvait à présent plongé dans une colère noire. Voilà pourquoi, en dépit de la répugnance bien légitime que Ryô pouvait éprouver pour les Takatô, Akihito conseilla à son ami de ne pas faire de vagues et de se tenir tranquille pour le moment, le temps de laisser passer l'orage. Car du propre aveu d'Akihito, son père était un homme d'une profonde cruauté, capable du pire envers les êtres pour lesquels il n'éprouvait aucun intérêt. Il était donc probable que même si Masaya reprenait connaissance et se rétablissait, le businessman veillerait à ce que le jeune homme demeurât allongé sur un lit d'hôpital, drogué afin qu'il ne puisse pas attenter à sa vie une seconde fois, mais tout en restant à la disposition de son seigneur et maître. Et si cette situation se prolongeait, que finirait-il par arriver ? L'esprit égaré par les médicaments, même si Ryô se présentait devant lui, Masaya serait incapable de reconnaître son petit frère ! Quand quelque chose ou quelqu'un avait le malheur de plaire à son père, continua d'expliquer Akihito à son ami tétanisé, peu lui importait les moyens, il faisait tout pour se l'approprier. Si Ryô que Mr. Takatô tenait pour seul responsable des vélléités de suicide qui venaient de naître chez son amant prenait le risque de le courroucer davantage, Akihito avoua que même lui ne pourrait plus rien faire pour le protéger, car il n'était pas son "propriétaire" officiel - du moins pour l'instant.
"Tu veux reprendre Masaya à mon père, Ryô ? demanda alors Akihito en se penchant sur l'adolescent en larmes. C'est possible.... mais moi seul en suis capable. Car n'oublie pas que je suis l'héritier destiné plus tard à diriger cette famille. Si tu consens à te tenir tranquille et à demeurer auprès de moi comme auparavant.... alors je veux bien affronter mon père. Je lui demanderais de te donner à moi ainsi que Masaya." Lorsqu'il prononçait ces mots, le sourire d'Akihito était doux et engageant, néanmoins tout ce que Ryô avait appris sur l'absence de scrupules du père de son ami l'avait glacé d'effroi. C'était la première fois que l'adolescent éprouvait une telle frayeur envers la famille Takatô. Seul, il lui fallait bien reconnaître qu'il ne parviendrait jamais à tirer son frère des griffes du businessman, et la constatation de sa propre impuissance ne fit qu'achever de mettre son moral au plus bas. Ne restait plus à Ryô qu'à se fier à Akihito, à lui faire confiance bien qu'il soit lui aussi un membre de cette ignoble famille Takatô. Pour son frère, et non en raison d'un quelconque renoncement, d'acceptation de leur sort terrible à tous deux. Désormais seul comptait aux yeux de Ryô le bonheur de Masaya, il ne désirait rien d'autre. Ce fut donc en ce jour fatal que sa vie bascula, qu'il renonça à son amour pour Akihito et à tous les souvenirs heureux de ces seize années durant lesquelles ils avaient vécu ensemble. Ce fut ainsi que tout commença, que l'adolescent devint l'esclave sexuel de celui qui avait été son bien-aimé, s'efforçant de se comporter comme un simple corps sans coeur et sans âme, totalement dévoué à la satisfaction des moindres désirs charnels de son maître.....
Des semaines ont passé. A présent qu'il s'est assuré de la soumission de Ryô, Akihito ne lui laisse aucun répit, réclamant son corps si souvent qu'il lui fait porter un lourd fardeau, prêt à tout pour montrer à l'adolescent qu'il lui appartient, allant jusqu'à le poursuivre de ses assiduités jusque dans le jardin de l'école ! Si bien que vaincu par le manque de sommeil et un épuisement autant physique que moral, un jour à la pause de midi, Ryô finit par s'évanouir dans les bras de son amant. Le garçon est brûlant de fièvre, alors Akihito s'empresse de le porter jusqu'à l'infirmerie du lycée où plongé dans le délire, Ryô revoit défiler les événements marquants de sa vie passée. Alors qu'il se tient debout à son chevet, le visage d'Akihito dépeint toute son inquiétude, mais quand son ami reprend enfin connaissance en fin d'après-midi, il s'efforce pourtant de n'en rien laisser paraître.
(à suivre)
Avis: Haruka Minami se spécialise d'ordinaire dans les histoires "légères", de courtes nouvelles teintées d'humour et prétextes à de joyeuses parties de jambes-en-l'air. Si cette fois encore les relations charnelles tiennent une grande place dans le récit, l'auteur nous livre dans ce manga une histoire plus sombre au scénario classique mais soigné, et c'est une agréable surprise pour tous ceux que le côté un peu répétitif de ses précédents recueils ont lassé. Le récit se déroule sur toute la longueur du volume.
|
Intrigue principale: en travaux
- Kimi dé ippaï ni mitashitaï ("Je voudrais m'emplir de toi"), page 111. Cela va faire deux semaines que Naoki Kusumoto, lycéen, a commencé à sortir avec le séduisant Nozaki. Ce camarade de classe est son tout premier petit ami, ainsi l'adolescent ne sait comment lui transmettre habilement ses désirs et ses fantasmes, se contentant d'attendre passivement que l'autre garçon se décide à le toucher. Pourtant à chaque fois que Nozaki le caresse, en son for intérieur Naoki songe à tout ce qu'il voudrait que ce dernier lui fasse, les parties de son corps qu'il souhaiterait qu'il touche, et chaque soir, en pensant à son bien-aimé, Naoki caresse son propre corps, imaginant toutes ces caresses qu'ils pourraient échanger ensemble. Néanmoins, lorsqu'il se retrouve en chair et en os dans les bras de Nozaki, l'adolescent ne peut se résoudre à parler. Jamais il n'aurait imaginé qu'exposer tous ses désirs à l'être aimé exigeait tellement de courage ! Cependant il y a une autre raison - bien plus terre à terre celle-ci - qui empêche Naoki de dévoiler le fond de sa pensée: car que ce soit chez l'un ou chez l'autre, les deux amants ne disposent pas d'un seul instant de tranquillité ! Comment être en mesure de se laisser gagner par une humeur lascive quand votre grand frère ou votre mère risque de débarquer dans votre chambre à n'importe quel moment !? Et de ce fait, les deux garçons n'ont encore jamais pu aller au-delà du baiser et des simples attouchements.
Chaque fois que Nozaki vient lui rendre visite, Naoki songe qu'il aimerait bien l'inviter à rester dormir chez lui, mais à chaque fois également préfère renoncer à cette idée, conscient qu'il leur serait impossible de faire l'amour: car son frère aîné dort dans la chambre à côté de la sienne, et ses parents à l'étage juste en-dessous ! Quand on pense que pendant plus de six mois, Naoki a voué à son ami un amour qu'il croyait à sens unique avant de finalement découvrir que Nozaki éprouvait les mêmes sentiments que lui; et maintenant que tous deux sortent enfin ensemble, l'adolescent se rend compte qu'il n'arrive plus à communiquer aussi bien avec Nozaki que lorsqu'ils n'étaient que de simples camarades de classe ! Demeurant ainsi passif et comme dépourvu de volonté, qu'est-ce que son bien-aimé peut bien penser de lui ?....
Un soir que le lycéen se tourmente ainsi, ressassant toujours les mêmes pensées moroses en maudissant son propre manque d'initiative, son frère vient soudain lui annoncer une nouvelle qui lui fait bondir le coeur dans la poitrine: à la fin de la semaine, leur mère doit se rendre à Hokkaïdo au mariage d'un parent éloigné, et à cette occasion, Mr et Mme Kusumoto se sont dit que ce serait le moment idéal pour partir en week-end en famille. Quand son frère aîné demande à Naoki ce qu'il pense de cette idée, prétextant qu'il a un tas de choses à faire, l'adolescent s'empresse de décliner l'invitation. Voilà enfin la chance qu'il attendait ! Durant un week-end entier, il aura enfin la possibilité de se retrouver seul avec Nozaki ! Le vendredi soir venu, Naoki invite donc son bien-aimé à venir le rejoindre, bien décidé cette fois à prendre lui-même les choses en main. Mais c'est sans compter la passion qui habite son séduisant petit ami: à peine Nozaki a-t-il pénétré dans l'habitation désertée qu'il enlace l'adolescent avec chaleur, lui avouant que rien que de le voir suffit à lui faire perdre le contrôle de lui-même, qu'il ne se sent plus capable de patienter davantage. Nozaki a remarqué qu'à chaque fois qu'il touchait Naoki, ce dernier semblait sur le point de dire quelque chose, sans jamais pourtant oser s'épancher; alors le lycéen en est finalement venu à songer avec crainte que peut-être son petit ami déteste qu'il le touche ? Pourtant, puisque ce soir Naoki l'a appelé pour l'inviter à dormir chez lui alors que tous les membres de sa famille sont absents, Nozaki ose en déduire que c'est afin qu'ils puissent enfin faire l'amour tranquillement, pour la première fois....

- Indecent Encounter , page 135. Voilà deux mois que Hozumi Fujino, un adolescent très mignon au physique enfantin, vient d'entrer au lycée. Une fois surmontées les épuisantes occupations qu'implique l'entrée dans un nouvel établissement, il trouve enfin le temps de se donner rendez-vous avec son copain Masato Suzuki, un joli garçon au look recherché de mannequin pour ados. Masato et Hozumi n'étaient pas dans le même collège, néanmoins ils ont fréquenté le même établissement de préparation aux examens d'entrée au lycée, et le fait d'avoir planché ensemble sur leurs révisions et finalement réussi à passer les épreuves avec brio a fait d'eux, en quelque sorte, des "camarades de front". Hozumi est ravi de retrouver Masato qu'il n'a pas revu depuis si longtemps, cependant s'il a accepté de venir chez lui cet après-midi-là, ce n'est pas uniquement pour s'amuser: Masato a un grand frère d'un an son aîné qui fréquente actuellement le même lycée que Hozumi, et lorsqu'il était en seconde, ce sempaï avait en charge le cahier d'absence et le journal de bord où les professeurs notent leur programme à chaque cour de la journée. Cette année, Hozumi vient d'hériter de cette charge, et il aimerait bien que le frère de son ami lui fasse profiter de ses conseils. Une fois les deux adolescents parvenus chez Masato, ce dernier s'empresse de rassurer Hozumi, fils unique et quelque peu tendu à l'idée d'être présenté à un garçon plus âgé: son frère est quelqu'un de très bien sur qui l'on peut compter, toujours prêt à aider les élèves plus jeunes que lui, ainsi, si jamais Hozumi rencontrait des difficultés dans sa nouvelle école, Masato l'engage à aller trouver son frère.
Après avoir entendu tant de compliments sur ce sempaï, c'est donc le coeur battant que Hozumi attend que son ami lui présente enfin son grand frère, mais lorsque ce dernier paraît devant lui, l'adolescent reçoit un choc ! De saisissement, les joues cramoisies, il en recule même brusquement au point de venir heurter le mur derrière lui ! En fait, le beau Tôru Suzuki et lui se sont déjà rencontrés dans des circonstances inavouables, et au regard en coin accompagné d'un sourire malicieux dont le gratifie le jeune homme, Hozumi réalise à sa grande honte que lui aussi l'a parfaitement reconnu !
Leur rencontre a eu lieu au mois d'avril, lors de la séance de mesures à laquelle tous les nouveaux élèves doivent se soumettre et visant à évaluer leurs compétences physiques pour le sport. C'étaient les membres du conseil des étudiants de Première qui avaient été chargés de ces mesures - taille, poids, tour de poitrine.... - et lorsqu'était venu le tour d'Hozumi de se présenter devant l'un de ces sempaïs, quelle n'avait pas été sa surprise de se retrouver face à Tôru Suzuki ! Dès la rentrée, l'adolescent avait repéré ce jeune homme grand et séduisant parmi la foule des élèves, et même s'il le voyait souvent en compagnie de membres du conseil des étudiants, il ignorait qu'il en faisait partie. Hozumi ne compte plus les fois où de loin, il a suivi des yeux et admiré ce sempaï, mais à présent qu'il peut le contempler de si près, il constate d'autant plus comme Suzuki est terriblement beau ! Du coup, voilà l'adolescent plutôt tendu de se retrouver seul en compagnie de l'objet de son admiration, et quelle n'est pas sa honte de devoir remonter sa chemise pour exhiber devant lui sa poitrine nue ! Mais lorsque Tôru Suzuki commença à le toucher pour effectuer ses mesures, l'entourant de ses bras comme s'il l'enlaçait, Hozumi ne parvint bientôt plus à contrôler les battements de son coeur. Le visage de son sempaï si près du sien.... Son souffle sur sa poitrine.... Mis au supplice, Hozumi n'avait qu'une hâte, que cette visite médico-sportive se termine au plus vite ! Mais le pire était que son trouble n'avait pas échappé à Tôru, qui s'était alors livré à un petit jeu cruel en faisant volontairement durer la séance à l'insu de l'intéressé. Et lorsqu'enfin il eut fini de mesurer le tour de poitrine de Hozumi, lui adressant un sourire amusé, il lui avait pincé un mamelon, lui lançant ces paroles à l'oreille: "Pendant tout le temps que j'effectuais les mesures, tes mamelons ont été durs et dressés. Les mamelons parlent toujours avec franchise: ils se dressent toujours quand on éprouve du plaisir, et c'est pareil pour tout le monde." Cramoisi de honte, enfin libre Hozumi s'était enfui sans demander son reste ! Néanmoins il lui avait fallu un bon moment pour se remettre du choc provoqué par les paroles de Suzuki et le contact de ses doigts, qui avaient provoqué une réaction embarrassante au niveau de son entre-jambe !

"Suzuki" étant un nom de famille très répandu, jamais Hozumi n'aurait imaginé que son dangereux sempaï et le frère de son ami ne faisaient qu'un ! Lui qui aurait tant voulu oublier cette honteuse expérience.... Mais tandis que Masato, Tôru et lui se font une petite bouffe dans la chambre de Masato tout en devisant, ce dernier quitte soudain la pièce pour aller aux toilettes, le laissant seul avec Tôru ! Encore plus irrité qu'embarrassé, surmontant sa honte, Hozumi profite de se retrouver en tête à tête avec son sempaï pour lui demander de but en blanc la raison pour laquelle il lui avait ainsi tripoté la poitrine lors de la visite médico-sportive, mais à sa grande surprise, se rapprochant de l'adolescent, Tôru lui répond par une autre question: pourquoi Hozumi était-il devenu si rouge lorsqu'il s'était présenté devant lui pendant cette visite ? Durant toute la séance, le jeune homme affirme avoir bien remarqué combien le lycéen avait été troublé par sa personne du début jusqu'à la fin, combien Hozumi tremblait quand il lui avait enroulé le maître-ruban autour du buste pour mesurer son tour de poitrine. En fait, en lisant son nom sur la liste des élèves, Tôru avait compris que le garçon qui se tenait devant lui n'était autre que l'ami de son jeune frère Masato. Il comptait néanmoins le traiter comme tous les autres et n'avait pas le moins du monde l'intention de lui faire quoi que ce soit. Mais en découvrant pour la première fois le visage d'Hozumi, il l'avait trouvé terriblement mignon, et surtout comment résister à la tentation de toucher sa poitrine lorsque les bouts des mamelons de l'adolescent s'étaient dressés sous son nez de manière aussi lascive et provoquante ?
Confus, Hozumi ne trouve rien à répliquer, d'autant plus que joignant le geste à la parole, Tôru remet ça, attaquant cette fois ses deux mamelons à la fois ! Le jeune homme ne tarde pas à avouer qu'il est un fétichiste des jolies poitrines, ce qui ne manque pas de plonger encore davantage Hozumi dans la confusion: d'ordinaire, ce genre de fétichisme s'applique aux seins des femmes, quel intérêt peut bien avoir la poitrine plate d'un garçon comme lui ? Interrogation que Tôru s'empresse de satisfaire en répliquant que même les hommes ressentent du plaisir dans cette partie du corps, alors quand son sempaï commence à torturer les mamelons d'Hozumi de la langue et que son corps s'enflamme, ce n'est pas lui qui oserait prétendre le contraire !
Masato finissant par revenir dans la chambre, Tôru avait bien dû se résoudre à lâcher l'adolescent sans pouvoir aller plus loin. Néanmoins cette fois l'expérience a été encore plus intense que la précédente, au point que même de retour chez lui, Hozumi n'était pas parvenu à oublier le contact brûlant de la langue de son sempaï sur sa peau. Le lendemain au lycée, il y pense encore, incapable même d'avaler son déjeuner tandis qu'il souffre d'un tout autre genre d'appétit ! Cette sensation.... Rien que de se remémorer la scène de la veille, le garçon sent la fièvre et la langueur monter en lui. Cependant Hozumi ne s'est pas plus tôt fait cette réflexion, mollement appuyé à la fenêtre de sa classe, que Tôru surgit soudain à ses côtés. "Que dirais-tu d'un rendez-vous ?" demande le jeune homme sans préambule, le gratifiant de son éternel sourire amusé. Après avoir proposé à Hozumi d'aller déjeuner avec lui au dehors, Tôru l'entraîne par la main dans le petit bois qui jouxte le jardin du lycée. Mais tandis que tous deux s'enfoncent entre des arbres de plus en plus serrés, au milieu de buissons suffisamment épais pour les dissimuler à la vue d'autrui, à la façon dont son sempaï serre sa main dans la sienne, Hozumi comprend sans peine que le jeune homme ne le conduit pas en un lieu si reculé simplement pour manger....

- Romans d'Horreur -
- Manga Fantastique et Horreur -
- Artbooks Fantastique et Horreur -
- Romans Yaoï -
- Mangas Yaoï -
- Artbooks Yaoï -
- Be Boy Zips -
- Be Boy LUV -
- Cartes Postales -
- Service VPC -
- News et Potins -