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© Ann Mihashi

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- Index des Titres et des Auteurs -

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Ann Mihashi

--------------------------------------------- * Forest Green

--------------------------------------------- * Cat in Sweet

--------------------------------------------- * Tsuki no Hana

--------------------------------------------- * Tengoku no Shokutaku

 

 

© Ann Mihashi

 

Forest Green

 

Auteur: Ann Mihashi

Références: Mirion Comics

Nombre de Volumes: 1

 

Intrigue: Mr. Sakuragi, jeune professeur d'Arts Plastiques, enseigne à l'université des Beaux-Arts. Pour avoir eu une enfance malheureuse auprès d'un père égoïste, ancien peintre de talent dont les tableaux ne se vendaient plus et ne satisfaisait son orgueil qu'en dévalorisant son fils, Sakuragi est devenu un homme effacé, froid et taciturne, qui a perdu toute confiance en lui. Persuadé à tort, à cause des évalutions négatives de ses tableaux par son père, qu'il n'a aucun talent, il a fini par renoncer à la peinture et se contente désormais de gagner sa vie en tant que simple professeur. Bien que son existence se déroule morne et sans joie, Sakuragi est parvenu tant bien que mal à trouver un certain équilibre. Jusqu'au jour où pour son malheur, un nouveau-venu fait son apparition dans l'école: Asaoka, un peintre-illustrateur auteur de nombreux livres pour enfants, qui vient à présent deux ou trois fois par semaine enseigner à la fac la psychologie des couleurs. Avec sa grande beauté alliée à des goûts vestimentaires plutôt douteux, ce jeune homme à la personnalité sympathique et ouverte a davantage l'allure d'un hôte de night-club pour dames que d'un professeur d'université ! N'empêche que dans une école comme celle des Beaux-Arts qui réunit beaucoup de gens étranges comme se veulent les futurs artistes, Asaoka a immédiatement acquis une grande popularité auprès de ses élèves, et surtout de la gent féminine !

Un soir que Sakuragi s'apprète à quitter la fac après un dernier cours tardif, il a la surprise de découvrir Asaoka affalé dans l'herbe contre le mur du campus. Plié en deux par la douleur, le jeune homme est couvert de sang et souffre tant qu'il peut à peine parler, mais parvient quand même à demander à son collègue s'il ne voudrait pas lui porter secours. A dire vrai, Sakuragi n'apprécie pas vraiment Asaoka qui symbolise tout ce qu'il ne pourra jamais être, et depuis l'arrivée de ce dernier dans la fac, s'est appliqué à avoir le moins possible affaire à lui et même à faire en sorte de ne pas l'avoir dans son champ de vision. Néanmoins, ce n'est tout de même pas une raison pour l'abandonner dans l'état où il se trouve, ainsi Sakurigi s'arrête pour se pencher sur le blessé. En riant, Asaoka lui explique alors que sur le point de rentrer chez lui, à la gare il a eu un accrochage avec un voyou qui l'a violemment tabassé. Comme avec son physique peu courant il attire particulièrement l'attention, ce genre de mésaventure lui arrive assez souvent, mais comme tout le monde le prend à cause de son allure pour l'un de ces types louches qui travaillent dans les night-clubs, chaque fois qu'il s'est fait attaquer, personne n'est jamais venu à son aide, ni les passants, pas plus que les employés de la gare. Voilà pourquoi Asaoka a choisi de rassembler ses dernières forces pour retourner jusqu'à l'école, espérant qu'avec un peu de chance l'un de ses collègues s'y trouverait encore.

Ne sachant trop que faire tant l'état du jeune homme lui paraît sérieux, Sakuragi décide finalement de l'amener à son appartement situé juste derrière l'école. Seulement, à peine a-t-il fait entrer Asaoka dans son logis qu'il réalise son erreur, qu'il aurait bien mieux fait de lui appeler un taxi. Car quelle n'est pas la stupeur du jeune peintre en découvrant l'intérieur de l'appartement entièrement coloré de ce vert profond que l'on nomme "forest green", des murs jusqu'au plafond en passant par les tentures et le mobilier, sans compter les plantes vertes !? Pour Asaoka spécialiste de la psychologie des couleurs, en peignant ainsi sa chambre, il ne fait aucun doute que Sakuragi cherchait à calmer son stress; néanmoins, selon lui, ce choix provoque plutôt l'effet inverse, son collègue aurait dû opter pour une couleur plus claire et plus gaie. Bien que s'excusant de se mêler de ce qui ne le regarde pas, Asaoka avoue ensuite que voilà un moment déjà que la personne de Sakuragi le préoccupe: à l'école, le professeur semble toujours si tendu et oppressé.... Ainsi, le jeune homme engage gentiment son collègue à lui faire part de ses problèmes, car avec ses quelques connaissances en psychologie, il promet qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir pour tenter de l'aider.

Asaoka n'a pas plus tôt prononcé ces paroles engageantes que Sakuragi le repousse avec brutalité. Le peintre veut connaître la source de ses problèmes ? Alors il va se faire un plaisir de le lui dire: son problème c'est Asaoka lui-même, depuis qu'il a débarqué dans son école ! Comment un être rayonnant comme Asaoka, à qui tout sourit dans la vie, pourrait comprendre le drame qu'endure Sakuragi depuis qu'il a découvert qu'il n'a aucun talent ? Elevé par son père artiste dans la seule perspective de devenir peintre à son tour, il était incapable de faire quoi que ce soit d'autre, alors ne lui restait plus qu'à jouer les professeurs dans cette école où même les élèves les plus incapables peuvent entrer, tous ces bons à rien qui ne savent que faire de leur vie après le lycée et s'inscrivent alors pour tuer le temps en 1ère année de Beaux-Arts sans même posséder le moindre don artistique. Asaoka, lui, peut faire tout ce qui lui plaît, et son talent est reconnu. "Si vous désirez tellement m'être utile, accepteriez-vous de disparaître définitivement de ma vie...?" finit donc par demander Sakuragi, à qui la vue de son collègue et de sa réussite, bien qu'il fasse tout pour l'ignorer, est devenue par trop pénible.

Mais en dépit de toute sa gentillesse, Asaoka refuse aussitôt cette requête: n'est-ce pas à Sakuragi de prendre lui-même sa vie en main pour tenter de changer les choses, au lieu d'attendre sans rien dire que ce soit le monde qui change autour de lui et que disparaisse tout ce qui lui est désagréable ? Selon le peintre, en se complaisant dans cette attitude passive, le professeur ne parviendra jamais à s'extraire de cet univers semblable à une forêt profonde où il s'est confiné. Cependant loin d'apaiser la colère de Sakuragi, ces sages conseils ne font que l'exacerber: il se doutait bien que son collègue ne pourrait pas le comprendre, et honteux que ce dernier ait deviné ses faiblesses, supporte encore moins qu'il tente de jouer les psy avec lui. Néanmoins Sakuragi reconnaît que Asaoka a raison sur un point: il en a assez d'attendre passivement que les choses changent, et pour apaiser quelque peu son complexe, il sait désormais quoi faire: soumettre et humilier de ses mains celui qui représente un fardeau pour son existence. Lui qui avait ramené le jeune peintre à son appartement pour lui venir en aide, le voilà donc qui commence à le violenter à son tour ! Mieux que personne, Sakuragi connaît la honte que l'on ressent à être humilié sexuellement, et mû par une rage froide longtemps contenue, tenir cet irritant Asaoka à sa merci lui apporte une satisfaction certaine. Pourtant, le professeur a beau avoir perdu en grande partie le contrôle de lui-même, il ne peut se résoudre à aller jusqu'au bout. Il se contente donc d'introduire un objet allongé dans le corps du jeune homme, se moquant de la jouissance que ce dernier ressent en dépit des sévices qu'il est en train de subir, avant de le forcer à se rhabiller et se relever pour aller faire une promenade avec lui.

Asaoka a beau protester, dans l'état où il se trouve il est bien incapable de se défendre. A peine les deux jeunes gens sont-ils sortis dans la rue que prétextant qu'il a quelques courses à faire, Sakuragi laisse en plan son compagnon sur le trottoir devant la grille de l'immeuble en lui demandant de l'attendre. Mais en fait, en abandonnant ainsi Asaoka, il n'a pour but que de lui donner l'occasion de fuir. Tandis qu'il va ainsi flâner dans la supérette du coin, le professeur songe encore une fois que le peintre a raison: il est grand temps qu'il essaye par lui-même de régler ses problèmes; alors si Asaoka refuse de disparaître de sa vie, il ne lui reste plus qu'une chose à faire: démissionner lui-même de la fac. De toute manière, si le jeune homme qu'il a à son tour maltraité s'effondre dans la rue et demande de l'aide à quelqu'un, tôt ou tard ce qu'il lui a fait finira par se savoir sur son lieu de travail, il ne pourra donc plus continuer à enseigner. Que fera alors Sakuragi de sa vie ? Il l'ignore. Tout au moins pourra-t-il enfin échapper à sa terrible amertume, oublier la peinture, oublier Asaoka....

 

-----Une bonne heure s'écoule, la nuit est presque tombée au-dehors. Jugeant que pour maintenant Asaoka doit être parti, le professeur décide de rentrer chez lui. Seulement, à peine a-t-il mis le pied dehors qu'il aperçoit le jeune homme au coin de la ruelle: ce dernier n'a pas bougé d'un pouce et paraît plus mal en point que jamais, mais malgré sa souffrance, fait tout son possible pour continuer à se tenir debout. Ebranlé et bouleversé à la vue de cette silhouette douloureuse au visage tuméfié, Sakuragi se précipite vers le peintre et le saisissant par les épaules, lui demande pourquoi il est demeuré là. Question à laquelle Asaoka se contente de répliquer que n'est-ce pas le professeur qui lui a demandé de l'attendre ? En larmes, le jeune homme ne cache pas son soulagement de voir revenir Sakuragi, car s'il s'était efffondré et que quelqu'un s'était porté à son secours, cette personne risquait de prévenir l'université où il travaille, ce que Asaoka ne voulait surtout pas. En voyant son collègue en pleurs se raccrocher ainsi à lui, Sakuragi a un coup au coeur. Regrettant amèrement de s'être montré aussi cruel au point de faire preuve de sadisme envers un être qui ne lui avait jamais rien fait de mal, il prend Asaoka dans ses bras et enfouit sa tête au creux de son épaule. Cette sensation désagréable que le professeur ressentait à chaque fois qu'il posait les yeux sur son énervant collègue, il sait à présent qu'elle n'avait rien à voir avec une quelconque jalousie face à son talent. Quelque part au fond de son coeur, Sakuragi avait sans doute pressenti que viendrait cet instant, celui où Asaoka se rendrait maître de sa personne, et cela lui faisait très peur. "Pourquoi.... Pourquoi agissez-vous ainsi.... Après tout ce que.... je vous ai fait...." prononce-t-il avec peine, prêt à fondre en larmes. - "....Mais, est-ce que ça n'aurait pas été terriblement triste ? demande Asaoka en retour tout en le serrant dans ses bras. Que tant que l'un de nous ne disparaît pas, l'autre ne puisse être heureux.... Si je vous ai blessé, vous n'avez qu'à me rendre la pareille. Cela vaut encore mieux que de ne plus pouvoir vous rencontrer sans en connaître la raison.... Beaucoup mieux...."

A cet aveu, Sakuragi sent une digue se rompre en lui. Emu par la grandeur d'âme de son compagnon, il s'empare de ses lèvres et commence à le couvrir de baisers. Mais ces tendres attouchements deviennent vite une torture pour Asaoka, qui a encore en lui l'objet que dans sa colère le professeur lui avait enfoncé dans le corps. Tandis que Sakuragi défait son pantalon pour le lui enlever, cela ne fait qu'exacerber leur désir à tous deux. Ne pouvant se contenir davantage, Sakuragi saisit brusquement le peintre par les épaules pour l'étendre sur un banc public, avant de se coucher sur lui et de lui jeter un regard interrogateur. "Asaoka...." prononce-t-il, n'osant prononcer son souhait à haute voix. - "....Oui.... Vous pouvez.... répond le jeune homme à cette question muette, cachant pudiquement sous une main son visage écarlate. Faites-le.... avant.... que vous ne changiez d'avis.... Du moment que ce soit vous.... je l'accepte." Cette déclaration lourde de sens achève de faire perdre à Sakuragi le contrôle de lui-même. Enflammé de passion, et tout en prenant bien garde de ne pas blesser davantage son partenaire déjà mal en point, il s'empare du corps de Asaoka.... Puis, alors que tous deux se reposent assis épaule contre épaule sur le banc public, Sakuragi fait une promesse à Asaoka, celle de ne pas arrêter d'enseigner à la fac. Car c'est là, il vient de le découvrir, que se trouve sa véritable "forest green", le jeune homme au coeur pur qui seul sera capable de le libérer de ses complexes....

 

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© Ann Mihashi / Taïyôtosho - Sakuragi, affublé contre son gré du chapeau baba cool de Asaoka !

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© Ann Mihashi

 

Cat in Sweet

 

Auteur: Ann Mihashi

Références: Sanwa Comics

Nombre de Volumes: 1

 

Intrigue:

 

 

© Ann Mihashi

 

Tsuki no Hana

("Fleur Lunaire")

 

Auteur: Ann Mihashi

Références: Sanwa Comics

Nombre de Volumes: 1

 

Intrigue:

 

 

© Ann Mihashi

 

Tengoku no Shokutaku

("La Table à Manger du Paradis")

 

Auteur: Ann Mihashi

Références: Sanwa Comics

Nombre de Volumes: 1

 

Intrigue:

 

 

 

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