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Sen no Kao o Motsu Otoko © Tomomi Kobayashi

 

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* Sommaire *

 

Kyûketsuki Miyu

-------------------------------------Narumi Kakinouchi illustrations

-------------------------------------Kyûketsuki Miyu Film Collection 1 et 2

 

Survival Horror

-------------------------------------Devil May Cry Graphic Edition

 

-------------------------------------Gorilla Kick !

 

* Index *

 

 

 

© Narumi Kakinouchi - Akita Shoten

Narumi Kakinouchi Illustrations

Kyûketsuki Miyu

 

Auteur: Narumi Kakinouchi ------------Références: Horror Comics Special

Nombre de pages: 80--------------------Format: A4

 

Edité en 1998 par Akita Shoten où ont été publiés ses manga à tendance Fantastique, Narumi Kakinouchi signe ici son tout premier recueil d'illustrations. Ce artbook à couverture souple fait donc la synthèse de ses plus beaux travaux, avec bien sûr en vedette la série de manga Kyûketsuki Miyu ainsi que toutes celles qui gravitent autour des thèmes du vampirisme ou de l'horreur, particulièrement chers à cette dessinatrice.

Répertoriés par chapitres et par titres, vous trouverez donc en plus de celles de Miyu qui prennent une grande partie du livre, les couvertures des mangas, magazines et illustrations intérieures de Kyûketsuki Yui, Code Name wa Charmer, The Wanderer et bien d'autres ouvrages qui, à la manière de Dahlia Le Vampire, ne comptent qu'un seul volume. La fin du recueil est complété d'un profil de l'artiste et d'un listing détaillé de ses oeuvres jusqu'en 1998.

 

-© N. Kakinouchi-

Ci-dessus: Lava et Miyu, les deux personnages principaux de Kyûketsuki Miyu. A droite, Dahlia Le Vampire.

 

Phénomène sensiblement visible sur ces deux illustrations, Narumi Kakinouchi semble affectionner particulièrement les camaïeus de couleurs pures dans ses peintures, où personnages et décor se fondent dans un tout des plus harmonieux. Ainsi pourrait-on également attribuer une sorte d'identité colorée propre à chaque protagoniste, une prédominance de rouge et de bleu se faisant nettement sentir dans le chapitre de Kyûketsuki Miyu par le sang dont se repaît Miyu et le rouge du ruban de son kimomo, et la nuit où se fond Lava de sa longue mante sombre. Cet engouement pour ces deux couleurs, de par la prédominance d'histoires ayant pour cadre le lycée dans son oeuvre, est notable au fil du recueil, car elles correspondent à celles des costumes d'étudiants.

Et c'est peut-être ce que l'on pourrait repprocher à cette talentueuse artiste: une trop grande unité dans ses thèmes et sa façon de les traiter scénaristiquement parlant, mais aussi graphiquement. Si le petit air cruel de Miyu vêtu de son costume traditionnel donne le change parmi les lycéens qui se côtoient de pages en pages, il n'empêche que tous ces personnages, et c'est le problème de bien des auteurs, se ressemblent tous et il serait d'ailleurs bien difficile de les identifier une fois tirés de leur contexte. Ce petit détail peut ravir le fan qui retrouve ainsi aisément ses repères, aussi bien que lasser d'autres lecteurs moins friands de ses oeuvres. Loin d'être qualifiables de défauts, cette constance et cette unité de style parfait donnent un ton très agréable à ce artbook, et on ne peut qu'être séduit devant ce trait fin et léger, ces délicates aquarelles aux tons pastel où des personnages vaporeux et fantômatiques semblent toujours prêts à disparaître. Le charme vampirique est redoutable !

 

-© N. Kakinouchi-

Ci-dessus: Shin Kyûketsuki Miyu Gaiden. A droite, Pazusu et Karlua.

 

Tout individu se prétendant fan de Kyûketsuki Miyu est absolument impardonnable de ne pas posséder ce artbook, d'autant plus qu'il reste à ce jour le seul et unique recueil de Narumi Kakinouchi jamais sorti au Japon. Certes, lorsque l'on connaît le travail que fournit cette artiste, on peut se dire qu'il est honteusement peu épais et loin de réunir tous ses travaux, néanmoins son prix est des plus abordables (environ 34 Euros). C'est beau et c'est pas cher... Qu'attendez-vous ?!

 

© N. Kakinouchi

Lava (A-t-on encore besoin de le présenter ?)

 

Article sur le roman Kyûketsuki Miyu

 

 

 

© Narumi Kakinouchi

Kyûketsuki Miyu

Film collection 1 et 2

 

-Auteurs: Toshihiro Hirano, Narumi Kakinouchi Références: Akita Shoten

-Nombre de pages: 127----------------------------Format: A4 environ

 

Ces deux livres ne sont pas des artbooks proprement dit mais plutôt, comme leur nom l'indique, de grands animé comics regroupant les images des quatres OVAs racontés sous forme de bande dessinée en couleur. Chacun des volumes contient deux épisodes, Yô no Minako et Ayatsuri no Utagé pour le premier, Moroki Yoroi et Kôru Toki pour le second. Vous trouverez au début de chaque ouvrage une illustration originale de Narumi Kakinouchi et de superbes dessins sur cellulo, ainsi que les croquis préliminaires et présentations des personnages propres à chaque OVA. Le livre se referme sur les interviews de Hirano Toshihiro et Narumi Kakinouchi, duo de choc qui a su allier imagination et talent pour nous créer une oeuvre mémorable.

© Narumi Kakinouchi

© Narumi Kakinouchi

Les quatre OVAs de Kyûketsuki Miyu étant déjà sortis traduits en France, les fans de la princesse vampire seront sans doute heureux de pouvoir les redécouvrir dans ces ouvrages, d'autant plus que malgré une couverture rigide (comme Matéki ), ils restent à un prix très abordable (moins de 30 Euros). Les non-japonisants y trouveront aussi leur compte puisqu'il s'agit d'une bande dessinée, l'action est donc parfaitement compréhensible, et rien que pour la beauté des images, on l'achète sans se poser de questions. On est fan ou on ne l'est pas !

© Narumi Kakinouchi

 

Article sur le roman Kyûketsuki Miyu

 

 

 

© Capcom Co.Ltd - Kadokawa Shoten

Devil May Cry Graphic Edition

----Auteur: Capcom Co.Ltd-----------------Références: Kadokawa Shoten

----Nombre de pages: 120------------------Format: A4

 

On ne présente plus Devil May Cry, le petit bijou signé Capcom sur Playstation 2 qui fit grand bruit lors de sa sortie japonaise, non seulement dans les magasins d'import français, mais aussi et surtout dans la presse spécialisée. Souvenez-vous, les magazines de jeux vidéo inondaient leurs pages préview de sublimes artworks afin de vous vanter l'esthétique rare de ce jeu ou simplement pour le plaisir des yeux. Combien à l'époque (dont moi !) n'ont pas espéré trouver un livre regroupant toutes ces oeuvres plutôt que de se ruiner en magazines à glaner quelques illustrations inédites ? (Les artbooks tirés de jeux vidéos sont si rares...) Soyez heureux car c'est maintenant chose faite avec ce magnifique ouvrage qui a tout pour combler les fans les plus exigeants: tout y est rassemblé, des premières étapes de la conception graphique au rendu final des produits marketing.

Le livre se suit donc de façon chronologique et s'ouvre sur de violentes esquisses de Dante, les ébauches d'idées jetées au marqueur sur le papier évoluent rapidement vers son design définitif, nerveuses et puissantes à l'image du héro auquel elles ont donné le jour (voir Dante ci-dessous). On nous dévoile sans rien omettre les jeux de caractères et postures propres à chaque personnage de l'histoire (Dante, Trish,Vergil etc.), les croquis de scènes leur correspondant sans oublier les inévitables essais de tenues vestimentaires. Ainsi Trish se retrouve-t-elle déclinée sous tous les atours dont peut rêver une call-girl tout droit sortie de James Bond (sans négliger les critères obligatoires propres aux héroïnes de Survival Horror, à savoir combinaison moulante et forte poitrine...), Vergil a la classe monarchique du vampire traditionnel, faisant ressortir son délicat foulard blanc dans un décor aux tons rembrunis et peint à la va-vite, tandis que Dante signe l'ambiance générale du jeu et d'ailleurs, de tout le livre, par de puissants camaïeux de rouge et de noir rehaussés de blanc qui renforcent le côté infernal du soft. Viennent ensuite de superbes illustrations du Comte et de sa famille dans le style des vieilles tapisseries du XVIIème siècle qui annoncent les tons colorés des décors dont les croquis ici regroupés stage par stage contrastent avec le côté cyber de l'armement du héro par une abondance de détails somptueusement gothiques qui a su imposer l'ambiance graphique définitive du jeu et en a fait une oeuvre inoubliable, presque artistique.

© Capcom Co.Ltd

-----Dante------------------------La galerie circulaire

© Capcom Co.Ltd

Count's Family------------------------------Vergil

Le chapitre des armes, quant à lui, est d'un tout autre style. Fans de gros flingues, réjouissez-vous, la panoplie du parfait tueur est ici étalée dans un soucie de précision hallucinant (tout juste s'ils ne les ont pas testés, histoire de voir si ça marche!); dessins techniques des armes dans toutes les positions, annotations, aucune n'a été oubliée: Ebony and Ivory, shot gun, grenade gun etc. On se rapproche ici du côté plus technique qu'artistique dont nécessite la réalisation d'un jeu vidéo, tous ces croquis étant finalisés par la suite en images de synthèses d'un réalisme surprenant et regroupées dans la partie suivante, celle des computer graphics. Ici flingues et épées (celle qui coupe le canapé en deux ! cf. pub française) sont exposés dans leur finalité, ainsi que les Orbs et tous les monstres du jeu, en couleurs sur fond noir.

© Capcom Co.Ltd

Ebony and Ivory---------------------------------Phantom----------

La section Creation quant à elle nous fait découvrir tout le staff avec les interviews des différents créateurs du jeu (dont celui dont le visage bouffi a servi à modeler les Orbs !) et présentés à la fin sous forme de petits dessins humoristiques (Dante dégustant les Orbs en brochette, par exemple). A cela viennent s'ajouter les storyboards des scènes animées, le Solid mode qui réunit tout le nécessaire propre à la mise en volume des précédents croquis (maquettes de monstres...) et enfin la Sale promotion goods pour faire le bonheur des fans et des businessmans de Capcom: maquettes d'épées, posters, présentoires et jaquettes des jeux japonais et US, le CD sélection vendu en collector, la démo offerte avec Bio Hazard: Code Veronica, en bref, tout ce qui a contribué à l'opération marketing lors de la sortie du soft. Enfin, le livre se clos sur les différents artworks ayant servi à illustrer les produits dérivés et déclinés sur tous supports (à quand les chaussettes ?), nous exhibant à loisir un Dante plus classe que jamais. Ultime cadeau: un poster détachable qui n'attend plus qu'à décorer votre chambre !

En définitif, cet ouvrage est avant tout un hommage au travail phénoménal fourni par les artistes et les développeurs de Capcom pour nous offrir un soft à l'ambiance inoubliable et au caractère graphique puissant, dans la lignée de Castlevania: Symphony of the Night sur playstation. Le pari est réussi en tout point car, à n'en point douter, Devil May Cry rejoindra probablement Castlevania dans les titres de référence en matière d'atmosphère gothique et de décors baroques. Le livre comme le jeu est à consommer sans modération par les amateurs de belles images.

© Capcom Co. Ltd

" Passez les portes de l'Enfer de Dante,

vous n'êtes pas près d'en sortir..."

 

Article sur le roman de Devil May Cry

Ouvrages tirés de jeux vidéo

 

 

 

© Shô Tajima - Graphicsha

Gorilla Kick !

Shô Tajima Rough Paintings

 

----Auteur: Shô Tajima------------------------Références: Graphicsha

----Nombre de pages: 178--------------------Format: A5

 

Présenté sous forme de petit carnet à croquis à ressorts et glissé dans un coffret plastique, ce artbook réunit, comme son nom l'indique, les esquisses préparatoires de Shô Tajima pour ses travaux d'illustrations dans divers domaines et finalisées par la suite à l'aquarelle. L'aspect du livre était donc des plus appropriés et même si on peut s'étonner de son prix relativement élevé - environ 48 Euros - alors qu'il ne s'agit finalement que d'un petit calpin d'ébauches entièrement en noir et blanc, on ne peut pas nier qu'un soin tout particulier a été apporté à son design. La couverture elle aussi en plastique transparent présente le logo et les références de l'ouvrage en argent pressé à chaud tandis que Tajima affiche déjà ses goûts plus que douteux en faisant ressortir par jeux de transparence une longue colonne vertébrale affublée de deux crânes rieurs (qui fait également office de table des matières) pour nous donner un avant goût du contenu très engageant du livre. Bien chauffé, les hostilités peuvent commencer...

 

Les personnages de Tajima ont toujours l'air de s'amuser comme des fous...

..ou d'être débordés de travail..

 

Si Shô Tajima mène à ce jour une excellente carrière de mangaka et d'illustrateur de romans, il s'est essentiellement imposé en tant que chara-designer dans le monde de l'animation et des jeux vidéo, également demandé pour l'illustration de certains produits dérivés (jaquettes de CD et de vidéo etc.). Ce artbook qui n'en est pas un fait la synthèse de ses plus mémorables croquis pour une période s'étalant jusqu'en 2001 et répertoriés par thèmes. Ainsi, outre des oeuvres 100% originales et parfois hors de tout contexte commercial (dont des essais de logo pour MPD-PYCHO et autres petits gribouillis annotés dans un coin de page seulement compréhensibles par l'auteur lui-même), vous trouverez quelques bijoux de rareté comme les roughs de divers jaquettes pour Devil Man, Evangelion, Vampire Hunter (tout court), Street Fighter II, Cowboy Bebop, Gundam, kaidohmaru... Bon nombre de croquis de Madara Project sont également réunis dans un chapitre spécial, oeuvre pour laquelle il a fourni un travail tout particulier et toutes catégories confondues (chara-design des OVA et des jeux vidéo, illustration des romans et adaptation en manga), et qui reste une de ses activités les plus abouties.

Tajima est relativement méconnu en France où il n'a eu l'occasion de s'illustrer qu'en tant que chara-designer du jeu vidéo Galerians sur Playstation, inclassable à l'époque tant son genre comme son univers était atypique et déroutant; peu de fans savent qu'il en existe d'ailleurs deux romans dont l'artiste est à l'origine des couvertures et dessins intérieurs. Tajima a toujours l'air de se complaire dans ce genre de monde bien glauque à l'ambiance malsaine, et il n'est pas étonnant de le voir ajouter une petit note de mauvais goût et de détails sordides dans l'identité graphique de MPD-PSYCHO dont il a visiblement pris plaisir à adapter en bande-dessinées le scénario issu de l'esprit de Eiji Otsuka (il n'y a qu'à regarder le logo pour le moins tordu des couvertures pour s'en rendre compte...). Car Tajima est un mangaka très prolifique, même si son style y devient assez brutal en comparaison avec ses aquarelles délayées à l'extrême auxquelles il nous a habitués en tant que peintre. Sont également présentées ici ses esquisses pour le manga Brothers, visiblement d'un tout autre genre et destiné à un public plus jeune, étonnamment mignon lorsque l'on sait qu'il s'agit d'une de ses oeuvres à part entière.

 

©Shô Tajima

Ci-dessus: Les roughs pour Gundam et Cowboy Bebop.

-© Shô Tajima-

Ci-dessus: Le croquis de la jaquette du CD de Kaidohmaru, OVA dont il est le chara-designer et l'illustrateur attitré. A droite, l'esquisse d'une des aquarelles intérieures du deuxième roman de Galérians.

 

Que dire du style de Shô Tajima si ça n'est qu'il est très atypique et pas forcément digeste pour ceux qui n'y sont pas préparés ? Si son trait reste relativement classique dans le monde de l'animation et du manga dans le traitement des cheveux et des corps de ses personnages aux postures nonchalantes, il se distingue des autres dessinateurs par l'expression de leur visage et la présence de quelques détails "qui tuent".

Tel un chirurgien gothic, Tajima mélange pêle-mêle les éléménts organiques, cerveaux, yeux, membres coupés avec des symboles postums tels que des croix, crânes, cercueils et autres ossements dans un ballet morbide où se côtoient des personnages suicidaires aux yeux désespérés, une clope pendant de la bouche, mutilés, dénudés, dans un blanc d'hôpital et de carrelage obsédant (rendu par le papier) qui colle très bien avec l'ambiance générale de l'ouvrage, confinée, presque stressante (souvenez-vous du niveau hôpital de Galerians...). Les quelques individus qui se risquent à sourire tiennent plus du psychopathe que de l'ami qui vous veut du bien et, tel les lunatiques Birdman et Caïn en pleine extase sado-masochiste, presque cruelle, ont plutôt l'air de se satisfaire de leurs souffrances et de leur destin fatal. Tajima parachève alors son oeuvre morbide par un érotisme omniprésent. Si sa peinture, du fait que le trait s'estompe au profit de la couleur elle aussi très diluée, peut paraître presque timide paradoxalement aux personnages provoquants qu'elle met en scène, l'artiste donne ici plus de liberté à son crayon par une plus grande nervosité du tracé et laisse libre cours à ses fantasmes, sachant que ce ne sont pas ces croquis qui seront rendus publiques et que leur rendu final sera tout autre. La quasi-totalité des protagonistes féminins de cet ouvrage apparaissent ainsi dénudés, mais loin de pousser dans le hentaï, tout ceci n'a tout au plus qu'autant d'érotisme et de langueur qu'un cadavre mis à nu sur un table de médecin légiste. Même les personnages aux visages les plus purs font preuve d'une sensualité déconcertante, gente masculine comprise par leurs postures parfois presque lascives et leur regard plein d'invite. J'insiste ici sur le fait qu'il s'agit d'un recueil réservé à un public adulte, et les oeuvres faisant preuve d'originalité étant aussi les plus salées, je ne les présenterai pas sur ce site pour cause de censure.

Si les différents personnages créés par Tajima peuvent se ressembler beaucoup, son style se rapproche en de nombreux points de celui d'Hiroyuki Asada (I'll...), dont l'analogie de technique, notamment dans le traitement des croquis, est déconcertante, même si Shô Tajima en tant que designer et doté d'un esprit torve fait preuve de plus de maîtrise et d'originalité. De là à penser que l'un aurait influencé l'autre, il n'y a qu'un pas...

 

-© Shô Tajima-

Les lunettes, c'est bien mais ça casse... Les lentilles, c'est mieux !

Ci-dessus: MPD-PSYCHO, ou "j'ai l'air d'un psychopathe et je ne me soigne même pas". Je vous invite à vous reporter aux pages manga et romans d'horreur pour plus de détails sur cette série. Ici, Yôsuké Kobayashi et ses deux autres personnalités, Kazuiko Amamiya le sombre profiler qui dissimule derrière ses lunettes un code-barres imprimé sur son oeil gauche, et Shinji Nishizono le tueur qui lui, n'a pas besoin de binocles pour commettre ses méfaits. Moralité: méfiez-vous des myopes, derrière leurs carreaux se cachent peut-être un psychopathe... Notons seulement que cet individu peu ordinaire est sûrement l'un des personnages créés par Tajima les plus charismatiques.

 

Que dire de plus sur ce petit carnet de croquis sinon qu'il existe si peu de recueils du maître Tajima encore disponibles qu'il serait dommage de passer à côté d'une telle curiosité. C'est aussi probablement ce qu'ont dû se dire ses fans japonais puisque Gorilla Kick ! fut épuisé dès sa sortie de Noël 2001 et réédité trois fois en un mois. Se jeter dans le monde de Shô Tajima empli de tentations, de fantaisie morbide et de mort joyeuse, aussi accueillant que la salle d'attente du dentiste, c'est comme une visite chez le docteur: on en revient tout autre... ou on n'en revient pas.

 

"C'est occupé !"

 

 

Ouvrages en rapport avec Sho_u Tajima et ses oeuvres :

Le manga MPD-PSYCHO

Le roman MPD-PSYCHO, de Eiji Otsuka

Le roman Galerians, de Maki Takiguchi

Le artbook Galerians A Head, de Sho_u Tajima

Ouvrages tirés de jeux vidéo

La page shopping Sho_u Tajima

 

 

 

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