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Fantastique et Horreur

M. Akino

Index

Akiko Hatsu

des titres

et auteurs

© Akino Matsuri

 

Sommaire

 

Petshop of Horrors

L'histoire

Le manga

L'édition de poche

Volume 1

Volume 2

L'ancienne édition

*

* Index des titres et auteurs *

* Page shopping Matsuri Akino *

 

 

Petshop of Horrors

......

L'histoire

 

Le mystérieux Comte D, étrange asiatique aux yeux vairons et à la beauté troublante, vient d'ouvrir un magasin d'animaux en plein coeur du China Town d'une grande métropole des Etats-Unis. Rien de bien étrange à celà, si ça n'est que les créatures dont il fait le commerce sont d'une espèce rarissime et d'ordre surnaturel ayant la faculté de prendre une apparence semi-humaine. Le Comte D vend ainsi "de l'amour et du rêve" en les chargeant de soulager les peines des clients désespérés qui viennent à l'origine chercher dans son magasin le réconfort et l'affection d'un animal de compagnie. Mais l'adoption de telles créatures a un risque, et tout nouvel acheteur passe un curieux contrat avec D qui, s'il n'est pas respecté à la lettre, peut avoir des conséquences dramatiques pour l'animal comme pour son acquéreur. Qui est donc ce mystérieux personnage qui s'avère en fait n'être pas comte du tout, et que signifie cette initiale qui lui sert de nom ? Le fait est que les tragédies souvent conséquentes de la vente de ses animaux mènent presque irrémédiablement à son magasin un jeune inspecteur de police, Leon Orcot, sur lequel le Comte se donne une joie de passer son humour le plus douteux. Mis au courant par les services de police de Washington de ses obscurs antécédents et des enquêtes dont a déjà fait l'objet par le passé le magasin d'animaux de D au centre d'affaires criminelles restées irrésolues, le policier espère un jour pouvoir percer le mystère de cet asiatique efféminé intime de la mafia locale et n'hésite pas à le soudoyer en lui offrant ses gâteaux préférés, sans pouvoir se résoudre à l'idée que, si ce drôle d'individu l'énerve par dessus tout, il semblerait qu'il commence lui-même d'une certaine façon à l'apprécier, au point de passer les trois quarts de son temps libre à squatter la boutique de son étrange adversaire... Ce qui ne l'empêche d'avoir quelques appréhensions lorsqu'il voit partir un client chargé d'une de ces 'choses' dont le ténébreux Comte a le secret. Où s'arrête le bien, où commence le mal ? Peut-on user du mal si c'est pour faire le bien ? Le face à face Comte / Inspecteur semble bien plus compliqué qu'il n'y paraît...

 

 

© Akino Matsuri

 

 

Le manga

 

Les résumés ci-dessous ont été réalisés à partir de la toute nouvelle édition de poche (format A6) sortie chez Asahi Sonorama. Chaque volume contient désormais l'équivalent d'un manga et demi de l'ancienne version de Misshi Comics, avec près de 300 pages et quelques commentaires et croquis de Matsuri Akino ajoutés à la fin de chaque livre pour la ressortie de sa série fétiche.

 

 

----------Petshop of Horrors 1

© Akino Matsuri, Asahi Sonorama

Auteur: Akino Matsuri----------------

Références: Sonorama Comic Bunko

Nombre de volumes: 7----------------

 

Dreizehn: Parmi ses premiers clients, D reçoit une riche demoiselle du nom de Karen Schneider ayant perdu la vue suite à un terrible incendie provoqué par l'assassin de ses parents. Il semblerait que le cambriolage de leur propriété ait mal tourné, et la jeune fille n'a malheureusement eu que le temps de voir l'assassin prendre la fuite avant que les poutres enflammées ne s'effondrent sur elle. Edward, un membre de sa famille travaillant pour son défunt père et maintenant chargé de veiller sur elle, voudrait lui offrir un animal dont elle pourrait s'occuper pour lui changer les idées et la consoler. Etant donné que le criminel court toujours et n'a jusqu'à présent épargné personne, malgré les hésitations de son tuteur le Comte D lui propose un Doberman qui pourrait ainsi la protéger si le bandit refaisait surface. Mais tandis qu'elle tend la main pour caresser son nouveau chien, Karen est vite épouvantée de sentir qu'il s'agit d'un humain et non d'un animal. D lui assure pourtant que s'il a l'apparence d'un homme, il s'agit bien d'un Doberman et se comportera comme tel. Nommé Dreizehn (13) et arborant l'aspect d'un officier allemand fort séduisant et tout de noir vêtu, le jeune homme lui servira de garde du corps et la protègera de tous les dangers. Karen se laisse finalement convaincre bien malgré elle et repart avec son étrange animal de compagnie. Le Comte apprendra par la suite de la bouche de l'inspecteur venu une fois de plus squatter son magasin qu'il y a de fortes chances que l'handicap de Karen soit d'ordre mental et principalement dû au traumatisme engendré par la vision du meurtre de ses parents. Etant la seule à avoir aperçu le bandit, sans la perte de ses yeux elle aurait pu les aider à l'identifier. Il semblerait que le voleur soit venu chercher des données confidentielles sur les travaux du père de Karen, ce qui pourrait bien le faire revenir à tout moment...

Pendant ce temps, la jeune demoiselle qui ne peut se résoudre à laisser un homme se comporter comme un animal envers elle et rentrer comme un bon toutou dans sa chambre sans respect des convenances, le vire a grand coup de pied au derrière de ses appartements privés, obligeant le pauvre Dreizehn à dormir contre sa porte, ce qu'il fait d'ailleurs tout naturellement. Pourtant elle doit bien se rendre à l'évidence que le jeune homme, que sa gouvernante a baptisé du sobriquet de Dora Chan, est bien utile et la protège des périls même les plus anodins, l'aidant à descendre les escaliers et lui évitant bien des chutes, l'empêchant à tout instant de se blesser, devenant ainsi ses yeux et ses membres. La jeune fille ne consacrera néanmoins un peut plus d'attention à ce drôle d'individu que le jour où ses copines lui diront qu'il est fort 'sexy' malgré son air froid et presque automatique ! Dès lors fière de déclarer qu'il est son garde du corps et suite à un accident de voiture suspect que son protecteur lui a de justesse évité, elle sera bientôt obligée d'admettre que Dreizehn lui est indispensable et qu'elle risque de se faire tuer à tout moment par le criminel toujours en cavale. Peut rassurée à cette idée, Dreizehn a désormais le droit de rester dans sa chambre, et si ses sentiments pour le jeune officier grandissent peu à peu, elle se rendra compte qu'il est lui aussi seul au monde. En apprenant de sa bouche les horreurs qu'il a subies par le passé, presque indifférent à lui-même, elle n'aura plus qu'une idée en tête, et ce malgré leur rôle respectif: le protéger et le guérir de ses blessures. Jusqu'au jour où le criminel refait surface... Un autre terrible choc attend à nouveau la jeune fille...

 

© Akino Matsuri

 

Dragon: C'est la Nuit de Noël et malgré le sens particuliers de ce jour, le Comte D vient de satisfaire son dernier client de la soirée, un certain M. Smith désireux de faire une jolie surprise à ses petits enfants. Tandis que le Comte s'engage à ce que le 'cadeau' qu'il emporte avec lui éclose bien le lendemain pour le matin de Noël, l'inspecteur Orcot fait son entrée trouvant au comportement de son hôte qui ne freine pas ses affaires en cette nuit sacrée prétexte à étaler son habituelle mauvaise humeur. Il ne se doute pas encore que le réveillon qu'il va passer en compagnie de cet excentrique individu sera sûrement un des plus mouvementés de son existence, et l'occasion d'un nouveau face à face particulièrement révélateur...

Apparemment le jeune chinois n'a pas la même vision des coutumes chrétiennes que son invité et trouve à cette visite l'occasion de sortir son éternel service à thé accompagné d'une énorme pièce montée faisant office de bûche de Noël auquel l'inspecteur refuse catégoriquement de goûter, ne se souvenant que trop bien d'une de ses enquêtes où des lapins tout droit sortis de ce magasin se démultipliaient à l'infini en avalant des sucreries. Le Comte pour ne pas arranger les chose trouve le moyen de lui faire remarquer que s'il est ici un tel jour, c'est qu'il n'a pas de petite amie ! Après une réaction des plus houleuses et désireux de détourner au plus vite la conversation, l'inspecteur finit par lui demander d'arrêter de s'adresser à lui par "Monsieur l'inspecteur" et lui permet aujourd'hui de l'appeler par son nom, Leon Orcot, ce qui, s'il ne le montre pas, touche beaucoup le Comte D. C'est alors que détachant son regard du gâteaux douteux, les yeux de Leon tombent bientôt sur un coffret chinois posé près du canapé, d'où sortent de petits bruits étranges...

Assailli par un affreux doute, le Comte finit par soulever le couvercle avec angoisse. Après une réaction jugée démesurée par l'inspecteur, ses craintes s'avèrent justifiées: il a échangé par inadvertance le coffret de M. Smith contenant un oeuf de tortue avec sa propre boîte dont l'occupant est nettement plus dangereux ! Ne comprenant toujours pas comment le bébé tortue qui gigote sur son coussin peut engendrer une telle panique, le policier se voit alors expliquer que l'oeuf envoyé chez les Smith est celui d'un dragon d'une race particulière, et mis entre les mains de n'importe qui, ils courent droit à la catastrophe ! Il n'y a pas d'autres solutions que d'aller récupérer l'oeuf à la villa des Smith avant qu'il ne soit trop tard. Connaissant les dégâts qu'ont déjà causé des animaux issus de cette boutique, Leon se fait un devoir d'accompagner le Comte dans sa quête au nom de la protection civile, tandis que dans sa tête se bousculent les idées les plus folles sur ce qu'à bien pu créer cet apprentit sorcier qu'il n'a pas l'habitude de voir ainsi paniquer. Pas de doute, cette fois l'heure est grave ! Mais à peine ont-ils franchi le palier de la boutique que D s'écroule... victime d'une rage de dents ! (et non de son gâteau douteux comme le pensait Leon !)

© Akino Matsuri

Les voilà en plein Chinatown chez une dentiste chinoise un peu spéciale qui décore sa salle d'attente d'armes traditionnelles asiatiques. Tandis qu'y poireaute l'inspecteur plus énervé que jamais, vêtue d'un body en cuir de sado-mazo elle se met en devoir de soigner le Comte à grand renfort de roulette, lui demandant au passage si Leon est son 'nouvel animal', ce qu'il ne dément pas. Sortis de cette salle de torture, alors qu'ils se pressent de plus belle pour rattraper le temps perdu, Orcot qui doute encore qu'il s'agissait vraiment d'une dentiste trouve là l'occasion de questionner D sur cette allumée et par dessus tout savoir si c'est sa maîtresse, ce que celui-ci, gêné, nie formellement. Mais Leon en voyant ce brusque changement d'expression est persuadé qu'il a touché la corde sensible, lui qui d'ordinaire affiche toujours son sourire asiatique imperturbable. D veut couper court à la conversation et ils n'auront de toute façon pas le temps d'en discuter davantage car, en pleine rue, ils sont bientôt interceptés par des membres de la Mafia Sicilienne, cernés de voitures noires. Lorsque l'un d'eux demande au Comte de les suivre, les deux compères n'ont d'autre choix que d'obéir malgré le précieux temps qu'ils sont en train de perdre et de se laisser mener à la villa de leur employeur. Celui-ci, que Leon reconnaît tout de suite comme étant Don Luciano le Parrain de la Mafia, les reçoit sans tarder entouré de ses sbires en confiant au Comte que depuis le jour de leur 'promesse', il s'inquiétait qu'il ne soit pas réapparu. Si D s'excuse poliment d'avoir une affaire urgente à régler, il ne peut rien contre l'insistance de Luciano qui affirme qu'ils n'en ont pas pour longtemps et l'entraîne dans ses appartements privés à l'abri des regards indiscrets, et ce malgré les protestations de Leon retenu par les gorilles du Parrain.

Derrière les portes closes, l'inspecteur inquiet s'impatiente, d'autant plus que d'après les dires des hommes de mains, personne n'a le droit de pénétrer dans cette pièce, il est donc bien étonnant que le Comte y ait été conduit. Mais alors que pourrait bien y faire deux personnes !? A cette question, les malabars rougissent: ils ne sont pas censés être au courant des passe-temps privés de leur patron ! Ces mots finissent d'achever l'inspecteur saisi d'effroi; pourtant ce qui se passe derrière ces portes est bien loin de ce qu'il est en train de s'imaginer ! Car loin des regards des hommes qu'il manipule d'une main de fer, Don Luciano révèle un tout autre visage, entouré de ses petits caniches desquels il ne parvient pas à se faire obéir sans élever la voix, comble du ridicule pour un parrain de la Mafia ! Admirant l'habileté du Comte à élever ses petits protégés sans violence ni réprimande, dans un élan excessif de passion le Mafioso le supplie de revenir la semaine suivante à son domaine afin de lui donner des cours de dressage de caniches... comment refuser cela à un des plus grands malfrats des Etats-Unis...?

Cet entretient des plus surprenants enfin achevé, une fois de retour au volant de sa voiture l'inspecteur qui ne se doute toujours pas de ce qu'il s'est réellement passé entre D et Luciano ne peut que lui faire constater qu'il fait du service après vente, non sans une certaine ironie, ce dont le Comte de plus en plus perturbé ne semble pas avoir fait cas et se contente à nouveau de s'excuser de ce temps inutilement perdu. Mais tandis qu'il l'observe d'un oeil méfiant tout en conduisant, dans la tête de Leon une image déjà bien définie de ce Comte un peu volage s'est figée pour de bon dans son esprit, ne doutant plus qu'il joue double jeu en servant à la fois d'amant à une dentiste chinoise sado-mazo et à un dangereux Parrain de la Mafia... Qu'est-ce que c'est que ce type !?

© Akino Matsuri

Heureusement, une préoccupation plus sérieuse vient bientôt couper court à ses élucubrations lorsque le Comte le presse davantage en lui disant que la chose que contient l'oeuf ne doit absolument pas reprendre sa forme originelle. A la question de l'inspecteur si ce mystérieux oeuf doit éclore en même temps que celui de la tortue le lendemain matin, et dans ce cas il n'y aurait pas lieu de se presser ainsi, D répond avec inquiétude qu'au départ, lui-même avait fait le souhait qu'il éclose le 31 janvier de l'année suivante, date à laquelle on célèbre le Nouvel An chinois du calendrier lunaire, mais mis entre les mains de la famille Smith, la naissance de la créature risque fortement d'être influencée par le voeux de ses propriétaires du moment de le voir éclore le lendemain matin ! Devant le scepticisme de l'inspecteur Leon qui ne voit pas comment un "stupide oeuf" pourrait mettre en danger de mort une famille entière, le Comte D se voit contraint de lui révéler que, dépassant de loin le sens commun et l'imagination de l'espèce humaine, le dragon qui va en sortir fait partie de bien d'autres formes de vie hébergées sur cette planète, étranges et mystérieuses, inconnues du commun des mortels...

Finalement arrivés à la résidence des Smith, alors que camoufflés dans les fourrés, ils observent les petits enfants trépignant d'impatience près de leur grand-père à l'idée de voir éclore ce qu'ils prennent pour un oeuf de tortue posé sur une table basse, un problème crucial se pose: comment à présent pénétrer dans la résidence et récupérer l'objet tant convoité sans se faire repérer par toute la maisonnée? L'inspecteur est pour la manière forte et s'élance directement vers la porte, prêt à reprendre le coffret sans ménagement à ses nouveaux propriétaires. Mais le Comte, attendri par cette émouvante scène de réveillon en famille, proteste vigoureusement, absolument opposé à ce que Leon brise l'esprit de Noël et les rêves qui emplissent le coeur de ces enfants...

Soudain alerté par les cris venant du toit de Kyu Chan la petite chauve-souris de D, celui-ci comprend très vite le message et s'envolant vers son animal devant son 'compagnon' figé sur place, décide de passer par la cheminé en espérant qu'ils n'aient pas allumé de feu ! Effaré autant par les dons du Comte qui affirme qu'il s'agit d'une technique d'art martial très répandue chez les chinois autant qu'à cette idée saugrenue de se prendre pour le Père Noël, l'inspecteur le voit bientôt verser le contenu suspect d'un petit sachet dans le conduit de la cheminée. il s'agit en fait d'une de ces drogues dont D a le secret, qui une fois diffusée dans la maison, plonge ses habitants dans un profond sommeil, permettant dès lors une intrusion sans risque. Voilà donc notre inspecteur honteux d'une telle effraction, lui fidèle représentant de l'ordre n'ayant jamais trahi le code de conduite du parfait policier, à s'infiltrer sur la pointe des pieds, le coffret contenant la tortue dans les bras, dans la luxueuse villa d'honnêtes citoyens.

L'heure de vérité approche et les voilà tout deux face à la précieuse boîte. Tandis qu'il l'échange avec le véritable cadeau des petits enfants de Monsieur Smith, rendant ainsi impossible le moindre soupçon que son contenu ait pu être volé, le Comte ne songe maintenant plus qu'à retourner au plus vite à China Town afin de mettre l'oeuf en lieu sûr. Mais l'inspecteur change tout à coup de ton en récupérant lui-même le coffret: il vient en effet de prendre enfin D en flagrant délit de vente d'animaux dangereux et cet oeuf représente désormais une pièce à conviction de grande valeur. Fier de ce judicieux coup de filet, l'inspecteur peut à présent mettre le Comte aux arrêts et entamer une procédure judiciaire contre lui dès que l'oeuf, une fois disséqué dans un laboratoire, aura révélé ses secrets. Horrifié non pas par le fait d'être mis en état d'arrestation mais par le destin funeste qui attend son protégé une fois entre les mains de scientifiques sans état d'âme, D tend la main pour récupérer le coffret mais l'inspecteur l'intercepte rapidement en lui attrapant brutalement le poignet, lui disant d'un ton supérieur que cette fois-ci, il s'agit bien de son dernier Noël. Mais le Comte ne l'entend pas de cette oreille, et malgré sa faiblesse apparente, changeant soudain d'expression somme Leon d'une voix étrange de lui rendre l'oeuf s'il ne veut pas qu'il le reprenne par la force. Amusé par de tels propos venant d'un si frêle jeune homme, Leon le pousse alors d'une seule main en s'exclamant qu'il n'est pas sérieux, mais ne voyant rien venir, reçoit en riposte un violent coup de griffe du Comte qui lui déchire la chemise et lui entaille profondément la chair du cou et de la poitrine. Son intense regard de prédateur fixé sur sa proie figée par la surprise et l'effroi, tandis qu'il lèche langoureusement le sang incrusté dans ses ongles un étrange sourire aux lèvres, le Comte D lui souffle que non, il ne plaisante pas... Doutant soudain de l'issue de ce face à face, Leon dégaine son arme d'une main hésitante...

 

© Akino Matsuri

 

 

 

 

----------Petshop of Horrors 2

© Akino Matsuri, Asahi Sonorama

Auteur: Akino Matsuri----------------

Références: Sonorama Comic Bunko

Nombre de volumes: 7----------------

 

Destruction: Le Comte D s'éveille par une claire nuit de pleine lune, et de ses yeux vairons s'écoulent de tristes larmes au terme d'un pénible et même rêve toujours enclin de nostalgie: sur les hauteurs isolées d'une contrée sauvage et sans âge, un tigre à dents de sabre finit par l'abandonner sans même un regard en arrière... De nos jours, le dernier spécimen de cette espèce s'est éteint depuis bien longtemps...

Au cours de cette même nuit, le jeune Comte s'en va alors par les rues de la ville, une volumineuse valise à la main. Il ne sait pas que, au loin, quelqu'un a remarqué l'étrangeté de ce bagage autant que cet horaire tardif pour se promener dans Park Avenue : il s'agit bien sûr de l'inspecteur Orcot, fidèle au poste et toujours prêt à débusquer quelques affaires douteuses de son ennemi intime. Poussé par une curiosité non dénuée d'intérêt, il décide alors de le suivre... Sa filature le mènera bientôt derrière les grilles d'un musée, où le Comte s'affaire déjà avec le gardien de nuit et lui tend ce que le policier qualifiera à n'en point douter de pot de vin, car l'homme ne tarde pas à ouvrir les portes de la galerie à son visiteur nocturne en lui disant de prendre son temps. Cette fois, Leon est convaincu d'avoir surpris le petit manège de cet excentrique efféminé qui, à l'insu de tous, est à nouveau sur le point de mener à bien une de ses affaires frauduleuses, trafic de stupéfiants ou pire encore ! Cette étrange valise doit probablement contenir quelques liasses de billets de banque ou de la drogue à l'intention de revendeurs avec lesquels il a rendez-vous ce soir-même pour exécuter en tout tranquillité ses noires transactions... Cette fois il en est certain, le Comte est pris au piège ! Et sur cette douce pensée, l'inspecteur s'élance à son tour dans le musée.

Dans la pénombre qui règne dans les immenses salles où squelettes de dinosaures et autres ossements projettent leurs formes lugubres au dessus du policier tapi derrière leurs socles, celui-ci, peu rassuré, s'attend à trouver le Comte à marchander avec la mafia chinoise ou quelques gros malfrats du même genre. Après tout, il fricote bien avec le Parrain de la pègre sicilienne... Mais D, assis sur un siège du musée, semble tout à fait seul. Les autres ne doivent pas encore être arrivés, en déduit alors Leon qui l'observe de loin. C'est alors qu'ouvrant sa valise, attirant plus que jamais l'attention de l'inspecteur, le Comte en sort... un service à thé ! Effaré de voir en pleine nuit sa proie se glisser en toute illégalité dans un lieu sécurisé simplement pour profiter du cadre idéal (ici particulièrement de mauvais goût !) pour un pique-nique, Leon essaie de se persuader que la valise doit contenir un double fond, que le service à thé n'est ici qu'un judicieux camouflage. Mais voilà qu'à sa grande surprise, le Comte commence à dodeliner de la tête... et ne tarde pas à s'endormir complètement ! N'y tenant plus, Leon qui ne comprend pas comment on peut s'assoupir dans de telles circonstances, se rue sur lui et le secoue sans ménagement tout en essayant de lui faire avouer sans détour le but réel de cette visite. Mais le Comte, inerte, ne montre plus aucun signe de réaction... Inquiet, le policier remarque alors une petite boite renversée à ses pieds, déversant une bien curieuse poudre parfumée... Ressentant à présent les effets de la drogue, il sombre à son tour dans l'inconscience, pour se réveiller quelques instants plus tard... en pleine jungle préhistorique ! Contre toute attente, il finit par y retrouver le Comte dans son élément naturel en compagnie d'animaux sauvages, mais étrangement troublé, presque paniqué que Leon l'ait ainsi suivi en ce lieu... Tant bien que mal, D s'évertue alors à lui faire croire qu'il s'agit là d'un simple rêve... Mais rien n'est moins sûr...

 

© Akino Matsuri

 

 

 

Le manga : L'ancienne édition

 

A l'origine, Petshop of Horrors était publié en 10 volumes aux éditions Oozora Shuppan dans la catégorie Misshi Comics. Cette collection ayant totalement disparu, c'est Asahi Sonorama qui repris récemment les droits de la série afin de la rééditer en format poche, tout comme ils l'avaient déjà fait pour les autres oeuvres moins connues de Matsuri Akino. Vous trouverez ici les couvertures des manga Misshi Comics aujourd'hui introuvables (les quelques derniers exemplaires des volumes 1, 3 et 4 sont disponibles à la VPC avant épuisement définitif), histoire de vous faire profiter du remarquable travail d'illustration dont a fait preuve Matsuri Akino pour cette superbe collection. Les chapitres contenus dans chaque volume sont indiqués sous leur couverture respective, pour certains résumés vous pouvez vous reporter plus haut aux articles de l'édition Asahi Sonorama. A noter également que les volumes 5, 9 et 10 sont manquants étant donné que je n'ai moi-même pas réussi à me les procurer... snif !

 

 

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© Akino Matsuri / Oozora Suppan

Volume 1--------------Volume 2

Dream------------------------Dragon

-Despair------------------------Dice--

Daughter----------------------Delicious

---Dreizehn---------------------Destruction-

 

 

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© Akino Matsuri / Oozora Suppan

Volume 3---------------Volume 4

Diamonde------------------------Digital

------Desire---------------------Hana to Keijisan 1

---Dessert-----------------------Dark Horse

------Devil----------------------Hana to Keijisan 2

--------------------------------Dracula

 

 

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© Akino Matsuri / Oozora Suppan

Volume 6-----------------Volume 7

Discovery-------------------------Doom--

December-------------------------Donor-

Distance--------------------------Duty--

Hana to Keijisan 3---------------------Diet-----

 

 

© Akino Matsuri / Oozora Suppan

Volume 8

Deep

Dummy

Déjà vu

Hana to Keijisan Otooto

 

 

 

 

 

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