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Be Boy LUV

© Rize Shimba

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Nombre de volumes: 20----------Référence: Biblos

Tous comme les Be Boy Zips, les LUV (le titre se prononce "Love") qui les ont remplacés sont des recueils d'histoires courtes à thème d'environ 300 pages. En plus d'une dizaine de chapitres (la plupart des histoires finissent chaque fois, mais certaines sont des prépublications de chapitres faisant partie de séries longues), on y trouve toujours les rubriques habituelles de la précédente collection, à savoir le courrier des lecteurs, une sélection de fanzines japonais... Ce qui est nouveau par rapport aux Zips, c'est le mini-dossier d'une dizaine de pages comprenant des présentations ou des interviews de personnages, voir des articles sur certaines oeuvres parfois très anciennes, selon le thème abordé dans le recueil. Parfois, un cadeau est également inclu dans le volume: par exemple dans LUV 1, on peut trouver un mini-poster de Katô et Iwaki de "Haru", et dans LUV 4, une carte postale de Yuki Shimizu.... Les Be Boy LUV sortent en moyenne tous les deux mois.

 

volumes 1 et 2 ---------- volumes 3 et 4

volumes 5 et 6 ---------- volumes 7 et 8

volumes 9 et 10 ---------- volumes 11 et 12

volumes 13 et 14 ---------- volumes 15 et 16

volumes 17 et 18 ---------- volumes 19 et 20

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Sommaire

-------------- LUV 17 (Les Médecins)

-------------- LUV 18 (La Revanche des Dominés)

 

 

--------------------Be Boy LUV 17

-------------© Biblos------------------------------------Thème: "Les Médecins"

 

 

 

------------------------Be Boy LUV 18

-© Biblos / Kazuto Tatsukawa -------------------Thème: "La Revanche des Dominés"

- Haru o daïtéita Chapitre Hors-série : Kamen no Kakera ("Un Fragment de Masque") , par Youka Nitta (p.101). Un jour, Katô et Iwaki ont la surprise de recevoir une curieuse carte d'invitation:

- Invitation au banquet d'inauguration de "Una faccia-meno" -

Entourée d'une forêt verdoyante qu'on n'imaginerait jamais se trouver au coeur de Tôkyô, se dresse une maison, véritable hâvre secret caché au milieu des bois.

Un restaurant italien sera très bientôt inauguré dans ce lieu retiré que l'on pourra appeler à juste titre la petite boîte à bijoux de notre grande cité.

S'y tiendront des dîners à thèmes, pour vous qui détestez l'ennui.

Un banquet a été préparé pour le jour de l'inauguration.

A votre intention j'ai organisé des divertissements de toutes sortes, ainsi je vous prie de m'honorer à tout prix de votre présence.

J'attends de tout mon coeur votre venue dans mon établissement, vous qui m'êtes des amis si précieux.

De la part de la Femme Masquée, avec tout mon amour.

C'est ainsi que le soir de l'inauguration, les deux acteurs se retrouvent pour dîner à ce nouveau restaurant "Una faccia-meno". Vu le caractère plutôt douteux de l'invitation, peu de gens auraient accepté de s'y rendre de peur de tomber dans un traquenard, cependant Iwaki et Katô n'ont eu aucun mal à découvrir l'identité de la mystérieuse Femme Masquée, celle-ci ayant pris la peine d'inscrire sur l'enveloppe contenant la carte d'invitation son nom et son adresse: ce n'est autre que Nagisa Sawa, le célèbre écrivain travesti. Alors que le couple est en train de dîner, un fait ne manque pas d'intriguer Iwaki: alors que tous les autres invités doivent se contenter de manger debout autour du buffet de la réception qui a lieu dans le hall, eux seuls se sont vus offrir une table, dressée dans une sorte de loge particulière en un coin retiré du restaurant. Les autres convives ont pourtant l'air d'être eux aussi des célébrités, alors pourquoi les avoir ainsi isolés ? Iwaki ne le comprend pas. "Peut-être est-ce pour nous permettre de faire des choses que l'on ne pourrait pas en public ?" propose Katô, contemplant son compagnon avec ravissement. - "Ce genre de chose ?" demande Iwaki, lui tendant du bout de sa fourchette le morceau de viande qu'il s'apprétait à manger. - "Exactement."

 

© Youka Nitta / Biblos

 

Mais juste au moment où le jeune homme s'apprète à avaler la bouchée, une voix haut-perchée retentit soudain: "BEAUX AMOUREUX !!" De saisissement, Katô avale de travers au point de s'étouffer ! Vêtue d'un costume exubérant évoquant une riche courtisane de l'ancienne Venise, une étrange femme portant un masque de carnaval vient d'entrer dans la pièce. "Belle nuit, belle nourriture.... Bienvenue dans mon palais, où tout n'est que beauté. Pour cette nuit oubliez le visage du monde ordinaire, et profitons ensemble d'une joyeuse orgie !!" Mais indifférent au discours de la femme masquée, le pauvre Katô continue de s'étouffer avec sa nourriture, toussant si fort qu'Iwaki est obligé de lui taper sur le dos. "C'est horrible, Sawa, de faire ainsi sursauter les gens," parvient finalement à articuler Katô la larme à l'oeil. Mais avec un geste impérieux, Nagisa Sawa - car c'est bien sûr de lui qu'il s'agit - lui ordonne de se taire. "Vous ne connaissez donc pas le sens du nom de ce restaurant !? "Una faccia-meno." Cela veut dire qu'ici, tout le monde est "sans visage" !! Et naturellement, moi qui suis le propriétaire je n'ai pas non plus de nom. Si vous devez m'appeler, que ce soit uniquement sous le nom de "Masque". - "Mais, n'est-ce pas Yukihito qui se tient près de vous ?" remarque Katô, avisant le jeune homme qui vient de faire son apparition. Vexé de voir ainsi gâchée sa présentation théâtrale qui devait entretenir le mystère, Sawa s'en prend aussitôt à son jeune cousin et amant. "Je t'avais pourtant dit de mettre toi aussi un masque, Yukihito !" peste le travesti, n'imaginant pas une seule seconde que malgré tous ses artifices, ses deux amis l'auraient quand même reconnu !

Son accès de colère passé, Sawa entraîne ses deux invités au sous-sol du restaurant, expliquant que tout comme les êtres humains ont deux visages, un visible et un caché, cette demeure recèle elle aussi un côté secret. Katô et Iwaki suivent leur hôte d'un pas quelque peu hésitant, tout en se demandant avec une vague inquiétude ce que le travesti a bien pu leur concocter. Après avoir descendu plusieurs volées de marches d'un escalier de pierre, ils finissent par arriver devant une porte close. "Cette porte ne peut être ouverte que par de rares élus, ceux qui désirent mettre bas les masques," explique Sawa en poussant le battant. Et à peine ont-ils entrevus l'intérieur de la pièce que les deux acteurs en restent cloués sur place. "OUWAH !! Mais c'est quoi, cette salle !?" s'exclame Katô estomaqué. L'endroit a de quoi surprendre, parfait mélange d'une architecture de style Renaissance Italienne avec fresques au plafond et d'une salle de torture moderne pour jeux sado-masos ! Face à l'ébahissement de ses invités, Sawa se met en devoir d'expliquer que cette pièce tout comme d'autres un peu plus loin a été conçue pour les gens aux penchants un peu spéciaux qui ne peuvent s'amuser ouvertement dans des clubs publiques en raison de leur position sociale. Les sous-sols du restaurant sont donc pourvus de plusieurs salles secrètes, chacune meublée et équipée selon un thème différent, auxquelles les clients qui le désirent peuvent accéder en achetant une carte de membre. La pièce où le travesti a fait entrer ses deux compères est la salle spéciale SM, et en découvrant tout l'équipement dont elle est pourvue, Katô ne peut retenir une exclamation. "ça me rend nostalgique, tous ces objets !!" s'écrie-t-il, lui comme Iwaki ayant eu fréquemment l'occasion d'utiliser tout cet attirail à ses débuts, quand il n'était encore qu'un acteur de films X. S'emparant d'un pénis en cahoutchouc, Katô le montre à son ami, pas très ravi de s'entendre rappeler ce passé pas très glorieux. Mais puisque absorbés par leur conversation les deux compères n'ont pas l'air décidés à continuer la visite des pièces à thème afin de faire leur choix, Sawa en déduit que c'est sur celle-ci que le couple a jeté son dévolu. "Cette salle-là a l'air de vous convenir. Alors, prenez votre temps !" Et après avoir lancé cette phrase pleine de sous-entendus, le travesti s'ecclipse joyeusement en refermant la porte derrière lui.

Si Katô et Iwaki consternés ont parfaitement compris à quoi les invitait leur ami, ce n'est pas pour autant qu'une fois seuls ils décident de passer à l'acte. "Ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire comme ça pour peu qu'on vous dise tout à coup "Je vous en prie, allez-y," remarque Katô quelque peu embarrassé. - "Ouais, tu dis ça, mais en réalité ne sens-tu pas ton sang bouillir comme autrefois ?" lance Iwaki en s'emparant d'un fouet à lanières. - "Ce ne serait pas plutôt toi qui a un drôle de regard ?" - "C'est plus fort que moi dès que je tiens ce genre d'objet, répond Iwaki, se penchant sur son compagnon son fouet à la main. Qu'en dis-tu ? On essaye ?" - "Quoi !? s'insurge Katô en rougissant. Tu veux que ce soit moi qui joue le rôle maso !? Mais de nous deux, c'est pourtant toi qui en a le plus l'air !" - "Qu'est-ce que tu racontes, réplique Iwaki vexé, je suis d'avis que c'est toi qui a le tempérament d'un esclave." - "Ah non, je serais certes ravi de te voir jouer les grandes reines, mais on ne m'enlèvera pas de la tête que de nature, tu es un CHAT !! Si tu me disais "Fais moi encore plus mal" avec des yeux brillants de larmes, sûr que j'en mourrais !" - "Cela c'est ce qu'on appelle la banalité ! proteste Iwaki. Mais les jeux SM ne nous enflamment que parce que justement, ils nous sortent de l'ordinaire !! Et puis inutile de le nier, tes yeux me disent que tu ne souhaites qu'une chose, c'est d'être dompté par la force !" - "NON, C'EST TOI !" proteste Katô avec véhémence. - "C'EST TOI !" renchérit Iwaki avec le même entêtement.

 

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© Youka Nitta / Biblos

 

Mais tandis que les deux compères se querellent ainsi pour savoir qui endossera le rôle de l'esclave tourmenté par son maître, leur reviennent soudain chacun à l'esprit les paroles prononcées par l'autre un instant plus tôt. "Banalité....?" prononce Katô outré de voir ainsi railler ses fantasmes. - "Un chat par nature...?" s'indigne à son tour Iwaki (car au Japon dans les livres yaoï on désigne par l'appellation de "chat" le type-même du partenaire passif). Autant vexé l'un que l'autre, brandissant l'un un fouet, l'un un pénis en cahoutchouc, les deux acteurs se toisent, comme sur le point de se battre en duel ! "Cette porte ne peut être ouverte que ceux qui désirent mettre bas les masques" avait averti Sawa. Et en effet, alors qu'ils ôtent chacun veste et chemise pour se dresser torse nu l'un en face de l'autre, afin de déterminer qui des deux ce soir prendra le dessus, les acteurs sont bien décidés à abandonner toute concession.

"On dirait bien que le sang t'est monté à la tête alors je t'avertis, dit sévèrement Iwaki, premier à rompre le silence: ne me laisse pas de marques là où la peau ne peut être cachée par les vêtements." A ces mots, un sourire sardonique vient se peindre sur le visage de Katô. Avant que son compagnon ait le temps de faire un geste, il se précipite sur lui et l'entoure de ses bras, utilisant la chemise qu'Iwaki n'avait pas fini d'ôter pour lui immobiliser d'un noeud vigoureux les bras dans le dos. "Tu me dis de ne pas te laisser de marques visibles, j'en déduis que te voilà prêt à jouer les masos, raille le jeune homme en emprisonnant le menton de son ami entre ses doigts pour l'obliger à le regarder droit dans les yeux. "Car si tu avais réellement eu l'intention de me dominer, tu ne t'inquiéterais pas de ce détail. Si tu tenais tellement à ce que je te dompte, pourquoi ne pas m'en avoir prié docilement dès le départ ?" Sur ces paroles Katô tente de s'emparer des lèvres d'Iwaki mais celui-ci tourne brusquement la tête, repoussant ce baiser; le jeune homme a beau réitérer sa tentative, son ami s'obstine à lui refuser sa bouche. "Prie-moi de te laisser m'embrasser, lance Iwaki, une expression de défi sur le visage. Si tu le fais, j'y consentirais." - "Te voilà bien sûr de toi pour quelqu'un qui se trouve dans pareille situation.... profère Katô irrité. C'est parce que tu penses que je suis incapable de te faire subir d'horribles choses ?" S'emparant du fouet à lanières, le jeune homme le fait claquer dans sa main. "Oui.... Il y a ici tous les outils dont j'ai besoin, ce serait dommage de ne pas en profiter. Voici l'occasion rêvée de te faire comprendre comme je peux faire preuve de largesse dans ma manière d'aimer."

 

© Youka Nitta / Biblos

 

La séance SM vient de commencer. Utilisant les sangles, baillon et autres instruments de tortures érotiques mis à sa disposition, Katô ligote Iwaki sur la table prévue à cet effet dans une position des plus humiliante. "Quelle posture terr-riblement affriolante ! s'exclame le jeune homme en admirant son oeuvre. Décidément n'importe quel style te va à ravir." La tête tournée sur le côté pour éviter de croiser le regard de son compagnon, pour toute réponse Iwaki baillonné ne peut que rougir fortement sous l'effet de la honte et de la pudeur. Amusé de son trouble, Katô fait glisser les lanières du fouet dans son cou. "D'habitude c'est toujours toi qui me frappe.... De temps en temps n'est-ce pas intéressant d'inverser les rôles ? Dis ? Que veux-tu que je fasse ? Et si je te fouettais ?" Sursautant, Iwaki tourne enfin la tête pour lancer à son ami un regard courroucé. Mais loin de décourager Katô, ce refus muet ne fait qu'attiser chez lui un désir sadique. Frissonnant de plaisir, il se passe la langue sur les lèvres avant de se pencher sur le corps livré à sa merci. "Aah, c'est insoutenable.... soupire-t-il. Quoi que je puisse te faire à présent, tu ne pourras pas m'en empêcher. Toi non plus tu ne détestes pas avoir mal, n'est-ce pas ? Je le sais...." Sur ces mots, serrant entre ses doigts les pinces qui enserrent les tétons de son ami, Katô commence à lui infliger de menues tortures, davantage sexuellement stimulantes que réellement douloureuses. Après l'avoir bien échauffé, le jeune homme décide de passer aux choses sérieuses. Mais alors que pour cela il s'empare du volumineux pénis en cahoutchouc qui avait déjà éveillé son intérêt, à sa grande surprise, Iwaki émet un gémissement malheureux. Si jusqu'à présent l'acteur n'avait pas protesté avec beaucoup de conviction à tout ce que lui infligeait son compagnon, cette fois il secoue violemment la tête en signe de refus, émettant des gémissements suppliants aussi fort que le lui permet son baillon. Ce regard éperdu et cette voix aux accents bouleversants frappent douloureusement le coeur de Katô, ainsi il finit par laisser tomber à terre le pénis en cahoutchouc. "....Comment.... Es-tu en train de me dire que tu refuses un autre que le mien...? Au point de me supplier d'un air aussi mignon...? Pourquoi capituler si rapidement.... Alors que j'avais l'intention de te tourmenter et de te faire pleurer encore davantage.... Mais il est vrai que moi non plus, je n'avais pas envie de faire pénétrer en toi un autre membre que le mien...!! De toute façon.... je suis incapable de gagner contre toi...." Délivrant Iwaki d'une partie de ses liens, Katô s'introduit lui-même en son corps pour lui faire l'amour, avant d'ôter son baillon pour lui demander un baiser - que cette fois l'acteur ne lui refuse pas....

 

© Youka Nitta / Biblos

 

Cette séance SM terminée, alors que Katô libère Iwaki de ses sangles de cuir, ce dernier lui pose une question: "Katô.... Pourquoi as-tu dis tout à l'heure que tu ne pourrais pas gagner contre moi...? Alors que tu pouvais disposer comme tu le voulais de ma personne...." - "Ah.... C'est toujours le plus amoureux qui termine vaincu, explique le jeune homme. Car s'il venait à se faire détester de son partenaire en commettant un acte que celui-ci n'apprécie vraiment pas, ce serait lui le plus ennuyé." - "Idiot.... Je n'irais quand même pas jusqu'à te détester pour ça...." répond Iwaki, baissant les yeux. Toujours assis sur la table, il demande à son ami de lui passer son pantalon, mais alors que Katô se baisse pour le récupérer, il avise soudain le pénis en cahoutchouc et cela lui donne une idée. "Katô ? Que t'arrive-t-il ? demande Iwaki, surpris de le voir rester accroupi à fixer un point sur le sol. Tu en fait une de ces têtes...." - "Mmm.... répond Katô, pensif. Je me disais juste que si tu refuses un autre pénis que le mien, n'en voudrais-tu pas au moins un moulage ? C'est vrai, ça: si l'on en fait fabriquer un sur le modèle du mien, je pourrais te regarder faire l'amour tout seul.... Et est-ce que ce ne sera pas pratique pour toi lorsque je m'absente de la maison pour un tournage ?"

S'il y a bien quelque chose que le pudique Iwaki déteste, c'est de se voir tenir ce genre de propos ! Katô n'a pas fini d'exposer ses arguments que rouge de honte autant que de colère, depuis la table où il est assis l'acteur abat avec force son pied sur son dos. Sous le choc, Katô relève la tête pour découvrir un Iwaki qui le toise d'un air menaçant, le fouet à lanières entre les mains ! "Tu as fait exprès de prononcer le genre de paroles que tu sais bien que je déteste.... Ah, c'est ça ?... Cela signifie que tu désires être puni...." - "Hein...? Mais non.... Je...." bredouille Katô livide de peur. Mais trop tard: en tenant involontairement et avec l'air le plus sérieux du monde le genre de propos que son ami déteste par-dessus tout, il vient d'allumer la flamme sadique qui sommeillait en Iwaki ! "Si tu désires à ce point être châtié, il n'y a aucune raison que je ne réponde pas à tes attentes !!" s'exclame l'acteur en faisant claquer son fouet. Tandis que Katô se retrouve à son tour menoté complètement nu sur la table de torture et fessé d'importance, le restaurant ne tarde pas à résonner de ses cris de douleurs !

 

© Youka Nitta / Biblos

 

Pendant que ses amis s'adonnent ainsi à leurs jeux, dans une autre salle, Sawa se repose en compagnie de Yukihito. "Aah, je me suis bien amusé.... soupire d'aise le travesti, la tête posée sur les genoux de son cousin. Si c'est aussi drôle tous les jours, je devrais peut-être m'occuper moi-même de diriger cet établissement au lieu d'en confier la gérance à quelqu'un d'autre ?" - "Tu vas laisser tomber le métier d'écrivain ?" s'étonne Yukihito. - "Non, je n'irais pas jusqu'à arrêter.... Mais je suis fatigué de passer à la télé et d'être exposé où que j'aille aux regards des gens. On pourrait appeler ça l'insouciance de l'anonymat ?... Mais aujourd'hui, j'ai ressenti avec force la liberté que procure l'incognito...." - "Mais, les personnes qui sont venues ici aujourd'hui, fait remarquer Yukihito, ne sont-elles pas venues justement parce qu'elles avaient compris de manière implicite que c'était toi le propriétaire de ce restaurant ?" - "Mm, c'est vrai, tu as raison...." acquiesce Sawa, réfléchissant. - "Et porter sans arrêt un masque doit sûrement finir par devenir étouffant, poursuit le jeune homme. A mon avis, c'est parce qu'on n'en porte que de temps à autre que c'est si stimulant.... En outre, personne ne ferait confiance à quelqu'un dont on ne voit jamais le vrai visage. Ce genre de jeux, ne les conçoit-on pas sur la base de la confiance ?" Ebloui de la sagacité avec laquelle s'exprime son jeune amant, Sawa se serre encore plus fort contre lui, mais en son for intérieur, Yukihito ne peut s'empêcher de remarquer: "....Nagisa se soucie lui aussi du regard des autres.... Voilà qui me surprend." Et il y a de quoi, de la part d'un ancien haut fonctionnaire de police qui passe sa vie travesti en femme fatale !

 

© Youka Nitta / Biblos

 

 

 

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