
Tous comme les Be Boy Zips, les LUV (le titre se prononce "Love") qui les ont remplacés sont des recueils d'histoires courtes à thème d'environ 300 pages. En plus d'une dizaine de chapitres (la plupart des histoires finissent chaque fois, mais certaines sont des prépublications de chapitres faisant partie de séries longues), on y trouve toujours les rubriques habituelles de la précédente collection, à savoir le courrier des lecteurs, une sélection de fanzines japonais... Ce qui est nouveau par rapport aux Zips, c'est le mini-dossier d'une dizaine de pages comprenant des présentations ou des interviews de personnages, voir des articles sur certaines oeuvres parfois très anciennes, selon le thème abordé dans le recueil. Parfois, un cadeau est également inclu dans le volume: par exemple dans LUV 1, on peut trouver un mini-poster de Katô et Iwaki de "Haru", et dans LUV 4, une carte postale de Yuki Shimizu.... Les Be Boy LUV sortent en moyenne tous les deux mois.
-------------- LUV 1 (Fondus l'un de l'autre)
-------------- LUV 2 (Les Uniformes)
----------------------Be Boy LUV 1
----© Youka Nitta / Biblos-----------------------Thème: "Fondus l'un de l'autre"
- Wagamama mo aïshité ("Aime aussi mon côté capricieux"), par Yonézô D. Yamada (p.101). Séduisant, intelligent, populaire auprès des filles, doué dans tous les sports, voilà les qualificatifs s'appliquant à Daïju, un lycéen surdoué qui a la faveur de tous ses professeurs. Ceci aurait du le faire détester de ses autres camarades, mais étrangement, il a quand même plein d'amis qui lui vouent une profonde confiance. Si Daïju a un seul défaut - si encore ç'en est un - c'est uniquement le fait que son petit ami soit un garçon: Kan, nul en classe, moyen en sport, qui n'a pour lui que son physique, et pour ainsi dire l'opposé de Daïju. Même si c'est ce dernier qui s'est déclaré le premier et lui a demandé de sortir avec lui, Kan en vient parfois à se demander s'il n'est pas un fardeau pour son ami. En tout cas, l'apparition de Daïju a eu pour conséquence directe de ternir sa vie, car malgré son physique attirant, les filles ne demandent plus à le fréquenter que pour avoir l'occasion d'approcher Daïju dont elles savent que Kan est le meilleur ami. C'est complètement nul, et afin de se venger, Kan ne trouve rien de mieux que de faire tourner Daïju en bourrique avec ses caprices, ne tolérant aucune protestation: son ami ne connaissait-il pas parfaitement son caractère capricieux et égoïste lorsqu'il lui a fait sa déclaration ? Si Daïju n'est pas content, il n'a qu'à rompre, tout simplement.
Un jour que Kan a refusé de sortir avec Daïju alors que tous deux avaient prévu depuis longtemps d'aller au cinéma, c'est avec satisfaction que le rusé lycéen se remémore le visage blessé de son ami, lui d'ordinaire si sûr de lui. Quelle extase de pouvoir ainsi s'élever au-dessus de quelqu'un qui est meilleur que soi ! Même au lit, Kan peut s'enorgueillir d'avoir davantage d'expérience que Daïju qui a vécu avec lui sa première fois. Fort de tous ces petits secrets, cette face cachée du lycéen d'élite qu'il est seul à connaître, Kan est persuadé de tenir son ami à sa merci, que ce dernier n'oserait jamais le laisser tomber. C'est ainsi que certain de sa domination amoureuse, alors qu'il vient juste d'annuler son rendez-vous avec Daïju, l'adolescent s'en va s'amuser le soir-même au karaoké avec des copines de classe. Mais cette fois, Kan a dépassé les bornes. Bien sûr Daïju a appris le coup vache qu'il lui a fait, et le lendemain matin, furieux, le premier soin du lycéen est d'entraîner son ami à l'écart afin de lui demander des explications. "Qu'est-ce que je suis pour toi ?" D'abord surpris de ce ton sérieux, Kan tente de dédramatiser son acte en faisant comme s'il s'agissait d'une broutille. Cependant son ton léger est trop pour Daïju, qui le gifle violemment avant de lui signifier la rupture: cette fois, il en a vraiment plus qu'assez des caprices de son égoïste compagnon !
Un peu plus tard, de retour chez lui, Kan n'en revient toujours pas de ce qui vient de se passer: Daïju a osé le plaquer, en plus en frappant son visage de rêve !? "Alors que tôt ou tard, il viendra me présenter des excuses !" C'est du moins ce que Kan tâche de se faire entendre, voulant rester confiant en son pouvoir de séduction. "Mais je ne lui pardonnerais pas tout de suite.... se dit le lycéen d'un air roublard. Tant qu'il ne me demandera pas pardon en pleurant et se traînant à mes pieds, je ne lui pardonnerais pas !!" Et en effet, à peine Kan a-t-il pris cette résolution que sa mère lui annonce la visite de Daïju. Son ami a l'air vraiment penaud en pénétrant dans sa chambre, semblant corroborer les prévisions de Kan, qui commence immédiatement à jouer les indifférents. "Après tout ce que tu m'as dit je pensais que tu ne viendrais plus ici !" lance-t-il, feignant la colère. Néanmoins, Daïju répond être venu simplement chercher les jeux vidéos et CD qu'il lui avait prêtés; dès qu'il aura récupéré son bien, il s'en ira. Apprenant ainsi que son ami n'est pas venu pour s'excuser, voilà Kan saisi d'une terrible angoisse: alors c'était vrai, Daïju a réellement l'intention de l'abandonner ? Ne pouvant supporter l'idée-même de cette rupture, l'adolescent éclate en sanglots. Rien ne se passe comme il l'avait prévu: c'est lui qui pleure, qui se raccroche à son ami en criant. Néanmoins s'il ne veut pas perdre celui qu'il aime, il est temps pour Kan d'ouvrir son coeur, d'exposer à Daïju les craintes qui ont motivé son comportement si excédant: Daïju lui est tellement supérieur en tout, le dominant jusqu'au lit où Kan joue le rôle de la "femme".... Lui aussi possède une fierté, rudement mise à l'épreuve par ce sentiment douloureux de n'être qu'un fardeau pour son bien-aimé. En jouant le bellâtre sûr de lui et capricieux, Kan s'efforçait simplement de s'octroyer au moins la supériorité amoureuse afin de conjurer sa peur et de retenir Daïju en lui dissimulant combien il compte pour lui....

- Osanajimi no Shiikuhô ("L'Art et la Manière d'élever son Ami d'Enfance"), par Yutaka Nanten (p.125). Alors qu'il n'était encore qu'à l'école primaire, Kazu, lycéen, est tombé amoureux de Nori, un joli garçon trois ans plus âgé que lui dont les parents tiennent un dôjô où l'on pratique le tir à l'arc. C'était son premier amour, mais hélas un amour à sens unique, car jamais durant toutes ces années où ils se sont fréquentés Kazu n'a osé avouer à son ami ses véritables sentiments. Jusqu'à il y a une semaine, où après une petite fête qui les avaient laissé ivres tous les deux, le lycéen avait enfin déclaré sa flamme à Nori, qui lui avait répondu qu'il l'aimait lui aussi. Les deux garçons avaient même commencé à faire l'amour, mais passablement éméchés, ils s'étaient finalement écroulés avant d'avoir pu aller jusqu'au bout, Nori ivre-mort, et Kazu terrassé par un rhume. A ce moment-là, en le veillant, son ami lui avait néanmoins promis qu'ils remettraient cela à une prochaine fois.
Pourtant, huit jours se sont écoulés, et Nori se comporte comme si de rien n'était. Il n'a pas téléphoné une seule fois à Kazu pour qu'ils se revoient, et ce dernier lui-même, une fois guéri, a l'impression tenace que tout ce qui s'est passé entre eux n'était qu'un rêve. Cette crainte ne cesse de le tourmenter, voilà pourquoi, une semaine après leur déclaration, il décide solennellement d'aller rendre visite à Nori afin de vérifier ses sentiments. Afin de se donner du courage, le lycéen a même revêtu l'un des costumes de son père - sans s'apercevoir qu'il s'agit d'un costume de deuil, si bien que Nori, qui est myope comme une taupe même avec ses lunettes, ne le reconnaît pas et le prend pour un visiteur du temple d'à côté ! Mais un peu plus tard, alors que le jeune homme lui sert le thé dans sa maison, en l'observant Kazu a la certitude que le comportement de Nori est bien trop "ordinaire": certes, tous deux étaient saoûls quand ils se sont faits cette déclaration, mais son ami ne peut quand même pas avoir tout oublié !? Ne fait-il pas semblant exprès, préférant se cantonner au lien d'amitié qui les reliait auparavant ?
Les parents de Nori comme ceux de Kazu se sont absentés pour deux jours, participant à un voyage organisé par le Conseil Municipal. C'est vraiment le moment idéal pour avoir une conversation sérieuse avec le jeune homme sans craindre d'être dérangé par un importun. Serrant le poing, résolu, Kazu s'élance donc vers la cuisine où Nori prépare le thé, bien décidé à se jeter à l'eau. Hélas, il a oublié que durant l'été, il a encore grandi de dix centimètres, et ses 1 mètre 85 se font un peu excessifs pour l'encadrement des portes d'une maison japonaise traditionnelle. Vu la vigueur avec laquelle le lycéen tente de franchir l'ouverture, le choc est violent ! Kazu a l'impression que des étincelles lui sortent par les yeux ! Aussitôt Nori se précipite à son secours, et avisant la plaie sanglante que son ami s'est faite sur le front, il commence doucement à lécher le sang. Mais ce geste tendre, loin de réconforter Kazu, ne fait qu'accroître son irritation: pourquoi le jeune homme peut-il faire une chose pareille aussi simplement, alors que d'un autre côté, il semble ne plus faire cas de ce qui s'est passé entre eux ? C'est ainsi qu'attirant rageusement Nori à lui, le lycéen s'empare de ses lèvres.
Après un baiser brûlant qui laisse son ami sans souffle, tandis que Kazu regrette quelque peu l'impulsivité de son geste, Nori lève vers lui un visage interrogateur, posant une question auquel son compagnon ne s'attendait guère: "Vraiment, tu es sûr ? Tu ne vas pas le regretter plus tard ?" Car si Nori n'a pas pris une seule fois contact avec Kazu depuis la semaine dernière, il en est de même pour ce dernier, alors que voilà déjà quatre jours que le lycéen est guéri de sa maladie d'après son père qui fréquente aussi le dôjô. Aujourd'hui d'ailleurs, Kazu ne se comporte-il pas comme si de rien n'était ? Alors, puisque tous deux étaient ivres quand ils s'étaient déclarés l'un à l'autre, Nori en est venu à penser que peut-être son ami n'était pas sérieux et qu'il vaudrait mieux tâcher d'oublier ce qui s'est passé. A cet aveu Kazu n'en croit pas ses oreilles ! En fait, Nori éprouvait la même inquiétude que lui ? Soulagé que son amour était bien réciproque, que tout ceci n'avait pas été qu'un rêve, Kazu entoure les épaules de son ami de ses bras, lui murmurant à l'oreille: "Et si l'on poursuivait l'étreinte de l'autre fois ?" Malgré les protestations du jeune homme qui profère qu'il n'a pas encore pris de douche après l'entraînement d'aujourd'hui, Kazu insiste pour l'étreindre revêtu de ce costume traditionnel de tireur à l'arc que Nori portait déjà lorsqu'il l'a rencontré pour la première fois des années plus tôt, ce jour où encore enfant il en est tombé amoureux....

- Akaï Mikazuki ("Le Croissant de Lune Pourpre"), par Enomoto Tsubaki (p.141). Seiji Takamiya, un jeune et séduisant businessman, est le fils de la maîtresse du PDG du grand groupe financier Takamiya. Il a un frère, celui-là fils de l'épouse légitime de ce PDG, cependant Seiji n'est pas un arriviste prêt à tout pour évincer son rival et s'octroyer la direction du groupe: il fait son travail de son mieux, avançant sur la voie qu'il s'est lui-même choisie. Ainsi, même sans vouloir rivaliser avec son demi-frère, il a obtenu de si bons résultats en remplissant sa fonction dans la société de son père que ce dernier s'est mis en devoir de le récompenser. En plein coeur de la ville, existe un restaurant traditionnel de premier ordre, le Ôgarô, un lieu étrange comme figé dans l'ancien temps au milieu de cette bruyante capitale industrialisée. Cet établissement réservé à l'élite de la société dispose d'une pièce nommée "la Salle des Cerisiers", dont l'occupant se voit offrir une nuit durant les "services" d'une femme; être autorisé à passer une nuit dans cette salle constitue un grand honneur, la preuve que l'on a reconnu votre valeur dans le monde politique ou financier, très ancienne coutume qui perdure depuis l'Ere Shôwa.
C'est ainsi qu'un soir, guidé par le troublant Fujifusa, propriétaire du Ôgarô, un jeune homme gracile dont le physique "à l'ancienne" ne dépareille en rien l'atmosphère des lieux, Seiji Takamiya se fait conduire pour la première fois dans cette fameuse Salle des Cerisiers, ce qui n'est pas sans lui procurer une certaine satisfaction d'avoir pu y accéder plus rapidement que son demi-frère. Seulement, quand il découvre la petite pièce pourvue d'un lit adjacente à la salle principale, Takamiya ne cache pas son indignation: étreindre la femme qui viendra le rejoindre dans cette pièce est peut-être un honneur, cependant lui n'a aucun intérêt pour ces vieilles coutumes de l'Ere Shôwa, pas plus qu'il n'a pour habitude de coucher avec des femmes dont il n'est pas amoureux. Ainsi, faisant fi de la récompense préparée par son père, Takamiya demande à son hôte de se contenter de lui apporter à manger.

Un peu plus tard, tandis que Fujifusa le sert, le jeune businessman demande au propriétaire du Ôgarô la raison pour laquelle il s'attache ainsi à faire perdurer ces anciennes traditions: la cuisine comme l'accueil et le saké sont de premier ordre dans ce restaurant, nul besoin d'y ajouter en plus ce genre de "service" proche de la prostitution. A cette question, arborant un visage soudain pensif et mélancolique, Fuji ne sait que répondre, et se contente de remercier son client pour ces compliments. Takamiya enchaîne néanmoins avec une autre question: pourquoi le jeune homme met-il de l'eau de toilette ? Cette odeur se mélange à celle de la nourriture. Fujifusa a beau protester qu'il n'en met jamais, Takamiya l'attire à lui pour sentir le parfum de sa peau, et le jeune homme dérouté le dévisageant de ses grands yeux noirs, le businessman sent bientôt un sentiment brûlant et irrépressible monter en lui: un désir de conquête et de possession absolue. Se relevant, Takamiya demande donc à la femme qui attend dans la pièce à côté de s'en aller; car son partenaire, ce soir, il a décidé que ce serait Fujifusa !
Le businessman n'a d'ordinaire aucun goût pour les garçons, mais ce jeune homme d'aspect fragile à la peau si blanche, aux cheveux et aux prunelles noires qui le fixe de son regard effrayé lui plaît énormément. Cette peur que paraît ressentir Fujifusa éveille en lui un sentiment inconnu et ne fait qu'exacerber son désir de possession. Depuis l'instant où il a posé les yeux sur lui, Takamiya a remarqué la beauté de Fujifusa, et conscient que ce sentiment que le jeune homme lui inspire finirait par le faire dévier lui-même du chemin qu'il s'était choisi, le businessman avait préféré feindre de n'avoir rien remarqué. Il ne peut vivre dans un univers aussi doux que celui des gens qui s'aiment, mais du moins peut-il goûter cette ivresse ne serait-ce qu'un instant.
Dans les bras de son client, Fuji ne se défend pas beaucoup, finit par se laisser aller irrésistiblement, et tandis que tous deux font l'amour, un croissant de lune rouge apparaît sous le cou du jeune homme, marque que l'on dit n'apparaître que lorsque votre partenaire ressent vraiment du plaisir. Takamiya en éprouve une chaude satisfaction: si son amant ne goûtait pas la même jouissance que lui, son corps aurait beau être comblé, son coeur, lui, ne le serait point. Hélas, si au départ le businessman s'était laissé duper par la mise en scène de Fuji qui jouait les puceaux effarouchés, une fois en lui, il ne tarde pas à s'apercevoir que ce corps aux réactions si vives qu'il étreint n'en est plus depuis bien longtemps à sa première fois. Quelle ironie du sort, être tombé amoureux d'un professionnel ! Cependant, malgré cette découverte et leur différence de milieu social, il refuse de renoncer à le faire sien, ne pourrait supporter désormais que quelqu'un d'autre puisse disposer librement de la personne de Fuji.
A cet aveu, le jeune homme ne cache pas sa tristesse: il est né et a grandi dans le Ôgarô baigné par cette atmosphère du temps des Geishas; bien qu'enfant des propriétaires, il a été élevé pour faire passer avant tout la satisfaction des clients, même au prix de son propre corps, et ne pourrait plus vivre dans un autre endroit. Si Takamiya s'obstine à vouloir l'avoir à ses côtés, ajoute le jeune homme en larmes mais déterminé, tout d'abord, il lui faut détruire l'Ôgarô; et puis surtout, devenir encore plus fort qu'il ne l'est à présent, car parmi les autres visiteurs de cet établissement, il y a des hommes puissants et influents qui ne seront pas facilement disposés à abandonner leur favori. Ces propos ne sont-ils qu'une ruse pour séduire pour de bon ses clients et les attacher à lui, ou bien Fujifusa attendait-il désespérément cet être puissant comme le soleil qui aurait le pouvoir d'assécher l'eau croupie dans laquelle il a baigné jusqu'à ce jour ? A l'émotion que manifeste le jeune homme lorsque Takamiya lui promet de s'élever au dessus des sommets afin de l'arracher à son univers sordide sous ses dehors accueillants, le businessman penche plutôt pour la deuxième option....

- Tsukiatterannéé ! ("Je n'sortirais pas avec toi !"), par Erio Hori (p.165). Naoya, élève de Terminale à la figure enfantine, et le beau et viril Tôru Yaégashi, lycéen de seconde, sortent ensemble depuis plusieurs mois. Un jour, lors de la pause déjeuner, Yaégashi donne rendez-vous à son cher sempaï à l'entrepôt de la salle de sport, et lorsque étonné Naoya lui demande la raison pour laquelle il l'a fait venir en ce lieu, son bouillant petit ami lui avoue sans complexe qu'il a bien l'intention d'y faire l'amour: n'est-ce pas l'endroit idéal pour leurs étreintes secrètes dans l'enceinte de l'école ? Le temps leur est limité car quelqu'un peut surgir à tout instant, il n'y a pas de clé à la porte.... Quoi de plus excitant ? Effrayé, Naoya n'en revient pas d'une telle insouciance ! La dernière fois, malgré toutes les protestations de son sempaï, Yaégashi avait jeté son dévolu sur une salle de classe désertée après la fin des cours; et le voilà déjà prêt à remettre ça !? Mais si Naoya déteste au plus haut point faire l'amour dans ce genre d'endroits faussement discrets avec la crainte permanente de se faire surprendre par d'autres camarades ou pire, des professeurs, d'un autre côté, le jeune homme s'avère incapable de résister aux assauts de Yaégashi, ce qui le plonge dans un amer désarroi. Ce jour-là encore, tandis que Yaégashi l'étreint sur l'un des matelas de cet entrepôt, malgré la crainte et le danger, son corps réagit en contradiction avec le violent refus que lui dicte sa raison. Jusqu'à ce que comme cela devait arriver, des élèves venu chercher du matériel sportif afin de s'amuser un peu après le déjeuner finissent par pénétrer dans la salle sombre. Le couple a tout juste le temps de se cacher derrière une pyramide avant que n'entrent deux adolescentes - et Naoya épouvanté se dit qu'il se mangerait la honte de sa vie si jamais si ces dernières venaient à le découvrir dans cet état, sans son pantalon ! Mais malgré cette situation délicate, Yaégashi n'est pas disposé à calmer ses ardeurs pour autant, n'hésitant pas à "torturer" son malheureux sempaï alors que celui-ci ne peut pas bouger ni même émettre un cri ! "Un peu plus et de honte, j'ai failli ne plus pouvoir venir à l'école à partir de demain !" s'exclame Naoya une fois que son ami et lui se retrouvent enfin seul. Yaégashi n'a-t-il donc aucun bon sens !? Néanmoins ce dernier ne l'écoute même pas: se pourléchant d'avance, le lycéen réfléchit déjà au lieu de leur prochaine étreinte - pourquoi pas dans l'autobus bondé de monde qui les conduit à l'école ? Cette fois s'en est trop ! Furieux, Naoya crie à son petit ami qu'il refuse de se plier davantage à ses fantasmes et quittant brusquement l'entrepôt, annonce qu'il ne veut plus le revoir d'ici que Yaégashi se soit un peu refroidit la tête....
Le soir, de retour chez lui, Naoya se rappelle avec nostalgie les débuts de sa liaison avec son ami: tous deux membres du club de Basket, avec sa petite taille, le jeune homme n'était toujours que remplaçant au bout de trois ans d'activité alors que dès son entrée en seconde, Yaégashi avait immédiatement intégré l'équipe en tant que titulaire. Sportif émérite combinant à la fois talent et popularité, Naoya devait s'avouer franchement à quel point il enviait Yaégashi, et bientôt, il se surpris à ne plus le quitter du regard. Jusqu'à ce qu'un beau jour, Yaégashi lui demande soudain de sortir avec lui, requête par laquelle Naoya compris que l'autre lycéen lui portait tout autant d'intérêt. Le jeune homme voudrait tellement retrouver ce sentiment doux-amer qu'il éprouvait lorsqu'ils ont commencé à se fréquenter.... En affirmant ne plus vouloir rencontrer Yaégashi pendant quelque temps, Naoya songe qu'il y a peut-être été un peu fort, mais il faut dire aussi que son ami ne l'écoute jamais: élève de Terminale, Naoya doit bientôt passer les examens d'entrée à l'université, et en ne cessant de le déranger dans ses révisions, Yaégashi ne lui facilite pas les choses. Peut-être cet éloignement forcé sera-t-il pour ce dernier une bonne occasion de réfléchir ?

Mais le lendemain, dès l'arrivée de Naoya dans la cour du lycée, Yaégashi lui saute au cou comme si de rien n'était: alors que Naoya n'a pas fermé l'oeil de la nuit suite à leur différent, Yaégashi lui n'a absolument pas pris au sérieux les récriminations de son sempaï ! Néanmoins Naoya n'est pas décidé à flancher pour autant, et alors que son petit ami commence à engager la conversation, il détourne la tête d'un air boudeur et s'empresse de s'éloigner en l'ignorant. A la pause déjeuner, même chose: le jeune homme feint de ne prêter aucune attention à Yaégashi lorsqu'il vient l'inviter à manger avec lui, et pareil le soir à la fin des cours, quand il lui propose de l'accompagner chez le libraire sur le chemin du retour. Ce manège se poursuivra trois jours durant, Naoya s'évertuant à éviter et à fuir son petit ami, jusqu'à ce qu'une après-midi, ce dernier réussisse enfin à le retrouver à la bibliothèque. C'est avec surprise que le jeune homme apprend que son cadet vient régulièrement étudier ici au point de connaître les places les plus confortables, lui qui le prenait pour une sorte de bourrin uniquement préoccupé de sport - et surtout les activités en-dessous de la ceinture. Mais hélas, cette remontée en estime est de courte durée: car lorsque Yaégashi ne cessant de le dévisager, Naoya lui demande finalement ce qu'il lui veut, le lycéen lui propose ni plus ni moins que de venir dormir le soir à son domicile, dans le but avoué d'organiser une joyeuse partie de jambes-en-l'air ! Furieux, à ces mots Naoya se lève brusquement de sa chaise, se mettant à crier: "Mais tu n'as donc que cela dans la tête !? Espèce de singe !!" Et pour une fois, cette comparaison très imagée n'est pas sans laisser Yaégashi pantois....
La nuit venue pourtant, tristement allongé sur son lit, Naoya se prend à regretter d'avoir dans son accès de colère traité son ami de singe, ayant le vague sentiment d'avoir peut-être exagéré. Et en effet, dès le lendemain, il remarque aussitôt que Yaégashi ne vient pas le harceler dans sa classe au lycée comme il le faisait les jours précédents. Pire encore, quand un peu plus tard il rencontre par hasard son ami dans un couloir, celui-ci détourne aussitôt la tête en le voyant. Au tour de Naoya à présent de subir l'amertume d'être évité par la personne qu'il aime, et jamais il n'aurait imaginé que c'était aussi douloureux ! Lui qui voulait profiter de cet éloignement d'avec son petit ami pour se consacrer à ses études, depuis sa dispute avec Yaégashi, il doit bien reconnaître qu'il ne progresse pas du tout dans ses révisions tant il lui est impossible de se concentrer. Si bien qu'à la fin, le jeune homme décide d'aller lui-même parler à son ami pour lui présenter ses excuses, conscient d'avoir vraiment été odieux. Mais tandis qu'il attend avec appréhension Yaégashi à la sortie du club de Basket, Naoya ignore encore que ce dernier a fait exprès de lui faire la gueule, afin de pousser ce réfrigérant sempaï dans ses derniers retranchements et l'obliger enfin à avouer son amour....

- Haru o daïtéita 27 : Unlocked Cellar , par Youka Nitta (p.231). Dans un bar chic, Katô se trouve attablé avec ses amis Miyasaka et Onozuka, deux jeunes acteurs aussi moqueurs que malicieux. La soirée a à peine commencé que ces deux lascars, légèrement exaltés par le vin qu'ils ont bu, insistent auprès de Katô pour qu'il prie Iwaki de venir les rejoindre. Le jeune homme, qui connaît parfaitement le caractère imprévisible des deux compères, a bien des raisons de se méfier: pourquoi devrait-il appeler son ami ? proteste-il. Miyasaka et Onozuka n'ont-ils pas organisé cette fête pour l'encourager ? Ce à quoi, le premier répond franchement que ce n'était qu'un prétexte pour rencontrer enfin celui que Katô garde si jalousement et responsable du fait que ces derniers temps l'acteur ne fréquente plus ses vieux amis. Katô ne s'imaginait quand même pas que des gens comme lui du milieu du showbizz étaient assez bons pour encourager un rival s'étant lui-même fait mettre en quarantaine par ses propres caprices ? renchérit Onizuka. "Salauds" grogne Katô irrité. Néanmoins, il fait ce que ses amis lui demandent et appelle Iwaki depuis son portable afin de lui demander de venir.
Quelque temps plus tard, l'acteur arrive enfin. Et Katô horrifié est prêt à s'arracher les cheveux de le voir revêtu de cette chemise moulante au décolleté sexy ! Et ce pantalon ! Jamais son ami n'aurait du mettre ça en une telle occasion ! Iwaki quant à lui n'a jamais rencontré les deux autres jeunes gens, mais il avoue les connaître déjà, car Katô lui a souvent parlé d'eux. Et bien sûr, les deux lascars s'empressent de répliquer qu'à eux aussi leur ami a tant parlé d'Iwaki qu'ils ont la sensation de bien le connaître. Il leur a même fait part de tant de choses que d'ordinaire on ne demande pas qu'à la fin, tous deux ont insisté pour rencontrer l'acteur. "Qu'est-ce qu'il a bien pu raconter, celui-là !" grogne Iwaki en jetant un regard soupçonneux vers son compagnon, qui se contente de répondre évasivement de ne pas prendre au premier degré les divagations d'ivrognes ayant chiqué déjà plusieurs bouteilles. "Comment !? protestent les deux autres. N'est-ce pas toi qui a la manie de répéter sans arrêt "Vous ignorez combien Iwaki est mignon", au point de nous en rabattre les oreilles depuis qu'on a fait ta connaissance !?" Ecarlate, Kyôsuké furieux lance à son ami un regard massacrant. "Quand on sera rentrés à la maison, tu vas voir, Katô, ce que tu vas prendre ...!" promet-il en son for intérieur.
La soirée se poursuit, tandis que Miyasaka et Onozuka, qui ne s'attendaient pas à ce que vu de si près en chair et en os Iwaki possède une beauté si sensuelle, se montrent du coup très empressés autour du jeune homme - ce qui n'est bien sûr pas du goût de Katô ! Ignorant les regards intenses qui le détaillent dans ses moindres gestes, l'acteur dégage son sex-appeal si innocemment.... Voilà pourquoi Katô répugne tant à le présenter en public ! La manière dont Miyasaka et Onozuka dévorent des yeux son bien-aimé lui est insoutenable. Si bien qu'à la fin, excédé, le jeune homme se lève de table brusquement. "On rentre !" s'écrie-t-il. Et tirant par la force Kyôsuké à sa suite, il s'en va d'un pas rapide, laissant là ses deux compères, bouches-bées face à une si excessive réaction. Même parvenu dans le couloir menant à la sortie du club, marchant à vive allure, Katô ne paraît pas disposé à lâcher son ami. "C'est très impoli vis à vis des deux autres de s'en aller de cette façon !!" proteste l'acteur; mais l'attirant soudain à lui, le jeune homme le fait taire d'un baiser, le serrant dans ses bras à lui rompre les os. "Idiot !! Dans un lieu pareil...!!" reproche Iwaki lorsqu'il parvient enfin à se dégager. Mais Katô s'en moque, et à peine laisse-t-il le temps à son ami de reprendre son souffle qu'il repart à l'assaut, avec tant de passion que l'acteur finit par se laisser aller. Le regard fou, Katô semble au bord de la crise de nerfs. "Tu es trop beau !! hurle-t-il. C'est insupportable !! Je voudrais t'enfermer dans un souterrain bien caché afin que plus personne ne pose les yeux sur toi !!"
Comprenant enfin ce qui tourmente son compagnon, Iwaki se dégage de ses bras en poussant un soupir. Katô n'a-t-il donc pas compris que les deux autres agissaient ainsi exprès pour le taquiner ? Ils n'étaient pas sérieux ! "Comment peux-tu le savoir !!" proteste Katô. "N'as-tu pas remarqué leur regard ?!" Mais l'acteur, d'un sourire légèrement triste, assure qu'il comprend parfaitement ce genre de choses: ce n'est pas ainsi que procèdent ceux qui visent sérieusement son corps. "Ironiquement, explique-t-il, je connais désormais par expérience ce sentiment d'alerte que seule une femme est censée éprouver." Récemment, Kyôsuké a été confronté souvent à ce genre de situation délicate - des hommes qui lui portaient un intérêt trop prononcé - au point de ressentir à cause de cela une pression sur son lieu de travail, car les gens aux moeurs douteuses s'avèrent particulièrement nombreux dans le monde du spectacle. "Quand !? Par qui !! hurle aussitôt Katô livide. Pourquoi m'as-tu caché une chose aussi grave !!" Mais calmement, Iwaki objecte qu'il ne pouvait conter une telle histoire à son ami qu'il sait si prompt à s'enflammer sur ce sujet. Surtout qu'à présent, Katô n'est plus en position de pouvoir sauter impunément à la gorge de n'importe qui. En outre, explique l'acteur, vivre caché en évitant le regard des autres signifie la mort pour un artiste. Alors, s'il refuse de changer de profession, s'il ne peut changer de façon de vivre, il ne lui reste qu'à contourner habilement les obstacles.
"Fais-moi confiance !" termine Iwaki d'un sourire apaisant. Depuis le temps que je galère dans ce milieu du cinéma, je sais comment m'en sortir avec intelligence. Et puis je ne suis pas non plus une jeune fille sans défense. Afin que plus personne n'ose penser pouvoir disposer de nous à sa guise, ce qu'il nous faut faire, c'est devenir des acteurs encore plus grands !" Puis, se détournant, Kyôsuké ajoute l'air de rien que cela faisait longtemps que Katô ne s'était plus montré aussi jaloux: le jeune homme a été tant accaparé par son travail ces derniers temps, sans doute n'en avait-il plus le loisir. "Tu trouves ça.... lamentable...?" demande douloureusement Katô. Mais au contraire, son ami en est profondément heureux, car c'est la preuve que le jeune homme l'aime aussi passionnément qu'avant. Si Katô ne tremblait plus d'anxiété à cause de lui, alors, pour Iwaki, ce serait la fin !
Rougissant de cette déclaration, voilà Katô assailli par un sentiment contradictoire: d'un côté il continue de vouloir cacher son ami aux yeux du monde, mais d'un autre, il aspire à l'exhiber, Iwaki qu'il a fait mûrir de sa main. "C'est exact, lance le jeune homme tandis que tous deux reprennent leur chemin vers la sortie. Je tremble de peur. Alors arrête de porter de tels vêtements. Ce pantalon moulant est un pousse-au-crime !..." - "C'est TOI qui m'a acheté ces vêtements, il me semble !!"

- Koï suru DNA ("L'ADN amoureuse"), par Yamané Ayano (p.247). Cette petite histoire est la suite du chapitre Koï suru Shokubutsu figurant dans le premier volume du manga Finder no Hyôtéki . Takahiro Hiyama (le sportif) et Ayumu Mizuno (le playboy) passent toujours autant de temps à se disputer malgré l'étrange découverte qui les a irrésistiblement rapprochés quelque temps plus tôt: les deux lycéens ont en effet découvert par le plus grand des hasards que leurs propres pères, l'un politicien et l'autre avocat renommé, sortaient ensemble en secret ! Quelle nouvelle quand on sait que leurs rejetons respectifs ont les plus grandes peines du monde à se supporter et même à cohabiter dans la même classe ! Ce jour-là, Hiyama est particulièrement irrité parce que le beau Mizuno a passé la journée à geindre, se plaignant de violents maux de ventre au point de s'attirer la sollicitude de toutes les filles de la classe. S'il a si mal que ça, au lieu de rester là à se plaindre et déranger les autres, Hiyama à bout de patience finit par lancer à son camarade qu'il ferait mieux de rentrer chez lui ! Sans répondre à ces sarcasmes, Mizuno explique au footballeur que sa mère étant partie en voyage organisé, c'est son père qui fait la cuisine en ce moment, et c'est vraiment loin d'être une réussite ! Mais la fin d'après-midi venue, à peine les activités des clubs ont-elles commencé que l'estomac complètement détraqué Mizuno est finalement contraint de se faire hospitaliser, avant d'être ensuite ramené chez lui.
Le soir au dîner, les parents d'Hiyama s'étonnant de voir leur rejeton rentré si tôt du lycée, ce dernier leur explique que l'entraînement de foot a dû être annulé à cause de l'hospitalisation d'un des membres de l'équipe. "Faire tout ce cirque pour un simple mal de ventre ! Quelle plaie, ce Mizuno !" grommelle le jeune homme de mauvaise humeur. Mais il n'a pas plus tôt prononcé ce nom que de saisissement, Mr. Hiyama en laisse tomber son bol de riz ! Ayant peine à dissimuler son trouble, apprenant que Ayumu Mizuno et son propre fils sont "amis", le politicien explique que Mizuno-père et lui-même fréquentaient jadis la même université; mais terriblement occupés tous les deux par leur fonction respective, ces dernières années ils n'ont plus du tout eu l'occasion de se revoir. "Mensonge !" clame Hiyama en son for intérieur. Son père et l'avocat ne se sont-ils pas rencontrés tantôt ? Pourquoi son père éprouve-t-il le besoin de mentir à ce sujet ? Parce que lui et son vieux copain de fac entretiennent réellement une liaison secrète !? Mais ignorant les affreux doutes qui assaillent son rejeton scandalisé, il vient soudain une idée au quadragénaire: Hiyama doit beaucoup s'inquiéter pour la santé de son ami, alors pourquoi ne pas aller lui rendre une petite visite ? Prétexte bidon pour pouvoir s'octroyer un tête-à-tête avec l'avocat, le lycéen n'en a que faire des maux de ventre de son énervant camarade de classe - et qui d'abord n'est même pas son ami ! Cependant Mr. Hiyama ne lui laisse même pas le temps de protester, bien décidé à mettre son projet à exécution sitôt le repas terminé !
Un peu plus tard, lorsque Hiyama père et fils sonnent à la maison des Mizuno, l'avocat surpris au plus haut point de voir son petit ami débarquer chez lui à la nuit tombée les accueille revêtu d'un tablier en dentelle: l'homme n'a pas vraiment compris pourquoi son rejeton était malade, et afin qu'il reprenne des forces, a bien l'intention de lui préparer un bon petit plat ! Laissant les deux quadragénaires tout à l'émotion de leurs retrouvailles (Mr. Hiyama semble particulièrement apprécier le petit tablier que porte Mr. Mizuno et doit déjà l'imaginer avec rien d'autre en dessous !), Hiyama préfère monter à l'étage pour aller voir son camarade alité. Mais à peine a-t-il pénétré dans la chambre du playboy que le lycéen se fige sur place, surpris de découvrir la scène qui s'y déroule: Mizuno était censé être gravement malade, et voilà qu'il le retrouve en galante compagnie, riant aux éclats avec l'air de se porter le mieux du monde ! En fait, le jeune homme avoue qu'après l'injection qu'on lui a faite à l'hôpital, il s'est rapidement senti mieux. Mais ne cachant pas sa joie que son bougon camarade soit venu lui rendre visite, Mizuno s'empresse de renvoyer chez elles les trois filles de leur classe venues prendre de ses nouvelles. Les adolescentes parties, un silence gêné s'installe entre les deux garçons, mais conformément à leur habitude, ils ne tardent pas à se disputer: Mizuno tentant de jouer les indifférents alors qu'en fait il est si content de le voir, Hiyama vexé explique qu'il n'avait pas du tout envie de venir, c'est son père qui a saisi le premier prétexte venu pour se ruer chez son amant. Justement, le lycéen voudrait entretenir son camarade à ce sujet, afin de faire la lumière une bonne fois pour toutes sur la véritable nature de la relation qu'entretiennent leurs géniteurs - si seulement le playboy voulait bien consentir à l'écouter ! Car Mizuno a beau faire de gros efforts pour tenter de cacher son homosexualité, dès qu'il se trouve seul avec Hiyama qu'il aime en secret depuis longtemps, sa nature reprend vite le dessus et il ne peut résister bien longtemps à la tentation de le tripoter !
Excédé, Hiyama se voit finalement contraint de quitter la chambre - non sans avoir préalablement lancé d'un ton cynique que Mizuno a de quoi se réjouir, son cordon bleu de père est en train de lui préparer un dîner ! Cependant le jeune homme n'a pas plus tôt fait quelques pas dans l'escalier qu'il se voit forcé de faire demi-tour: en bas dans le salon, l'ambiance est des plus mielleuse entre les deux quadragénaires, qui, accaparés par leur travail et leur vie de famille, ont si peu l'occasion de se retrouver ainsi en tête-à-tête.... Pris entre deux feux, obligé de choisir entre surprendre deux hommes d'âge mûr dans une scène embarassante et le maniaque de l'étage, Hiyama se résout finalement à remonter dans la chambre de Mizuno. Et une fois encore, à peine arrivé dans la pièce, il surprend son camarade en une bien étrange posture, une photographie de Hiyama à la main qu'il presse amoureusement contre ses lèvres ! Se servir ainsi de sa photo pour assouvir ses fantasmes ! Mais Hiyama est encore loin de se douter à quel point son camarade est un garçon plein de ressources, prêt à utiliser la ruse pour arriver à ses fins: prenant le prétexte de montrer au footballeur sa collection secrète de magazines pornos - car Mizuno a beau être gay, il avoue quand même avoir un faible pour les grosses poitrines ! - Mizuno attend patiemment le moment où excité par ces photos Hiyama se retrouvera sans défense pour passer à l'offensive !

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