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Gensô Suikogaiden © Konami

 

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Sommaire

Baten Kaitos

The Art of Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

Kaneko Kazuma Gashû 1

Berserk

Oxide 2x Kim Hyung-Tae Gashû

 

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* Index *

 

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© Namco / Ohzora Shuppan

Baten Kaitos

Kôshiki Settei Shiryôshû

---------Auteur: Higurashi Nakaba-----------Références: Ohzora Shuppan

---------Nombre de pages: 112--------------Format: A4

 

Sous ce titre un peu barbare se cache ce qu'on appelle plus communément un visual book. Je sais, il est toujours difficile d'entendre parler de Baten Kaitos quand on est de ceux qui, par choix ou obligation, ont résisté à la tentation de l'acheter en version américaine pour Noël, ou encore des quelques victimes d'un Freeloader obsolète et d'une GameCube Pal récalcitrante. L'année débute à peine qu'on n'en peut déjà plus d'attendre sa sortie prévue pour 2005 dans nos vertes contrées (pardon aux citadins)...

Et bien voici de quoi ronger davantage son frein, avec ce superbe artbook, quoiqu'un peu court - quand on aime, on en redemande toujours ! - mettant en avant tous les travaux de Nakaba Higurashi et Cie pour la conception du jeu, et ce n'est pas peu dire ! Quand je dis "tous" , je n'exagère en rien, car chose plutôt rare, la rédaction de Ohzora Shuppan a choisi d'y faire figurer, en plus des sketchs finaux de cette illustratrice et chara-designeuse de grand talent, les tous premiers griffonnages en noir et blanc de personnages réalisés par Masato Kato, le scénariste lui-même, alors qu'il potassait l'intrigue du jeu et les rôles à venir des différents protagonistes principaux, loin d'être encore fixés. Aussi insolite est d'ailleurs la phase de recherche graphique par l'artiste attitrée lors de la première lecture de ce scénario. Croyez-moi, ça vaut le détour... Je vous mets au défi de reconnaître, une fois le livre en mains, qui est qui à vue de nez et sans lire le commentaire... Impossible ?

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© Kato Masato (à gauche) / Higurashi Nakaba (à droite)

Ci-dessus, le parfait exemple des changements que peut subir le design d'un personnage du premier jet au rough final, suite à une modification du script: à gauche, Mizuti (si si) vu par Masato Kato, beau gosse aussi grand que Kibari et affublé d'ailes de démon. La classe ! A droite, voici ce que donnera plus tard et sous le crayon de Miss Higurashi le physique définitif du même individu, qui au passage a rétréci de moitié et changé de sexe... Un seul mot me vient à la bouche: POURQUOI !?

L'autre 'petit' cadeau de Ohzora Shuppan, du moins en ce qui concerne cette première édition, est un grand poster taille B2 de l'illustration de couverture glissé entre les pages du livre. Attention si vous êtes collectionneur, il est peut-être déjà trop tard pour vous le procurer, car ce genre d'ajout ne figure généralement pas dans les tirages suivants.

Hormis ces quelques détails - mais non des moindres - ce artbook reste très conventionnel dans son contenu. On y trouve donc tous les thèmes propres à ce genre d'ouvrages: en dévoilant l'ampleur du travail qu'à fourni le prestigieux staff du jeu, Nakaba Higurashi en tête pour ce qui est de la totalité des protagonistes et créatures du monde de Baten Kaitos, on voit défiler devant nos yeux héros, rois, alliés, ennemis, villageois, véhicules, monstres, et autres bestioles en tout genre souvent difficiles à nommer, cela dans leur allure définitive et en couleurs. Belle occasion d'admirer les superbes artworks des cartes - celles que l'on acquiert sous forme de photos - ainsi que la mode insolite dont se parent les habitants des continents flottants. Vous remarquerez aussi, par le biais du croquis final de Mizuti exposé plus haut, la minutieuse recherche stylistique (motifs vestimentaires etc.) effectuée par Miss Higurashi qui accorde beaucoup d'importance à la symbolique des couleurs. Je ne m'attarderai d'ailleurs pas davantage ici sur le style de la dessinatrice qui est la mieux placée pour en parler, à travers entre autres une interview accordée à la rédaction de jeuxvideo.com, à l'occasion du Press Tour Namco. Je vous invite donc à aller y jeter un oeil un peu plus tard... (qui m'a traitée de feignasse ?) Pour en revenir aux personnages principaux, sont également joints à leur chara-design ceux de leurs armes, ainsi qu'un schéma sur l'agencement plus ou moins complexe de leurs ailes, exception faite pour Lyude qui n'en possède pas. La richesse de l'univers d'un jeu vient-elle de cette accumulation de petits détails, si nombreux que l'on n'est guère capable de les remarquer tous ?

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© Higurashi Nakaba

Ci-dessus, la jaquette (à droite) et l'illustration d'en-tête intérieure du roman tiré de Baten Kaitos, édité par Shueisha peu après la sortie du jeu.

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© Higurashi Nakaba

Ci-dessus: croquis d'un des boss, peu nombreux pour un jeu vidéo mais superbes et mémorables, surtout en ce qui concerne les divinités. A droite, un des vaisseaux que vous empreintez pour naviguer d'un continent à l'autre, ici celui en forme de cygne du roi Ladekahn.

La sortie de Baten Kaitos fut suivie, comme le veut une coutume commerciale aujourd'hui bien rodée, d'un petit nombre de livres déclinant son scénario avec plus ou moins de fidélité : deux romans, un manga, un guide et un V Jump verront ainsi le jour, pour le grand bonheur des fans nippons du jeu. Ceux de Nakaba Higurashi quant à eux, qui ne posséderaient pas ces rares items sans pour autant vouloir trop débourser, n'ont pourtant pas grand-chose à regretter, puisque toutes les illustrations couleurs produites par l'artiste spécialement pour ces ouvrages sont à présent réunies dans ce artbook ! Merci qui ? Evidemment, manquent toujours à l'appel les dessins en noir et blanc clairsemés dans les versions romancées, ainsi que le manga de quelques pages sur Savyna tiré du comics anthology...

La bonne surprise toutefois, et elle est de taille malgré la petitesse des vignettes, est sans conteste les artworks visibles durant le déroulement du staff lors du générique de fin (Savyna qui fait des crêpes, hu hu hu). C'est presque une première pour un artbook tiré de jeu - personnellement je cherche encore ceux magnifiques de Vagrant Story - et comme on est censé avoir digéré l'aventure dans son entier avant de pouvoir en profiter, le format timbre poste des images est justifié, même si c'est assez frustrant. S'ajoutent bien entendu à cela les seules CG du soft, celles de l'opening movie, qui résument tout le scénario. Si on peut se plaindre que les scènes en images de synthèse sont trop fréquentes dans les derniers Final Fantasy, s'agissant de Baten Kaitos où elles sont d'une beauté à tomber à genoux, il n'y en a hélas pas assez, et tout le monde en redemande. Serons-nous un jour entendus, pour cette hypothétique version DS, par exemple ?

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© Higurashi Nakaba

Ci-dessus, les illustrations couleurs de l'autre roman de Baten Kaitos, cette fois réalisé sous la direction d'Interbrain.

Voilà ce que l'on pouvait dire sur la partie visuelle de cet ouvrage. S'enchaînent ensuite de nombreuses interviews, un 'world guidance' qui décortique la trame principale du jeu, ainsi que la totalité des dialogues entre les personnages principaux lors des scènes clés de l'aventure. Il paraît cependant dommage que les rapides profils de chacun d'entre eux soient imprimés en noir et blanc, surtout lorsque l'on a déjà visité les différents sites officiels - celui des USA notamment - où leur déclinaison en CG, ici incomplètes, sont plus nombreuses et en polychromie. Même remarque pour ce qui est des artworks qui apparaissent dans les bulles de dialogues et qui diffèrent selon l'état d'esprit du protagoniste, ici encore en noir et blanc. Ce sera là les quelques petits défauts que l'on pourra reprocher à ce artbook, avec une qualité de reproduction qui n'est pas toujours non plus au rendez-vous en ce qui concerne les esquisses au crayon. Les roughs finaux d'expressions faciales réalisés par Nakaba Higurashi sont par exemple particulièrement mal imprimés, et le fait qu'ils aient été déjà publiés dans le V Jump de Shueisha, sorti longtemps auparavant, n'excuse en rien l'obligation de coller le nez à la feuille pour pouvoir distinguer les traits de visage de chaque personnage. Les prix d'un V Jump et d'un artbook de ce style étant sensiblement proches, il paraît difficilement concevable de devoir se procurer un deuxième ouvrage aussi coûteux, ceci dans le seul but d'obtenir ces mêmes croquis en un peu plus nets, alors que le rôle d'un tel recueil est justement de réunir tous les travaux existant en un seul volume pour éviter toute dépense superflue. Vraiment, vraiment dommage...

© Higurashi Nakaba

Ci-dessus: un ushibuta, autrement dit un 'cochon-vache', ou comment réconcilier les adeptes du porc et du boeuf à une même table. Les races animales que vous découvrirez dans les différents villages sont issues d'étranges et improbables croisements de bestioles en tous genres auxqels s'est essayée Miss Higurashi, au risque de faire passer chaque continent volant pour une île du Docteur Moreau...

Je pense avoir fait le tour de ce que j'avais à dire sur ce artbook qui, malgré les quelques lacunes et petits défauts que l'on peut lui reprocher, reste tout de même un bon moment de plaisir, surtout lorsque l'on est un fan du jeu. Plus proche d'un V Jump dans son concept - celui de Final Fantasy IX, notamment - que d'un artbook à proprement parler, le choix d'un format inférieur à celui d'un A4 aurait peut-être été plus judicieux, en apportant une mise en page plus claire des planches de roughs en couleurs et, sans doute, une meilleure lisibilité des esquisses en noir en blanc par un trait plus dense et des reproductions moins nombreuses par feuillet, donc plus grandes. A présent, si vous n'avez plus rien à voir ici et si ça n'est pas déjà fait, je vous propose d'aller fouiner du côté de chez jeuxvideo.com, histoire d'entendre ce que Miss Higurashi a à vous dire. Et n'oubliez pas de fermer la porte derrière vous !

© Higurashi Nakaba

 

De Baten Kaitos, existent aussi :

Le manga

Le guide

Le V Jump

La page shopping Baten Kaitos

 

 

 

© Yoji Shinkawa / Konami

The Art of Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

Yoji Shinkawa Official Illustration Book part 2

 

---------Auteur: Yoji Shinkawa-----------Edition: Konami Corporation

---------Nombre de pages: 162--------- Distribution: Shinkigensha Co. , Ltd.

-------- Format: A4

 

Honnêtement, peut-on imaginer un Metal Gear sans Snake ? Quand je dis Snake, je ne parle pas de n'importe quel Snake, mais de celui représenté par Yoji Shinkawa sous les traits de ce sombre et charismatique personnage qui a définitivement fait passer 007 pour un gros vaniteux lubrique, dont les états d'âme se limitent au dessous de sa ceinture ! Car si l'agent préféré de Konami existait déjà du temps des premiers épisodes sur NES (ça ne nous rajeunit pas...) , le fait est que mettre le dessinateur à la barre de son chara-design, ceci lors de son apparition sur Playstation, a donné un véritable nouveau souffle au héros comme à la série. Depuis ce jour, il paraît presque impossible de se figurer Snake autrement que sous la physionomie si caractéristique que lui a conféré Yoji Shinkawa, en parfaite osmose avec son personnage de loup solitaire.

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© Yoji Shinkawa

Snake et Raiden, ou le thème éternel de la collaboration forcée d'un vétéran blasé et d'un bleu sans nuance et sûr de lui.

Comme le titre l'indique, l'artiste signe ici son second artbook, dédié en grande partie au deuxième volet de la série sur PS2 et Xbox, même si l'on y croise de temps à autre quelques rares planches tirées de l'excellent épisode ayant vu le jour sur Game Boy Color. Comme à chaque nouvel opus, le scénario de Sons of Liberty s'était enrichi de pas mal de personnages inédits venus grossir les rangs des boss et des alliés, en particuliers celui de Raiden qui, à l'époque, avait fait couler beaucoup d'encre (et râler beaucoup de monde...), aussi dans ce recueil Snake se voit-il un peu relégué au second plan, afin de laisser place aux nombreux travaux qui leur sont consacrés. Par un jeu d'alternance de visuels officiels polychromes et d'esquisses de recherches au crayon, nous sont proposées les différentes étapes graphiques suivies pour la conception du jeu par Yoji Shinkawa, qui jongle habilement avec le tracé traditionnel à la main et l'imagerie informatique. L'analogue et le digital, ici difficiles à dissocier, n'ont jamais fait aussi bon ménage.

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© Yoji Shinkawa

Pulpeuses et sexy, Fortune et... Vamp !

© Yoji Shinkawa

Les membres de la Black Chamber, boss que l'on n'a pas toujours envie d'abattre du tragique épisode sur Game Boy Color où peu, qu'ils soient alliés ou ennemis, verront le bout de l'aventure.

Impossible donc d'échapper - et c'est tant mieux - aux nombreuses illustrations couleurs, jaquettes et trombinoscopes qui ont inondé nos magazines spécialisés avant et pour la commercialisation du jeu : souvenez-vous, on en bavait d'impatience ! Pour beaucoup cette sensation ne devrait d'ailleurs pas être si estompée étant donné la sortie récente de Snake Eater , sans compter Metal Gear Acid sur PSP que l'on n'en fini pas de dévorer des yeux à chaque nouveau screen présenté !

Et pourtant, les plus belles oeuvres du dessinateur à mon goût ont été conservées soigneusement à l'abri des regards, jusqu'à l'édition de ce artbook. Je parle bien entendu de ses croquis préparatoires, qui contiennent entre autres certains personnages tout bonnement supprimés du scénario. Domaine où il excelle particulièrement, Yoji Shinkawa s'est armé de ses crayons-pinceaux pour donner vie d'un tracé fougueux à des protagonistes particulièrement réalistes et charismatiques. Il définit ainsi leur physionomie par les lignes principales de leur posture et les jeux d'ombres de leurs muscles, à grands coups nerveux de crayon ou en exploitant les pleins et déliés que laisse sur la feuille le trait de son pinceau. La différence de technique dans le traitement des sujets, de la phase de recherche préliminaire aux roughs finaux, est par ailleurs particulièrement visible : sachant faire preuve d'une polyvalence et d'un souci du petit détail extraordinaires, l'artiste passe d'un griffonnage incertain à des travaux techniques de haute précision, que se soit pour les visuels définitifs des personnages (ne manque plus que la pointure sous leurs godasses), la conception des machines, ou l'aménagement des bâtiments. C'est sûr, avec de telles aptitudes, Mr Shinkawa n'est pas prêt d'être au chômage !

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© Yoji Shinkawa

Le dessinateur a poussé à l'extrême ses travaux de design pour le personnage de Raiden, visuellement très réussi. Dommage que sa psychologie n'ait pas suivi...

Vous l'aurez compris, ce artbook est un pur bonheur pour les fans de Metal Gear comme pour ceux qui gloussent - comme moi ! - de plaisir devant une esquisse particulièrement réussie. Vous pourrez donc sans conteste le ranger auprès d'ouvrages de virtuoses du pinceau tels que Yoshitaka Amano et Jun Suemi, car il y mérite largement sa place. Yoji Shinkawa a sorti, il y a quelque temps déjà, un troisième artbook issu de la série et numéroté "1.5", pour ce qui semble être une mise à jour de son premier recueil épuisé chez l'éditeur, mais ici enrichi de travaux inédits réalisés pour The Twin Snakes , le remake de l'épisode PSX sur GameCube. Si je ne me trompe pas, car il ne s'est pas encore infiltré dans ma collection...

© Yoji Shinkawa

" Sam Fisher peut aller s'rhabiller, c'est moi l'plus beau ! "

Allez voir aussi :

La page shopping Metal Gear Solid

 

 

 

 

© Atlus / Kazuma Kaneko / Shinkigensha

Kaneko Kazuma Gashû 1

---------Auteur: Kazuma Kaneko------------------------------Références: Shinkigensha

---------Nombre de pages: 253------------------------------Format: 19x26,5 cm

Voilà un artbook qui ravira les fans de la première heure de Shin Megami Tensei ! Comment, en effet, ne pas verser une larme de nostalgie devant le style délicieusement old-school des croquis couleurs de Kazuma Kaneko, réalisés pour la version Super Famicom ? Si le contenu de ce livre peut se résumer en quelques lignes, en 253 pages, il y a vraiment de quoi regarder et se souvenir : ce gros volume deluxe classe rien moins que toutes les créatures du jeu selon leur alignement (Light - Neutral - Dark) et les héros en un chapitre à part, tous et toutes bénéficiant, c'est suffisamment rare pour être signalé, d'une planche entière afin de bien mettre en valeur le dessin. Autant dire que cela fait beaucoup de monde ! Un index illustré sert quant à lui de clôture au recueil en fournissant de précieuses informations sur tous les individus, divinités ou simples humains, que vous croiserez au détour de ces pages.

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© Kazuma Kaneko / Atlus

Le plus étonnant dans ce artbook, c'est que depuis tant d'années, ces croquis servent toujours de modèles de référence au chara-design des démons des nouveaux épisodes; ainsi les joueurs ayant goûté à l'opus sur PS2 les reconnaîtront -ils sans peine. Que puis-je dire d'autre, sinon de jeter un oeil sur les quelques images ci-jointes pour vous faire une petite idée de ce qui fut les premiers jets d'une future série mythique, qui compte aujourd'hui tant d'épisodes ? Peut-être qu'un tome deux de cette anthologie est d'ors et déjà prévu, et que si vous avez la chance de mettre la main sur la première édition du présent ouvrage, vous aurez le droit à un shitajiki en cadeau, ainsi qu'un livret sur l'artiste et son univers ô combien fascinant... A vos marques, prêt, cherchez !

© Kazuma Kaneko / Atlus

Autour de Shin Megami Tensei, allez voir aussi :

Le Fanbook de Digital Devil Saga

Le guide de Digital Devil Saga 1

La page shopping Kazuma Kaneko

 

 

 

© Miura Kentarou / Hakusensha

Berserk - Visual & Story File

---------Auteur: Miura Kentarou-----------------------------Références: Hakusensha

---------Nombre de pages: 124------------------------------Format: 18x21 cm

Alors qu'une adaptation de Berserk a déjà vu le jour sur PS2 au Japon, un léger saut dans le temps s'impose afin de vous présenter ce artbook issu d'une première version vidéoludique, cette fois sur Dreamcast, du célèbre manga de Kentarou Miura. Par sa petite taille et son format presque carré, il pourrait paraître peu rempli : détrompez-vous, ce recueil réunissant tous les travaux réalisés pour ce jeu est extrêmement complet, et s'offre même le luxe de nous divulguer quelques informations supplémentaires sur la série. Sans plus attendre, un coup d'oeil plus en détails de ce qu'il contient.

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© Miura Kentarou

Une galerie d'artworks en couleurs fait tout d'abord office d'introduction et de mise en bouche, avant d'entrer dans le vif du sujet. L'intégralité des dialogues du jeu nous est alors dévoilée comme sous forme d'un roman, illustrée de captures d'écran en noir et blanc. Autant dire qu'il vaut mieux éviter cette partie si vous n'avez pas terminé l'aventure au moins une fois. Puis, contrairement à toute logique, vient la présentation des protagonistes principaux (Guts, Casca, Puck etc.) et secondaires. Déclinés sous forme de croquis et modélisation tels qu'ils apparaissent à l'écran, le tout est enrichi de petits extraits du manga relatifs à leur personne. A noter également la présence d'un chef de la résistance qui ressemble à s'y méprendre à Gérard Depardieu (prononcez "Dopaldiou" !!), dont Kentarou Miura avoue, dans une interview à la fin du livre, s'être volontairement inspiré dans la création de son personnage !

© Miura Kentarou

Connaissez-vous cet individu ?

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---------© Miura Kentarou

-----Guts------------------------------------------------Annette

Puis vient une autre série d'illustrations en couleurs réalisées au crayon aquarellable, afin d'ouvrir la longue section consacrée aux chara-designs. Et là on ne peut que ressentir une certaine admiration pour l'artiste, notamment devant ses travaux d'expressions faciales, très recherchés. Il faut bien rappeler que ce Berserk-là est sorti à l'époque des premiers softs en 3D, et qu'un tel soin dans la modélisation des personnages devait être, j'imagine, exceptionnel; mais comme je n'ai jamais eu l'occasion de m'essayer à cette version Dreamcast, je ne sais ce que cela a pu donner par la suite avec le moteur du jeu. Et c'est ainsi que se termine la copieuse partie consacrée à la conception du jeu, pour faire place aux "Extra Files". Largement obsolètes aujourd'hui, ces petits chapitres bonus nous accordent tout de même, en plus des résumés des manga jusqu'au volume 18, un intéressant lexique des termes propres à l'univers de Berserk ainsi qu'une interview de Kentarou Miura (celle où il nous dévoile, par exemple, ses inspirations graphiques...) pour clore le livre en beauté.

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© Miura Kentarou

----"Mmh... Je crois qu'il va pleuvoir..."---------------------------Casca---------------------------

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-----------------------© Miura Kentarou

-------Puck dans toute sa majestée...-----------------------Un ennemi qui en met plein la vue !

Voilà ce que l'on pouvait dire sur ce artbook bien plus fourni qu'il en avait l'air. Plus qu'un simple recueil d'illustrations tiré d'un jeu, il replace intelligemment le soft dans son contexte initial, celui du manga, et contient quelques chapitres que l'on retrouve habituellement dans des fanbooks, notamment ceux de Guin Saga , romans dont Kentarou Miura c'est largement inspiré pour créer son oeuvre. Pas besoin de s'étaler davantage, ce livre est une pièce de collection pour ceux qui rugissent d'admiration pour les muscles saillants de Guts, ici largement mis en valeur !

© Miura Kentarou

 

Sur Berserk, allez voir aussi :

Le artbook de Kentarou Miura

 

 

 

 

 

© Kim Hyung-Tae / Enterbrain

Oxide 2x Kim Hyung-Tae Gashû

-----Auteur: Kim Hyung-Tae----------------------Références: Beam Comix - Enterbrain

-----Nombre de pages: 176----------------------Format: 19x26,50 cm

Attention ! Le artbook dont je m'apprête à parler n'est pas Oxide 2 : Carta Numinous , recueil de Hyung-Tae Kim offert avec le deluxe pack de Magna Carta - The Phantom of Avalanche sur PC. Il s'agit en fait ici de son équivalent japonais édité après la sortie de Magna Carta sur PS2, ouvrage qui, bien que différent dans son contenu, reste a priori parfaitement honnête par rapport à son aîné coréen. Le fait qu'il soit japonais - donc en théorie plus facile à se procurer - ne le rend d'ailleurs pas moins précieux, bien au contraire, puisque cet unique artbook nippon de l'artiste est aujourd'hui absolument introuvable, car épuisé chez l'éditeur après avoir été réimprimé deux fois en trois mois ! Il est donc inutile de nous le demander à la VPC, nous serions dans l'impossibilité d'honorer votre commande.

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© Kim Hyung-Tae

Demian et Christian (The War of Genesis III Part.2)

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© Kim Hyung-Tae

Illustrations réalisées pour War of Genesis III Part.2 (à gauche) et Part.1 (à droite)

C'est bien joli, me direz-vous, de courir après cette pièce de collection, encore faut-il que ce qu'elle renferme vaille la peine que l'on écume toutes les boutiques spécialisées à sa recherche ! Je vous rassure tout de suite, c'est le cas, car une fois la chose entre les mains, il y a de quoi être satisfait de son achat : Magna Carta sur PC et PS2, War of Genesis III Part.1 et 2 , les artworks de ces quatre hits coréens chara-designés par Hyung-Tae Kim sont regroupés dans cet épais recueil à la reliure solidement cousue. N'ayant jamais eu en mains Oxide 2 : Carta Numinous , je ne peux par contre pas comparer le contenu des deux ouvrages, ou même affirmer que la totalité des travaux réalisés pour chaque jeux soit présente dans la version japonaise, bien que pour ma part, je ne le pense pas.

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© Kim Hyung-Tae

Ladrinne et Estell (Magna Carta - The Phantom of Avalanche)

En effet, seuls les visuels finaux et colorisés par ordinateur de chaque personnage vu en pieds y sont exposés, accompagnés de quelques autres illustrations couleurs, pour ne réunir qu'une petite sélection des croquis noir et blanc à la fin du livre. Aucune esquisse de monstres ou de décors de jeux à l'horizon. C'est bien dommage, mais devant la qualité des artworks - hormis peut-être ceux tirés de Magna Carta sur PS2, pour ce qui est des personnages féminins aux proportions dignes du plus mauvais des films hentaï - on oublie vite ce genre de lacune. Une belle occasion également de voir l'évolution du style de l'artiste depuis ses dessins issus du premier volet de War of Genesis III , encore quelque peu maladroits, au premier Magna Carta sur console où il développe un trait nettement plus japonais, qui n'était d'ailleurs pas franchement nécessaire. Et entre les deux, il y a la grande époque, celle de War of Genesis III Part.2 et Phantom of Avalanche , qui resteront à mes yeux les jeux ayant bénéficié du meilleur de Hyung-Tae Kim. C'est avec cette constatation totalement subjective que je vous laisse apprécier ces quelques images.

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© Kim Hyung-Tae

Calintz (Magna Carta - The Phantom of Avalanche)

 

 

 

 

 

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