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De plus en plus de sociétés font aujourd'hui appel à de grands noms de l'illustration ou de l'animation japonaise pour l'élaboration graphique de leurs jeux, tant pour le chara-design des personnages que pour la création des décors des différents stages et les artworks destinés à la presse; jeux qui de fait, font l'objet d'un soin extrême vis-à-vis de leur qualité visuelle. Il faut cependant admettre que certains dessinateurs à l'origine de ces oeuvres sont ensuite bien souvent oubliés par la boîte qui les emploie. En effet, rares sont à ce jour les recueils honorant le travail de ces artistes en regroupant leurs oeuvres pour un jeu donné, les plus renommés d'entre eux tels June Suemi (Wizardry), Mutsumi Inomata (Tales of Destiny) ou Tomomi Kobayashi (Romancing Saga), qui suivent déjà leur propre carrière dans divers domaines, se contentant d'inclure leurs travaux propres aux jeux vidéo à leurs artbooks consacrés aux meilleures de leurs autres illustrations. Les dessinateurs exclusivement spécialisés dans la conception d'un soft n'ont malheureusement que très rarement le privilège de voir leur dur labeur récompensé par un superbe recueil, les privant ainsi d'une véritable reconnaissance. Au-delà de l'écran, il y a tout une recherche graphique sans cesse remise en question, et c'est ce qu'hélas, beaucoup ont tendance à oublier, au grand regret des fans et de ceux qui, comme beaucoup aujourd'hui, craquent pour un jeu rien que pour la beauté des décors ou la classe d'un héros charismatique au possible... Les joueurs aussi aiment le bô, ne les décevez pas !!
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----Auteur: Capcom Co.Ltd-----------------Références: Kadokawa Shoten
----Nombre de pages: 120------------------Format: A4
On ne présente plus Devil May Cry, le petit bijou signé Capcom sur Playstation 2 qui fit grand bruit lors de sa sortie japonaise, non seulement dans les magasins d'import français, mais aussi et surtout dans la presse spécialisée. Souvenez-vous, les magazines de jeux vidéo inondaient leurs pages préview de sublimes artworks afin de vous vanter l'esthétique rare de ce jeu ou simplement pour le plaisir des yeux. Combien à l'époque (dont moi !) n'ont pas espéré trouver un livre regroupant toutes ces oeuvres plutôt que de se ruiner en magazines à glaner quelques illustrations inédites ? (Les artbooks tirés de jeux vidéos sont si rares...) Soyez heureux car c'est maintenant chose faite avec ce magnifique ouvrage qui a tout pour combler les fans les plus exigeants: tout y est rassemblé, des premières étapes de la conception graphique au rendu final des produits marketing.
Le livre se suit donc de façon chronologique et s'ouvre sur de violentes esquisses de Dante, les ébauches d'idées jetées au marqueur sur le papier évoluent rapidement vers son design définitif, nerveuses et puissantes à l'image du héro auquel elles ont donné le jour (voir Dante ci-dessous). On nous dévoile sans rien omettre les jeux de caractères et postures propres à chaque personnage de l'histoire (Dante, Trish,Vergil etc.), les croquis de scènes leur correspondant sans oublier les inévitables essais de tenues vestimentaires. Ainsi Trish se retrouve-t-elle déclinée sous tous les atours dont peut rêver une call-girl tout droit sortie de James Bond (sans négliger les critères obligatoires propres aux héroïnes de Survival Horror, à savoir combinaison moulante et forte poitrine...), Vergil a la classe monarchique du vampire traditionnel, faisant ressortir son délicat foulard blanc dans un décor aux tons rembrunis et peint à la va-vite, tandis que Dante signe l'ambiance générale du jeu et d'ailleurs, de tout le livre, par de puissants camaïeux de rouge et de noir rehaussés de blanc qui renforcent le côté infernal du soft. Viennent ensuite de superbes illustrations du Comte et de sa famille dans le style des vieilles tapisseries du XVIIème siècle, annonçant les tons colorés des décors dont les croquis ici regroupés stage par stage contrastent avec le côté cyber de l'armement du héros par une surabondance de détails somptueusement gothiques qui a su imposer l'ambiance graphique définitive du jeu et en a fait une oeuvre inoubliable, tout bonnement artistique.
© Capcom Co.Ltd
© Capcom Co.Ltd
Le chapitre des armes, quant à lui, est d'un tout autre style. Fans de gros flingues, réjouissez-vous, la panoplie du parfait tueur est ici étalée dans un soucie de précision hallucinant (tout juste s'ils ne les ont pas testés, histoire de voir si ça marche !); dessins techniques des armes dans toutes les positions, annotations, aucune n'a été oubliée: Ebony and Ivory, shot gun, grenade gun etc. On se rapproche ici du côté plus technique qu'artistique dont nécessite la réalisation d'un jeu vidéo, tous ces croquis étant finalisés par la suite en images de synthèses d'un réalisme surprenant et regroupées dans la partie suivante, celle des computer graphics. Ici flingues et épées (celle qui coupe le canapé en deux ! cf. pub française) sont exposés dans leur finalité, ainsi que les Orbs et tous les monstres du jeu, en couleurs sur fond noir.
© Capcom Co.Ltd
La section Creation quant à elle nous fait découvrir tout le staff avec les interviews des différents créateurs du jeu (dont celui dont le visage bouffi a servi à modeler les Orbs !) et présentés à la fin sous forme de petits dessins humoristiques (Dante dégustant les Orbs en brochette, par exemple). A cela viennent s'ajouter les storyboards des scènes animées, le Solid mode qui réunit tout le nécessaire propre à la mise en volume des précédents croquis (maquettes de monstres...) et enfin la Sale promotion goods pour faire le bonheur des fans et des businessmans de Capcom: maquettes d'épées, posters, présentoires et jaquettes des jeux japonais et US, le CD sélection vendu en collector, la démo offerte avec Bio Hazard: Code Veronica, en bref, tout ce qui a contribué à l'opération marketing lors de la sortie du soft. Enfin, le livre se clos sur les différents artworks ayant servi à illustrer les produits dérivés et déclinés sur tous supports (à quand les chaussettes ?), nous exhibant à loisir un Dante plus classe que jamais. Ultime cadeau: un poster détachable qui n'attend plus qu'à décorer votre chambre !
En définitif, cet ouvrage est avant tout un hommage au travail phénoménal fourni par les artistes et les développeurs de Capcom pour nous offrir un soft à l'ambiance inoubliable et au caractère graphique puissant, dans la lignée de Castlevania: Symphony of the Night sur playstation. Le pari est réussi en tout point car, à n'en point douter, Devil May Cry rejoindra probablement Castlevania dans les titres de référence en matière d'atmosphère gothique et de décors baroques. Le livre comme le jeu est à consommer sans modération par les amateurs de belles images.

Article sur le Roman de Devil May Cry

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----Références: Soft Bank Publishing ------------------ Format: A4
----Nombre de pages: 144 et 128
Si Valkyrie Profile eut un impact particulier sur les joueurs adeptes de l'import à sa sortie sur Playstation il y a de cela quelques années, c'est en partie et avant tout grâce à sa qualité visuelle indéniable et ses artworks d'un exceptionnel talent, faisant de ce soft un véritable petit bijou d'esthétisme. Le artbook ci-présent est un luxueux coffret contenant deux ouvrages à thèmes relatifs à la conception du jeu, le premier étant réservé aux illustrations et au travail de chara-design des personnages, le deuxième tendant plus vers son univers en général et l'inévitable merchandising qui a découlé de sa sortie japonaise.

C'est donc non sans une pointe d'admiration que l'on feuillette le premier tome de ce volumineux ouvrage, car même s'il ne s'agit là que de simples croquis des maîtres Kou et You Yoshinari, force est de constater que les personnages dépeints sur ces pages en quelques traits de crayon et mis en volume à grand renfort de stabylo aquarellable présentent déjà un je-ne-sais-quoi de vivant tant les différentes expressions du visage et les poses propres à chaque protagoniste sont bien rendues, toujours dans un profond souci de réalisme. C'est au final un véritable travail d'artiste qui nous est offert jusqu'à l'aboutissement du design définitif du personnage tel qu'il évoluera à l'écran, notamment dans les nombreuses fenêtres de dialogue. Chaque fiche individuelle est accompagnée d'un petit texte décrivant ses caractéristiques générales et d'un luxe d'autres petits détails tels que son âge, son lieu de naissance, son sexe, les personnages auxquels ils est affilié, son doubleur japonais etc. Aucun protagoniste du soft n'a été mis à l'écart, des héros jouables aux simples villageois. En un mot, une remarquable mine d'informations ouverte par quelques superbes artworks pour le plus grand bonheur des fans, et des autres !
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La partie n'est pourtant pas terminée puisque, pour vous en mettre une fois de plus plein les mirettes, vient ensuite le livre consacré à l'univers du jeu, à faire pleurer de bonheur les plus exigeants. Tout, je dis bien TOUT est dedans. A nouveau des fiches personnages s'intéressant cette fois-ci davantage à leurs caractéristiques dans le jeu lui-même et dans les phases de combat (armes, événements, liste du Voice Collection...). Suit le chapitre consacré aux différents lieux accompagné d'une superbe carte de style antique et de tout un tas de petits renseignements qui poussent le réalisme à son maximum : climat, faune et flore, économie, trafics fluviaux, sécurité, guerres, traditions locales, art de vivre, rien n'a été laissé de côté, tout en s'inspirant toujours plus ou moins des vertues réelles de cette région du monde (en l'occurence, l'Europe du Nord) et en s'achevant bien sûr sur l'inévitable descriptif de tous les monstres du jeu. Un des chapitres les plus intéressants reste toutefois celui faisant office de comparatif entre les différents personnages, dieux, lieux et événements de Valkyrie Profile avec ces nombreux détails tels qu'ils apparaissent dans la copieuse mythologie scandinave. Un must en matière d'informations en tout genre doublé d'un excellent moyen d'accroître les connaissances des ferus de légendes, qui ne rendent l'univers du jeu que plus fouillé et véridique. Je passerais vite fait sur la partie étalant la multitude de goodies édités pour sa sortie, qui s'avère particulièrement cruelle pour un européen qui n'a aucun moyen de se procurer de superbes trading cards illustrées par Kou et You Yoshinari. A oublier d'urgence !!
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Au final, c'est donc un coffret très complet que nous offre ici Soft Bank Publishing, de quoi faire oublier les regrets de certains fans qui, à l'époque de la sortie du jeu, n'avaient pu rafler tous les magazines qui proposaient son test à grands renforts de artworks. De tels recueils devraient être obligatoires pour chaque grand jeu. Un ouvrage incontournable, point !
Allez voir aussi :
La page shopping Valkyrie Profile

----Références: DigiCube --------------------------Format: 150 X 125 mm
----Nombre de pages: 42
Comme son nom l'indique, ce petit livret édité par Digicube ne contient rien moins qu'une trentaine de cartes postales tirées de l'univers de Final Fantasy IX. Au programme, les croquis de chara design signés Yoshitaka Amano des personnages principaux du jeux avant leur conversion en SD, leur modélisation en images de synthèse, des photos capturées directement des cinématiques avec les lieux clés et les superbes invocations (Odin, Bahamut...), et j'en passe. Après un ou deux croquis en noir et blanc, vous trouverez également de brèves fiches individuelles sur le héros et sa bande. En résumé, de quoi ravir les fans, pas forcément d'ailleurs décidés à expédier de telles pièces de collection, pas même à son meilleur pote. C'est pas sympa, mais quand on aime, on ne compte pas !

----Références: V Jump Kinkyû Zôkan 10/08/2000
----Nombre de pages: 168------------------Format: A4
Que dire de ce hors-série du magazine V Jump consacré au neuvième opus de la série des Final Fantasy, si ça n'est qu'il s'agit d'un concentré de pur bonheur pour les fans du jeu autant que pour les amateurs de belles illustrations, puisqu'il contient la quasi-totalité des croquis réalisés pour la conception du soft, avec en prime un poster original de Yoshitaka Amano.
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C'est donc avec un certain respect que l'on réalise au fil des pages l'étendue phénoménale du travail fourni à l'époque par l'équipe de Squaresoft, et c'est sans conteste la création des décors fourmillant de petits détails qui reste le domaine le plus impressionnant. Les différents paysages du jeu y sont minutieusement dépeints en noir et blanc ou au layout, comme de véritables petits bijoux d'illustration. La conception des personnages et des monstres, quant à elle, est loin d'avoir été négligée, et là encore, la précision et la profusion des détails sont admirables, tout comme celle des armes et différents moyens de transport, du reste. Seul petit bémol, il n'y a pas l'ombre d'un Kuja dans le recueil, on ne sait pas trop pourquoi. Qu'importe, face à tant de talent cette ombre au tableau paraît presque futile... mais quand même...!
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On peut à présent se demander comment un ouvrage aussi complet, et ce bien plus que certains artbooks, ne peut coûter que 550 Yens et être relégué au rang de simple magazine, faisant ainsi presque offense au travail du staff du jeu. Squaresoft n'aurait-il pas jugé ces oeuvres assez commerciales pour le priver d'un support digne de ce nom ? Mystère, mais au fond, on ne va pas s'en plaindre, compte tenu, à l'heure actuelle, du prix exagéré de certains artbooks. C'est beau, c'est complet et c'est pas cher, pourquoi encore hésiter !?


----Références: V Jump Kinkyû Zôkan 3/08/2001
----Nombre de pages: 182------------------Format: A4
Même topo pour ce V Jump consacré cette fois-ci au monde de Final Fantasy X, si ça n'est que les croquis toujours présents et aussi soignés y sont nettement moins nombreux et font davantage la part belle aux images capturées directement du moteur du jeu et des cinématiques, avec quelques chapitres dédiés à chaque personnages et aux commentaires du staff. Final Fantasy X adoptant un système de jeu inédit à la série, l'accent à été mis sur ce nouveau concept et sur le travail colossal qu'a demandé sa réalisation. En bref, cet ouvrage peu coûteux reste une mine d'informations non négligeable que tout fan de Final Fantasy X se doit de posséder.
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--------------Auteur: Yoshitaka Amano-----------Références: NTT Shuppan
--------------Nombre de pages: 112--------------Format: 25,7 X 21,7 cm
Japan et Final Fantasy, deux titres pour ce recueil datant de 1994 mais régulièrement réédité, qui contient à la fois des travaux personnels de Yoshitaka Amano et ses croquis préparatoires réalisés dans le cadre de la conception de Final Fantasy V et VI. La quasi-totalité du livre étant néanmoins consacrée à ces deux jeux, il était amplement justifié que ce soit Tina qui trône fièrement sur la couverture à bord d'une des machines infernales de Kefka. Suivons-la pour une visite guidée...
Japan tout d'abord, est en fait une série de quatre triptyques dégageant une forte influence symboliste, où évoluent de-ci de-là de blafards et sensuels personnages englués dans des fonds richement dorés. Si ces posters n'ont a priori rien à voir avec le monde de Final Fantasy tel que l'a conçu Amano dans leurs thèmes, le traitement pictural de certains tableaux répond en revanche parfaitement aux travaux exposés plus loin dans les chapitres consacrés aux jeux, comme une mise en bouche avant le plat de résistance. Environnement post-apocalyptique pour l'un, nerveusement dépeint au crayon et lavis, jouxte d'étranges océans de drapés et de fleurs aux couleurs vives cernées d'or. Très représentatif des variations de style de Yoshitaka Amano de cette époque, les quatre peintures qui composent Japan portent ainsi fort bien leur nom, inspiré peut-être par cette réinterprétation originale de la grande tradition de l'art japonais, auquel l'artiste est venu intégrer des éléments de style européen ou appartenant au vaste monde de l'Heroïc-Fantasy. En un mot, Amanesque !
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Ci-dessus: Un des tableaux composant Japan. A droite, une lithographie tirée de Final Fantasy VI exposée en fin d'ouvrage. Ces deux types de peintures sont des constantes dans l'oeuvre de Yoshitaka Amano.
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Après cette ouverture sous forme de posters dépliables, l'ouvrage peut alors réellement débuter avec les tant renommés Final Fantasy qui doivent certainement beaucoup à leur chara-designer, avec en place d'honneur celui qui a le plus marqué les esprits, à savoir le sixième du nom, suivi de près par le cinquième opus un peu moins appréciés des fans (généralement). L'un comme l'autre voit ses personnages principaux et boss (Lock, Tina, Shadow, Butz, Faris etc.) croqués sous de fougueux coups de crayon qui, s'agissant d'esquisses préparatoires, se veulent volontairement violents afin de dégrossir rapidement les contours, différentes attitudes et drapés s'il y en a des héros, le tout rehaussé de taches d'aquarelle tantôt douce, tantôt vive marquant les accords chromatiques propres à chacun d'entre eux. Ainsi les ornements des épées, les motifs des vêtements, le maquillage et autres fanfreluches de Kefka et Gilgamesh sont rapidement submergés d'une cacophonie de couleurs, toujours dans un souci d'information pour la création du jeu. Mon but n'étant pas ici de faire le détail du style de Yoshitaka Amano, je vous invite à visiter la page qui lui est spécialement consacrée (lien sous cet article). Outre les protagonistes des deux softs, l'artiste a aussi choisi de peindre quelques scènes clés de façon plus ou moins soignée, telles que Tina faisant son entrée dans le village de Lock, Faris à bord de son navire, Butz chevauchant son chocobo, et bien d'autres encore.
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Comme en réponse directe à ces différents tableaux, le livre se clos sur une dizaine de lithographies plus appliquées faisant plus ou moins écho au monde de Final Fantasy, ses villes et ses machines antiques, tout en évocant légèrement Japan dans le style. On y reconnaît Tina, mascotte omniprésente dans tout le recueil, mais aussi Shadow, dont les muscles fins et saillants sont esquissés sous un trait particulièrement nerveux. Yoshitaka Amano varie les techniques et les plaisirs pour ce dernier chapitre, même si l'aquarelle très diluée et apposée avec soin, l'emploi abondant de la dorure, des motifs floraux et autres oiseaux tropicaux priment sur sa fougue première et choqueraient presque avec le reste du artbook. Que serait Final Fantasy sans Yoshitaka Amano, mais que serait-il aussi sans Hironobu Sakaguchi ? Les voilà de tout façon réunis ici pour une petite interview. Le tableau est à présent complet...

Proposant plusieurs mini-recueils en un seul, mais loin d'être le plus beau des artbooks de Yoshitaka Amano, Japan - Final Fantasy est à réserver avant tout aux adeptes de l'artiste comme du jeu vidéo éponyme. Néanmoins, je dois avouer que c'est le parcours de cet ouvrage, qui dégage une atmosphère étrangement prenante fidèle aux jeux, associé à l'écoute du somptueux soundtrack de Nobuo Uematsu qui m'a donné la furieuse envie de me procurer Final Fantasy VI, bien avant sa sortie française. Pas besoin d'en dire davantage, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Allez voir aussi :
Les autres artbooks de Yoshitaka Amano
La page shopping Yoshitaka Amano

--------------Auteur: Tomomi Kobayashi-----------Références: Shinshokan
--------------Nombre de pages: 72---------------Format: 26 X 18,5 cm
"En écoutant le chant des fleurs"... Sans le savoir encore, Tomomi Kobayashi donnait à travers ce sous-titre le ton de son oeuvre à venir. Alors débutante dans le monde de l'illustration, avant même d'entrer comme Chara-designer chez Squaresoft qui allait lui procurer une renommée amplement méritée pour ses travaux sur Romancing Saga, cette grande dame signait ici son tout premier artbook après quelques années de besogne pour de grands noms de la littérature japonaise. Insérant pour l'occasion et en écho à une couverture de magazine des éditions Asahi Sonorama, une série de tableaux inédits mettant en scène des passages tirés de la Bible et plus particulièrement la Chute de Satan, ces oeuvres qui devaient simplement servir de jaquette et d'ouverture au recueil font pourtant, encore aujourd'hui, partie de ses chef-d'oeuvres les plus aboutis, car empreintes d'un charme étrange propre à son univers et d'une sensualité quasi masochiste...

Edité en 1991, Saïka fait la synthèse des plus belles peintures et dessins de Tomomi Kobayashi agrémentant une poignée de romans des années 80 -tout début 90. Son contenu se voulant le fruit d'une parfaite osmose entre le texte et l'image, ce artbook fait partie de ces ouvrages qui se lisent autant que se regardent: je tiens à insister sur ce fait car beaucoup de fans de l'artiste sont à la recherche de la pièce manquante à leur collection et pourraient être au final déçus par le peu de reproductions qu'elle propose, en faisant la part belle à l'écriture dans sa seconde moitié. Que ceux-là se rassurent, certes Saïka n'est pas vraiment généreux en matière d'illustrations couleurs, mais celles-ci ont le mérite d'être d'une qualité et d'une unité irréprochables. Par ailleurs, les passages de romans qui accompagnent chaque dessins en noir et blanc sont un petit plus fort bien pensé qui rend le parcours du livre très agréable et enrichissant pour celui qui maîtrise le japonais, et ne gênent en rien le lecteur pour qui cette langue reste hermétique.
L'un comme l'autre se verra transporté dans un univers où se côtoient des personnages de divers époques réelles ou imaginaires, poussé par un vent d'Heroïc-Fantasy, de Sciences-Fictions, de Japon féodale ou de Moyen-Orient et dans un mélange des genres cher à l'artiste dont elle a toujours su conserver la richesse au fil du temps et de ses oeuvres (voir le recueil Embu). Le romantisme est toujours de la partie, et il flotte sur ce livre un petit air de "Shôjô" loin d'être désagréable, car il apporte au contraire cette touche de sensibilité qu'il manque souvent à ces univers particulièrement violents. Un peu de finesse dans un monde de brutes, me direz-vous...?
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Ci-dessus: "Shaw and Claude", roman de Masayuki Tako. Cette oeuvre ayant été largement mise en avant dans Saïka pour ses illustrations de très belle facture, l'auteur s'est permis d'y inclure une nouvelle introduction à son roman d'une quinzaine de pages, accompagnée pour l'occasion de dessins inédits de Tomomi Kobayashi. "Shaw and Claude" est un roman de Sciences-Fictions à l'ancienne qui nous conte ici la rencontre des personnages principaux de l'histoire, un guerrier des temps modernes et un extra-terrestre aux allures bestiales capable de prendre forme humaine, tous deux en quête d'une part de leur humanité dans un monde futuriste où la technologie et le crime l'ont définitivement emporté sur les sentiments...
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Ci-dessus: Tomomi Kobayashi a travaillé sur des sujets de romans les plus variés, passant coup sur coup du Japon traditionnel pur au Space Opera futuriste. Si elle excelle dans tous les genres, ce sont néanmoins les scénarios inspirés de la culture de son pays qui ont souvent conquis les faveurs de ses pinceaux. Vous trouverez certains de ces travaux dans Saïka qui marque ses débuts dans ce domaine, mais bien plus encore dans Embu.
Certains connaisseurs auront également retenu Saïka comme un ouvrage de référence pour ses nombreuses pages de croquis dédiées au roman de Yoshiki Tanaka, Les Héros de la Galaxie, devenu célèbre pour son adaptation en animé. Il est vrai qu'aux côtés de Shaw and Claude, dont les planches hantent de façon significative son artbook, ces illustrations de Tomomi Kobayashi réalisées à l'origine pour un copieux dossier publié dans le magazine SF Adventure de janvier 1989, devaient aussi figurer en tout bien tout honneur dans ce premier recueil. Les présentations des personnages principaux ont ici été conservées, et le trait encore hésitant de l'artiste a beau avoir un peu vieilli, celle-ci a su parfaitement retranscrire le charme des protagonistes issus de l'imaginaire de l'illustre auteur de Arslan Senki.
Mais il faut tout de même l'admettre, la futur chara-designer des Romancing Saga ne maîtrisait pas encore tout à fait à l'époque le style qu'on lui prête aujourd'hui, bien que la nervosité de son trait, certes parfois un peu brouillon, était déjà nettement visible dans ses illustrations en noir et blanc et présageait sans nul doute un talent égal à celui de Yoshitaka Amano, pour ne citer que lui. S'il est devenu extrêmement rare qu'un dessinateur reste fidèle à son style premier, Tomomi Kobayashi est pourtant de ces puristes attachés à la vie à la mort à sa vision du monde et à ses techniques d'expressions originelles malgré une cadence de travail toujours croissante. Aussi n'y a-t-il finalement pas de différences flagrantes entre ses travaux les plus récents et ceux présentés dans Saïka. Aquarelles délicates et saturations au pastel s'enchaînent dans des compositions aux couleurs bien marquées mais dans l'ensemble plus soutenues que d'accoutumée, jouant déjà sur de puissants contrastes chromatiques, notamment par ses décors floraux sur fond sombre qui deviendront une des nombreuses particularités de son oeuvre. Si la luxuriance de cette végétation et le foisonnement de détails propre à son style d'aujourd'hui n'en est qu'à ses balbutiements, la juxtaposition de bleu et rose caractéristique des illustrations réalisées pour Romancing Saga marque également et à différents degrés ses peintures en leur conférant une étrange luminosité. Tous les éléments de la recette Kobayashi tendent dès lors à s'harmoniser pour donner vie à de beaux corps sveltes ou musclés évoluant dans des mondes exotiques ou futuristes empreints de volupté. Une légende est née !
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Ci-dessus: "Shichi Toshi Monogatari" et une planche du cahier dédié aux"Héros de la Galaxie" (ici Siegfried et Rainheart), romans tous deux nés de la plume de Yoshiki Tanaka. Je regrette de ne pouvoir exposer davantage d'illustrations en noir et blanc mais la qualité du papier ne me permettait vraiment pas de vous proposer des reproductions dignes de ce nom...
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Ci-dessus: Les scènes de couples enlacés et cernés par la végétation où se mêlent romantisme et érotisme sont des thèmes récurrents dans l'oeuvre de Tomomi Kobayashi. Les peintures présentées ici sont très proches de celles que l'on peut trouver dans son dernier recueil en date, "Embu - Amorous Dancing". Un titre qui tombe sous le sens...
Il flotte sur ce artbook comme un vent de nostalgie... Loin d'être dérangeant et sentant bon la SF des années 80, il se fait l'écho d'une époque en passe d'être révolue, où les oeuvres littéraires et artistiques imprégnaient à jamais votre mémoire tant leur qualité était incontestable. Aujourd'hui, rares sont encore les ouvrages qui vous prodiguent cette petite étincelle qui fait que l'on ne se lasse jamais de les feuilleter, et si Saïka fait partie de ces quelques irréductibles artbooks qui gardent la tête haute en attendant leur épuisement définitif chez l'éditeur, nul doute que sa réédition en 2000 ne l'empêche pas de se faire extrêmement rare... Malgré son faible nombre d'illustrations, des trois recueils de Tomomi Kobayashi j'avoue avoir ma petite préférence pour celui-ci, bien qu'un fan modéré de l'illustratrice ne lui trouvera que peu d'intérêt; je vous laisse seul juge. Quoiqu'il en soit, collectionneur ou lecteur old school, vous vous délecterez certainement de ces quelques pages d'anthologie avec beaucoup de plaisir. Laissez-vous un moment bercer par le chant des fleurs, et surprenez-vous à nouveau à rêver...

Allez voir aussi :
La page shopping Tomomi Kobayashi

----Auteur: Tomomi Kobayashi-----------Références: NTT Shuppan
----Nombre de pages: 96---------------Format: A4
Attention, pièce de collection ! En effet, ce artbook édité en 1994 - le second en date de Tomomi Kobayashi après Saïka ci-dessus - n'a semble-t-il jamais fait l'objet d'une quelconque réimpression. Aussi, pour les fans de Romancing Saga comme de l'illustratrice, trouver les quelques rares exemplaires subsistant sur le marché japonais relève-t-il du parcours du combattant; quant à la France... mieux vaut ne pas trop y penser...
Et pourtant, quelle récompense vous attend au bout de cette recherche ! Tomomi Kobayashi signe ici son plus bel ouvrage, avec un regroupement de ses travaux d'illustratrice et de chara-designer pour Romancing Saga 1 et 2, même si c'est sans conteste le deuxième épisode qui s'est vu apporter le plus de soin dans le traitement du dessin et de la couleur. Il est peut-être bon de rappeler que Romancing Saga est au départ une série de trois RPG "Free Story" ayant vu le jour sur Super Famicom (le premier est ressorti il y a quelques temps sur WonderSwan Color), que viendront suivre bien plus tard Saga Frontier 1 et 2 sur PSX et récemment Unlimited Saga sur Playstation 2.
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Si le style épique et coloré de l'artiste, aux couleurs à la fois vives et douces mais soulignées d'un trait puissant, est de toute évidence à l'origine de la grande qualité de ces jeux avec les nombreuses innovations ludiques qu'ils offraient à l'époque, la série des Saga aurait sans aucun doute grandement perdu de sa saveur sans cette maîtrise artistique qui a donné le jour à un monde inoubliable et des personnages charismatiques au possible, au même titre que ceux créés par Yoshitaka Amano pour les Final Fantasy. C'était la grande époque du RPG, où jeu d'aventure rimait avec qualité... Pourtant, Tomomi Kobayashi s'est vue écartée de la conception de Unlimited Saga pour lequel elle signe tout de même quelques superbes artworks et le logo du soft. La question qui nous brûle les lèvres est pourquoi une si ingrate mise au placard après tant d'années de bons et loyaux services !? Les travaux de chara-design de son remplaçant ne sont certes pas dépourvus de qualités, mais ils semblent largement inspirés de la patte du maître sans en égaler la maîtrise, et dans un style plus naïf qui fait que les joueurs plus agés risquent de porter un intérêt moindre à des personnages moins humains au modelé plus enfantin qui visuellement parlant manquent cruellement de classe et de maturité. Notez que mon avis ne regarde que moi...
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Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce Tokioribito (comprenez Le Tisserand du Temps ) est on ne peut plus complet. Composé de deux grandes parties (Romancing Saga 2 suivi de Romancing Saga 1 ) même s'il fait la part belle au second épisode plus fourni en personnages de part son système de générations, ses chapitres sont eux-mêmes présentés sous forme de courts résumés de leurs scénarios respectifs et agrémentés d'un superbe poster dépliable en milieu d'ouvrage. Chaque protagoniste dépeint au fil des pages, qu'il soit principal ou secondaire, est alors accompagné d'un commentaire sur sa vie, son rôle dans le jeu, son rang sociale, ses aspirations etc. En bref, tout au long de la visite, ce luxe de détails rend ce petit monde particulièrement vivant et réaliste, à l'image d'un roman. D'ailleurs, il ne serait pas faux de constater que s'agissant des Romancing Saga, entre la littérature et le domaine vidéoludique il n'y a qu'un pas à franchir, tant la richesse de leur univers et la liberté d'action dans le choix de vos héros et péripéties sont développées (bien plus qu'un livre dont vous êtes le héros), si bien que l'on se surprend à passer plus de temps à papoter avec les habitants des différents villages qu'à véritablement combattre (surtout dans Romancing Saga premier du nom). Mais quand la baston commence, l'action est particulièrement intense !!
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Le style très personnel de Tomomi Kobayashi est quant à lui reconnaissable au premier coup d'oeil, même pour les yeux les moins exercés. Les personnages issus de son crayon présentent plus de volume que ceux créés par Yoshitaka Amano, par des courbes plus amples et réalistes dans le traitement anatomique ainsi que par de nombreux jeux d'ombres où l'illustratrice excelle particulièrement. En ressortent des héros plus humains et virils que les créatures éphèbes et teintées de surnaturel d'Amano. Moins androgynes et pourtant d'une sensualité et d'un charme indéniables, ces guerriers au visage charnu et lèvres bien marquées, aux muscles développés à la manière des héros nés de la SF et de l'Heroïc-Fantasy des années 70-80, font malgré cela preuve d'une légèreté certaine sous le poids de leurs lourdes armures, par leur petit côté shôjô et l'emploi de couleurs très diluées et luminueuses. Car Tomomi Kobayashi est avant tout une femme, et en tant que telle, a su apporter à son oeuvre sa sensibilité et son romantisme (maître mot pour le recueil d'Embu, voir plus bas), ce qui se ressent nettement dans sa vision des personnages masculins : nobles chevaliers à la longue chevelure bouclée, aux lèvres et aux cils dessinés, leur beauté contraste souvent radicalement avec leur musculature et la brutalité des scènes de combat, tout en rapprochant légèrement la patte de l'illustratrice du style shôjô autant que ses décors floraux et ses créatures noyées dans leurs drapés ornés d'un foisonnement de bijoux, comme il se fait communément dans les illustrations d'Heroïc-Fantasy (voir Yoshitaka Amano et Mutsumi Inomata). Et pourtant, Tomomi ne semble encore une fois pas décidée à tomber dans le conventionnel et mélange les genres à tout va, passant de la chevalerie au Japon médiéval sans transition aucune dans la création de ses héros et dieux, enrichissant les Romancing Saga d'une atmosphère unique et de sa longue expérience dans le domaine de l'illustration de romans japonais ayant pour thème l'ère Edo et la Chine médiévale (se référer à Embu , une fois encore).
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Tomomi Kobayashi a également une technique bien à elle dans l'élaboration de ses images. Elle dégrossit les contours de ses esquisses et la physionomie de ses protagonistes d'un trait qui se veut à la fois souple et nerveux, pour venir par la suite traiter les détails - plis et motifs - par la couleur et donner du relief par des contrastes puissants. Si ses outils de prédilections sont de toute évidence l'aquarelle et le pastel sec diluable, ses peintures paraissent parfois plus vives et lumineuses que les oeuvres d'autres auteurs réalisées elles en pleine pâte, car l'artiste semble se plaire à jouer avec toute sortes d'oppositions qui pourraient choquer certains regards. En effet, là où Jun Suemi se serait enfoncé dans des tons rembrunis ultra-réalistes, malgré l'aspect humain de ses personnages Tomomi vient contre toute attente travailler son oeuvre par une cacophonie de couleurs pastelles et chatoyantes, appliquées par touches rapides et sans limites définies, tantôt en applats tantôt diluées, se servant de contrastes particulièrement crus dans le choix des teintes pures des vêtements et des motifs ainsi que dans le traitement des ombres, en jouant parfois avec la complémentarité des couleurs. Si ajouté à cela, l'emploi de l'aquarelle peut également étonner par rapport au graphisme nerveux de l'illustratrice qui aurait plutôt appeler l'utilisation d'acrylics, il ressort cependant de cette étrange technique une parfaite unité, la violence de certains accords colorés répondant parfaitement au trait puissant du dessin, et ce qui, au final, rend l'ensemble extrêmement harmonieux. C'est magique !

Voilà ce que l'on pouvait dire de ce magnifique artbook. Si l'envie vous prend de vous le procurer, il faudra vous armer de courage et surtout, d'une bonne dose de patience. Même d'occasion vous risquez de le payer très cher. Il n'existe malheureusement pas d'autre recueil sur l'univers des Romancing Saga, jetant les autres travaux de Tomomi Kobayashi purement et simplement aux oubliettes, que ce soit les illustrations réalisées pour le troisième épisode de la série ou celles des Saga Frontier 1 et 2, ce qui est à mon avis une grosse lacune dans les ouvrages consacrés à cette auteur, notamment entre les sorties de Tokioribito et Embu. Afin de combler ce manque, je vous invite cependant à mettre le nez dans les guides books de ces différents jeux présentant déjà de très beaux artworks (certains étaient d'ailleurs offerts avec les cartouches des Romancing ), ainsi que dans son artbook le plus récent, Embu, tout aussi réussi et dans lequel figurent, entre autres, une illustration de Romancing Saga 2 et deux de Saga Frontier, perdues au milieu de ses peintures tirées de romans... ça n'est pas grand chose... mais ça n'est déjà pas si mal !

Allez voir aussi :
La page shopping Tomomi Kobayashi

----Auteur: Tomomi Kobayashi-----------Références: Chuokoron Shinsha
----Nombre de pages: 132--------------Format: A4
Etant donné la grande rareté du artbook de Romancing Saga et le peu de personnes ayant à ce jour réussi à se le procurer, je profite de cette page pour vous faire découvrir le tout dernier recueil de Tomomi Kobayashi, qui date tout de même de l'an 2000, mais qui à défaut de présenter des oeuvres tirées des jeux phares de la dessinatrice, saura tout au moins combler le manque de certains fans avides de trouver la moindre peinture de leur auteur fétiche. Sachez cependant qu'il s'agit là d'une réédition d'un coffret de luxe épuisé depuis belle lurette et qui comprenait à l'époque un artbook et une bande dessinée originale de Tomomi Kobayashi. Pas de panique ! La nouvelle version à couverture souple ci-présente est tout à fait complète, les deux livres ayant été simplement réunis en un seul ouvrage pour limiter son coût (plus de 3000 Yens, tout de même...). On peut remercier Chuokoron Shinsha, car toutes les maisons d'éditions japonaises sont loin d'accorder ce genre de faveur à leurs différentes publications...

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, la carrière de Tomomi Kobayashi ne s'est pas limitée à sa période d'activité chez Square Soft en tant que chara-designer, sa renommée est avant tout celle d'une illustratrice de romans prolifique et de grand talent, qui à su imposer sa patte à à peu près toutes les maisons d'édition, même si ces temps-ci elle s'est fait plus discrète. Point donc ici d'aquarelles issues de jeux vidéo (si ça n'est deux ou trois) Embu faisant l'inventaire d'une sélection des meilleurs travaux en couleurs et noir et blanc de l'artiste en tant qu'illustratrice de romans sur une période de 12 ans, de 1988 à 2000. La qualité des oeuvres exposées est donc assez inégale, mais qu'importe, cette chronologie visuelle a avant tout le mérite de nous présenter une véritable évolution dans le style de Tomomi Kobayashi, et davantage encore, de nous offrir un somptueux voyage à travers les genres.
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Car l'illustratrice a travaillé sur les projets les plus variés, romans aux sujets pour le moins disparates malheureusement pour la plupart épuisés depuis longtemps. Difficile donc de vous en parler. Mais point ici de preux chevaliers, dans une ambiance nettement moins médiévale que celle de Romancing Saga, se cotoient tour à tour samouraïs issus du Japon féodal et héros de science-fiction, Tahitiens, Egyptiens en passant par de sombres individus semblant tout droit sortis du Parrain ! Il faut dire que l'étrange système de chapitrage, qui classe les illustrations sous différents thèmes sans pour autant séparer les genres ni réunir les oeuvres tirées d'un même livre, n'y est certainement pas pour rien ! Placé sous le signe du romantisme, comme son nom l'évoque si bien Embu nous entraine dans une langoureuse valse chargée d'exotisme et de sensualité, à travers des images où l'amour sous toutes ses expressions sentimentales et artistiques semble le maître de danse : couples de jeunes gens épris l'un de l'autre, mais aussi la tendresse d'une mère envers sa progéniture, la soumission d'une gaïsha, le bras protecteur d'un guerrier, l'amitié, l'ambiguité...
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La chaleur de cette passion semble alors directement communiquée par le jeu des couleurs employées par l'illustratrice. Chaudes et chatoyantes, dans une atmosphère qui sent bon les îles et l'aventure elles semblent cerner de toutes parts ces beautés exotiques -féminines et masculines - se pavanant dans des décors tantôt luxuriants et verdoyants, tantôt désertiques et lumineux, affublés de leurs plus belles parures. Tomomi Kobayashi sait dévoiler la sensualité cachée de ses créatures aussi bien par la couleur que par un simple trait de pinceau divulgant leurs courbes à la manière des estampes japonaises, et démontre sa maîtrise de la bande -dessinée dans un style tout autre, extrêment nerveux. Il est également intéressant de noter une véritable évolution dans sa technique picturale :tout en ayant su conserver une parfaite harmonie dans son oeuvre et sans jamais trahir ses moyens d'expression sur le papier, l'artiste est passée de sa pré-période aux héros plus mâles évoluant dans une peinture assez dense qui privilégie le pastel sec, à des tableaux plus légers aux accords chromatiques parfaits qui, par la richesse de leurs détails et leur touche plus soignée, ont fait la renommée de leur auteur au même titre que ceux tirés de Romancing Saga. Si aujourd'hui Tomomi Kobayashi est passée à une utilisation de l'aquarelle plus simpliste et moins recherchée dans l'élaboration de la couleur, le fait est que son trait et sa touche plus enlevés n'enlèvent rien à la qualité de son travail et continuent de donner naissance à des êtres toujours aussi charismatiques dont le charme n'est pas prêt de se dissiper. Car la valse d'Amorous Dansing est avant tout une éternelle histoire d'amour entre Tomomi Kobayashi et ses nombreux fans épris de son univers unique et haut en couleurs...
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Si Embu constitue l'ouvrage le plus récent de Tomomi Kobayashi, je me dois de vous rappeler qu'il date à présent d'il y a trois ce qui, s'agissant d'un artbook, n'est pas rien, surtout lorsqu'il est édité par Chuokoron Shinsha réputée pour ses tirages à faible quantité. Il pourrait donc bien s'épuiser sous peu, ce qui serait fort dommage, car il propose un très bel échantillonnage de l'oeuvre de l'artiste et permet de découvrir ou redécouvrir son talent sous ses multiples facettes. Espérons que ce recueil ait encore de beaux jours devant lui, car étant le plus facile à se procurer, avec lui s'éteindrait l'espoir de bon nombre de fans de trouver le moindre livre rendant hommage au somptueux travail de leur illustratrice préférée... A moins que d'ici là une autre société se décide enfin à nous sortir un nouvel artbook. Vous voilà tout de même prévenus...

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La page shopping Tomomi Kobayashi
----Auteur: Mutsumi Inomata-----------Références: Dragon Magazine Special
----Nombre de pages: 106--------------Format: A4
S'il ne s'agit pas là d'un ouvrage exclusivement dédié aux illustrations apparentées à un jeu vidéo, ce artbook - le dernier en date de la talentueuse illustratrice Mutsumi Inomata - a le mérite, outre le fait de présenter des oeuvres d'une grande qualité, de consacrer un chapitre entier aux peintures réalisées pour Tales of Destiny, jeu qui ne possède à ce jour aucun recueil lui étant entièrement réservé.
Mutsumi Inomata, étant depuis fort longtemps spécialisée dans la mise en images d'univers d'Heroïc-Fantasy en tant qu'illustratrice des romans de Dragon Quest, Kaze no Tairiku et bien d'autres encore, se sent donc parfaitement à l'aise dans la réalisation de ce nouveau projet, et c'est au final un monde aux couleurs chatoyantes, presque assidulées que nous dépeint l'artiste, par un modelé gracieux sous un trait nerveux et une peinture en pleine pâte diluée par la suite en dégradé pour donner à la matière toute sa luminosité. La maîtrise de l'acrylique de l'illustratrice n'est plus à démontrer et encore une fois, le résultat est à la limite de nos espérances, c'est sublime, il est certain que les deux derniers épisodes de la série des "Tales of" auraient perdu de beaucoup leur charme si cette grande dame n'y avait pas ajouté sa petite touche personnelle... Occupent donc ces quelques pages, mais quelles pages, toute la petite troupe du jeu : Rutee Kartret, Lion Magnus, Philia Philis, Kelvin Woodrow, Stan Aileron etc., accompagnée d'illustrations de scènes tirées du scénario ou de tableaux représentant la fine équipe. Que demande le peuple ?
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Mis à part ce court chapitre, la majeur partie du recueil est consacrée aux travaux de Mutsumi Inomata pour de célèbres animés tels Brain Powerd ou Cyber Formula, suivis d'une série de superbes illustrations réalisées pour les couvertures des romans de Kaze no Tairiku (Seï Takekawa) et qui constitue à ce jour une de ces oeuvres les plus abouties dans le domaine de l'Heroïc-Fantasy comme de sa peinture en général. Plus travaillées et d'une touche picturale plus appliquée, d'une qualité supérieure à ses simples travaux de chara-design, l'artiste est ici parfaitement dans son élément et peut à sa guise laisser opérer sa fantaisie dans le détail minutieux des bijoux et le traitement si particulier des drapés. Encore une fois, le talent est bien présent et n'a nul besoin de commentaire...
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Que conclure face à de tels tableaux ? Personnellement, je dirais que même si vous n'êtes pas spécialement fan de Tales of Destiny, je sens que vous allez bientôt craquer pour ce petit bijou de fraîcheur qui chante l'union de la couleur et de la lumière dans toute leur pureté. Vous l'avez déjà ? Alors je me tais...

Allez voir aussi :
La page shopping Mutsumi Inomata

----Auteur: Sho_u Tajima-----------Références: Kadokawa Shoten
----Nombre de pages: 96---- -------Format: 26 X 21 cm non déplié
Bizarre est le terme qui convient pour qualifier le packaging du nouvel artbook de Sho_u Tajima qui nous a maintenant habitués aux éditions deluxes pour le moins fantaisistes. Pour cette fois glissé dans une pochette plastique bleu transparent, le livre n'est véritablement prêt à nous livrer ses secrets qu'après un curieux dépliage d'une jaquette au large rabat qui enveloppe sur plusieurs tours les planches de dessins, couverture qui prend à l'arrivée la quasi-totalité d'une largeur de bureau (prévoyez la place avant de vous engager !!). C'est un peu dur à imaginer, je vous l'accorde, mais passé la surprise de ce drôle de déshabillage qui n'a fait rien moins qu'entretenir le suspense le temps de trouver "comment ça s'ouvre", vous voilà enfin face à l'ouvrage proprement dit.
Et l'on n'est vraiment pas déçu d'avoir attendu une année supplémentaire à sa date de sortie initiale, prévue à l'origine pour le premier trimestre 2002 lors de la mise sur le marché japonais de Ash qui vient tout juste de débarquer dans nos contrées. La totalité des illustrations et croquis de Tajima pour le cas Galerians est en effet réunie ici sous forme de chapitres, et ce de sa naissance en 1997 avec ses travaux pour le premier épisode sur PSX à 2002 qui marque l'arrivée du deuxième volet sur PS2, en passant bien sûr par les 3 OVAs intégralement réalisés en images de synthèse, DVDs réunis ensuite au Japon sous forme d'un coffret collector comprenant égalementAsh et accompagné à l'époque de goodies d'un goût douteux tels qu'une boîte à pilules et un Dog Tag original arborant le crâne rieur qui sert depuis lors de logo à la série.
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Vous trouverez donc les illustrations peintes à l'aquarelle et autres croquis annotés de chara-design couleurs et noir et blanc relatifs aux personnages et créatures qui hantent l'univers clos et malsain des deux softs, mais aussi les essais du fameux logo et des jaquettes originales japonaises, les story-boards des OVAs et des scènes finales toujours aussi dramatiques ainsi que le brouillon du manga de deux pages publié dans la soluce officielle de Ash et colorisé ici par Takeshi Obata. Le contenu n'est certes pas long à inventorier mais il a au moins le mérite d'être fort bien fourni tant le dessinateur chipote sur la précision de ses roughs et a le don d'ajouter au dernier moment le petit détail qui tue comme il sait si bien le faire (voir l'article sur Gorilla Kick page artbooks Fantastique et Horreur 3 pour plus d'infos à ce sujet...). On en redemande !! Vous m'excuserez de ne pouvoir vous fournir que peu d'images de ce artbook ainsi que de la piètre qualité de certaines reproductions, le format inapproprié du livre m'empêchant de vous montrer à ma guise les illustrations les plus abouties.
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On l'attendait depuis longtemps (trop longtemps ?) il est enfin arrivé, ce recueil intégralement dédié à une série de jeux vraiment inclassables. Que dire de nos premières impressions ? Peut-être que l'on reste un peu sur sa faim, qu'à force de patience l'on aurait souhaité un peu plus d'illustrations originales inédites de Tajima si avare en ouvrages relatifs à ses oeuvres et généralement peu prolifique en matière de peintures mettant en scène les personnages de sa création, même si l'on ne peut guère lui repprocher de ne s'être ici strictement cantonné qu'à son travail de chara-designer, sans recherche d'ouvertures. Qu'importe, après tant d'années de maigres espérances qu'une telle bible voie enfin le jour, maintenant qu'on l'a en mains, on ne va tout de même pas se permettre de faire la fine bouche !? Non mais quoi...

Ouvrages en rapport avec Galerians et Sho_u Tajima :
Le roman Galerians, de Maki Takiguchi
Le artbook Gorilla Kick, de Sho_u Tajima
Le manga MPD-PSYCHO, de Sho_u Tajima
Le roman MPD-PSYCHO, de Eiji Otsuka

----Auteur: Tetsuya Nomura------------------------Références: DigiCube
----Nombre de pages: 90---------------------------Format: A4
Si l'intérêt de ce jeu signé Square est loin d'avoir fait l'unanimité lors de sa sortie française et si l'on a connu bien mieux depuis, on ne peut qu'admettre que pour l'époque sa qualité visuelle était de très bonne facture, ce qui tranchait nettement avec son plaisir et son temps de jeu plus que limité. Pour ceux qui ne s'y seraient pas encore essayés et voudraient tout de même suivre les aventures de Sion et ses potes videurs à la recherche de Dominique sans pour autant débourser pour ce soft de moindre intérêt, voici un très beau artbook qui réunit toutes les cinématiques et permet de suivre l'histoire de façon chronologique, avec en bonus des illustrations en CG pour agrémenter la première partie du livre. Sont également insérés en entractes les croquis des personnages réalisés par le désormais célèbre Tetsuya Nomura et des fiches individuelles pour tout savoir sur votre équipe et ses puissants adversaires du Mikado Group Corporation. Un artbook destiné à un public ciblé, certes, mais qui a au moins le mérite de présenter le meilleur morceau du jeu. Il est seulement dommage que son format italien peu pratique m'empêche de vous montrer plus d'images sous peine de grandement le malmener.

Ouvrages actuellement épuisés chez l'éditeur:
------ - Devil May Cry Graphic Edition.